«Récupérer au vol des artistes»

MUSIQUES | Entretien / Vincent Carry, coordinateur général de Nuits Sonores, fait le point sur Arty Farty, dix ans après sa création. Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Jeudi 2 avril 2009

Petit Bulletin : Arty Farty fête ses dix ans cette année… Quelles sont les activités de l'association ?
Vincent Carry : Il y en a quatre : l'organisation du festival Nuits Sonores depuis 7 ans ; les Échos Sonores depuis 2004, qui ont donné lieu à 70 événements — Squarepusher sera le 71e — dans 10 endroits différents dont la Plateforme, la Marquise, le DV1… Ensuite le booking, qu'on a commencé il y a trois ans avec Flore. Aujourd'hui, l'association s'occupe de 11 artistes, dont Flore, Spitzer et Danger : enfin, nous répondons à des appels à projets venus de collectivités pour organiser des événements nationaux ou internationaux. On revient de Zurich où avait lieu La Belle Voisine, on s'apprête à aller faire trois jours de Nuits Sonores à Barcelone en juin…Il y a cinq ans, les Échos sonores étaient mensuels et axés électro ; la fréquence a augmenté et les styles se sont diversifiés…
Cette ouverture a accompagné celle du festival. Effectivement, on s'est ouvert au rock, au hip-hop… Mais les Échos Sonores ont toujours servi à récupérer au vol des artistes qu'on ne pouvait pas avoir pendant le festival. Quant au fait d'être passé de un à deux par mois, c'est d'abord parce que ça marche bien, mais aussi parce que les propositions artistiques sont de plus en plus nombreuses. Quand Birdy Nam Nam ou Ratatat se présente et que ça rentre dans notre budget artistique, on le fait, même si on est rincé de fatigue !Où en est le projet de reprendre l'ELAC ?
Il est enterré ! Notre projet était clair : récupérer le lieu pour en faire un club. On a d'abord reçu un accueil attentif des collectivités, et puis plus rien. Pareil pour la Sucrière, avec l'idée d'ouvrir un club au sixième étage avec une proposition du Musée d'art contemporain pour les étages du dessous : le projet est au point mort.

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