Black is beautiful

MUSIQUES | Évidemment, il y a Summertime, fredonné avec nostalgie depuis l’origine par la terre entière parce que la terre entière se sent concernée. George Gershwin, en 1935, compose Porgy and Bess un opéra noir, un opéra sombre, un opéra populaire en forme de conte humaniste, en forme de cri qui ferait bien de rester contemporain. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Vendredi 9 mai 2008

Musicalement, Porgy and Bess réussit l'incroyable exploit d'être une forme d'alchimie, de synthèse entre jazz, musiques populaires venues du fond des premiers âges, du fond du peuple noir et de toutes ses douleurs, et musiques dites savantes. C'est là toute la force, la sensualité et la beauté de la musique de Gershwin «Parce que Porgy and Bess a pour sujet la vie des Noirs américains, cette œuvre introduit des éléments nouveaux dans la forme traditionnelle de l'opéra, j'ai fait en sorte d'utiliser les caractéristiques de ce peuple : son sens du drame et de l'humour, ses croyances superstitieuses et sa ferveur religieuse, son instinct de la danse et son entrain débordant».
Voilà le grand Gershwin, celui qui parle du peuple noir comme s'il en était, qui compose des mélodies suaves autant que rythmées, des polyphonies multicolores, des passages instrumentaux d'une incroyable richesse harmonique. Cet opéra, grandement salué en son temps pour sa modernité, sa prise en compte de la condition noire, s'est trouvé mis à l'écart dans les années 60, on trouvait alors que l'œuvre était seulement le point de vue d'un blanc sur la condition noire… Aujourd'hui, Porgy and Bess a non seulement retrouvé ses lettres de noblesse mais est devenu un grand classique de la musique américaine.Anti-BenettonJosé Montalvo et Dominique Hervieu se lancent dans leur deuxième mise en scène pour l'opéra. Il faut se souvenir de leur excellent Paladins de Rameau au Châtelet en 2004, si vif, tellement élégant, si savamment rythmé… Pour Porgy and Bess, c'est une autre expérience qui les attend. L'œuvre est dramatique et ça, chez les Montalvo/Hervieu, c'est un risque. Un risque parce que le public et les critiques de tous bord les perçoivent, souvent à tord, comme des gentils montrant à l'envie une société multicolore et multiforme. Mais le risque, ils aiment ça et s'y vautrent avec jouissance et gravité. En toute générosité, Dominique Hervieu lève le voile : «Ce sera une interprétation de Porgy and Bess qui ne sera pas illustrative, ni purement authentique. Il a fallu expliquer, parfois convaincre. Nous avons choisi une option dans la mise en scène qui à la fois maintient le récit, la narration et en même temps, nous avons trouvé des sortes d'échappées vers un monde beaucoup plus onirique, fait de montages, de collages, d'imaginaire». Sans aucun doute, les Montalvo/Hervieu sauront faire du noir une des plus belles couleurs et donneront toute la contemporanéité du propos de Gershwin sans mièvrerie et avec une infinie tendresse.Porgy and Bess de George GershwinÀ l'Opéra de LyonDu 17 mai au 1er juin

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

ACTUS | Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs (...)

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

ACTUS | Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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Alain Turgeon : la manière faible

CONNAITRE | Il y a vingt ans, une paille grosse comme le Ritz, Alain Turgeon trônait en Une de ce journal en drôle de médecin auscultant l'iconoclaste ex-adjoint à la (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 5 mars 2021

Alain Turgeon : la manière faible

Il y a vingt ans, une paille grosse comme le Ritz, Alain Turgeon trônait en Une de ce journal en drôle de médecin auscultant l'iconoclaste ex-adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe. La cause de la mise en scène, l'alors jeune écrivain (il est toujours jeune mais moins et plus écrivain que jamais) venait alors de commettre, comme un forfait, la plus singulière biographie d'homme politique jamais lue, celle dudit Trouxe. Un truc plus ou moins à quatre mains avec pas mal de poils dans chacune d'elles dans lequel l'auteur mettait en scène le making-off méta de l'ouvrage, en même temps qu'il déroulait en alternance la vie du publicitaire devenu chef des arts et père fondateur des Subsistances — on y apprenait entre autres que Trouxe avait fait rajouter un "e" à un état pas très civil qui lui valait trop souvent de se faire appeler "trou". Le titre de l'ouvrage : TNT, comme "Turgeon Naigre Trouxe". "Naigre" et pas "nèg

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

ACTUS | C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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La Daronne, de Jean-Paul Salomé, 17e Prix Jacques-Deray

ECRANS | « La galérance, elle est finie ! » Retour gagnant pour Jean-Paul Salomé qui avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses quelques années pour se (...)

Vincent Raymond | Mercredi 3 mars 2021

La Daronne, de Jean-Paul Salomé, 17e Prix Jacques-Deray

« La galérance, elle est finie ! » Retour gagnant pour Jean-Paul Salomé qui avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses quelques années pour se dévouer à la présidence d’Unifrance — l’organisme en charge du “rayonnement” du cinéma français à l’international. Auréolé d’un joli succès dans les salles françaises avec 421 578 spectateurs — cela, du fait d’une exploitation prématurément réduite puisqu’il était sorti avant la seconde fermeture des salles fin octobre 2020 —, très bien accueilli à l’étranger, son huitième long-métrage La Daronne, adapté du polar homonyme d’Hannelore Cayre vient d’être désigné Prix Jacques-Deray par l’Institut Lumière, succédant à Roubaix une lumière d’Arnaud Desplechin, également distribué par

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Barthélemy Thimonnier, inventeur de la machine à coudre, au cœur du nouveau roman de Yamina Benahmed Daho

CONNAITRE | 15 novembre 1855, Barthélemy Thimonnier est officiellement reconnu inventeur de la machine à coudre lors de l’exposition universelle de Paris, mais (...)

Nadja Pobel | Mardi 2 mars 2021

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15 novembre 1855, Barthélemy Thimonnier est officiellement reconnu inventeur de la machine à coudre lors de l’exposition universelle de Paris, mais l’américaine Singer, plus simple d’utilisation, fera les beaux jours des femmes (surtout elles…) jusqu’à maintenant, encore. Jamais le tailleur n’améliorera sa condition avec ce qu’il a maturé et imaginé. Miséreux, il devra même finir par vendre en pièces détachées les éléments de son engin pour se nourrir. Oui, nous sommes parfois chez Zola. La condition ouvrière est d’une extrême dureté et, passée au tamis de l’écriture très précise de Yamina Benahmed Daho, il en résulte des données chiffrées fondamentales : déjà, Paris « est une ville indécemment chère », il faut seize heures de train pour rallier Lyon à la capitale, l’enterrement de la grand-mère « est privé des apparats que l’industrie de la marbrerie vend à un prix insensé », le tarif du ticket à l’entrée

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Bertrand Tavernier sur Netflix : ça commence aujourd’hui

ECRANS | Rien n’arrête l’appétit de Netflix. Au moment où son concurrent direct Disney lance une plateforme, Star, ayant vocation à le titiller sur le segment (...)

