Panier Garnier

Benjamin Mialot | Vendredi 16 décembre 2011

Voilà, c'est fini. Quand retentira la dernière note du set de quatre heures que donnera Laurent Garnier ce mercredi 21 décembre à la Plateforme, les Échos Sonores ne seront plus. Faudra-t-il les pleurer ? Non. Car pour une fois, l'argent et la municipalité ne sont pour rien dans cette affaire. Après sept années passées à faire éclore les fines fleurs de la culture électronique (impossible de toutes les citer, il y en a près de 250) aux quatre coins de l'agglomération et au vu de la saine concurrence apparue depuis sur ce créneau (comme les soirées Destructuré et Fantasy du collectif Elektrosystem, ), Arty Farty a estimé qu'il était temps de passer à autre chose. En l'occurrence à des rendez-vous mettant l'accent sur la création numérique, dont on reparlera en temps et en heure. Pour l'heure, quoi de plus censé que de laisser le soin de poser le point final à celui par qui tout a commencé ? Bien sûr, tout a déjà été dit sur Laurent Garnier : sur ses débuts de Dj à la mythique Hacienda de Londres à la fin des années 80, sur sa stature d'ambassadeur de la techno et des rave parties, sur ses qualités sans cesse renouvelées de passeur... Bien sûr, toutes les blagues capillaires ont déjà été faites à son sujet, surtout que sa mère était coiffeuse. Bien sûr, il est programmé tous les ans aux Nuits Sonores des mêmes Arty Farty. Et alors ? Vous avez mieux à faire que de tourner une page de l'histoire locale en compagnie de l'un des plus grands messieurs de la musique française cette nuit-là ?
Benjamin Mialot

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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

Clubbing | DJ emblématique de la scène techno, attaché à Lyon, Laurent Garnier sera le premier à rejouer au Sucre lorsque les clubs seront autorisés à ouvrir de nouveau.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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Hôtel71, l'aventure intérieure

Tiers-Lieu | C'est le dernier né des projets de Arty Farty : un incubateur (pardon, un "creative hub") dédié à la culture et aux médias transformé en spot de conférences où l'on boit des coups. Bienvenue à Hôtel71.

Sébastien Broquet | Mardi 8 octobre 2019

Hôtel71, l'aventure intérieure

Avant de commencer, précisons : Hôtel71 n'est pas H7. Même si l'immeuble est adjacent, même si Arty Farty est aussi dans le coup. Et n'est pas Heat, non plus, qui est le food court accolé à ces deux spots. Si H7 est le lieu totem de le french tech locale, Hôtel71, inauguré le 25 septembre dernier, est la maison des fondateurs de Nuits sonores qui ont essaimé un peu partout dans la ville et au-delà (bientôt un second food court Heat à Montreuil !). Un tiers-lieu où les bureaux de l'association sont désormais installés, mais où dans les étages de cet ancien hôtel particulier se croisent d'autres acteurs culturels ou médiatiques établis ou en devenir. C'est aussi un incubateur, même si on nous a bien expliqué qu'il ne fallait pas employer ce mot. Vincent Carry, le directeur, l'explique ainsi dans son éditorial : « c’est le sens que les équipes d’Arty Farty et de Culture next, avec tous leurs partenaires et soutiens, veulent donner à Hôtel71: une maison pour transmettre et outiller les acteurs culturels et m

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Arty Farty souffle ses 20 bougies

Musiques Électroniques | Derrière Nuits sonores, Le Sucre et l'European Lab, il y a une association, Arty Farty, qui fête ses vingt ans d'existence en investissant durant trois jours l'Auditorium, temple du classique.

Sébastien Broquet | Mardi 12 mars 2019

Arty Farty souffle ses 20 bougies

Pas de grand nom ni de véritable surprise, mais des copains, des expériences, un lieu presque inédit pour ce genre de fête et un concert final qui devrait faire couler quelques larmes et confirme l'Auditorium en spot désormais incontournable de la musique de film : tel est le programme des trois jours de festivités concoctés par l'association Arty Farty pour ses vingt ans. En commençant par la fin, l'on déniche la seule véritable tête d'affiche de ce mini-festival : Arnaud Rebotini, figure imposante de la scène électronique depuis les années 90, auréolé en 2018 d'un César pour sa musique composée pour l'émouvant 120 Battements par minute, film de Robin Campillo contant l'apparition en France du SIDA, les combats d'Act-Up - dont il était partie prenante - et du nécessaire Didier Lestrade, rythmés par une house music salvatrice que ce dernier chroniquait en défricheur au sein du quotidien Libération. Rebotini a parfaitement rendu la symbiose entre les luttes et cette musique alors intimement liée aux clubs gay (La Luna), lui rendant sa force politique et son âme militante qu'elle a aujourd'hui largement égarée alors que DJs comme clubb

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Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Anniversaire | Trois jours de festivités à l'Auditorium pour fêter les vingt ans de l'association Arty Farty, à l'origine du festival Nuits sonores : voici le programme dévoilé.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 janvier 2019

Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Arty Farty, l'association derrière Nuits sonores, est née en 1999 - quelques années avant le lancement du festival électronique lui-même, en 2003. Depuis, d'autres projets ont essaimé, de déclinaisons à Bruxelles et Tanger en passant par l'European Lab puis plus récemment Attable. C'est donc l'anniversaire d'un acteur majeur de la cité qui se fête à l'Auditorium, sur trois jours, du vendredi 15 au dimanche 17 mars prochain. Le programme vient d'être dévoilé : après une inauguration le vendredi 15 dans l'Atrium, place est laissée à l'émission de télévision Tracks (sur Arte) pour une nuit immersive à base de performances et de déambulations, dont le détail sera donné ultérieurement. La fête se poursuivant en mode clubbing avec le DJ américain Rrose, adepte d'une techno expérimentale, qui sera accompagné d'un fidèle du festival et ancien de l'équipe, P.Moore. Garçon Sauvage investit l'Auditorium Samedi 16, après une session de Mini Sonore à destination des kids, et deux programmes Extra! (un blind test de Nina & Simone et un karaoké techno), l'O

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Heat, un nouveau food court à Lyon

Food | Un nouveau food court, Heat, ouvrira ses portes en avril 2019 à Confluence.

Lisa Dumoulin | Jeudi 30 août 2018

Heat, un nouveau food court à Lyon

Après La Commune du côté de Gerland, c'est le quartier de Confluence qui verra arriver un food court nommé Heat, au sein de l'incubateur H7 qui s'installera dans les murs de la Halle Girard s'étendant sur 5000 mètres carrés. Ancienne chaudronnerie construite en 1857, elle deviendra en avril 2019, date d'ouverture prévue, l’emblème de l’écosystème numérique de la métropole. Un lieu dédié aux start-ups du numérique qui aura son food court ouvert à tous : Heat. Porté par Toast, toute nouvelle filiale de Culture Next, présidé par l'association Arty Farty, la halle couverte de 600 mètres carrés sera composée de kiosques d'alimentation et de boisson et d'espaces assis au centre. Un espace modulable grâce à sa structure en containers avec pour ambition d'anticiper les tendances de la street food et de se questionner sur le restaurant de demain.

