Just Folk ?

MUSIQUES | Entre découverte musicale (dé)branchée et déambulation urbaine, le Parcours Folk marque la première étape du festival Just Rock ? Et pas la moins intéressante. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 5 octobre 2012

À Lyon, on aime les parcours, les traboulages en tout genre qui vous font dégringoler d'une partie de la ville à l'autre pour y dénicher des trésors insoupçonnés seulement connus de quelque guide à moustache. Sans doute conscient de cette réalité lyonnaise, le festival Just Rock ? a initié en guise d'ouverture son propre Parcours Folk, où il s'agit ni plus, ni moins que de déambuler d'un coin à l'autre de la ville, de lieux improbables en endroits qui le sont moins, à la découverte de petits trésors folk parfois également insoupçonnés mais pas toujours.

La règle pour les artistes n'étant pas forcément, comme l'indique l'intitulé de l'événement de jouer spécifiquement du folk, mais de se produire en version acoustique. Pour certains, les folkeux notamment, l'exercice est naturel, ceux-ci ayant rarement l'électricité. Pour d'autres un peu moins mais c'est aussi ce qui fait le charme de l'exercice.

Trio féminin, chant, guitare, contrebasse, poussé au conservatoire, Jüne n'aura pas de problème d'adaptation avec son folk jazz entêtant (entêté?), à voir à l'heure du shopping (14h) place des Célestins. Après quoi l'on pourra passer chez le libraire, en l'occurrence Expérience, place Antonin Poncet (15h), pour découvrir en acoustique les titres du premier disque solo d'une figure bien connue des spécialistes de la scène lyonnaise : Denis Rivet. Lequel est également leader et chanteur du groupe King Kong Vahiné et s'apprête à livrer avec Tout proches une nouvelle preuve à classer à son dossier de «Dominique A lyonnais».

Baden Baden à Lyon

Non loin de là, sur le bas port, à 16h, Harold Martinez, nîmois qu'on jurerait sorti du bayou et tombé de l'arbre 16 Horsepower, tentera de changer le Rhône en Mississippi par la grâce de son folk-blues incantatoire. Tout cela, nous emmènera à 17h, au Forum des Générations, rue Sala, où l'on pourra découvrir, si ce n'est déjà fait, tout le talent du folkeux néerlandais exilé volontaire, Neeskens (comme le fameux lieutenant orange de Johan Cruyff), un type qui s'y entend pour composer des ballades qui, atavisme ou pas, lorgnent vers l'école nordique de la «musique en bois».

Beaucoup plus intense et tendu à 18h, dans le cadre d'un Musée des tissus ambiance rideau déchiré : les Niçois d'Hannah, dont l'album ébouriffé et ébouriffant People in the mirror are closer than they appear est à acquérir d'urgence et sans se retourner. Il faudra ensuite attendre le soir, 21h, à la Ludopole Confluence, pour voir comment les Parisiens de Baden Baden vont métamorphoser leur pop précieuse et sophistiquée en matière acoustique et boucler la boucle de ce parcours riche d'un patrimoine en devenir qu'il faudra à coup sûr continuer de suivre.

Just Rock ? : Parcours Folk (Gratuit)
Samedi 13 octobre

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Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Falling | Le comédien aux mille talents vient de signer son premier long-métrage en tant que cinéaste, qu’il a présenté en première française durant le Festival Lumière à Lyon. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 4 novembre 2020

Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film — car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents — de ma mère, pour commencer —, pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait mes débuts comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je pense que c’était mieux que j’attende,

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Hubert Mounier dans la place

Chanson | C'est à la suite du concert hommage donné par Benjamin Biolay en juillet 2018 à Fourvière que la scène lyonnaise à commencé à mûrir l'idée d'un projet autour de cette (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Hubert Mounier dans la place

C'est à la suite du concert hommage donné par Benjamin Biolay en juillet 2018 à Fourvière que la scène lyonnaise à commencé à mûrir l'idée d'un projet autour de cette grande figure de la pop hexagonale mais aussi locale. Très vite, dans le sillage du chanteur Stan Mathis et des Chic Types, l'idée d'un concert fait son chemin puis d'un disque produit par Stardust ACP. La fine fleur de la scène chanson-pop de Lyon picore alors des titres dans le répertoire de Mounier et de l'Affaire Louis Trio pour en enregistrer des relectures au studio Magneto de They Call Me Rico : on y retrouve, en plus de tous les précités, Kent, un vieil ami, Carmen Maria Vega, Buridane, Joe Bel, Denis Rivet, Billie et quelques autres sur un vinyle à sortir le 5 novembre. Le même jour aura lieu dans la grande salle du Transbordeur une release party en présence de tous les intéressés (hormis Joe Bel en tournée au Canada et Kent) où tout ce petit monde dansera sur la chic planète d'Hubert. La chose est gratuite, mais l'on compte dé

