La Salle Rameau, revue et corrigée

Lyon | Le projet de nouvelle Salle Rameau a pris du retard, pour cause de crise sanitaire, mais son futur était aussi une question au vu des changements à la tête de la Ville : on fait le point.

Sébastien Broquet | Lundi 19 octobre 2020

Photo : © Anne Bouillot


Dans la foulée de l'abandon des Ateliers de la Danse au Musée Guimet, ça aurait pu être l'un des dossiers chauds de la rentrée dans le monde culturel : le devenir de la Salle Rameau, projet désormais porté par le promoteur immobilier La Compagnie de Phalsbourg et pour la partie contenu par Scintillo, la société de Steven Hearn. On sait qu'alors maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert n'avait pas été tendre avec ce choix opéré par l'ancien exécutif. Certaines sources disant même que l'attitude du jury réuni en octobre 2018 avait été plutôt clémente pour ce dossier qui provisionnait une somme conséquente pour les travaux, beaucoup moins avec celui porté par le promoteur Carré d'Or et l'agence Urban Project de Damien Beaufils (le troisième projet, emmené par Les Chevaliers du Fiel, partait de bien trop loin). Désormais adjointe à la Culture, pourrait-elle remettre en cause ce choix ? Première réponse : non, cette décision est entérinée, et les deux porteurs iront bien au bout de leur démarche, malgré le changement d'exécutif, malgré la crise sanitaire et économique. Et si les travaux ont pris du retard, l'ouverture est bien prévue, pour la rentrée 2022.

La Ville veut des adaptations

Mais face aux doutes sur la viabilité du projet et son intégration dans le quartier, des questions se sont quand-même posées... Nathalie Perrin-Gilbert : « le permis de construire avait été signé par le maire précédent, la délibération est passée en conseil municipal... On n'a souhaité casser ni le bail, ni le permis de construire. Ça aurait beaucoup coûté à la Ville. On ne s'est pas engagé dans cette voie, par contre on a rencontré Scintillo et La Compagnie de Phalsbourg fin août : on leur a dit que notre souhait était de faire évoluer le projet en lien avec eux, pour qu'il puisse correspondre un peu plus à la réalité des attentes du secteur culturel lyonnais et du quartier. »

Du côté des porteurs de projet, personne ne souhaite s'exprimer, ce qui laisse libre cours aux rumeurs dans la cité (non, Arty Farty n'a pas repris en main la programmation du lieu selon Vincent Carry). Voici ce que nous pouvons confirmer : la Salle Rameau sera bien une salle de spectacle, avec entre 600 et 800 places assises selon la configuration. La résidence avec l'Orchestre de Chambre de Lyon est toujours d'actualité : entre 50 et 60 dates par an sont prévues, soit avec leur répertoire classique, soit pour des créations avec des musiciens d'autres univers. Des concerts de pop, de rock et de la nouvelle scène rap française seront aussi programmés. Voilà pour la partie musique. De l'humour est également prévu, ambiance Blanche Gardin plutôt que Bigard. Et le théâtre comme le cirque pourraient trouver une petite place. En journée, seront programmées des conférences avec l'Université de Lyon.

Le restaurant et le bar sont toujours d'actualité, en mode rooftop avec une verrière. La réflexion se porte actuellement sur le partenaire pour cette partie : ce seront des professionnels de la restauration qui rejoindront le projet. Mais le choix n'est pas acté. Côté "culture court", au rez-de-chaussée — qui trouvera probablement un nouveau nom —, l'idée est de vendre livres, disques et autres objets culturels, allant jusqu'à la mode et les arts de la maison, autour de diverses thématiques (invitation à une ville, un pays, thème du jardin d'intérieur...). Des marques, sélectionnées pour leurs valeurs, viendront installer des corners. Là encore, la réflexion est en cours pour affiner cette partie. Toute la programmation — salle de spectacles comme culture court — sera assurée par une équipe interne recrutée ultérieurement.