Vincent Raymond | Lundi 1 mars 2021

Bertrand Tavernier sur Netflix : ça commence aujourd’hui

Rien n’arrête l’appétit de Netflix. Au moment où son concurrent direct Disney lance une plateforme, Star, ayant vocation à le titiller sur le segment “adulte” en proposant notamment des films ou des séries du patrimoine, la firme de streaming opère un nouveau coup d’éclat médiatique en intégrant à son volumineux catalogue cinq titres d’un emblématique auteur français : Bertrand Tavernier. Outre le fait qu’il s’agit pour la plupart d’œuvres parmi les plus primées et célèbres de la première partie de carrière du cinéaste lyonnais (L’Horloger de Saint-Paul (photo), Que la fête commence, Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d’autre), elles sont paradoxalement signées par un éminent cinéphile dont on sait l’attachement pour la projection en salle et son soutien au travail d’édition sur support physique des films, qu’il relaie sur son blog. Mais aussi par celui qui assume les f

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Fête du Livre de Bron : une programmation invincible et bien visible

CONNAITRE | Une cinquantaine d'invités, un événement on line (et non on hippodrome, comme d'usage) étalé sur trois semaines, telle est la formule choisie de l'édition 2021 (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 mars 2021

Fête du Livre de Bron : une programmation invincible et bien visible

Une cinquantaine d'invités, un événement on line (et non on hippodrome, comme d'usage) étalé sur trois semaines, telle est la formule choisie de l'édition 2021 de La Fête du livre de Bron placée sous le signe de L'invincible été camusien qui ferait ici, davantage que de thème, office de devise de résistance, de vaccin contre la fatalité. Et si rien ne remplacera dans les cœurs des lecteurs une version "en présentiel", selon la formule désormais consacrée, on pourra quand même se contenter d'une jolie programmation tout à la fois resserrée (le nombre d'auteurs : réduit) et rallongée (dans la durée : trois semaines au lieu de cinq jours). Programmation qui, il faut le préciser, s'inspire plus que largement de celle imaginée pour l'édition en bugne à bugne envisagée dans un premier temps. Au programme donc, et comme nous l'expliquait il y a peu Yann Nicol, directeur de l'événement : des rendez-vous récurrents chaque week-end (entendre « s

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Invitation à Re-partir avec le KompleXKapharnaüM

SCENES | « Nous sommes là. Nous sommes encore là ». Voici une invitation à un geste artistique, mais pas à un spectacle, ce samedi 27 février à 11h. La compagnie maitresse (...)

Nadja Pobel | Jeudi 25 février 2021

Invitation à Re-partir avec le KompleXKapharnaüM

« Nous sommes là. Nous sommes encore là ». Voici une invitation à un geste artistique, mais pas à un spectacle, ce samedi 27 février à 11h. La compagnie maitresse en matière de l’occupation de l’espace public KompleXKapharnaüM en est à l’initiative, car elle ne souhaite plus « attendre » et invite chaque personne qui le souhaite (via une inscription obligatoire sur https://re-partir.net à « se compter, se voir. » Convoqués sur les parvis des théâtres, les participants choisissent un lieu parmi ceux proposés (qui restent secrets avant inscription) et s’installent sur un des points dessinés au sol. Puis : « suivre les indications reçues. Respirer. Laisser venir. Cela commence. Pour une quinzaine de minutes ». À trois mètres de distance, chacun se connecte sur un WebLive, écouteurs sur les oreilles dans lesquels sont diffusés des extraits de Les Potentiels du temps de (l’immense) Camille de Toledo, Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff (Le Peuple qui manque) et Cahier d’un guerrier d

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Thierry Frémaux : projection particulière

CONNAITRE | On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année (...)

Vincent Raymond | Vendredi 26 février 2021

Thierry Frémaux : projection particulière

On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année calendaire type de l’homme occupant l’un des centres de gravité du cinéma mondial — le Festival de Cannes — et gravitant dans tous les autres. Précieux mémoire décrivant de l’intérieur la structuration d’une saison “normale” dans la vie du 7e Art (sa foultitude de coulisses organisationnelles, ses mondanités nécessaires, ses voyages à décalages horaires partout mais aussi ailleurs…), gagnant à se détacher de l’actualité immédiate pour offrir de la matière aux historiens des temps futurs, l’ouvrage était aussi constellé de séquences moins gracieuses. À commencer par les catalogues épuisants de célébrités de tous poils et l’avalanche de fleurs jetées sur chacune et chacun qui, entre deux petites forfanteries cyclistes, donnaient de l’homme une impression floue : comme s’il ne s’était pas résolu à aller au-delà de l’écorce, reflétant

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Lavoir Public : l'appel à projets est lancé

ACTUS | « Ce ne sera pas forcément un lieu LGBT à l’avenir, mais si des propositions en ce sens émanent, elles seront étudiées » confie le conseiller (...)

Nadja Pobel | Mercredi 24 février 2021

Lavoir Public : l'appel à projets est lancé

« Ce ne sera pas forcément un lieu LGBT à l’avenir, mais si des propositions en ce sens émanent, elles seront étudiées » confie le conseiller municipal en charge de la vie associative dans cet arrondissement, David Souvestre. « L’important est que ce lieu continue à être en lien avec les écoles, les lycées, les associations avoisinantes » poursuit-il, voulant qu’y règne la convivialité, l’accessibilité (avec des tarifs abordables) et que soient encouragées les rencontres dans une « démarche éco-responsable, avec lutte contre le gaspillage, nourriture de saison. » Ce qui semble évident en 2021... La culture doit être le troisième pilier du projet avec des travaux en diffusion ou en création. La mairie a conservé les planches faites sur mesure pour créer un plateau de jeu par-dessus les bacs du Lavoir. Car, édifié dans les années 30, ce lieu patrimonial a été durant huit années un mini-Berlin. Les soirées Arm aber sexy (pauvre mais sexy, terme emprunté au maire iconique de la capitale allemande Klaus Wo

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L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

ACTUS | La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du (...)

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

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La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d’Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l’Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces

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Festivals d'été, faut pas rêver

ACTUS | C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals (...)

Sébastien Broquet | Mardi 2 mars 2021

Festivals d'été, faut pas rêver

C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals européens prennent les devants et ont d’ores et déjà annoncé l'annulation de leur édition 2021. D'autres dévoilent comme si de rien n’était leur programmation et mettent en branle leur billetterie. Et Roselyne Bachelot continue de patauger dans une communication illisible, récupérant au passage l'idée des concerts test à Paris et Marseille dont elle n'est pas à l'origine (un écran de fumée pour les festivals : on ne voit pas à quoi les résultats, obligatoirement tardifs, leur serviront, a contrario des scientifiques — car il sera impossible pour la majorité d'entre eux d'appliquer les mêmes process sanitaires que lors de ces concerts soigneusement encadrés et gourmands en personnels ; à quoi bon essayer d'en organiser

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Roselyne Bachelot à Lyon cette semaine

ACTUS | La ministre de la Culture sera à Lyon mercredi 24 et jeudi 25 février : Roselyne Bachelot, que l'on sait amatrice d'art lyrique, ne pouvait (...)