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Le Kraspek de la Hollande à Hawaii

MUSIQUES | Cela fait une décennie maintenant que le nom de Neeskens apparaît régulièrement dans les agendas des salles lyonnaises. Dix ans que la notoriété de ce Néerlandais (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 23 avril 2019

Le Kraspek de la Hollande à Hawaii

Cela fait une décennie maintenant que le nom de Neeskens apparaît régulièrement dans les agendas des salles lyonnaises. Dix ans que la notoriété de ce Néerlandais installé à Annecy croît doucement sans jamais crever le plafond, à coups de passages télé (Taratata, The Voice), de tremplins reconnus (Lance toi en live, Bourges, Inrocklab...) et de premières parties de qualité (Revolver, James Vincent McMorrow). Après son long format de 2015, celui qui a emprunté son blase à une légende du foot orange (l'autre Johan) n'a plus ressorti d'albums, mais des EP comme à la parade, où s'étale toute la grâce folk-pop de ce disciple de Damien Rice et de Jeff Buckley. On le retrouvera ce 26 avril au Kraspek Myzik, soit deux jours après la venue d'une intrigante créature menée par une figure du folk nantais Vincent Dupas et baptisée Hawaiian Pistoleros. Au programme : un mélange wester

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"Permafrost" : le nouvel album de Denis Rivet

Chanson | Avec Permafrost, le Lyonnais Denis Rivet livre un nouvel album de l'entre-deux, celui d'un univers qui se déglace et se réchauffe au gré de chansons hivernales en apparence mais solaire en profondeur. 

Stéphane Duchêne | Mardi 6 février 2018

« Ici, la vie est rude / J'en ai pris l'habitude / J'aime ces terres arides / Et ces hivers humides / Et la neige et le froid / Les piqûres d'aoûtats (...) Et si jamais tu passes / Quand l'orage menace / Remets-toi vite en route / Ne laisse pas le doute / J'en ai vus plantés là / Qui ne repartaient pas. » Voici comment débute Permafrost, le nouvel album du Lyonnais Denis Rivet avec lequel les amateurs de chanson-rock ont au fil des années pris leurs habitudes. Entre une rythmique minimaliste, le ressac d'arpèges cristallins et un synthétiseur sédaté, Rivet pose le décor. Celui d'un disque dont le titre dit tout. Le permafrost c'est ce sol perpétuellement gelé des régions septentrionales qui semble figurer ici la manière dont les paysages du Grand Nord infusent sur l'état de l'âme jusqu'à la cristallisation complète. Mais c'est peut-être aller un peu vite en besogne que de prendre cela, uniquement cela, pour argent comptant. Je me souviens D'aussi loin qu'on se souvienne, Denis Rivet a toujours rendu compte des zones grises de la vie. Sur Tout proches (2012), il explorait le thème de l'ambivalence entre l

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Seule avec le silence : "Hannah"

Portrait | de Andrea Pallaoro (Fr-Bel-It, 1h35) avec Charlotte Rampling, André Wilms, Jean-Michel Balthazar…

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

Seule avec le silence :

L’histoire d’Hannah n’a que peu à voir avec celle de 45 ans sorti en 2016 ; et la forme des deux films diffère. Pourtant, les deux semblent indissolublement liés par la présence de leur interprète féminine commune, Charlotte Rampling. Comme si la comédienne s’appliquait à réunir, dans sa maturité, une galerie de portraits de femmes éprouvées portant haut leur dignité. Des portraits tels qu'elle avait pu esquisser chez Ozon, où elle offre sans fard la dignité de son délitement et qui lui valent aujourd’hui une razzia de prix : après l’Ours d’argent, elle a ici conquis la Coupe Volpi à Venise. Hannah voit ses repères basculer lorsque son époux est incarcéré pour une histoire dont on comprend peu à peu la sombre nature. Mais cette femme droite tente de faire bonne figure, et de ne rien laisser paraître aux yeux du monde… Peu de dialogue et un

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Rivet au casque

Chanson | À quelques semaines de la sortie de son nouveau disque baptisé Permafrost, dont on vous dira prochainement tout le bien qu'on en pense, le chanteur (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 novembre 2017