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Salle Rameau : La Compagnie de Phalsbourg et Steven Hearn emportent la mise

Salle Rameau | La Salle Rameau va accueillir un culture market, un espace food, et la salle de spectacles sera réhabilitée pour accueillir cirque, concerts et conférences.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 octobre 2018

Salle Rameau : La Compagnie de Phalsbourg et Steven Hearn emportent la mise

On connaît le lauréat de l'appel d'offres lancé par la Ville de Lyon pour gérer la Salle Rameau : il s'agit du projet porté par le promoteur immobilier Compagnie de Phalsbourg, associé pour l'aspect artistique à Steven Hearn (Scintillo) et Rémy Bergeron (Papamaman Productions). Par communiqué, la Ville de Lyon indique : « Le comité d’examen qui s’est tenu aujourd’hui (NdlR : jeudi 4 octobre), composé du maire de Lyon Georges Képénékian, de l’adjoint aux finances Richard Brumm, de l’Adjointe à l’Immobilier Nicole Gay, de l’adjoint à la Culture Loïc Graber, ainsi que de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement, a proposé de désigner à la majorité La Compagnie de Phalsbourg, comme lauréat de la consultation pour la réhabilitation de la salle Rameau. Cette proposition sera soumise à l’approbation du conseil municipal. » Les projets portés par Carré d'Or (avec Urban Project) et les Chevaliers du Fiel sont

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L'Échappée belge : razzia sur la douffe

Block Party | Samedi, la rue Chevreul prendra des allures de capitale belge. Courrez-y, ça n’a lieu qu’une fois.

Julie Hainaut | Mardi 13 mars 2018

L'Échappée belge : razzia sur la douffe

Le printemps n’a jamais été aussi proche et on aspire qu’à une seule chose : observer les nuages périr dans le soleil et fêter ça à grand renfort de pépites culturelles et culinaires tout droit venues de Bruxelles. Parce qu’il a beau dracher souvent en Belgique, une chose est sûre : qu’importe la météo, les Belges ont toujours la frite (humour français, pardonnez-nous). Pendant sept heures, le plat pays nous dopera le moral à travers une food block party campée dans l’un des coins les plus gourmands de la ville, le 7e arrondissement. Au programme : du manger belge, du boire belge et de la musique belge (il devrait y avoir sept artistes). Le paradis, en somme. On a hâte (entre autres) de goûter les brioches spéculoos concoctées par le Kitchen Café, le pain à la bière et les brioches aux trois chocolats (belges, forcément) d’Antoinette, de boulotter les frites fraîches maison made in Les Innocents, de danser au son du surdoué DC Salas et de dé

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Attable : la grande bouffe

Festival Food | Pour un week-end, Lyon redevient capitale européenne de la cuisine. De celle qui, selon les organisateurs du festival Attable, secoue « le grand (...)

Adrien Simon | Mardi 13 mars 2018

Attable : la grande bouffe

Pour un week-end, Lyon redevient capitale européenne de la cuisine. De celle qui, selon les organisateurs du festival Attable, secoue « le grand cocotier culinaire ». Qui "décaraffonne" les codes. Or, Dieu sait qu'il y en a, des traditions gastronomiques (qui a dit "lourd héritage" ?) à Lyon. Mais comment ruer dans ces brancards-là ? Attable assume de s'appuyer sur la jeunesse cuisinière : celle qui n'a pas attendu les étoiles Michelin pour mettre les mangeurs des métropoles européennes à ses pieds. Mais que peuvent bien faire ces cuistots, devenus rockstars malgré eux, en déplacement à Lyon ? Fomenter un banquet en hommage au grand Paul ? Les artistes locaux (cols tricolores et étoilés + jeune génération) s'occupent déjà du tribute dominical (ce dimanche, À la Piscine). Montrer qu'il n'y a pas qu'en Rhône, qu'on sait bouffer ? On le savait déjà, et on salive d'avance en pensant à la nourriture autrichienne (!), genre marmotte fermentée et foie gras vegan, que prépareront samedi soir (

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Arty Farty lance un nouveau festival : Attable

Food | Un nouveau festival, entièrement consacré à la culture food, prend place dans le calendrier lyonnais en mars prochain : Attable.

Sébastien Broquet | Lundi 5 février 2018

Arty Farty lance un nouveau festival : Attable

C'est désormais officiel : Arty Farty, ne se contentant pas d'un festival dédié aux musiques électroniques ayant fait sa renommée (Nuits sonores) et d'un forum pensant la culture et l'Europe (European Lab), lance un tout nouvel événement consacré à la culture food : Attable. Cette première édition, qualifiée de « pilote » par les organisateurs, se déroulera sur trois jours du vendredi 16 au dimanche 18 mars, et prendra place uniquement dans le 7e arrondissement qui est actuellement le quartier de prédilection d'Arty Farty : Nuits sonores se déroulera aux anciennes usines Fagor-Brandt et l'European Lab dans les locaux de la faculté. Surtout, c'est en ces contrées qu'est située la première expérience dans le monde culinaire lancée par ces aficionados de Kraftwerk : À La Piscine, restaurant qu

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Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

16.06.17 > LE SUCRE LAURENT GARNIER OK, c'est déjà sold-out. Comme à chaque passage de Garnier en ville. Le maître de la techno en France perpétue son histoire d'amour avec le public lyonnais en inaugurant ce nouveau cycle estival du Sucre, L'Amicale, l'occasion d'une rencontre avec les deux jeunes pousses qui faisaient notre Une il y a peu, G'Boï & Jean-Mi, diggers fureteurs et instigateurs de La Chinerie, en pleine ascension. Copains. 16.06.17 > TRANSBORDEUR PLANETARY ASSAULT SYSTEMS Un live de Luke Slater sous son alias Planetary Assault Systems, c'est en général l'assurance de galoper dans une dimension parallèle deux heures durant : l'Anglais est un pilier solide et massif de la scène techno et il n'a pas pour habitude de faire dans la dentelle lorsqu'il s'incarne sous ce nom... Placée sous le double patronnage de Encore & Jacob, la nuit sera aussi celle de DVS1 et Milenà. Hacker.

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À La Piscine plonge dans le grand bain

Restaurant | Le projet porté par Arty Farty prend vie. Le restaurant À La Piscine ouvre ses portes ce vendredi 12 mai, dans un cadre au fort potentiel : la (...)