Sébastien Broquet | Lundi 22 février 2021

Roselyne Bachelot à Lyon cette semaine

La ministre de la Culture sera à Lyon mercredi 24 et jeudi 25 février : Roselyne Bachelot, que l'on sait amatrice d'art lyrique, ne pouvait manquer les Victoires de la Musique Classique qui se dérouleront ce mercredi 24 février à l'Auditorium de Lyon. L'ancienne chroniqueuse des Grosses Têtes fera donc le déplacement en terre rhône-alpine afin d'assister à la cérémonie retransmise à 21h en direct sur France 3 et France Musique, et présentée par Marina Chiche et Stéphane Bern, avec l'Orchestre national de Lyon dirigé par Nikolaj Szeps-Znaider. Roselyne Bachelot se rendra ensuite jeudi matin à la Villa Gillet pour s'entretenir avec la directrice du lieu,

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Eliott Jane, esprit libre

MUSIQUES | Liberté Chérie. Si l'on doit être un peu honnête, voilà un titre qui résonnerait presque de toute l'incongruité possible, tant on a fini par davantage la polir, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 février 2021

Eliott Jane, esprit libre

Liberté Chérie. Si l'on doit être un peu honnête, voilà un titre qui résonnerait presque de toute l'incongruité possible, tant on a fini par davantage la polir, notre liberté, que par la chérir. Pour pas dire qu'on la délaisse : on l'aime bien, hein, mais on l'a remisée, contraints-forcés, dans un coin de notre vie, juste à côté des envies de resto, des pogos baveux, des virées chez mamie avec un rhume et de phrases du genre « oh, ça va, tu peux boire dans mon verre, j'ai pas la gale ». En dépit du contexte, Eliott Jane, elle, n'en a cure, sa Liberté avec un grand Elle, la chanteuse continue de la chérir et au passage, s'il faut, elle vous emmerde. D'ailleurs son EP était sinon déjà en boîte — elle l'a enregistré pendant le confinement — du moins passablement sur le métier au moment où l'on a commencé il y a un an à faire l'expérience des apéros Zoom en pyjama et des séances de step sur la table basse. Il faut dire que ladite Liberté, la sienne, est un peu plus vaste que celle qu'on questionne depuis le début de ce paragraphe. Elle est chevillée au corps de la c

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Nellie Bly, une folle aventure du récit en immersion

CONNAITRE | — Quel genre de travail cherchez-vous ? — Je ne sais pas, je suis si lasse... — Vous occuper d'enfants ? Porter une jolie coiffe et un joli tablier (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 19 février 2021

Nellie Bly, une folle aventure du récit en immersion

— Quel genre de travail cherchez-vous ? — Je ne sais pas, je suis si lasse... — Vous occuper d'enfants ? Porter une jolie coiffe et un joli tablier blanc ? — Je n'ai jamais travaillé de ma vie. — Vous devez apprendre. Toutes les femmes ont un emploi. — Vraiment ? Cela me surprend, elles sont affreuses. Comme les folles à l'asile. Ainsi débute ce récit situé en 1887, à New York. USA. Par ce dialogue et quelques scènes qui comme dans Shutter Island nous conduisent droit dans un asile, accompagnant un personnage qui ici est une héroïne. Sauf que... Dans le film de Scorsese, Leonardo DiCaprio se présente comme sain d'esprit et le twist repose sur le fait qu'il est justement l'un d'eux, de ces fous. Et qu'ici, Nellie Bly, puisque c'est d'elle dont on parle, c'est l'inverse : elle se fait passer, admirablement bien, pour folle afin d'intégrer le cauchemardesque Blackwell's Island Hopital en tant que pensionnaire. Pour écrire. Raconter. Témoigner. Car Nellie — de son véritable patronyme, Elizabeth Jane Cochrane —, est journaliste, engagée (du moins, en tant que pigiste) en cette même année 1887 par le célèb

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La nuit où U Roy entra dans l’Histoire

MUSIQUES | C’est vendredi soir à Kingston, Jamaïque. Bientôt l’heure de la dance. Nous sommes en 1969. Le rocksteady est encore chaud, mais laisse progressivement sa (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 18 février 2021

La nuit où U Roy entra dans l’Histoire

C’est vendredi soir à Kingston, Jamaïque. Bientôt l’heure de la dance. Nous sommes en 1969. Le rocksteady est encore chaud, mais laisse progressivement sa place au reggae naissant dans les soirées où la foule des massives, c’est ainsi que l’on nomme les adeptes des sound-systems, est toujours avide de nouveautés. Les gars et les filles, de toutes générations, se pointent là pour siffler une Red Stripe, draguer, oublier les soucis de la semaine. Danser. C’est du sérieux : on supporte un sound-system à Kingston comme ailleurs une équipe de football. Ce vendredi soir de 1969, pourtant, n’est pas tout à fait comme les autres. Toute la semaine, les yards, ces cours où se rythme la vie quotidienne de Kingston, ont bruissé de rumeurs. On dit que vendredi, à la dance, quelque chose de vraiment spécial va se passer. Que King Tubby a préparé un truc d’envergure. L’excitation grimpe. Car Tubby, génial ingénieur du son, est réputé pour son sens de l’innovation. Il a monté son sound-system, le Home Town Hifi, l’année précéde

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Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

SCENES | Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des (...)

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des professionnels et des étudiants qui parfois font halte pour leur formation dans ce théâtre de 49 places. Martha est arrivée sous l’ère d’Élisabeth Saint-Blancat et aura prolongé son apprentissage aux côtés de Louise Vignaud dans la foulée. Le 27 août dernier, elles étaient réunies sur la place Chardonnet pour un hommage à la comédienne-directrice décédée d’un cancer six jours plus tôt. Une cérémonie simple, chaleureuse et émouvante pour celle qui porta haut, de 1986 à 2017, cette maison fondée en 1978. Alors, quand Louise Vig

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Yann Nicol : « se contenter d'attendre le retour à la normale n'est pas raisonnable »

CONNAITRE | Le 2 février, la Fête du Livre a annoncé qu'elle se tiendrait en numérique. Une annonce qui a mis par terre plusieurs mois de préparation d'une édition qui se (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 17 février 2021

Yann Nicol : « se contenter d'attendre le retour à la normale n'est pas raisonnable »

Le 2 février, la Fête du Livre a annoncé qu'elle se tiendrait en numérique. Une annonce qui a mis par terre plusieurs mois de préparation d'une édition qui se voulait adaptée à la situation sanitaire. Yann Nicol : Nous avons poussé jusqu'au bout pour essayer de tenir les choses mais au bout d'un moment la persévérance devient de l'entêtement. On a essayé de se mettre en situation de pouvoir répondre, d'être prêt avec une formule "en présentiel", comme on dit, plus adaptable. On avait notamment décidé de ne pas organiser le festival à l'hippodrome de Parilly parce que c'était un lieu très vulnérable à la fermeture, qui nous coûte cher, comme les locations de chapiteaux. Je ne voulais pas mettre de l'argent dans un lieu qui aurait trois chances sur quatre d'être fermé, ça me semblait complêtement déraisonnable. Et ouvrir l'hippodrome avec une jauge de 500 personnes, ça promettait d'être absolument sinistre. M

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"Le Voyage à Lyon" : Claudia, Elisabeth, Flora ou l’éternel retour

ECRANS | Près de quarante ans jour pour jour après sa sortie sur les écrans berlinois, c’est à une bien troublante expédition que convoque Le Voyage à Lyon (1981). À la (...)