Rivet au casque

À quelques semaines de la sortie de son nouveau disque baptisé Permafrost, dont on vous dira prochainement tout le bien qu'on en pense, le chanteur Denis Rivet, ce conteur hors-pair des zones grises de la vie, se fend d'une initiative pour le moins originale : organiser une séance d'écoute au casque tout confort (canapé, boisson) sise au Ciné-café Aquarium (10 rue Dumont dans le 4e arrondissement), en partenariat avec le TNG. Contre 15€, en plus de la prestation précitée, on pourra acquérir le dit album. Une écoute qui s'accompagnera, pour mieux s'immerger dans l'univers de Denis Rivet, de la projection sur écran géant des photos réalisées par Fabrice Buffart pour la pochette de l'album et se poursuivra par un échange avec l'intéressé mené par Arnaud Bonpublic, animateur sur la webradio Les Enfants du Rhône. Cela se passera le dimanche 26 novembre au long de trois séances successives (14h, 16h, 18h) pour lesquelles il es

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Belle de journées

Festival | Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 septembre 2016

Belle de journées

Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les effectifs de la classe 2016 de ces Belles Journées sises en terre berjalienne, ont comme un goût de tête de classe, de best-of de la dernière année scolaire, de revue de bêtes à concours, de troupe d'élite pour classe prépa rock. Entre (nos) chouchous de longue date (Mensch, Harold Martinez) dont on ne sait plus très bien s'ils accompagnent notre évolution ou nous la leur, nos coups de foudre plus récents (Grand Blanc, Rover) annoncés mais convertis tout de même en grande claque, celle de la surprise de surpasser nos attentes (l'album de Grand Blanc, le second LP de Rover) et valeurs sûres indéboulonnables de la chanson française comme Arman Méliès (on repense avec émoi à son grand incendie), le culte Dominic Sonic ou La Grande Sophie encore, on compte quelques valeurs montantes comme Broken Back. Parmi elles, s'il faut se pencher sur un espoir à chérir, ce s

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Les 10 concerts à voir en mai

Sélection | Harold Martinez Alors que l'on vient d'apprendre la venue à l'automne du Wovenhand de David Eugene Edwards, on pourra patienter durant ce mois de mai (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Les 10 concerts à voir en mai

Harold Martinez Alors que l'on vient d'apprendre la venue à l'automne du Wovenhand de David Eugene Edwards, on pourra patienter durant ce mois de mai avec son plus proche cousin, pour ne pas dire frère en blues et visqueux. Visqueux au bon sens du terme car cette musique plus habitée qu'une masure aux mille fantômes se nourrit aussi à des milliers de kilomètres de distance (Harold Martinez vient de Nîmes) du même vibrato indécrottable de maître vaudou que celui de Mr Edwards. Une fois qu'elle vous a piqué, vous voilà zombifié. Au Kraspek Myzik le jeudi 12 mai Me First and the Gimme Gimme Gimmes Il y a des super-groupes, des groupes à concepts, des cover band, eh bien Me First and the Gimme Gimme Gimmes est les trois à la fois, poussant les trois bouchons dans leurs plus improbables extrémités. Qu'on s'accroche, ce punk band (formé de membres de Lagwagon, No Use for a Name ou NOFX) a sorti des albums des reprises thématiques (les comédies musicales, le r'n'b, les divas), enregistré un liv

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Baden Baden : chronique d'un été

ECRANS | de Rachel Lang (Fr/Bel, 1h34) avec Salomé Richard, Claude Gensac, Swann Arlaud

Vincent Raymond | Mardi 3 mai 2016

Baden Baden : chronique d'un été

Concentré d’époque, Baden Baden appartient à cette catégorie de films ayant l’art de fixer une ambiance. Il tire sa substance originale non pas d’un dialogue brillant ou d’une construction scénaristique habile, mais de l’atmosphère qu’il parvient à restituer. À partir d’un argument ténu — le retour sur un coup de tête d’une jeune femme lisse de prime abord chez sa grand-mère à Strasbourg —, la chronique d’un été particulier va se dérouler, au gré de séquences en apparence décousues, mais suffisamment allusives pour que l’on puisse recomposer dans les grandes lignes le passé compliqué de la protagoniste (ses amours éteintes, ses distorsions familiales…), comme son présent (une existence vaguement à la dérive). Cette plongée dans la vie de l’inconnue qui nous est donnée pour héroïne se fait avec un minimum d’éléments ; une série de mises en situations jouant sur l’humour à froid et la longueur des plans. Il y a autant d’art chez l’auteure à échafauder ce puzzle, que de plaisir pour le spectateur à l’assembler. Quant au bout-à-bout de ces fragments, s’il ne délivre pas de réponse (puisqu’il n’y a pas de mystère à proprement parler), il nous d

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La rentrée musique côté chanson et french pop

MUSIQUES | Ah, la France et sa diversité. Elle sera belle cette année, entre piliers indéboulonnables, y compris de nos salles lyonnaises, comebacks attendus, jeunes gens modernes (indé ou pas) pétris de talents et éternels relous. Rien que de très classique dans un paysage toujours très ouvert. Pour ne pas dire trop.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