Corentin Fraisse | Vendredi 12 mai 2017

À La Piscine plonge dans le grand bain

Le projet porté par Arty Farty prend vie. Le restaurant À La Piscine ouvre ses portes ce vendredi 12 mai, dans un cadre au fort potentiel : la piscine du Rhône. Son équipe veut remettre le partage, la convivialité et la famille au centre de la table. Dans un cadre magnifique au bord du Rhône, on pourra manger à toute heure, en étant bercé par des playlists en accord avec les différents moments de la journée. Atmosphère conviviale, décoration astucieuse et épurée, des prix abordables (moins de 30€/menu), un large choix de bières et une carte des vins de la vallée du Rhône... Tout est réuni pour que la sauce prenne : on revient plus en longueur sur le sujet dès que l'on a testé. À La Piscine Quai Claude Bernard, Lyon 7e Ouvert de 7h30 à minuit du mercredi au vendredi ; le samedi de 9h à minuit ; le dimanche de 10h à 20h

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Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Festival | Deux nouveaux noms et pas des moindres s'ajoutent à la programmation du festival : Air et Laurent Garnier.

Sébastien Broquet | Jeudi 16 mars 2017

Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Pour ses 15 ans, le festival Nuits sonores a visiblement la ferme intention de marquer les esprits et ajoute à sa programmation déjà dense deux nouveaux noms : Air et Laurent Garnier, selon France Inter qui a révélé l'information dans son émission Boomerang le jeudi 16 mars au matin et que Nuits Sonores nous a confirmé. Le duo versaillais se produira à l'Auditorium le mardi 23 mai, en ouverture du festival. Ce sera la première fois que le groupe de pop électro fondé en 1995 par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin sera présent au festival. Les places pour ce "concert spécial" seront mises en vente le 28 mars. Concernant Laurent Garnier, c'est la pou

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Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

Nuits Sonores | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition de Nuits Sonores, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Laurent Garnier :

#Afrique On sait d’où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l’on n'évoque pas l’Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C’est le bon moment. Et c’est tout à fait logique : ça fait longtemps que l’on se dit que c’est là-bas que ça va se passer, qu’il faut regarder. C’est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain. #Chassol Je l’ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J’avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d’accord ? L’idée de Cha

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Battles, en ordre de bataille

MUSIQUES | D'une dantesque nuit afro électro avec Mawimbi au math rock le plus exigeant de Battles, virée à Bourgoin-Jallieu pour le festival Électrochoc.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2016

Battles, en ordre de bataille

On ne trouvera sans doute pas titre plus en contradiction avec la musique de Battles et avec le contenu de l'œuvre précise qu'il est censé représenter symboliquement que La Di Da Di. Manière de chantonnement beatlesien (Ob-la-di-Ob-la-da) ou de pop bubble gum sans parole mais maculée de yaourt, ne disant pas son nom — et pour cause, ce n'est pas le sien. Quiconque connaît un peu Battles (pas de quoi remplir un stade, mais bon) sait que la musique de ces matheux du rock — si l'on peut encore appeler cela du rock — émarge à l'extrémité opposée du spectre musical à celle du chantonnement léger en onomatopées lâchées par inadvertance. La Di Da Di, tu parles ! Le sabir battlesien, comme une mise en vrac de celui des Beatles, est tout autre. C'est une langue musicale que personne ne parle et qu'ils continuent eux-mêmes d'explorer. Dans laquelle ils se sont parfois perdus à force d'ambition, de chausse-trappes et de labyrinthes emmêlés de leur propre fil d'Ariane (Mirrored en 2007), question de point de vue. Jamais avare d'un contre-pied, le suivant Gloss Drop avait les airs festifs d'un après-midi récréatif chez les Ani

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Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

MUSIQUES | Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour (...)

Sébastien Broquet | Samedi 23 janvier 2016

Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour son Day : Chassol, vu il y a quelques jours au centre culturel Charlie Chaplin, sera de retour dans nos contrées pour ce vendredi 6 mai résolument placé sous le signe de l’exigence et de la diversité musicale. Valeurs défendues par la très cotée Radio Meuh, que nous ne sommes pas surpris de retrouver ici puisque le maître a relancé sa mythique émission It is what it is sur cette web radio et l’a déjà conviée à faire vibrer le sound-system de son Yeah festival, l’an dernier. Sur cette Esplanade confiée aux diggers, outre Radio Meuh, le collectif de Brighton Mr Bongo partagera ses perles de rare groove dénichées de par le monde et parfois rééditées sur leur label. Le brésilien Ivan Conti, habituellement batteur du groupe funk & samba Azymuth, complétera l’affiche aux platines. Versant concerts, pour tenir chaud à Chassol au Sucre, Garnier invite le duo Frontières composé de Arnaud Rebotini et Ch

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Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 janvier 2016

Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en annonces : là où, traditionnellement, elle voyait ses organisateurs révéler l'ensemble de la programmation de jour, il aura fallu cette fois se contenter du nom des trois commissaires de ces Days, à savoir le taulier Laurent Garnier, son quasi-protégé Motor City Drum Ensemble et le génial allumé Seth Troxler – qui succèdent à la triplette Jamie XX, Ben Klock et John Talabot, sur le papier nettement plus inattendue. Les trois scènes qu'ils superviseront seront caractérisées selon une logique désormais bien connue : une orientée dancefloor, une dédiée au live et la dernière consacrée au digging, le tout à la Sucrière, le festival investissant pour la troisième année consécutive la Confluence. Outre des invitations aux festivals Elevate (Graz, Autriche) et c/o pop (Cologne, Allemagne), membres du réseau We Are Europe récemment tissé par Arty Farty, la surprise, pour le moment, vient une fois n'est pas coutume d

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Fête de la musique : suivez le guide

ACTUS | «Deux fois plus de musique» nous promet la ville de lyon cette année – et 30° à l'ombre, mais tout le monde sait qu'il est aussi naïf d’espérer fêter la musique sous le soleil que de croire à l'existence d'une fée des croûtes. conséquence : cette sélection des scènes les plus alléchantes de cette édition 2015 devrait vous être deux fois plus utile. Benjamin Mialot et Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mardi 16 juin 2015

Fête de la musique : suivez le guide

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Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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Cinq jours, quatre nuits, dix valeurs sûres

MUSIQUES | Leur venue n'est peut-être pas aussi exceptionnelle que celles de Kraftwerk et de ses plus glorieux descendants, mais leurs prestations compteront sans doute parmi les highlights du festival : coup d’œil sur dix valeurs sûres de Nuits Sonores 2014. Stéphane Duchêne et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Cinq jours, quatre nuits, dix valeurs sûres

Garnier B2B MCDE (Nuit 1 / Halle 2) Dans le coin gauche, le tôlier, revenu cette année au sommet (mais l'avait-il seulement quitté ?) avec cinq maxis conçus comme autant de défis – à chacun son label et, par conséquent, son esthétique. Dans le coin droit, Motor City Drum Ensemble, LA relève (allemande) de la house à la mode de Chicago. Inutile de vous faire un dessin.   Black Lips (Nuit 1 / Halle 3) Tenancier d'un garage rock d'époque, les Black Lips appartiennent à cette catégorie de groupes qui p

