Graffikids à Lugdunum

Street Art | Un dimanche graffiti en famille et en bonne compagnie à Lugdunum.

Lisa Dumoulin | Jeudi 4 octobre 2018

Photo : © DR


Lugdunum, la nouvelle entité rassemblant le musée gallo-romain et les théâtres antiques de Fourvière, propose une variation autour du dimanche en famille, ici proposé en compagnie de la crème des street artistes lyonnais. Georges le loup (photo) proposera une démonstration devant l'entrée du musée tandis que Lasco fera l'objet d'une exposition, aux côtés de Adelsa et Ghappix qui proposeront un atelier autour du cœur.

Plusieurs initiations et ateliers sont prévus : Big Ben sera de la partie avec un atelier autour des chiffres romains, Cap Phi proposera de créer des monstres et Prolo se concentrera sur les graffitis de gladiateurs. Skéné proposera de réaliser des œuvres en mosaïque et Akène des stickers et cartes postales. Enfin, Adèle Alberge dédicacera son livre Les Cris des murs.

Un dimanche ludique et instructif où petits et grands pourront s'adonner à l'une des plus vieilles occupations du monde : car des grottes de Lascaux aux pyramides d'Égypte, en passant par les prisons de l'Ancien régime, le graffiti (du grec graphein qui signifie écrire, dessiner, inciser, graver, esquisser) a toujours existé et n'a cessé de se renouveler !

Graffiti Day
À Lugdunum (Musée et Théâtres Romains) le dimanche 7 octobre de 11h à 12h30 et de 13h30 à 17h30 ; entrée libre
17 rue Cléberg, Lyon 5e

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De Lascaux à Lasco

Street Art | Scientifique le jour, street artiste la nuit, Lasco peint le passé sur les murs du présent. Inspiré par l’art pariétal du Paléolithique, il sort de la grotte les trésors d’il y a des milliers d’années pour les emmener dans la rue. Rencontre.

Manon Ruffel | Mardi 10 novembre 2020

De Lascaux à Lasco

D’où vient cette passion de la préhistoire et de l’art pariétal ? C’est l’addition de plusieurs choses. Enfant, j’ai aimé découvrir cette période préhistorique à l’école, comme beaucoup d’autres. J’ai fait une formation scientifique, mais je vivais à côté d’une école d’art lyonnaise, donc j’ai fréquenté pas mal d’artistes. Mes études et mon métier [NdlR : en recherche scientifique] m’ont permis de découvrir des grottes ornées et non-ornées. Avoir la chance de voir ces dessins de 20 ou 30 000 ans, ça m’a ému. Le street art préhistorique m’est apparu il y a quatre ans presque comme une évidence. Pour moi, le côté scientifique et artistique font sens ensemble. Je suis conscient qu’il n’y a pas la même charge émotionnelle quand on voit mon dessin et quand on est dans une grotte de 20 000 ans, mais je trouvais intéressant de vulgariser l’art pariétal, à la fois sur le plan artistique et scientifique. Justement, il y a dans votre travail et sur vos réseaux un aspect pédagogique. Est-ce important pour vous de transmettre, de vulgariser l’art pariétal à travers le street art ?

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Histoires de murs au CHRD

Street Art | Puisque pour les vingt ans de la Chute du Mur de Berlin, le CHRD avait fait une expo historique et didactique, pour le trentenaire de ce haut fait, il convie six street artistes pour une parenthèse simple voire simpliste.

Nadja Pobel | Mardi 10 décembre 2019

Histoires de murs au CHRD

Force est de constater que faire appel aux artistes de l’espace urbain, aux slameurs et danseurs hip-hop pour les nombreuses déclinaisons de l’expo (entamée début novembre) réussit au CHRD. Les chiffres de fréquentation sont importants chaque week-end (400 personnes), le public rajeunit. Et ce n’est jamais une anecdote pour un lieu patrimonial et de mémoire comme celui-ci. Les artistes réunis sont bien conscients du terrain qu’ils investissent comme en témoigne l’un d’eux dans le (seul) cartel vidéo : « le CHRD est chargé d’Histoire. Ça nous renvoie à une époque où il fallait faire hyper attention si on voulait écrire des choses sur les murs pour ne pas se faire attraper et qui n’a rien à voir avec notre époque, car on ne met pas nos vies en danger en faisant de l’art. » Au premier niveau, des mots de Petite Poissone au sol et en l’air guident vers un travail collectif : derrière un mur est abandonnée une statue de Liberté misanthrope. Dans la contre-allée,

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Big Ben ouvre une galerie à Vaise

Street Art | Si la rue est le terrain de jeu où le street artiste Big Ben a fait ses gammes, c’est en intérieur que se joue sa nouvelle partition avec l’ouverture de The Big Ben Art Show à Vaise.