La rentrée musique côté chanson et french pop

Si la rentrée musicale "française" est surtout affaire de reformation (voir page 4), la programmation saisonnière est aussi le théâtre du retour perpétuel de figures qui, elles, ne se sont jamais séparées. Et pour cause : elles sont seules. Un exemple ? Stephan Eicher ? Visiblement pas tant que ça, en tout cas il doit rapporter puisqu'on le reverra du côté du Radiant (7 octobre), mais cette fois-ci pour rejouer ses tubes à grands renforts étranges de carillons, de tuyaux d'orgues et de bobines Tesla. Changement de formule également pour Jean-Louis Murat (au Théâtre de Villefranche le 12 octobre) qui poursuit sa tournée Babel sans le Delano Orchestra. Cela ne devrait pas décourager ses fans, qui sont hardcore ou ne sont pas. Un peu comme ceux de Corbier qui, lui, fait des infidélités à A Thou Bout d'Chant pour se payer un Transbo (le 10 octobre). Cap sur Belin Tout cela ne rajeunissant personne, penchons nous sur la génération montante qui se taillera la part du Lyon, entre

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La pop "made in France" a RDV aux Belles Journées

MUSIQUES | Sis du côté de Bourgoin-Jaillieu, le tout nouveau festival Les Belles Journées pose sur le papier des bases solides pour cette rentrée rock avec un plateau 100 % frenchy qui permet de faire le diagnostic, partiel mais aveuglant, d'une pop hexagonale absolument radieuse.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

La pop

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau plus attrayant, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou la grande sœur) de l'événement ; les cautions "soulisantes" que sont Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres (menés par l'ancien critique Emmanuel Tellier), bien qu'ils n'aient plus l'âge de la conduite accompagnée, produisent une musique fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (voir nos archives à son sujet) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française que l'on mène ici aux Abattoirs – du moins pas très loin, au Parc de Lilattes. Une jeune garde qui aime le travail chiadé, détient le secret de la chanson qui tue aussi sûrement que le cri du Dr Justice et porte beau sous l

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Le Cabaret Frappé en quatre coups de cœur

MUSIQUES | Les choses ont pas mal bougé à Grenoble ces derniers mois depuis l'élection d'un maire vert. Mais pas Cabaret Frappé, festival d'été de la ville, si éco-citoyen que sa programmation semble être le fruit d'un tri de talents hautement sélectif. Exemples. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Le Cabaret Frappé en quatre coups de cœur

Sallie Ford Avec Slap Back (littéralement "gifler en retour" ou "rendre une gifle"), la rockeuse vintage à lunettes Sallie Ford a laissé de côté le revival rock fifties et ses oripeaux de Buddy Holly 2.0 à chromosomes XX pour un garage rock à fort effet décapant sur lequel elle a entièrement pris les rênes après la séparation d'avec The Sound Outside – remplacé par un groupe 100% féminin. Et c'est un peu des Breeders – et même des Pixies parfois – en mode psychédélique que l'on entend au détour de ces pop songs cinglantes.

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Neeskens II

MUSIQUES | Á l'époque bénie du football total de la Grande Hollande de Cruyff, le milieu défensif Johan Neeskens avait pour surnom Johan II. Manière de dire qu'il (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 juin 2015

Neeskens II

Á l'époque bénie du football total de la Grande Hollande de Cruyff, le milieu défensif Johan Neeskens avait pour surnom Johan II. Manière de dire qu'il passait après le maître, mais aussi qu'il évoluait en soutien du génie du triple Ballon d'or, qu'il rejoignit d'ailleurs au Barça, pour former l'un des plus redoutés tandems de l'histoire du ballon rond. Manière enfin de dire qu'il était, footballistiquement parlant, de sang royal. C'est donc à lui que l'on pense à l'évocation du nom Neeskens, mais il existe, si ce n'est un Johan III, du moins un Neeskens II, qui lui a choisi le terrain musical pour nous faire la totale et alimenter le beau jeu. Batave d'extraction, ce Neeskens-là – un pseudo choisi à dessein – est depuis pas mal de temps annecien et très présent dans l'entrejeu musical lyonnais. Mais voilà un type malheureusement pas reconnu à sa juste valeur qui, après des centaines de dates et un premier EP, a dû en passer par The Voice – comme la Lyonnaise Anne Sila – pour atteindre une notoriété qu'il aurait mérité d'acquérir autrement. Sur la foi de cet album éponyme tout frais qui se suffit pourtant à lui-même, bourré de coups d'éclat

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La french pop a rendez-vous au festival Changez d'Air

MUSIQUES | On ne sait trop si Changez d'Air, le festival aux cotons tiges de Saint-Genis-les-Ollières (du 28 au 30 mai), se préoccupe des malentendants, bégaie ou voit (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 mai 2015