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Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine : Al'Tarba et Lord Lhus au Kafé, Dubfire au Kao et le Start Festival du Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 26 août 2013

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

06.09 Ninja Session #01Entre le hip hop et les arts martiaux, c'est une longue histoire d'amour, écrite aussi bien dans la langue du Wu-Tang Clan que dans celle de IAM. Le label Mutant Ninja, où sont domiciliés deux des MC lyonnais les plus doués du moment, Liqid et Andy Kayes, y ajoute un chapitre avec les Ninja Sessions. La première se tiendra cette semaine Ninkasi Kafé en présence du brillant beatmaker toulousain Al'Tarba et du rappeur ricain Lord Lhus, auteurs l'hiver dernier d'un album méchamment

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Insomniaque - Semaine du 10 au 16 juillet

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 5 juillet 2013

Insomniaque - Semaine du 10 au 16 juillet

12.07 Le Bal !Au bal masqué, on danse on danse on danse et on ne peut pas s'arrêter, ohé ohé. Au bal du Transbordeur, on fait du hula hoop, on s'adonne à des jeux vidéo au format architectural, on mate les portraits sonores du graphiste lyonnais Francis le Gaucher, on déguste des burgers et on se tord les cervicales au son du rock'n'roll vénéneux et malpropre de Jack of Heart (l'une des figures de proue du renouveau garage made in France, à l'instar de JC Satan et Catholic Spray) et du surf punk cinoque des Cannibal Mosquitos

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Nuits Sonores 2013 - Jour 1

MUSIQUES | Après un warm up aussi vert et bon enfant qu'une réunion de fruits Oasis et une inauguration moins guindée que celle de l'an passé, Nuits Sonores 2013 est entré hier dans le vif du sujet. Retour sur une première journée qui, bien que déséquilibrée, n'a pas été avare en torgnoles soniques. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 9 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 1

La tentation était trop grande, y céder n'a pas été sans conséquences : programmés sur la scène principale des Subsistances, l'illustre Carl Cox (qui se produisait pour la première fois au festival) et le fidèle Laurent Garnier ont vampirisé la quasi totalité du public du premier NS Days, jusqu'à imposer au personnel de sécurité l'improvisation, à l'entrée d'une verrière rapidement devenue impraticable, d'un système de file d'attente. On pourrait le déplorer. On pourrait si ces deux "dinosaures" n'avaient pas d'ores et déjà assuré deux des prestations les plus mémorables de Nuits Sonores 2013, le premier dans le registre fédérateur et bouncy qui a fait sa réputation, le second avec l’œcuménisme et la passion qu'on lui connaît depuis maintenant neuf éditions. On pourrait si ce monopole avait empêché les Bordelais de J.C.Satàn, chefs de file du renouveau garage, de livrer un concert survolté et poisseux, et les Strasbourgeois de Electric Electric de prouver qu'avec ou sans Colonie de vacances, ils comptent parmi les faiseurs de bruit les plus excitants du pays.

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Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

MUSIQUES | «Nuits Sonores n'est pas un festival de blockbusters». La phrase est de Vincent Carry, le directeur de Nuits Sonores et elle a rarement été aussi appropriée que pour l'édition 2013 du festival, l'équipe d'Arty Farty ayant choisi de rester stable sur ses fondamentaux plutôt que de se lancer dans la course à la surenchère que laissait entrevoir le très solennel dixième anniversaire de l'événement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 24 janvier 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'édition du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir à l'accueil des séminaux New Order en passant par la conclusion de sa programmation nocturne sur un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. A tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans verser dans l'excès. Arty Farty nous a ouvert les yeux ce matin : l'édition 2013 de l'événement ne sera ni plus maousse ni plus timide que les précédentes, elle sera dans leur droite lignée, c'est-à-dire urbaine, sélective, éclectique et réflexive. A ceci près qu'elle durera six jours, mitoyenneté calendaire du 8 mai et de l'Ascension oblige.Pour le reste donc, les habitués du festival seront en terrain connu, en tout cas pour ce qui concerne la partie diurne des

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Hardi Françoise !

MUSIQUES | Voici bientôt cinquante ans, Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier fédéral allemand, apposaient leur signature (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 13 décembre 2012

Hardi Françoise !

Voici bientôt cinquante ans, Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier fédéral allemand, apposaient leur signature au bas du Traité de l’Élysée, scellant ainsi la réconciliation de leurs pays respectifs. Depuis, l'entente a tenu bon, en tout cas assez pour que soit décrétée au printemps dernier la tenue d'une année de festivités commémoratives. A Lyon, après la Fête des Lumières - dont l'une des installations était le fruit d'une collaboration entre étudiants d'ici et de là-bas -, c'est au tour du Goethe-Institut et d'Arty Farty d'y prendre part. Ceci avec Ich liebe dich, Françoise !, mini-festival visuel et sonore dont le point d'orgue sera la terminaison par l'érudit et imaginatif Laurent Garnier de L.B.S., dispositif semi-live et collaboratif qu'il avait inauguré à Nuits Sonores en 2010. Manque de bol, la soirée affiche complet. Celle du jeudi 20 décembre, programmée au DV1, accessible gratuitement en échange d'un e-mail à ichliebedich@nuits-sonores

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Le sommeil attendra

CONNAITRE | 10 ans sans dormir. Son titre même en atteste : dans ce genre de livre rétro-introspectif et, il faut le dire, sans malice aucune, un peu autocélébrateur, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 30 novembre 2012

Le sommeil attendra

10 ans sans dormir. Son titre même en atteste : dans ce genre de livre rétro-introspectif et, il faut le dire, sans malice aucune, un peu autocélébrateur, on trouve toujours plein de chiffres, ayant trait à la quantité de café avalé, aux nombres de bénévoles endormis sur un canapé (ou décédés), et ici aux nombres de lieux investis (plus de 300). Il ne faut toutefois en retenir qu'un, évoqué par Vincent Carry, M. Nuits Sonores, en introduction : 1 cm. Celui qu'en dépit d'une croissance quasi exponentielle à tous les niveaux, le festival n'a jamais entendu céder à l'exigence artistique mais aussi territoriale qui est la sienne. Dix ans sans dormir, c'est long, surtout vers la fin, surtout quand entre deux festivals on ne dort visiblement pas tellement plus. Toute cette histoire, ce livre vous la dévoile d'un bloc dans lequel on picore, des débuts balbutiants mais déterminés du festival Arty Farty au triomphe de la dixième édition, de la nécessité de la danse dans notre société aux spécificités tous azimuts de la ville de Lyon et de l'histoire de sa musique. Témoignages, portofolio, pages (cartes) blanches aux artistes – dont certaines ont failli le

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

MUSIQUES | À quelques heures du coup d'envoi du premier bouquet final de la dixième édition de Nuits Sonore (le second étant, comme vous le savez, le highly anticipated concert de New Order), prenons quelques minutes pour faire le point.