Vincent Raymond | Mercredi 17 février 2021

Près de quarante ans jour pour jour après sa sortie sur les écrans berlinois, c’est à une bien troublante expédition que convoque Le Voyage à Lyon (1981). À la fois fascinante par sa beauté de porcelaine et le duveteux de son grain de 16mm (merci la restauration 2K), stupéfiante de modernité quant à son propos (ne s’interroge-t-il pas, notamment, sur la difficulté pour une femme de faire admettre son statut d’égale de l’homme ?), cette fiction trouée de séquences documentarisantes raconte plusieurs histoires. Ou plutôt, plusieurs Histoires. La première est celle de l’héroïne, Elisabeth (la bressonienne Rebecca Pauly), jeune Allemande en rupture de ban conjugal et familial s’octroyant “une semaine de vacances” au bas mot à Lyon

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Eva Offredo : un Japon graphique pour petits et grands

CONNAITRE | Higasa est ensableuse, Kodomo artiste chingogu, Chawan restauratrice kintsugi. Le vocabulaire n’est pas un verrou mais un délicat mystère qui se résout au (...)

Nadja Pobel | Mardi 16 février 2021

Eva Offredo : un Japon graphique pour petits et grands

Higasa est ensableuse, Kodomo artiste chingogu, Chawan restauratrice kintsugi. Le vocabulaire n’est pas un verrou mais un délicat mystère qui se résout au fil des pages et des dessins d’Eva Offredo dans Yahho Japon (Yahho étant le « salut que s’adressent les petites filles japonaises »). À travers le portrait de huit femmes se révèle un Japon à la fois ancestral et archi contemporain, pratique et plus contemplatif. À hauteur d’enfants (dès 7 ans), l’autrice et illustratrice n’oublie pas de glisser quelques fondamentaux d’aujourd’hui, sans en faire des slogans : l’écriture inclusive qui ne concerne que quelques mots ici, une attention particulière à un personnage qui préfère moquer plutôt que déifier la surconsommation — en faisant des œuvres muséales d’une capuche à hublots ou d’un refroidisseur de nouilles. Chaque récit — une couleur monochrome attribuée à chacun d’eux — se décline en dix planches qui frayent parfois avec les poupées russes tant l’une entraîne l’autre. Ainsi, en marron, via Tsuyu, meunière et maîtresse soba, il est question

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

ACTUS | Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa (...)

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

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Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa refonte. Marc Fintzi, délégué syndical SUD, en est « très content » — mais il dit « craindre que l’administration ne bouge pas » et soit sourde aux paroles de l'élue, qui affirme notamment que le « même nombre de personnes dédiées au pôle » serait conservé, notamment en recrutant un bibliothécaire dédié suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment. C’est là que le bât blesse pour le syndicaliste. La fiche de recrutement est selon lui trop vague : « c’est un poste qui s’occupe de coordination transversale et non de la création. Ce n’est pas tellement "arts vivants " ». Plus précisément, il est question d’assurer « la gestion, l’animation et le développement du pôle Arts vivants et Création — Ce pôle couvre les domaines suivants : Littérature

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Festivals de cinéma : reports pour les Reflets et Les Intergalactiques

ECRANS | Le 7 février, le symbolique cap des 100 jours de fermeture consécutifs pour les salles de spectacles et de cinéma a été franchi. Prudence étant mère de sûreté, les (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 février 2021

Festivals de cinéma : reports pour les Reflets et Les Intergalactiques

Le 7 février, le symbolique cap des 100 jours de fermeture consécutifs pour les salles de spectacles et de cinéma a été franchi. Prudence étant mère de sûreté, les festivals prennent les devants et commencent à annoncer des décalages, des reports ou des aménagements. Il faut dire que l’exemple vient d’en haut : la Berlinale se déroulera du 1er au 5 mars en ligne et Cannes (qui avait tant tergiversé l’an dernier) s’est positionné du 6 au 17 juillet sur la Croisette. Bien malchanceux en 2020 (le premier confinement les avait frappés de plein fouet, même s’ils avaient pu proposer une version allégée après l’été), Les Reflets du Cinéma Ibérique et Latino-américain ont ainsi choisi de renoncer au mois de mars, ciblant la quinzaine entre le 22 septembre et le 6 octobre, pour une mise à l’honneur « de l’Espagne, du Portugal, du Mexique ». Du côté des Intergalactiques, on la joue aussi rebelote : le 9e édition ne pouvant se tenir en avril 2020 avait é

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"Boire pour éteindre, fumer pour rallumer" : mission pour Mars

ECRANS | Le 16 août 2019, le corps sans vie de Martial Noury est retrouvé dans le Rhône en Ardèche. Street artiste plus connu sous le nom de Mars, cette figure (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 février 2021

Le 16 août 2019, le corps sans vie de Martial Noury est retrouvé dans le Rhône en Ardèche. Street artiste plus connu sous le nom de Mars, cette figure pittoresque (et tatouée) de ce qui reste de marges punk croix-roussiennes menait l’existence des gens vivant dans la rue : soumise aux aléas du quotidien et exposée à mille dangers. Sa disparition fut donc moins une surprise qu’un choc pour ses amis et ses proches. L'autopsie ne révélant aucune trace d’eau dans ses poumons (excluant donc la noyade), ceux-ci manifestèrent le désir qu’une enquête approfondie soit menée afin de connaître les circonstances exactes de la mort de Mars : accidentelle ou… criminelle. Gilles Ducloux, qui avait le projet de consacrer un documentaire à Martial Noury, a ainsi changé son fusil d’épaule et sa démarche. S’ouvrant sur une quinzaine de minutes d’images du disparu plein cadre, pantin désarticulé et poétique expliquant sa philosophie artistique, son film Boire pour éteindre, fumer pour rallumer tente ensuite, avec une maladresse touchante et dans un brouhaha af

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Christophe Simplex : « de l'inédit, rien que de l'inédit »

MUSIQUES | Vous êtes une figure plutôt connue de la scène lyonnaise. Pour commencer peut-on revenir sur votre parcours ? Christophe Simplex : j'ai commencé avec un (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 5 février 2021

Christophe Simplex : « de l'inédit, rien que de l'inédit »

Vous êtes une figure plutôt connue de la scène lyonnaise. Pour commencer peut-on revenir sur votre parcours ? Christophe Simplex : j'ai commencé avec un fanzine, M. Hublot, en 1989 et fait beaucoup de radio, toujours centré sur le rock lyonnais. Pas mal de presse écrite nationale aussi puisque j'ai travaillé pour Jukebox Magazine pendant une vingtaine d'années. Parallèlement à ça, j'ai été chanteur dans différents groupes, notamment Les Inoxydables dans les années 90 avec lesquels j'ai fait un album. Et dans les années 2000, le groupe Deuce qui a duré une quinzaine d'années : deux albums et beaucoup de concerts. Comment vous est venu l'idée de créer Simplex Records ? J'ai toujours été intéressé par le rock lyonnais et toujours collectionné les disques. À partir des années 90, je me suis mis à collectionner ceux de groupes lyonnais sur la période année 60-début 90, notamment des vinyles. Ça m'a amené à m'intéresser aux studios lyonnais qui existaient dans les a

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Les Clochards Célestes annulent leur saison

SCENES | Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de (...)