Un "Culture Court" qui pose question

Ces dernières semaines, les réunions se sont multipliées avec les associations de riverains comme les nouveaux élus pour présenter le projet : Nathalie Perrin-Gilbert fin août, mais aussi la nouvelle maire du 1er Yasmine Bouagga, et bien entendu le collectif Salle Rameau. Steven Hearn, lui, n'a jamais répondu à nos multiples sollicitations depuis octobre 2018 et avait séché la conférence de presse de présentation du projet avec Gérard Collomb, ce qui avait entraîné une improvisation pas très maîtrisée du directeur de la Compagnie de Phalsbourg, qui avait alors parlé d'un « Olympia à la lyonnaise », phrase qui avait grandement déplu à beaucoup. L'adjointe à la Culture confirme : « un Olympia à la lyonnaise, je leur ai dit que ce n'était absolument pas un projet intéressant. Ce que je constate, c'est qu'ils sont à la recherche de leur modèle. Dans les trois mois qui viennent, nous aurons donc un atelier mensuel pour définir le projet. Ce seront des temps de travail thématiques, je n'y serais pas en direct, mais mes services, la DAC et la mairie du 1er vont travailler avec eux sur l'insertion dans le quartier et sur l'offre culturelle. Ce que je constate également, c'est que seul le projet de la salle est à peu près calé, par contre sur l'offre de restauration ce n'est pas calé, sur le culture court, c'est pas calé du tout, c'est très flou — je n'ai pas compris et je leur ai exprimé mon soucis au sujet de ce rez-de-chaussée. Vu le contexte actuel, ça rebat toutes les cartes : je le comprends. Mais vendre des disques et des livres à proximité de plusieurs disquaires et libraires du quartier, c'est un problème... Cet espace sera une vraie question : on va le travailler avec eux, ils se sont engagés à le faire. Car je ne veux absolument pas que ça déséquilibre le tissu local. »

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Festivals d'été, faut pas rêver

Situation (sanitaire) : c'est compliqué | Si la ministre de la Culture se montre optimiste dans ses récents propos concernant les festivals d'été, c'est surtout parce qu'elle occulte tout ce qui concerne la jeunesse et les musiques qui se dansent, du rock à la techno en passant par le rap. Une vision "OK boomer" et bourgeoise de la culture qui laisse sur le carreau un pan entier de la création, et les emplois qui vont avec. Et des publics désemparés, à qui l'on fait croire à tort qu'ils pourront vivre normalement cet été. Explications et tour d'horizon des festivals lyonnais.

Sébastien Broquet | Mardi 2 mars 2021

Festivals d'été, faut pas rêver

C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals européens prennent les devants et ont d’ores et déjà annoncé l'annulation de leur édition 2021. D'autres dévoilent comme si de rien n’était leur programmation et mettent en branle leur billetterie. Et Roselyne Bachelot continue de patauger dans une communication illisible, récupérant au passage l'idée des concerts test à Paris et Marseille dont elle n'est pas à l'origine (un écran de fumée pour les festivals : on ne voit pas à quoi les résultats, obligatoirement tardifs, leur serviront, a contrario des scientifiques — car il sera impossible pour la majorité d'entre eux d'appliquer les mêmes process sanitaires que lors de ces concerts soigneusement encadrés et gourmands en personnels ; à quoi bon essayer d'en organiser

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Bibliothèque | Dans nos colonnes, l’adjointe à la culture Nathalie Perrin-Gilbert, interpellée via une pétition des usagers du département Art vivants de la médiathèque de Vaise, affirmait le mois dernier qu’il n’était « pas question de démanteler ce pôle Arts vivants, bien au contraire ! ». Une partie du personnel doute de l’application de cette volonté.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa refonte. Marc Fintzi, délégué syndical SUD, en est « très content » — mais il dit « craindre que l’administration ne bouge pas » et soit sourde aux paroles de l'élue, qui affirme notamment que le « même nombre de personnes dédiées au pôle » serait conservé, notamment en recrutant un bibliothécaire dédié suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment. C’est là que le bât blesse pour le syndicaliste. La fiche de recrutement est selon lui trop vague : « c’est un poste qui s’occupe de coordination transversale et non de la création. Ce n’est pas tellement "arts vivants " ». Plus précisément, il est question d’assurer « la gestion, l’animation et le développement du pôle Arts vivants et Création — Ce pôle couvre les domaines suivants : Littérature

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | Pour succéder à l'historique Thierry Téodori, qui prendra sa retraite en juin prochain, c'est Thierry Pilat qui a été choisi par la nouvelle municipalité. Le Lyonnais, qui était jusqu'ici directeur du Fil — la SMAC de Saint-Étienne —, fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de la Halle Tony Garnier, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tourn

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Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Lyon | Inquiets du devenir du département Arts vivants de la BM de Vaise, les usagers ont interpellé en ce début d'année, via une pétition, l'adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, qui leur répond.