Benjamin Mialot | Samedi 19 mai 2012

Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

Des rumeurs plus ou moins folles voire carrément démentes circulent quant à l'identité des mystérieux Dj's qui auront l'honneur/la lourde tâche de tenir la grande scène de Brossette samedi soir pour la Ten years secret stage. Agoria Co-fondateur du festival et poster boy de la musique électronique d'ici, Sébastien Devaud ne peut pas ne pas être du lot. Probabilité : 100% Laurent Garnier Un habitué des lieux qu'on ne présente plus. Il se murmure qu'il mixera en compagnie de son collègue du dessus. En tout cas, il sera forcément là : il n'a plus de place dans son calendrier, sauf, comme par hasard, le 19 mai. Probabilité : 100% Clara Moto L'Autrichienne a droit à un portrait dans le journal frappé du sceau Red Bull qui circule sur le festival... alors qu'elle n'est pas programmée. Coïncidence ? On ne pense pas. Probabilité : 80% Daft Punk Le ouï-dire le plus invraisemblable, à tel point qu'il a depuis sa diffusion été

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Nuits sonores, suivez le guide

MUSIQUES | Perdus dans la programmation de Nuits sonores ? Voici quelques propositions pour vous aider pendant le festival. Un guide avec une liste, non exhaustive, d’événements sélectionnés par Le Petit Bulletin et classés, pour vous simplifier les jours et les nuits.

Dorotée Aznar | Mardi 15 mai 2012

Nuits sonores, suivez le guide

          MERCREDI 16 MAI   # NUIT 1Aux Anciennes usines Brossette de 21h à 5h Kate Wax (Nuit 1 – Scène 2 – 22h)Kate Wax est suisse et sa techno lyrique a la particularité ridiculiser notre Émilie Simon nationale… Bass Drum of Death (Nuit 1 – Scène 3 - RBMA Stage – 22h45)Toute la musique que ces deux-là aiment, elle vient de là, et elle vient du blues. Et comme «qui aime bien châtie bien», Bass Drum of Death  lui font subir les pires outrages. Chez eux, ça sent le jean imbibé de bière tiède, les caves humides, les caisses claires détendues et les médiators fondus. !!! (Nuit 1 – Scène 1 – 23h45)Pour le bien de votre casier judiciaire, veillez à vous assurer de la non-présence de représentants des forces de l'ordre avant d'assister au set de ces New-Yorkais : leur disco-punk est aussi explosif et psychostimulant qu'un ecstasy coupé à la nitroglycérine. James Murphy (Nuit 1

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Nuits sonores 2012 - Sélection Circuit Électronique

MUSIQUES | Pour se mettre en jambes, voici notre sélection pour le Circuit Électronique, jeudi 17 mai.

Dorotée Aznar | Lundi 14 mai 2012

Nuits sonores 2012 - Sélection Circuit Électronique

#1 - 23h30 Kouyate et Neerman (Circuit Électronique – Bamako ! Palmwine Afro Party)Le premier, Malien, est un virtuose du balafon. Le second, Français, est plutôt vibraphone. Ensemble, ils produisent une musique à la croisée du patrimoine mandingue et du ramdam électrique de Sonic Youth. Et dans le genre friction des cultures, c'est autre chose que Amadou & Mariam. Au Marché Gare, jeudi 17 mai à 23h30 ; 2 euros   #2 – 1h Frustration (Circuit Électronique - Born Bad Night)Le meilleur du french rock'n'roll est chez Born Bad, disquaire parisien devenu label à l'automne 2006. Frustration, quintet versé dans le post-punk tendu et incisif à la Wire, fut le premier intégrer son catalogue. Vous voyez à quel sophisme on aboutit ? Au Clacson, jeudi 17 mai à 1h ; 2 euros   #3 – 2h Rodriguez Jr. (Circuit Électronique – Elektro System Loves Mobilee)Elie Semoun et Frank Dubosc ont fait beaucoup de tort au nom Rodriguez avec leurs sketchs franchouillards. Ce jeune Mont

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Blue Sunday

MUSIQUES | Autant si Téléphone se reformait, on reprendrait deux fois des moules, comme disait Desproges, autant l'annonce de la reformation de New Order et surtout leur venue à Lyon le dimanche 20 mai en clôture de Nuits Sonores, nous laisse tout chose.

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 mai 2012

Blue Sunday

Quand ils ont fini de s'envoyer des gobelets de bière à la tête, le fan de rock et celui d'électro se mettent d'accord sur une chose et cette chose s'appelle New Order, formation née des cendres de Joy Division et du cadavre de son chanteur Ian Curtis. Car en son temps, le début des 80's, New Order a inventé non pas le rock électronique (Kraftwerk l'avait fait avant) mais le rock électro qui se danse, et pas qu'un peu. Permettant au passage à la décennie 80 de vivre la dictature des synthés dans la dignité, à coups de tubes fédérateurs (Blue Monday, Bizarre Love Triangle). Surtout, après maintes traversées du désert et prises de bec (le bassiste Peter Hook a pris la tangente), New Order n'a jamais vieilli opérant plusieurs come-back, dont un saisissant aux débuts des années 2000 avec deux albums beaucoup plus «retour du rock». En attendant les Stone Roses, autre exemple de fusion entre pop et danse de Saint-Gui, à Fourvière en juin, New Order marque la première étape d'une «fooking» invasion mancunienne, comme on dit dans le nord de l'Angleterre. Stéphane Duchêne

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J'ai dix ans

MUSIQUES | Au début était la curiosité. Celle qui étreint tout amateur de musiques «electronic & indie» à l'aube du dévoilement de la programmation annuelle de Nuits Sonores. Puis vint l'impatience. Celle qui ronge ledit amateur alors qu'il bosse son cardio en vue d'honorer ce pass payé l'équivalent de quinze paquets de clopes. À quelques heures du grand plongeon dans l'abîme de décibels qu'est la dixième édition du festival, l'heure est désormais à la prise d'élan. Et par extension, à la prise de recul. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 8 mai 2012

J'ai dix ans

Nuits Sonores, événement de niche (même si consacré à la dernière révolution musicale en date) devenu en une décennie un modèle de viabilité (son taux d'auto-financement dépasse les 80%) et l'un des principaux atouts de la ville de Lyon en termes d'attractivité, aurait toutes les raisons de se reconvertir dans le tressage de couronnes de lauriers. Or, dans ce secteur sclérosé par le mimétisme qu'est le marché des festivals (cet été, rien qu'en France, Zebda est annoncé sur pas moins de trente-six dates et Orelsan, Shaka Ponk, 1995 et Skip the Use sur une vingtaine chacun), s'il est un rendez-vous annuel dont la cohérence et la singularité n'ont pas été entamées par les années et le succès, c'est bien celui-ci. Un plan béton À quoi cela tient-il ? Principalement à une double ambition de laquelle l'association Arty Farty, qui tient les rênes du mastodonte, n'a jamais dévié, et que Vincent Carry, cofondateur et actuel directeur des Nuits, présente en ces termes : «Nous sommes partis du constat que la deuxième ville de France ne disposait pas d'événement majeur en matière de musiques électroniques, qu'il y avait un manque. Un manque d'autant pl

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Nuits de noces

MUSIQUES | On a tout essayé. La livraison de cigarettes en chocolat comme la brûlure par mégots, le versement de pots-de-vin comme l'application d'alcool à brûler sur (...)