Nadja Pobel | Mercredi 3 février 2021

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de l’été. Tant d’autres depuis septembre avaient déjà dû rester au placard... « Alors qu'on nous demande de rester en suspens, prêts à ouvrir quand on nous donnera enfin le feu vert, à une date indicible, je fais le choix de reporter intégralement la saison du Théâtre des Clochards Célestes à l'année prochaine. Puisque cette saison est exceptionnelle, assumons-la comme telle. Attendre le mois de mai pour savoir s'il sera possible ou non de jouer en juin, c'est demander aux compagnies programmées de se maintenir dans le qui-vive ; leur proposer d'ores et déjà un report, c'est leur offrir la possibilité de penser l'avenir. Et c'est nous l'offrir aussi » affirme la directrice Louise Vignaud dans un communiqué paru ce mercredi 3 février. Et c’est probablement là, la plus grande marque de considération due aux spectateurs et spectatrices comme a

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La Fête du Livre de Bron jette l'éponge et se réfugie à son tour dans le virtuel

ACTUS | En 2020, ayant avancé ses dates pour ne pas se superposer aux élections municipales, la Fête du Livre de Bron avait réussi à se tenir tout à fait normalement et à (...)

Sébastien Broquet | Mardi 2 février 2021

La Fête du Livre de Bron jette l'éponge et se réfugie à son tour dans le virtuel

En 2020, ayant avancé ses dates pour ne pas se superposer aux élections municipales, la Fête du Livre de Bron avait réussi à se tenir tout à fait normalement et à ne pas intégrer la longue liste des événements annulés, toujours en cours d'élaboration — et ce sans doute jusqu'à l'automne prochain. Mais pour cette 35e édition de 2021, c'est rapé : « après avoir tenté, avec enthousiasme et persévérance, de proposer un festival en présence des auteurs et du public, l'association s'est résolue à transformer la 35e édition de la Fête du Livre de Bron en un événement 100% digital. Une formule inédite et attractive, entièrement en ligne, qui se déploiera sur les réseaux sociaux et le tout nouveau site de la Fête du Livre de Bron, appelé dans l'avenir à constituer un véritable média numérique autour de la littérature, des sciences humaines et de la littérature jeunesse. Dans le contexte actuel, l’équipe de la Fête du Livre de Bron est plus que jamais convaincue de la nécessité de donner la parole aux écrivains, aux intellectuels et aux artistes pour comprendre le temps présent et en

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Efix, le type à la typo

CONNAITRE | « Bonjour messieurs-dames… Oh ! Pardon messieurs ! » De sa voix douce, Efix s’empresse de rassurer la vieille dame confuse de sa méprise : (...)

Vincent Raymond | Vendredi 5 février 2021

Efix, le type à la typo

« Bonjour messieurs-dames… Oh ! Pardon messieurs ! » De sa voix douce, Efix s’empresse de rassurer la vieille dame confuse de sa méprise : « c'est pas grave, j’ai l’habitude… Et puis, avec le masque, hein… » Déambuler avec Efix et sa longue crinière au vent (…enfin, quand il y a du vent) vous permet de confirmer deux de ses traits de caractère soulignés par Mathieu Diez, le directeur du Lyon BD Festival : la bienveillance — « l’un des types les plus foncièrement gentils dans le sens le plus noble du terme que j’ai rencontrés en quinze ans » — et la volubilité — « chaque fois qu’il m’écrit, je dois bloquer une demi-heure car il ne sait pas faire un mail de moins de 2000 signes, même pour dire juste bonjour, mais je le fais avec plaisir parce qu’à chaque fois je me plonge avec ses mots dans son âme de poète et il me fait rire comme personne. » Allons au-delà des qualités humaines. L’illustratrice Sandrine Deloffre voit en lui « le BG du 9

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Voici la nouvelle ayant gagné le concours "Récits d'objets"

CONNAITRE | Vie et œuvre de Désiré Solé Paru initialement dans Les Annales de la littérature de fantasy, novembre 1987 Le petit Désiré naît en 1867 au cœur du pays (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 28 janvier 2021

Voici la nouvelle ayant gagné le concours

Vie et œuvre de Désiré Solé Paru initialement dans Les Annales de la littérature de fantasy, novembre 1987 Le petit Désiré naît en 1867 au cœur du pays d'Issoire dans la ferme familiale. Ses deux parents dont les prénoms ne nous sont pas parvenus sont paysans. Ils meurent du choléra en 1872 laissant Désiré orphelin. Le bambin est recueilli par une voisine, religieuse. Elle lui enseigne le latin et le grec ancien. On sait qu'il se passionne très jeune pour la littérature courtoise : quelques ouvrages trouvés dans la bibliothèque secrète de la préceptrice. À quinze ans il quitte définitivement l'Auvergne et se rend à Paris. Désireux de continuer sa formation intellectuelle il passe ses journées au Collège de France et tente d'obtenir une bourse universitaire qu'on lui refuse. Il travaille donc quelque temps comme manutentionnaire aux halles centrales. Rapidement il souhaite fuir cette vie de misère et il prend la décision de partir pour les États-Unis. Il accoste à New York en 1885. On ne sait pas grand-chose de cette époque. Les sources les plus sérieuses parlent d

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Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

ACTUS | Martha Spinoux-Tardivat officiait déjà au poste de "coordination générale, communication et relations publiques" depuis 2015 au Théâtre des Clochards (...)

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

Martha Spinoux-Tardivat officiait déjà au poste de "coordination générale, communication et relations publiques" depuis 2015 au Théâtre des Clochards Célestes. Elle succèdera en septembre à Louise Vignaud qui, après quatre années à la tête de ce lieu, a choisi de se consacrer entièrement à son travail de metteuse en scène au sein de sa compagnie La Résolue. Seule candidate, Martha Spinoux-Tardivat a défendu une continuité avec sa prédécesseuse et a convaincu le jury. Elle mise également sur un renforcement des liens avec l’arrondissement du 1er (avec notamment des propositions place Chardonnet, le "parvis" quasiment du théâtre) et sur le fait de repenser la place des artistes associés (un peu moins nombreux mais accompagnés sur une période plus longue). Le Théâtre des Clochards Célestes, 40 places, est l’un des quatre théâtres appartenant au réseau municipal (auquel se sont adjoints la DRAC et la Région) des Scènes Decouvertes et l’un des plus en scrutés par les programmateurs et programmatrices de la région.