Nadja Pobel | Lundi 18 janvier 2021

Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, intervenants, ou usagers "lambdas" — de la médiathèque de Vaise » se mobilisaient au sujet de la restructuration en cours de ce pôle, afin de le « sauvegarder ». Et lançaient une pétition à l’adresse de l’adjointe à la Culture de la Ville de Lyon en décriant notamment la nouvelle organisation du personnel car « la polyvalence sera de mise. C’est donc une accumulation de temps partiels qui va être attribuée à la thématique. En rassemblant ces morceaux, nous arrivons à la moitié du temps de travail initialement dévolue au fonctionnement de l’ancien département ». La pétition a obtenu 1972 signatures au lundi 18 janvier. L’objectif étant d’en récolter 2500. Contactée à ce su

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Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Politique | Lyon, ville refuge pour les artistes et intellectuels menacés dans leurs pays : c'est le projet acté par Nathalie Perrin-Gilbert et Grégory Doucet, qui vont faire de notre cité un membre du réseau international ICORN dans les prochaines semaines. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Vous avez pour projet de faire de Lyon une ville accueillant les artistes réfugiés en danger dans leur pays. Pouvez-nous nous expliquer en quoi ça consiste ? Nathalie Perrin-Gilbert : La Ville de Lyon va rejoindre le réseau ICORN, un réseau de villes refuges, prévu notamment pour les demandeurs d'asile, mais pas que. C'est un réseau anglo-saxon au départ, très actif pour la protection des artistes dans le monde. En France, seules Paris et Poitiers font partie de ce réseau. Avec le maire de Lyon, avec l'adjointe en charge des Relations Internationales Sonia Zdorovtzoff et moi-même, on a décidé de rejoindre ce réseau. Barcelone, par exemple, en fait partie : lors de mon voyage dans cette ville, j'avais rencontré la maire Ada Colau, et ce qui m'avait intéressé dans sa politique, c'était sa capacité à affirmer des valeurs et à mettre en adéquation valeurs et actes. Et sur ce sujet de l'accueil, elle l'a fait très vite. En tant qu'adjointe à la Culture, l'accueil des artistes menacés me concerne tout particulièrement. Ça rejoint un autre de mes combats anciens, celui pour les droit

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Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Élections Municipales 2020 | Rien n’est joué, concernant ces élections municipales, en particulier car le très fort taux d’abstention, le contexte particulier du premier tour et le jeu des alliances peuvent encore venir chambouler les pronostics. Reste que lors de ce premier round, Lyon a placé assez largement en tête la liste écologiste menée par Grégory Doucet. Lequel s’est allié depuis avec La Gauche Unie de Sandrine Runel et Lyon en Commun, mené par Nathalie Perrin-Gilbert. Comme dévoilé par Rue89Lyon, c’est la maire du 1er arrondissement qui deviendrait adjointe à la culture — et troisième adjointe — si Grégory Doucet l’emporte, comme elle nous le confirme officiellement pour la première fois, dévoilant ici les grands axes de son programme pour les six années à venir en cas de succès.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 juin 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Si Grégory Doucet est élu maire de Lyon, confirmez-vous que vous seriez son adjointe à la culture ? Nathalie Perrin-Gilbert : Oui, c’est officiel. Il a choisi de dévoiler dans Libération le nom de sa potentielle première adjointe, Audrey Henocque. Je suis ravie de ces éventuelles nouvelles fonctions — il faut parler au conditionnel, je me garde bien de penser que l’élection est gagnée d’avance. Ça fait partie des délégations qui me motivaient considérablement. Par goût personnel, pas forcément la meilleure des raisons, mais ce serait mieux d’avoir un ou une adjointe portée par son sujet. Mais aussi, par conviction. On parle d’un « monde d’après », c’est à la mode, et je pense qu’il va falloir refonder un contrat social et écologique pour la ville de Lyon. La culture va être un pilier

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Salle Rameau : La Compagnie de Phalsbourg et Steven Hearn emportent la mise

Salle Rameau | La Salle Rameau va accueillir un culture market, un espace food, et la salle de spectacles sera réhabilitée pour accueillir cirque, concerts et conférences.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 octobre 2018

Salle Rameau : La Compagnie de Phalsbourg et Steven Hearn emportent la mise

On connaît le lauréat de l'appel d'offres lancé par la Ville de Lyon pour gérer la Salle Rameau : il s'agit du projet porté par le promoteur immobilier Compagnie de Phalsbourg, associé pour l'aspect artistique à Steven Hearn (Scintillo) et Rémy Bergeron (Papamaman Productions). Par communiqué, la Ville de Lyon indique : « Le comité d’examen qui s’est tenu aujourd’hui (NdlR : jeudi 4 octobre), composé du maire de Lyon Georges Képénékian, de l’adjoint aux finances Richard Brumm, de l’Adjointe à l’Immobilier Nicole Gay, de l’adjoint à la Culture Loïc Graber, ainsi que de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement, a proposé de désigner à la majorité La Compagnie de Phalsbourg, comme lauréat de la consultation pour la réhabilitation de la salle Rameau. Cette proposition sera soumise à l’approbation du conseil municipal. » Les projets portés par Carré d'Or (avec Urban Project) et les Chevaliers du Fiel sont

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Les trois candidats retenus pour la Salle Rameau

Politique Culturelle | On connaît les noms des trois porteurs de dossiers qui ont retenu l'attention de la Ville de Lyon ce lundi pour la reprise de la Salle Rameau.