Benjamin Mialot | Mardi 1 mai 2012

Nuits de noces

On a tout essayé. La livraison de cigarettes en chocolat comme la brûlure par mégots, le versement de pots-de-vin comme l'application d'alcool à brûler sur les muqueuses, l'offrande d'éphèbes et de pucelles comme l'enfermement dans une vierge de fer. Mais rien à faire, Arty Farty ne nous a rien lâché quant à l'identité des « Dj's les plus emblématiques de l'histoire de Nuits Sonores» qui composeront le 19 mai son «10 years secret stage». Pas grave, ce n'est pas comme si les nuits qui donnent son nom au festival n'affichaient pas une fois encore une programmation aux airs de dictionnaire biographique de l'électro indé. A la lettre K, par exemple, on notera la présence du secret Kode9, pionnier du dubstep et fondateur du label de référence Hyperdub. Deux consonnes plus loin saute aux yeux celle du New-Yorkais James Murphy, qui, depuis plus de vingt ans, travaille à l'abolissement des frontières entre musique à guitares et musique à machines (avec le succès que l'on sait, que ce soit à la tête du label DFA ou à celle du groupe LCD Soundsystem). Il en va ainsi de tout l'alphabet, ou peu s'en faut. C comme le corrosif et cérébral Clark

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Electrochoc & Awe

MUSIQUES | Pionnier : d'avant-garde, qui s'engage dans une démarche nouvelle. On ne voit pas qualificatif plus approprié pour Electrochoc, dont l'édition 2012 se (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 15 mars 2012

Electrochoc & Awe

Pionnier : d'avant-garde, qui s'engage dans une démarche nouvelle. On ne voit pas qualificatif plus approprié pour Electrochoc, dont l'édition 2012 se tiendra du 22 mars au 7 avril. Car voilà sept ans, soit bien avant que le terme éco-festival ne file des hauts le pacemaker aux têtes chenues de l'Académie Française, que ce «festival international de musiques électroniques et arts numériques» piloté par les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu œuvre pour la cause environnementale. Non pas à coups de gobelets réutilisables et de toilettes sèches, mais en recyclant systématiquement une partie de sa programmation. Mike Ladd, le indie MC le plus influent de ce début de siècle ? À l'affiche l'an passé. Le Peuple de l'Herbe, fleuron rhodanien du hip-hop transfrontalier ? Bientôt trois participations. Étienne Jaumet, grand manitou du clavier analogique ? Reçu en 2012 avec Zombie Z

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Voyage au bout des Nuits

MUSIQUES | Après avoir dévoilé il y a un mois, sa nouvelle programmation diurne et des événements spéciaux de premiers choix, Nuits Sonores annonce enfin le plat de résistance qui lui donne son nom : son contenu nocturne. Avec comme invité d'honneur de cette 10e édition forcément exceptionnelle : Lyon. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Mardi 28 février 2012

Voyage au bout des Nuits

Pour beaucoup d'amateurs de musique électronique et de musique indé, c'est la fin d'un long et beau suspense. Car si, il y a un mois, Nuits Sonores avait déjà dévoilé une bien cossue production diurne et quelques grands noms chargés des événements exceptionnels (New Order, Mudhoney), nous voilà enfin en mesure de dévoiler le contenu de la programmation nocturne de l'événement, dont le nom est, rappelons-le NUITS sonores. Mais avant toute chose, une information prime, essentielle pour ceux qui avaient déjà programmé leur GPS en direction de la Sucrière pour les jours J (ou les Nuits N, donc). Il y a une dizaine de jours, Nuits Sonores a décidé de changer de lieu principal pour accueillir ses ébats nyctalopes. Ce n'est donc plus la Sucrière qui abritera les chercheurs de sons nocturnes mais l'ancienne usine Brossette sise dans le 7e au cœur de Gerland (à deux pas de Grnd Zero Gerland). Une opportunité qui s'accompagne d'un coup de cœur pour ce site à l'ambiance industrielle si chère à Nuits Sono

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Échos au crépuscule

ACTUS | Insomniaque / C’est bientôt la fin pour les Échos sonores : arrivés à leur centième rendez-vous, ils couperont définitivement le son… Une dernière salve qui est aussi, pour Arty farty, un moyen de préparer un avenir chargé. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Dimanche 13 novembre 2011

Échos au crépuscule

Créés dans la foulée de la deuxième édition de Nuits Sonores, les Échos sonores ont permis à Lyon de se replacer sur la carte de l’électro et du clubbing hype, et pas seulement le temps d’une semaine de festival. Pensés comme un pendant régulier de ce grand raout annuel, mais aussi comme sa vitrine auprès du public lyonnais, les Échos sonores ont beaucoup navigué durant ces sept années ; si La Plateforme a accueilli la majorité de leurs escales, ils se sont aussi amarrés du côté de Jazz à Vienne, du DV1, de l’Épicerie Moderne à Feyzin, des Subsistances et du Transbordeur, notamment depuis le changement de sa direction. Quant aux artistes invités, ils représentent une histoire fidèle de ce qui s’est passé en matière de musique électronique depuis 2003 : de la déferlante Justice au culte Squarepusher, du phénomène Birdy Nam Nam au vétéran Kevin Saunderson, toutes les esthétiques, des plus fashion aux plus alternatives, sont passées par les Échos. Comme un drôle de présage, un des habitués du rendez-vous, Dj Medhi, n’a pas pu honorer la cinquième date qu’il devait faire à Lyon sous ce label pour cause de chute mortelle, et ce l’année où les Échos sonores ont décidé de baisser le ri

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Sound Set Boulevard

MUSIQUES | | ÉLECTRO | Chaque année, l'avenue Jean Jaurès se métamorphose en Boulevard Électro aux abords de Gerland, et chaque année, au 21 juin, une panoplie de sound (...)