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Le désarroi des artistes dans des théâtres fermés

SCENES | Une deuxième annulation ? Et combien d’autres ? Catherine Hargreaves devait présenter son Happy Hours avec sa complice Adèle (...)

Nadja Pobel | Mercredi 27 janvier 2021

Le désarroi des artistes dans des théâtres fermés

Une deuxième annulation ? Et combien d’autres ? Catherine Hargreaves devait présenter son Happy Hours avec sa complice Adèle Gascuel en octobre. Puis mi-décembre. Elle-même s’embrouille dans les dates : tout se mêle, entre confinement à demi, couvre-feu à 20h, à 18h, réouverture avortée le 15 décembre... Au final, rien. « Je ne sais pas quoi penser. On ne sait plus, avec ma compagnie des Sept sœurs, comment axer le travail de production. On tourne en rond — alors je reste dans mon coin et j’écris ». Elle devait partir en résidence d’écriture durant l’hiver 2020 en Angleterre. C’est sans cesse différé : « je pourrais y aller mais je serai enfermée dans un appartement. Or mon projet est basé sur la rencontre avec des gens. De plus, le Brexit influe sur nos capacités à renouveler des histoires » constate la Franco-Britannique qui refuse de se plaindre — sa compagnie étant subventionnée. Être empêchée de travailler ne la dis

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Nuits de la Lecture : une battle BD, en ligne et en live

CONNAITRE | « Relire le monde »… Tel est le thème de la 5e édition des Nuits de la Lecture. Un œil distrait et rapide pourrait déchiffrer « relier le (...)

Vincent Raymond | Vendredi 22 janvier 2021

Nuits de la Lecture : une battle BD, en ligne et en live

« Relire le monde »… Tel est le thème de la 5e édition des Nuits de la Lecture. Un œil distrait et rapide pourrait déchiffrer « relier le monde » sans pour autant se fourvoyer, puisque cette manifestation culturelle nationale se trouve relayée par les médiathèques de la Métropole de Lyon dans leurs murs d’une part, via leurs réseaux numériques de l’autre. L’année 2020-2021 étant de surcroît dévolue à la bande dessinée, celle-ci bénéficie d’une légitime exposition à travers notamment une découverte de l’œuvre de Nicolas Wild à la MLIS de Villeurbanne où il réalisera une fresque ce samedi 23 à 14h, tandis qu’à Meyzieu Benjamin Reiss effectuera le même jour à 10h30 une performance dessinée sur les vitres de la bibliothèque ; Théo Grosjean

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

ACTUS | Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tourn

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A l'École de l'Anthropocène

ACTUS | Du 25 au 31 janvier 2021, elle vous donne rendez-vous pour une édition hybride et ambitieuse afin d’explorer les défis de la question anthropocène (...)

Article Partenaire | Mercredi 20 janvier 2021

A l'École de l'Anthropocène

Du 25 au 31 janvier 2021, elle vous donne rendez-vous pour une édition hybride et ambitieuse afin d’explorer les défis de la question anthropocène par-delà toutes les frontières. ​Venez comprendre, débattre, expérimenter avec des scientifiques, artistes, activistes, politiques et associations sur les mondes urbains et le changement global. UN EVENEMENT GRATUIT, 100% EN LIGNE ! > Toutes les séquences seront accessibles en live vidéo via l’adresse ECOLEANTHROPOCENE.UNIVERSITE-LYON.FR Grâce à un programme d’une excellente richesse, vous pourrez partager une expérience unique d’université ouverte, populaire, mondiale sur les questions de l’urbain anthropocène. Pas moins de 140 séquences seront animées par des scientifiques, artistes, écrivains, activistes, politiques, associations, citoyens : cours publics, débats, ateliers, séminaires, portraits d’espaces, résidence d’écrivain, programmation jeunesse, performances, émissions de cuisine, Radio, Book Club, Nuit des Idé

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Théo Charaf : zone d'inconfort

MUSIQUES | (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 janvier 2021

Théo Charaf : zone d'inconfort

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Ananda Devi : « pour certaines personnes, il n'y a pas de mémoire »

CONNAITRE | Vous en parlez dans le livre mais pouvez-vous nous expliquer plus avant comment l'on vous a approchée pour ce projet et comment les choses se sont déroulées (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 janvier 2021

Ananda Devi : « pour certaines personnes, il n'y a pas de mémoire »

Vous en parlez dans le livre mais pouvez-vous nous expliquer plus avant comment l'on vous a approchée pour ce projet et comment les choses se sont déroulées dans la découverte et le choix des "objets" ? Et peut-être quelles ont été les hésitations dont vous parlez dans Fardo ? Ananda Devi : J'avais été invitée à un festival littéraire à Vienne et j'y ai recontré Adélaïde Fabre [conseillère éditoriale de la collection "Récits d'objets" co-éditée par le Musée des Confluences et Cambourakis] qui m'a parlé de cette collection et proposé ce projet. On m'a envoyé quelques livres de la collection pour que je vois en détail comment ça se passait, quel genre de texte on attendait de moi. J'ai vu qu'on était vraiment libre sur la forme. Ça pouvait être une fiction, un texte de réflexion et c'est ce qui m'a intéressé. J'ai ensuite visité le musée pour y trouver un objet. C'était assez réjouissant mais il y avait l

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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

MUSIQUES | On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

ACTUS | Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, (...)

Nadja Pobel | Lundi 18 janvier 2021

Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, intervenants, ou usagers "lambdas" — de la médiathèque de Vaise » se mobilisaient au sujet de la restructuration en cours de ce pôle, afin de le « sauvegarder ». Et lançaient une pétition à l’adresse de l’adjointe à la Culture de la Ville de Lyon en décriant notamment la nouvelle organisation du personnel car « la polyvalence sera de mise. C’est donc une accumulation de temps partiels qui va être attribuée à la thématique. En rassemblant ces morceaux, nous arrivons à la moitié du temps de travail initialement dévolue au fonctionnement de l’ancien département ». La pétition a obtenu 1972 signatures au lundi 18 janvier. L’objectif étant d’en récolter 2500. Contactée à ce su

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Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

ACTUS | « M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

« M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite "légère", les locaux sur la péniche, les résultats d'audience, et préciser : - La gestion budgétaire stricte en respectant le budget établi - La mise en place d'une équipe de professionnels pour l'éditorial avec l'augmentation de l'audience régulière depuis le début (cf. Médiamétrie) - Les nombreux soutiens culturels obtenus localement au moment de l'obtention de la fréquence - L'installation sur une péniche, visitée par la direction du groupe, lieu exceptionnel et emblématique pour une radio, bénéficiant d'un loyer très inférieur au prix du marché dans le quartier de la Confluence - Plus récemment, le travail sur le dossier déposé auprès de la Ville de Lyon ayant permis une aide de 25 000€ au titre du Fonds d'urgence pour la Culture, dans le cadre de la pandémie. »