La french pop a rendez-vous au festival Changez d'Air

On ne sait trop si Changez d'Air, le festival aux cotons tiges de Saint-Genis-les-Ollières (du 28 au 30 mai), se préoccupe des malentendants, bégaie ou voit double, toujours est-il que Hyphen Hyphen et Baden Baden formeront une partie de la très solide ossature de la prochaine édition de cet événement qui n'aime rien tant que mettre en avant les talents les plus prometteurs de la pop française. De la pop à singles serait-on tentés d'ajouter, tant les deux groupes les alignent comme on enfile des perles : dernièrement Just Need Your Love et Fear is Blue pour Hyphen Hyphen (il y en eut d'autres avant) et J'ai plongé dans le bruit pour Baden Baden sur son récent, impeccable et bien nommé – et recentré sur le chant en français – Mille éclairs (on avait déjà succombé en 2012 à You'll See et Good Heart sur l'album Coline). Si l'on ajoute à cette programmation des valeurs jeunes mais sûres comme Kid Wise, Isaac Delusion (autre chantre important de la pop à voix de fausset), on obtient un quarté gagnant. Que l'on se permettra de compléter avec un joker non négligeable, Faik, ex-voix renversante des Lyon

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Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

MUSIQUES | Trois étapes du Circuit Nuits Sonores à ne pas manquer : Warm Soda au Marché Gare, Blawan au Petit Salon et Somaticae au Sonic. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

Étape 7 La musique à guitares n'ayant quasiment pas droit de cité dans la programmation "officielle" de Nuits Sonores cette année, c'est (notamment) du côté du Marché Gare qu'il faudra zoner pour se faire un fix d'électricité. Á l'affiche : le blues à seize chevaux-vapeur d'Harold Martinez, le post-punk du troisième type (et à effets secondaires) de I Love UFO et, surtout, le garage à moustaches et frisottis 70's de Warm Soda – emmené par l'ex Bare Wires Matthew Melton, proche du regretté Jay Reatard. Et Maria Rockmore, la plus rock'n'roll des selectas à chromosomes XX – aucun rapport avec le bon Jamie.

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Bonjour tristesse

MUSIQUES | Tout est triste, rien n'est grave. Voilà à peu de chose près une définition de notre époque. Une double définition même : manière d'apprendre à relativiser ce qui va (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 octobre 2014

Bonjour tristesse

Tout est triste, rien n'est grave. Voilà à peu de chose près une définition de notre époque. Une double définition même : manière d'apprendre à relativiser ce qui va mal ou justement de pointer le relativisme ambiant, désensibilisant, dévitalisant. Denis Rivet a sûrement choisi entre ces deux options. Qu'il nous permette de croire que son album,  marqué du sceau d'une rupture qui reste à digérer, se balance dans cet entre-deux. L'attaque est d'ailleurs frontale : mur de guitares brûlantes parce que glaçantes (Autour du grand feu, Tu disais), écriture, comme toujours chez Rivet – le bien nommé ? – vissée à l'économie, cueillant à froid.   Après l'excellent EP Tout proches, Tout est triste, rien n'est grave montre un Denis Rivet qui a fait du chemin sans s'éloigner de ses proches (Mikaël Cointepas mais aussi Frédéric Bobin et Philippe Prohom, présents pour deux duos), ni de Tout ce qui [le] tient et

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Ceux qu'il faut (re)découvrir

MUSIQUES | En tête d'affiche ou en première partie de Just Rock?, il fera bon humer le talent de ces quatre frenchies dans le vent. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 7 octobre 2014

Ceux qu'il faut (re)découvrir

Joseph & The Merricks Si sa prestation est annoncée sous le nom de Joseph & The Merricks, c'est que le dénommé Joseph Merrick, s'accompagne cette fois d'un solide groupe. Dans lequel on retrouvera le raffiné Stéphane Garry (Pockett) aux manettes du second album de l'Ardéchois, Fatalitas, et dont la production illumine plus que jamais sa polymorphie monstrueuse : je-m’en-foutisme appliqué, finesse absolue des reliefs imparfaits et gracieuse tension entre aspiration pop-folk et intimations punk. Jeudi 9 octobre au Transbordeur   Isaac Delusion Passé avant l'été par les Summer Sessions du Transbo, Isaac Delusion est la petite bête pop qui monte. Qui monte vers les proverbiales nuées, notamment, et très régulièrement portée ou porteuse, tout dépend comment on se place, d'une dream pop particulièrement volatile qui entendrait non seulement pénétre

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Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

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Le blues est une musique chaude

MUSIQUES | Si l'on pense, au prétexte que – comme disait Jojo – tout vient de là, le blues est uniforme, il convient d'aller faire un tour au festival Grésiblues (dans (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Le blues est une musique chaude