Sébastien Broquet | Lundi 23 avril 2018

Les trois candidats retenus pour la Salle Rameau

La Ville de Lyon a tranché ce matin parmi les 13 dossiers de candidatures déposés pour la reprise de la Salle Rameau, comme nous l'évoquions dans notre édition de la semaine dernière. Deux d'entre eux sont déjà bien connus à Lyon, étant porteurs d'autres projets innovants sur la cité, le troisième répondant aux critères d'une salle de théâtre humoristique plus classique. - Le premier retenu est le dossier mené par Steven Hearn, entrepreneur culturel aux multiples activités et patron de la holding Scintillo, que l'on a déjà croisé à Paris au sein du Trabendo, de la Gaité Lyrique ou encore à l'organisation de la Nuit Blanche 2008. À Lyon, il est engagé sur le projet Hôtel 71 en compagnie de Vincent Carry, directeur de Arty Farty. Sans surprise, ce dernier apparaît aussi ici comme conseiller artistique. Le projet est porté par le promoteur immobilier Compagnie de Phalsbourg. - Second habitué des appels à projets dans la région, Urban

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13 candidats pour la Salle Rameau

Politique Culturelle | C'est lundi prochain, le 23 avril, que seront choisis les quatre dossiers (maximum) retenus pour la reprise de la Salle Rameau suite à l'appel à candidatures, le projet gagnant sera lui dévoilé à l'automne prochain à l'issue d'un second tour. Point d'étape.

Sébastien Broquet | Mardi 17 avril 2018

13 candidats pour la Salle Rameau

Le devenir de la Salle Rameau se précise : le 23 avril seront examinés en mairie les treize dossiers de candidature déposés pour sa reprise. Quatre finalistes (ou moins) seront dévoilés, qui devront présenter alors un projet plus précis, intégrant le chiffrage et une programmation artistique. Le candidat victorieux sera désigné lors d'une nouvelle commission prévue à l'automne, du retard ayant été pris. Le nombre de dossiers reçus témoigne de l'intérêt pour cette salle, et plus largement pour la ville, d'autant que plus d'une centaine ont été retirés à l'origine : à titre de comparaison, l'appel à projets pour le Parc Blandan n'avait attiré que trois candidats... La commission (composée du maire, d'élus et des services techniques, comme ce fût le cas pour l'église Saint-Bernard) va examiner des projets très hétérogènes, comportant beaucoup de spectacle vivant, principalement du théâtre et de la musique, d'autres se portant plus vers les arts visuels voire numériques. On sait déjà que certains dossiers, incomplets, ne répondent pas au cahier des charges initial, dont la principale composante est, rappellons-

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L'avenir encore flou de la Salle Rameau

Culture | La Ville de Lyon va cesser d'exploiter la salle Rameau en juin prochain. Un collectif de citoyen s'active pour que cet emblème historique du quartier puisse conserver sa vocation culturelle.

Sébastien Broquet | Mardi 24 janvier 2017

L'avenir encore flou de la Salle Rameau

Elle date de 1908, construite à la demande de Georges Martin Witkowski, fondateur trois ans plus tôt de la Société des Grands Concerts de Lyon, qui deviendra plus tard l'Orchestre National de Lyon. Inaugurée le 8 novembre, elle était alors destinée à accueillir des concerts de musique symphonique. La salle Rameau sera fermée en juillet prochain, a annoncé il y a quelques mois la Ville de Lyon, qui en est propriétaire. Située au 31 rue de la Martinière, dans le 1er arrondissement, cette salle de style Art Nouveau est un marqueur du quartier comme de la vie culturelle lyonnaise. Que ce soit pour ce qu'elle représente en terme architectural, ou dans l'histoire de la cité par le nombre de spectacles qu'elle a pu accueillir en son sein (du classique bien sûr, du jazz mais aussi de l'humour ou des conférences y ont été programmés), la salle Rameau intéresse et passionne. Et son futur peut inquiéter : un collectif de citoyens et d'associations s'est donc constitué pour lancer une pétition sur le site Change.org, ayant recueilli 748 signatures à ce jour. La crainte de voir fleurir une supérette ou des appartements à

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