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Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

ACTUS | La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 14 janvier 2021

Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de Emmanuel Hoog en mai 2019, puis la nomination de Mélanie Mallet — une historique de la radio fondée par Jean-François Bizot — comme directrice déléguée de Nova, après aussi le départ de Bernard Zekri en janvier 2020, c'est désormais l'antenne locale lyonnaise qui change de tête : le directeur de la station, Alfredo Da Silva, a été licencié en ce début d'année 2021. En cause, une gestion jugée trop légère et l'achat à titre personnel de la péniche amarrée quai Rambaud, où sont situés les locaux loués à la radio depuis quelques mois, sans prévenir la direction parisienne — laquelle n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Pour l'instant, aucun remplaçant n'a été nommé à la direct

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Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

CONNAITRE | On ne va pas se mentir, en lisant ce livre, on s’est d’abord rendu compte que les bâtiments qui entachaient cette belle Presqu’île étaient dues à… Jacques (...)

Nadja Pobel | Mercredi 20 janvier 2021

Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

On ne va pas se mentir, en lisant ce livre, on s’est d’abord rendu compte que les bâtiments qui entachaient cette belle Presqu’île étaient dues à… Jacques Perrin-Fayolle, tel l’hôtel Sofitel sur le quai Gailleton (à la place de l’ancien hôpital militaire Desgenettes) ou les immeubles qui donnent sur la Saône, côté 2e arrondissement, sur le quai Saint-Antoine vers la place d’Albon et la rue Mercière. Il n’aura là, d’une certaine manière, que remplit ces espaces que le maire et roi du béton Louis Pradel avaient libéré, peu enclin à rénover l’existant déclinant, devenu insalubre au fil du temps. Mais bien sûr, ceci est presque une anecdote dans cet ouvrage de près de 300 pages extrêmement fouillé et imagé (photos d’hier et d’aujourd’hui, plans, dessins et même aquarelles), car ce que dresse Philippe Dufieux, c'est le portrait d’un homme de son temps, participant activement aux politiques étatiques de construction massives de campus et d’hôpitaux publics, plus qu’aux logements (le quartier villeurbannais du Tonkin est de son fait, l’immeuble Les Eaux-vives dans le 6e à la lisière du

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La Taille de mon Âme : la forme et le fonds, à la bonne place

ARTS | Là-haut, sur le Plateau… À l’écart de la place de la Croix-Rousse et de ses allures de Bellecour miniature ; à distance de celle des Tapis au relooking (...)

Vincent Raymond | Jeudi 14 janvier 2021

La Taille de mon Âme : la forme et le fonds, à la bonne place

Là-haut, sur le Plateau… À l’écart de la place de la Croix-Rousse et de ses allures de Bellecour miniature ; à distance de celle des Tapis au relooking urbanistico-composito-patatoïdesque, la place Bertone déroule discrètement sa petite partition, s’affirmant comme l’un des pôles d’attraction tranquilles de ce nouveau 4e arrondissement, jadis village, désormais multitude de quartiers-hameaux. Plantée de bancs et de platanes, cernée par un café-théâtre, un caviste, un restau — enfin, en période normale —, elle a, il est vrai, tout pour plaire. Tout ? Davantage depuis début décembre, avec l’ouverture d’une galerie d’art : La Taille de Mon Âme. « Là, c’est un peu le foutoir… » Guillaume Ducongé s’excuse presque de ne pas avoir encore accroché ces deux ou trois œuvres qui, à demi-recouvertes de papier de soie dévoilent dans une suggestivité botticellienne leur intimité artistique le long du mur. Elles se substitueront à celles qui — déjà — ont été vendues. Ce n’est pas que le désordre règne, lo

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Disparition de l'ancienne rédactrice en chef du Petit Bulletin Lyon, Dorotée Aznar

ACTUS | Les amateurs lyonnais de spectacle vivant étaient sans doute familiers des papiers de Dorotée Aznar sur le théâtre... Elle était entrée au Petit (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 13 janvier 2021

Disparition de l'ancienne rédactrice en chef du Petit Bulletin Lyon, Dorotée Aznar

Les amateurs lyonnais de spectacle vivant étaient sans doute familiers des papiers de Dorotée Aznar sur le théâtre... Elle était entrée au Petit Bulletin en 2005 après des études à Sciences Po Lyon pour prendre en charge cette rubrique avant de s'en voir confier rapidement la rédaction en chef en 2006. Dynamique, pour le moins, jonglant sans mal le même soir entre une conférence de rédaction et un bouclage ; passionnée évidemment ; à l'écoute de sa rédaction en laquelle elle avait une confiance aveugle, toujours prête qu'elle était à monter au créneau pour soutenir ses journalistes ; infiniment rigoureuse jusque dans sa chasse des virgules mal placées et férocement drôle — dans ses éditos notamment — sont quelques-unes des qualités venant à l'esprit de ceux qui ont pu la côtoyer ou ont eu le bonheur de travailler à ses côtés. Certains d'entre nous, comme votre serviteur, lui doivent de s'être vu donner la chance d'intégrer l'équipe de ce journal, de s'y être épanoui sans entrave et lui en seront éternellement reconnaissants. Si le Petit Bulletin est aujourd'hui ce qu'il est : une institution culturelle et médiatique l

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Appel à candidature : Hôtel71 lance son incubateur dédié aux médias émergents

ACTUS | Par les temps qui courent – et même d'ailleurs un peu le reste du temps – c'est peu dire qu'il est audacieux de lancer un média ou un projet éditorial. Mais (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 21 décembre 2020

Appel à candidature : Hôtel71 lance son incubateur dédié aux médias émergents

Par les temps qui courent – et même d'ailleurs un peu le reste du temps – c'est peu dire qu'il est audacieux de lancer un média ou un projet éditorial. Mais si vous faites partie de ces sans-peur à qui la chance aime sourire en priorité, alors l'accompagnement d'Hôtel71 pourrait vous être plus que profitable pour transformer votre énergie créatrice en un projet concret. Le creative hub lancé par Arty Farty et inauguré à Lyon en 2019 dans un ancien hôtel particulier de Confluence pour accompagner le jeune entrepreneuriat culturel (musique, événementiel, urbanisme transitoire...) lance en effet en ce début d'année 2021 un incubateur 100% dédié aux médias émergents et indépendants. Destiné à tout porteur de projet ou structure dans le secteur des médias

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Pete Docter : « depuis que le son existe dans un film d’animation, le jazz en a fait partie »

ECRANS | En quoi votre approche a-t-elle changée de Monstres & Cie à Soul ? Pete Docter : Quand j’ai commencé sur Monstres & Cie, je n’avais (...)