Si l'on pense, au prétexte que – comme disait Jojo – tout vient de là, le blues est uniforme, il convient d'aller faire un tour au festival Grésiblues (dans le Grésivaudan du 29 juin au 4 juillet) pour y applaudir, notamment, deux bluesmen français. Lesquels, enfants, n'ont même pas trempé leurs pampers dans le Mississippi. On découvrira alors toute l'étendue de cette musique, son infini delta, pourtant jailli de la même minuscule source. Mr. Bo Weavil, parti d'un blues tout ce qu'il y a de plus traditionnel, dégaine à présent la trancheuse à jambon pour livrer une musique hybride où les instruments vintages le disputent aux machines, le hip-hop au psychobilly, le naturel à la voix filtrée, rappellant en cela l'une de ses connaissances, Don Cavalli, les deux étant des piliers de la scène blues françaises. De l'autre côté du spectre se situe Harold Martinez, dont on vous a déjà parlé. Harold Martinez, son Dead Man et ses ambiances ad hoc, entre enterrement jarmuschien, prêche vaudou à la 16 Horsepower et transe malaisante qui déch

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La fête à la maison

MUSIQUES | Quel est l'idiot qui a eu cette idée folle d'inventer la fête de la musique, pour en plus la caser le même jour qu'Argentine-Iran et Nigeria-Bosnie ? Faut-il à ce point détester l'être humain ? Puisque c'est comme ça, voici une sélection des festivités avec pleins de Lyonnais dedans, même si pas assez. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

La fête à la maison

La fuite des cerveaux, qu'on appelle ça. Chaque 21 juin, on constate avec un peu plus d'amertume mêlée de joie – pour eux, surtout – que certains des meilleurs éléments de la scène lyonnaise exportent leurs talents pour aller fêter la musique avec des gens qu'on connaît même pas. Prenons (c'est une image) par exemple Erotic Market, qui déplace pour l'occasion son petit commerce amoureux à Beauvais. Même si l'on veut bien admettre qu'il est fort charitable d'apporter un peu d'érotisme bootylicious dans la vie des Beauvaisien – déjà que la Picardie pourrait disparaître –, il y a de quoi être furax de se voir lâchés au moment où on a le plus besoin de nos meilleurs éléments pour couvrir le grand vacarme populaire du musicien du dimanche entendant bien prouver que oui, la France a un incroyable talent et qu'en plus c'est lui – il sait jouer I've Got You Under My Skin avec un poireau à coulisses. Pire, certains de nos chers groupes lyonnais restent même chez eux en attendant que ça passe (ce sont les mêmes qui ne font pas la vaisselle pour la Journée de la femme, honte à eux). Folk progre

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La grammaire intérieure

MUSIQUES | Hannah Reid n'a pas les cheveux turquoise, a dépassé l'âge de la majorité sexuelle et n'a jamais déclaré que le poireau était son légume préféré. Hanna Reid, en somme, (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 6 novembre 2013

La grammaire intérieure

Hannah Reid n'a pas les cheveux turquoise, a dépassé l'âge de la majorité sexuelle et n'a jamais déclaré que le poireau était son légume préféré. Hanna Reid, en somme, n'a rien à voir avec Miku Hatsune, popstar virtuelle qui, depuis 2007, se fait une place de plus en plus importante dans les rêves humides de la jeunesse connectée. Rien, si ce n'est qu'elle est, à l'instar de la création de la société japonaise Crypton Future Media mais sur un plan charnel, une phénoménale diva électronique. Phénoménale par sa voix, sensuelle et affligée, que cette sculpturale Londonienne déploie avec la même intensité que si elle se produisait sur un navire en train de sombrer – là où Céline Dion braillait comme si on lui avait fourré un bout d'iceberg dans la culotte. Phénoménale aussi, par la bienveillance critique et publique que suscite la pop qu'elle produit sous le nom de London Grammar avec les multi-instrumentistes Dot Major et Dan Rothman, qui l'ont au départ contacté via Facebook autant pour tester ses talents d'interprète que dans l'espoir secret de passer la main dans sa crinière dorée.