Dorotée Aznar | Mardi 14 juin 2011

Sound Set Boulevard

| ÉLECTRO | Chaque année, l'avenue Jean Jaurès se métamorphose en Boulevard Électro aux abords de Gerland, et chaque année, au 21 juin, une panoplie de sound systems inonde l'asphalte d'une jungle de décibels. Du dub au dubstep, de la transe au hardcore, du reggae à la tech, une vingtaine de collectifs lyonnais se répartissent l'avenue sur une dizaine de scènes. Dans ce dédale sonore aux airs de Luna(r) Park, la scène Pitch Da Pixel, proposée par le WiiSkiller Krew et l'association Totaal Rez (à qui l'on doit le récent Rumble Festival), retient notre attention par son ambition sonore et visuelle, qui vise autant l'immersion du public dans la bass music que dans un imposant dispositif vidéo. «Les Dj's seront entourés par deux grands écrans, explique Julien Bouvier (Totaal Rez). Ils ne joueront pas comme d'ordinaire sur une scène surélevée, mais à hauteur des danseurs, de façon à ce que tout le monde soit plongé dans une sorte d'arène vidéo». En confiant son imagerie de warehouse parties au WiiSkiller Krew, Pitch Da Pixel entend bien prolonger la «L(y)ondon connexion» établie lors du Rumble. Côté basses et secousses organiques, il pourrait faire bon découvrir

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ECHO SONORE 95

MUSIQUES | Aeroplane

Dorotée Aznar | Vendredi 11 mars 2011

ECHO SONORE 95

Vous connaissiez 2 Many Dj’s ; voici ceux que l’on pourrait qualifier de «too much disco». Même provenance belge pour Vito De Luca et Stephen Fasano, même appétence pour les grands fourre-tout festifs et foufous ; Aeroplane a le vent en poupe. Des remixes en veux-tu en voilà, des soirées qui s’arrachent leurs prestations de Dj’s (à Lyon ce sera vendredi 18 mars à La Plateforme). Mais la comparaison s’arrête là. Déjà parce qu’Aeroplane n’est plus qu’un (Fasano a quitté le cockpit), et puis aussi parce que cette balle belge, pour vous la faire courte, tape davantage dans l’italo-retro-disco que dans le mash up rock. La preuve par We Can’t Fly, un premier album qui vise à remettre le kitsch 70’s au goût du jour. Avec Au Revoir Simone en guest ad hoc, pour parachever cette touche vintage et forcément glamour. SL

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Electro - ÉCHO SONORE

MUSIQUES | Let the children technoEn 2010 à Nuits Sonores, Pedro Winter alias Busy P, le créateur d’Ed Banger, avait applaudi le public lyonnais en jurant qu’il (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 10 février 2011

Electro - ÉCHO SONORE

Let the children technoEn 2010 à Nuits Sonores, Pedro Winter alias Busy P, le créateur d’Ed Banger, avait applaudi le public lyonnais en jurant qu’il reviendrait. Alors le revoilà, avec dans ses bagages une toute nouvelle compile, Let The Children Techno, qui ressemble à une photo de famille. Au premier plan, on retrouve bien sûr les poulains de Pedro (Sebastian, Breakbot et Dj Mehdi, qui seront sur scène avec lui). Mais au-delà d’un son perce-muraille, le clan Ed Banger, c’est aussi tous les proches, les pros, les amis, qui partagent avec Busy P la vision d’un dancefloor secoué du bocal. Arty Farty en faisant partie, pas étonnant que «la famille» s’arrête au Transbordeur, jeudi 17 février, pour un Écho Sonore dédié aux huit ans du label. Les rejetons de Justice y feront le plein de BPM. SL

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Héroïques Heretiks

MUSIQUES | Soirée / Repéré sur le line up de la prochaine soirée Galacticut : un Dj Heretik. Electrobugz fait partie du noyau dur de cette tribu mythique, qui, pendant (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 26 novembre 2010

Héroïques Heretiks

Soirée / Repéré sur le line up de la prochaine soirée Galacticut : un Dj Heretik. Electrobugz fait partie du noyau dur de cette tribu mythique, qui, pendant dix ans, a organisé des fêtes dantesques en laissant une empreinte indélébile dans la mémoire des ravers… et dans les fichiers des RG. Le DVD Heretik System : We Had A Dream retrace aujourd’hui l’épopée jusqu’auboutiste de ce glorieux collectif, né en 1995 avec un leitmotiv : «Anarchie en Chiraquie». Des punks nouvelle mouture, des électrons de la frange dure. «Dix, vingt, trente, quarante personnes motivées, des camions, des mecs qui n’avaient peur de rien !», témoigne Ben dans le livre Free Party, de Guillaume Kosmicki. Des têtes brûlées qui désertent la fac ou le lycée pour vivre leur idéal de fêtes communautaires, libertaires. Chaque week-end, dans des hangars, des prairies, des terrains vagues ou des déchetteries, les Heretiks «posent du son» sans autorisation, rameutant des milliers de ravers sur la foi de sibyllins flyers : «Suivez le bruit qui court…» Et le bruit galope, vite et fort, jusqu’à réaliser un «exploit» (de l’aveu des RG eux-mêmes, pris de court) en plein Paris : la piscine de Molitor. 2500 freaks réunis en l

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La Belle et la Bête

MUSIQUES | Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 juillet 2010

La Belle et la Bête

Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de textures métalliques façon Zombie Nation, foncièrement arty mais terriblement expérimentale. Voilà le genre d’OVNI à même de renouer le cordon entre monde humain et monde astral, entre alambics des limbes et racines électro minimales. «E.T est mon frère et Ellen Ripley ma sœur, plaisante la Belle. Dans les 90’s, l’Alien de Giger symbolisait pour moi la force dont j’avais besoin pour comprendre cette drôle de musique qui agitait Berlin. Depuis, l’Alien est resté dans mon bras et prend soin de moi». Une griffe d’acier dans une patte d’extra-terrestre, ce n’est pas nouveau : Ellen a toujours aimé les mutants musicaux. Déjà à l’époque où la Berlinette faisait ses premières armes derrière les platines de l’E-Werk, les Dj’s trance aux côtés desquels elle jouait (Kid Paul, Paul Van Dyk) regardaient d’un œil médusé cette sorcière qui gravitait alors entre Detroit et l’Angleterre, Aphex Twin et Model 500, Kraftwerk et la musique concrète. Des racines enfouies profond dans le côté cérébral des sphères électroniques, et qui ressurgis

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Foules technoïdales

MUSIQUES | Électro / En quelques années, l'électro est clairement devenu la pierre angulaire de la Fête de la Musique. Panorama exhaustif des grosses bringues en direct de l'asphalte lyonnaise. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 13 juin 2008