Vincent Raymond | Lundi 28 décembre 2020

Pete Docter : « depuis que le son existe dans un film d’animation, le jazz en a fait partie »

En quoi votre approche a-t-elle changée de Monstres & Cie à Soul ? Pete Docter : Quand j’ai commencé sur Monstres & Cie, je n’avais aucune idée de ce que je faisais — d’ailleurs ça n’a pas changé : je ne sais toujours pas ce que je fais ! Je me jette à l’eau. Faire un film, c’est un peu être bloqué jusqu’au moment où vous sentez que quelque chose prend : un personnage, un thème, un sentiment… Dans le cas de ce film, c’était plus un sentiment ou une circonstance de la vie. Chaque film est différent, et il faut avoir confiance dans le chaos inhérent, dans le processus créatif et ne pas arriver avec une idée préconçue : laissez aller et gardez en tête que personne ne sait ce que vous faites ; il faut simplement y aller. Comment avez-vous décidé d’amener le jazz dans ce film ? Au départ, c’était un choix esthétique : nous cherchions quelque chose de sympa à regarder. Depuis que le son existe dans un film d’animation, le jazz en a fait partie : si on pense à Betty Boop et nombre des premiers films de Disney, il y avait du jazz. L’énergie, l’esprit

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Le vagabond des limbes : "Soul", un Pixar privé de salles

ECRANS | À quelques heures d’intervalle, Joe Gardner se voit proposer un job à plein temps dans le collège où il est prof de musique et de rejoindre un prestigieux (...)

Vincent Raymond | Mardi 22 décembre 2020

Le vagabond des limbes :

À quelques heures d’intervalle, Joe Gardner se voit proposer un job à plein temps dans le collège où il est prof de musique et de rejoindre un prestigieux quartette de jazz. Cela pourrait être le jour de sa vie… sauf que c’est aussi celui de sa mort. Refusant ce destin contrariant, l’âme de Joe cherche à faire marche arrière mais se retrouve propulsée dans le “Grand Avant“ — des limbes où on lui confie la charge de préparer une future âme (la terrible 22) à sa naissance… Annoncé pour la fin du printemps 2020, à cette époque si lointaine (novembre 2019…) où ses premières images dévoilées en avant-première de La Reine des Neiges 2 laissaient pressentir l’évidence d’une sélection cannoise, Soul aura connu un sort inédit pour un probable blockbuster Pixar : son torpillage par une pandémie, conduisant la maison-mère à le basculer d’emblée sur sa plateforme, Disney+. Ni les regrets des (nombr

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Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

ACTUS | On allait voir. Le combat était annoncé et la potion magique bouillait déjà dans la marmite de la petite capitale provinciale. Après la tournée (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 16 décembre 2020

Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

On allait voir. Le combat était annoncé et la potion magique bouillait déjà dans la marmite de la petite capitale provinciale. Après la tournée des médias pendant le week-end — Le Progrès à défaut d'Uderzo —, Bruno Bernard allait passer en mode Gaulois réfractaire. Et ouvrir le Musée des Confluences et Lugdunum dès samedi ? Engager la baston avec le centurion Jean Castex ? Oui. Enfin... pourquoi pas. Déjà, il fallait mettre les services — culturel et juridique, on imagine — au boulot lundi pour trouver comment, puisque comme l'a dit lui-même le président de la Métropole avant le conseil

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Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

ACTUS | Il y a une ironie certaine à découvrir Bruno Bernard se faire soudainement le champion de la "libération" des lieux de culture, quitte à prendre la tête (...)

Sébastien Broquet | Lundi 14 décembre 2020

Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Il y a une ironie certaine à découvrir Bruno Bernard se faire soudainement le champion de la "libération" des lieux de culture, quitte à prendre la tête d'une fronde locale et à vouloir ouvrir dès samedi deux musées dont sa collectivité a la charge — le Musée des Confluences et Lugdunum — sans l'autorisation de l'État. Verra-t-on un président de Métropole faire face à la police nationale et à la préfecture pour maintenir ses musées ouverts ? La question peut se poser : il faudra bien assumer le coup d'éclat médiatique du week-end. Et l'ironie, donc, veut que le meneur de la fronde soit celui qui s'est le plus totalement désintéressé des questions culturelles jusqu'ici. Bruno Bernard, alors candidat EELV, n'a pas eu un mot pour ce secteur durant sa campagne et n'avait pas de programme culturel à mettre en application. Une fois élu, il a nommé vice-président en charge de ce portefeuille son allié socialiste,

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Jazz à Vienne 2021, premiers noms

MUSIQUES | Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 décembre 2020

Jazz à Vienne 2021, premiers noms

Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à l'entraînement et projetons nous vers l'été prochain. C'est à cette date que Jazz à Vienne gonflé d'optimisme nous propose d'atterrir aux alentours du 23 juin en dévoilant, comme si de rien n'était (ou ne sera), les premiers noms de son édition 2021, sise du 23 juin, donc, au 10 juillet prochain. à commencer par l'ami Jamie Cullum qui se verra ce jour précédé sur scène par la batteuse et chef d'orchestre Anne Paceo. Deux jours plus tard, se tiendra une soirée délicieusement africanisante avec la légende Salif Keita, le prince (et Dorian Gray) du blu-funk Keziah Jones et la mezzo-soprano Julia Sarr qui viendra livrer un message de paix à l'occasion de Sénégal en Isère 2021. On continue les 28 juin et 05 juillet avec d'autres habitués de la scène allobroge parce que furieusement incontpurnables d'abord les trompettistes Ibrahim Maalouf et Erik Truffaz en un double plateau d'envergure, puis le contrebassist

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Coralina Picos : « ils n’écrivent pas un article, ils dessinent un article »

ACTUS | Vous m’avez envoyé un sms à 1h du matin, le soir de l'assassinat de Samuel Paty, pour me dire que l’interview ne pouvait pas attendre, que vous (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 décembre 2020

Coralina Picos : « ils n’écrivent pas un article, ils dessinent un article »

Vous m’avez envoyé un sms à 1h du matin, le soir de l'assassinat de Samuel Paty, pour me dire que l’interview ne pouvait pas attendre, que vous souhaitiez parler malgré le report de votre expo au Bistrot fait sa Broc que nous devions évoquer. Pourquoi ce besoin ? Coralina Picos : Déjà, évidemment, ça m’a mis les boules. On retombe encore dans le même schéma de privation de la liberté d’expression. Encore une fois, le dessin de presse va être l’objet qui cristallise. Ce qui m’agace profondément ! Parce que les dessinateurs de presse ne sont pas les seuls responsables de la liberté d’expression. Les profs ne le sont pas non plus. L’État est responsable de la liberté d’expression ! Je voulais en parler, pour ne pas qu’on retombe dans cette espèce de période où pendant quinze jours tout le monde va à nouveau parler du dessin de presse et des fantassins de la liberté d’expression. Un dessinateur de presse, il est là pour exprimer son regard sur l’actualité. Et l’actualité, ce n’est pas tout le temps le prophète : c’est beaucoup plus vaste que ça. Ce que j’aimerais, c’est que la presse ait un engagement au-delà des quinze jours post-attentat.

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