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Les Quatre Poptastiques

MUSIQUES | Pour un soir et pour Just Rock ?, le Transbo dégaine le plus improbable et le plus beau plateau de super-héros pop qui soit : la Grimes du Vercors, un chic type nommé Daisy, un pilote de chasse et un géant au nom de 4x4. Le résultat : sublime. Oui, grâce à nos pouvoirs magiques on y était et on vous raconte. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 octobre 2013

Les Quatre Poptastiques

Imaginez un Instant T, comme le chante Peau dans son splendide clip. Il est très tard en ce 23 octobre et quatre drôle de personnages devisent timidement dans le salon Louis-Philippe qui sert de loge au Transbordeur : une fille à la Peau synthétique, un garçon nommé Daisy, un type en nage sous sa combi spatiale et son casque de pilote de Mig-28, et une armoire à glace aux traits féminins et en manteau noir capable de tout envoyer valser dans la pièce d'un simple accès de charisme («Hé ho doucement avec mes fauteuils Voltaire» s'écrie le maître de maison). Un film de David Lynch ou, ce qui revient au même, un rêve sous antihistaminique ? Non : le programme de la soirée du 23 octobre au Transbordeur. Sans doute la soirée phare de cette édition de Just Rock? : Peau, Daisy Lambert (aucun lien), Cascadeur et Rover, réunis tout exprès pour vous envoyer au 7e Ciel et qui vient d'y parvenir.   Last Aqualast

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Folk en ballade

MUSIQUES | Comme de tradition, c’est en douceur, par un petit décrassage folk à travers les rues de Lyon, que se prépare le marathon Just Rock ?. Le principe est (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 10 octobre 2013

Folk en ballade

Comme de tradition, c’est en douceur, par un petit décrassage folk à travers les rues de Lyon, que se prépare le marathon Just Rock ?. Le principe est désormais connu : par un bel après-midi d’octobre, ici, le 19, on baguenaude en plein air dans le 5e arrondissement (de la place Gerson au Vieux Lyon ; avec quelques solutions de repli au cas où la météo ferait des siennes) en salles accueillantes et/ou improbables (bibliothèque Saint-Jean, galerie Viva Dolor, salle Léo Ferré). Et comme d’habitude, il y a de quoi éveiller la curiosité du chaland. A commencer par l’Auvergnat Adam Wood (Wood étant un nom très répandu en Auvergne, et sans doute n’est-ce pas par hasard si son album, dans une veine Jayhawks/Counting Crows, s’intitule A Forest Behind the Tree). Wood ne suffira pourtant pas à cacher la forêt de talents qui officiera, en les personnes des puissants Narrow Terrence (de Rognes, ça ne s’invente pas), du mystérieux E-Grand, ou de Lena Deluxe, songwriter lilloise à la voix cristalline et sujette à la montée en pression rock. Autre curiosité, la présence de Charles Berbérian (oui, de

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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The Jackson One

MUSIQUES | Visage de déesse grecque et crinière de gorgone folk, Valerie June charrie par la seule grâce de sa voix, un univers rempli de disques sans âge et de bêtes du Sud sauvage. A la croisée des chemins entre Dolly Parton et gospel ensorcelleur. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 11 juillet 2013

The Jackson One

«We got married in a fever, hotter than a pepper sprout / We've been talkin' 'bout Jackson, ever since the fire went out / I'm goin' to Jackson, I'm gonna mess around / Yeah, I'm goin' to Jackson / Look out Jackson town». On n'a jamais trop su à quelle Jackson Johnny Cash et sa femme June faisaient référence dans cet immortel duo où il s'agissait ni plus ni moins que de prendre la ville, de la mettre à ses pieds et d'y mener grande vie. Mais même s'il n'a pas écrit cette chanson – œuvre de Billy Wheeler, reprise par un autre fameux "couple" : Lee Hazlewood et Nancy Sinatra – au vu de la situation géographique de Johnny Cash, on peut sans crainte opter pour Jackson, Tennessee. Et comme l'Histoire fait bien les choses, c'est précisément là qu'a vu le jour une autre June, Valerie de son prénom, que l'on pourrait fantasmer en fruit des pérégrinations énoncées dans ladite chanson. La gamine du Tennessee a néanmoins quelque chose – et aussi quelque

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En plein Air

MUSIQUES | «Décrassons-nous les oreilles», prône le Festival Changez d’Air, coton-tige géant à l’appui. Mais plutôt que de s’enfoncer ledit objet jusqu’aux tréfonds de (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 16 mai 2013

En plein Air

«Décrassons-nous les oreilles», prône le Festival Changez d’Air, coton-tige géant à l’appui. Mais plutôt que de s’enfoncer ledit objet jusqu’aux tréfonds de l’oreille interne – ce qui est fortement déconseillé par l’ORL moyen, on préfèrera se caresser la touffe ciliaire – ben oui, c’est comme ça que ça s’appelle, on n’y peut rien – à l’écoute des divers invités de son édition 2013 : la douce Tachka, le très (trop ?) aérien Yan Destal, le trio folk féminin Théodore, Paul & Gabriel (oui, elles ont des prénoms de garçons, et alors ? Joni Mitchell aussi) et bien sûr notre chouchou Denis Rivet. Mais ne nous cachons pas derrière notre coton-tige, l’attraction de l’événement sera bel et bien Bertrand Belin et la découverte en avant-première du successeur de son terrible Hypernuit. La chose s’appelle Parcs et le confirme en chevalier noir de la chanson française. Comme si les fantômes de Bashung et Johnny Cash visitaient les contrées country de Bill Callahan (Smog) ou les forêts welches de Rodolphe Burger. Pétri de références qui sont autant d’infinies étendues littéraires (Cormac McCarthy,

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L’Europe au rayon froid

ECRANS | Coincé entre la déferlante des festivals de cinoche de mars et le grand suspens cannois, le panorama du cinéma européen de Meyzieu s’offre une treizième édition (...)