Sarah Fouassier | Mardi 10 septembre 2019

Big Ben ouvre une galerie à Vaise

L’atelier galerie de Big Ben, qui a ouvert ses portes en juillet, accueille sa seconde exposition dans un lieu imaginé par l’artiste comme une galerie « équitable dont le but est de donner un point d’exposition et de vente aux artistes pour les aider à vivre de leur art. Je veux réduire au maximum les frais des artistes tout en proposant des œuvres à petits prix. » En se localisant Grande rue de Vaise, Big Ben introduit la préoccupation artistique dans une aire en mutation dont l’unique souci est de commercer des biens communs destinés aux habitants du quartier. « Les voisins sont contents d’avoir de l’art ici. Cette implantation, je la perçois comme un acte militant dans un quartier à la population mélangée où l’on ne vient pas forcément. J’ai envie que les gens se déplacent ici. » Si aller à Vaise n’est pas encore dans les habitudes des habitants des autres arrondissements, Big Ben compte bien nous y attirer en exposant autant

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One, two... street art ! on compte sur les kids

Street Art | Initier les enfants à cet art manuel, coloré et funky, en voilà une bonne idée. Ceux qui ont vu les kids s’éclater avec les bombes lors des ateliers au Trublyon Festival en septembre savent de quoi on parle. Les autres, vous allez le découvrir.

Lisa Dumoulin | Mardi 24 octobre 2017

One, two... street art ! on compte sur les kids

Que celui qui n’a jamais rêvé de dessiner sur les murs de sa chambre d’enfant jette le premier feutre ! Organisée par l’association Little Beaux Arts avec l’aide du Musée en Herbe (le premier musée pour enfant en France, spécialiste de la médiation culturelle pour kids), l’exposition One, two... street art ! souhaite initier et sensibiliser le jeune public, dès trois ans, au street art. Avec un parcours pédagogique et ludique, accompagné d’un livret-jeu et ponctué d’activités. L’idée est de leur faire découvrir l’art et la discipline, en commençant par... le commencement. Les bases sont solides, notamment grâce aux artistes, galeries et collectionneurs privés qui ont apporté leurs pierres à l’édifice pour présenter des œuvres historiques et fondatrices. Banksy, Shepard Fairey, Villeglé, JonOne, Miss Tic, C215, Invader, Speedy Graphito, RERO, Cope2… Tous sont représentés afin de donner aux jeunes visiteurs un aperçu bien construit de ce mouvement artistique vivant et contemporain. Fluo kids On découvre ensuite une série d’œuvres inédites en très grand format et réalisées spécialement pour l'événement par une dizaine d’artistes français : C

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Dans les yeux de Bowie

Street Art | Big Ben rend hommage à l'auteur de Rebel Rebel disparu il y a un an, avec une œuvre intense à dénicher au cœur des pentes de la Croix-Rousse.

Louis Beaufort | Mardi 24 janvier 2017

Dans les yeux de Bowie

« J’essayais pratiquement tout. J’étais vraiment avide de découvrir tout ce que la vie avait à offrir, de la fumerie d’opium à n’importe quoi d’autre. Et je pense que j’ai fait à peu près tout ce qu’il est possible de faire. Sauf des choses vraiment dangereuses, comme être un explorateur. Mais je me suis introduit dans la plupart de tout ce que la culture occidentale a à offrir. » Cette citation fait référence à un moment sombre de l'année 2016. Pour le monde de la musique, et bien au-delà. Nous ne faisons bien évidemment pas allusion à la dernière tournée de Keen'V, mais à la mort de David Bowie : véritable icône de la pop culture, ce fut la première étoile disparue de cette année mortifère, laissant derrière elle des millions d'admirateurs attristés. Parmi eux, l'artiste Big Ben. Dès l'annonce du décès, ce dernier savait qu'il dédierait l'une de ses pièces à Bowie : il s'agissait juste de trouver l'endroit idéal pour lui rendre hommage. Peintre pochoiriste depuis 2012, Big Ben utilise les mu

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Rec

ECRANS | Avec «Rec», Jaume Balaguero et Paco Plaza font entrer le cinéma de terreur dans l'âge de la télé-réalité et de l'image en direct, tout en interrogeant les codes et les mythes du genre. Un très grand film d'horreur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 15 avril 2008

Rec

Rec. Trois lettres qui s'inscrivent sur l'écran d'une caméra vidéo, abrégé de «recording». Trois lettres qui certifient la vérité de ce que l'on va voir, sa captation en direct (et dans direct, il y a rec aussi). Angela est présentatrice pour une télévision locale de Barcelone d'une émission intitulée Pendant que vous dormez, un reality show dont le dernier numéro aborde le sujet, hautement passionnant, de la vie nocturne dans une caserne de pompiers. Angela, une Virginie Efira tête-à-claques, se promène donc avec son caméraman, micro au poing au milieu de la caserne, interviewant des témoins dont elle se fout, trépignant en espérant une intervention spectaculaire (et pas seulement un sauvetage de minou en détresse). Sa prière sera exaucée jusqu'à la malédiction : un appel a été reçu depuis un immeuble où des cris ont été entendus dans l'appartement d'une locataire âgée. Arrivés sur les lieux, présentatrice, réalisateur et pompiers vont découvrir que l'horreur ne fait que commencer : un virus transforme les habitants en zombies enragés, et la police boucle l'immeuble pour éviter que la contamination ne déborde dans les rues.  Débute alors un cr

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