Foules technoïdales

Lorsque la Fête de la Musique est sortie des tuyaux institutionnels à l'été 1982, inutile de parler aux gouvernants de musique électronique. Les sampleurs et autres instruments coûtaient un bras et deux jambes. Et puis à quoi bon pouvait correspondre ces rythmiques bâtardes et nappes planantes, utilisées parcimonieusement par quelques artistes fêlés. Vingt ans plus tard, l'informatique musicale est rentré dans les studios de maison. Et massivement dans nos rues. À tel point que cette édition lyonnaise du mouvement plébéien regorge de trouvailles électroniques. Il y en aura absolument pour tous les goûts. Du glitch clinquant, de l'électro dub enfumé, de la techno qui brouillent les synapses, de l'électro maximaliste… Primeur aux anciens, le label lyonnais Jarring Effects joue la carte du rapprochement au Marché de Gros avec ses proches collaborateurs : Bee Records, Ultimae, Polygohm, Freqknsyz et BRK. À suivre de près lors de cette scène Extra-Longue intitulée Blow Stuff Up (de 18h à 6h) le live très carré et fougueux des Paral-Lel, le breakstep de Major Klemt et Ohmwerk et le breakcore nerveux de Rektal Distortion vs Dj Moroïde avec Mc Stiste - assurément le nom de groupe le plus t

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Label Voisine

MUSIQUES | Musique / On ignore souvent que la Suisse regorge de talents musicaux autres que nos très imposables compatriotes. Arty Farty et La Belle Voisine nous (...)

| Mercredi 24 janvier 2007

Label Voisine

Musique / On ignore souvent que la Suisse regorge de talents musicaux autres que nos très imposables compatriotes. Arty Farty et La Belle Voisine nous démontrent le contraire avec un quintette de groupes pas piqués des Edelweiss. Au menu : Husky qui a choisi d'importer la surf music circa 1966 à Fribourg. Le résultat oscillant entre les Ramones, un Johnny Cash en chemise à fleurs et Rémy Bricka l'homme orchestre. Car Husky est un one man band, jouant simultanément de la guitare, du clavier et de la batterie. Mais allez donc trouver des copains surfeurs au pays de la carpe frite. Au rayon junk food cette fois, Hell's Kitchen. Ce quartier de Manhattan connu pour son insalubrité notoire, donne aussi son nom à un trio venu de Genève qui rôtit un blues tout aussi insalubre et tripier, étrangement éloigné de toute idée de convention. Une cuisine de l'enfer qui mélange vieux apôtres originels (Son House ou Robert Johnson) et fornications satanico-vaudou entre Black Sabbath et 16 Horsepower. Autre team Genevois, What's wrong with us semble, comme son nom l'indique, se demander ce qui ne va pas chez lui. Beaucoup de choses en fait, tant cette musique véhicule d'inquiétante étrangeté. Sur le

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Sons et Lumière

MUSIQUES | Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus (...)

| Mercredi 14 mars 2007

Sons et Lumière

Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus improbables investis cette année, en plus de ses fiefs traditionnels, par le festival des cultures (et non plus seulement des musiques) électroniques : le garage Citroën ou l'Institut Lumière qui accueillera l'inauguration de l'événement avec un cinémix de l'inamovible Laurent Garnier. Si Nuits Sonores livre encore une fois une programmation des plus pointues, les grands noms ne s'en bousculeront pas moins au portillon électronique : James Holden, Joakim, Stereo Total, Luke Vibert, pour ne citer qu'eux. On y verra également s'affronter (ou copiner) deux toquées des platines, Ellen Allien et Miss Kittin, et le premier véritable live, en exclusivité interplanétaire, du nouveau roi de Lyon, Agoria… Après Manchester, l'an dernier, la carte blanche 2007 échoit à New-York avec DFA Records (The Juan Maclean entre autres), Little Louie Vega ou le screenplay du musicien-plasticien Christian Marclay, dans un lieu aussi savoureux qu'improbable : la Chapelle de la Trinité. Mais pas de Nuits Sonores sans son plateau rock toujours prompt à rameuter que

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Abatteur d’électro

MUSIQUES | Festival / Éclectique, la programmation de la deuxième édition du festival ElectroChoc ne manque pas de chien. José Molinas, responsable de la programmation, nous en dit plus. Propos recueillis par Damien Grimbert

| Mercredi 4 avril 2007

Abatteur d’électro

Qu'est ce qui vous a donné envie de créer ce festival ? José Molinas : Le projet des Abattoirs, initié par la Ville de Bourgoin Jallieu, a débuté en 1999. Dès les premiers concerts hors les murs, le public a répondu présent et particulièrement en ce qui concerne les esthétiques liées aux musiques utilisant les nouvelles technologies ; ce fut le cas pour des concerts comme Mei Té sho, Ez3kiel ou High Tone ; des groupes de la scène régionale précurseurs sur le plan national d'une certaine fusion entre machines et instruments. Les conditions acoustiques des lieux que nous utilisions alors n'étaient pas top, la qualité était minimale aussi nous avons levés le pied sur ces esthétiques en attendant d'avoir une «vraie» salle ! Avec l'arrivée de notre salle, nous nous devions de (re)donner sa place à ces musiques et à leurs acteurs. Maintenant connue de tous, la salle de concert des Abattoirs permet de mettre en avant les spécificités de ces musiques électroniques. Le moment était donc venu en 2006 de créer un événement fort. Il n'était pas question pour nous de reproduire un fesival comme Nuits Sonores ; aussi le parti pris artistique s'est-il orienté vers quatre objectifs : privilégier

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«Mettre en valeur la diversité artistique lyonnaise»

MUSIQUES | Entretien / Pierre-Marie Oullion, coordinateur du circuit électronique du jeudi. Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Mercredi 23 mai 2007

«Mettre en valeur la diversité artistique lyonnaise»

Petit Bulletin : Comment se prépare le circuit électronique ?Pierre-Marie Oullion : On fait un appel à projets global envers une soixantaine d'associations, de labels et de groupes d'artistes, trois mois avant le festival. Il s'agit ensuite d'accompagner le projet de son choix à sa réalisation. D'année en année, on a constaté que les labels s'associaient pour travailler ensemble, comme cette année Bee et Ears music. Du fait de la croissance du festival, les associations ressentent le besoin de se mettre à plusieurs et de partager leurs compétences, mais aussi d'apporter une pluralité d'horizons artistiques. Les étapes sont donc de plus en plus riches, car certains collectifs font de la vidéo ou du théâtre, d'autres ne sont pas sur le même style musical mais acceptent de les mélanger le temps d'une soirée. Cette deuxième nuit est-elle la vitrine «populaire» du festival, à la manière du défilé pour la Biennale de la danse ?Ça n'était pas l'ambition en tout cas. C'est vrai que la gratuité et le fait qu'il y ait des étapes de jour peuvent rapprocher les deux événements. Il y a une partie du public qui ne vit Nuits sonores que par ses étapes gratuites, que

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