Christophe Chabert | Vendredi 5 avril 2013

L’Europe au rayon froid

Coincé entre la déferlante des festivals de cinoche de mars et le grand suspens cannois, le panorama du cinéma européen de Meyzieu s’offre une treizième édition qui s’annonce prometteuse. Trois films français encadrent la manifestation : le thriller Désordres d’Étienne Faure (avec Sonia Rolland !), la comédie Pop rédemption de Martin Le Gall, sur un groupe de rock satanique composé, entre autres, de Julien Doré et Grégory Gadebois — avec un featuring de l’ami Alexandre Astier - et Cheba Louisa, premier film de Françoise Charpiat avec Isabelle Carré et Rachida Brakni. À cela s’ajoutent le retour (décevant) de Margarethe Von Trotta avec une bio filmée d’Hannah Harendt et un nouveau film pour séniors, genre très en vogue actuellement, Song for Marion de Paul Andrew Williams. Mais c’est de l’Europe du nord que viennent les deux événements du festival. D’abord, le grand retour sur ses terres islandaises de l’inclassable Balthasar Kormakur avec Survivre. Tiré d’une histoire vraie, le film raconte comment un modeste pêcheur islandais a survécu au naufrage de son chalu

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Si loin, tout proche

MUSIQUES | Souvent qualifié de Dominique A lyonnais depuis l'époque King Kong Vahiné, Denis Rivet souffre la comparaison mais ne s'y réduit pas. Échappé en solitaire avec le très beau mini-album "Tout Proches", ce chanteur de l'entre-deux vient d'être sélectionné pour représenter Rhône-Alpes au Printemps de Bourges. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Lundi 21 janvier 2013

Si loin, tout proche

«Dimanche, 18 heures, c'est déjà lundi / les dernières lueurs / tombent dans la nuit / dans ton cœur / il y a de la mélancolie / sur la route du fort / il y a la pluie». Rédiger un portrait de Denis Rivet un dimanche d'hiver en écoutant en boucle son Dimanche, 18h, voilà qui plonge illico dans le syndrome du dimanche soir. C'est un fait, que ce soit avec Le Bruit des Touches ou King Kong Vahiné (lauréat de feu Dandelyon en 2006), Denis Rivet, 37 ans, a toujours su mettre des mots sur ces petites sensations indéfinissables, ces impressions fugaces, ces sidérations qu'on ne saurait forcément nommer mais qui nous traversent sans cesse. Jusqu'à ce qu'un jour, un scientifique distrait se penche sur la question en trébuchant et nous invente le «syndrome du dimanche soir», «la colique d'avant piscine», ou «la boule au ventre de l'Amour qui passe». « Près des voies ferrées » Comme ce Monsieur A auquel on l'a beaucoup comparé, mais avec une patte bien à lui, preuve que la comparai

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On dirait le sud (sauvage)

MUSIQUES | A Nîmes, il n'y a pas le Mississippi. Pas même le Rhône. Le seul delta qu'on y connaisse est celui des autoroutes A9 et A54. Pourtant la musique d'Harold (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 décembre 2012

On dirait le sud (sauvage)

A Nîmes, il n'y a pas le Mississippi. Pas même le Rhône. Le seul delta qu'on y connaisse est celui des autoroutes A9 et A54. Pourtant la musique d'Harold Martinez sonne comme si il avait grandi dans les sédiments du "Père de l'Amérique", là où, au cœur du bayou de Louisiane, l'eau et la terre ne font plus qu'un, quand l'une ne recouvre pas accidentellement l'autre. Avec son blues sudiste comme un drapeau confédéré, sa voix qui rappelle le David Eugene Edwards de 16 Horsepower et Wovenhand – auquel, on le dit en amateur, il n'a rien à envier en intensité – et charrie la gravité fantomatique et grotesque du Southern Gothic, Martinez aurait pu figurer sur la BO des formidables Bêtes du Sud Sauvage. Sur Birdmum, premier album plein de banjos, de bottleneck et de percussions qui pèsent une tonne (courtoisie de son acolyte à la main lourde Fabien Tolosan), il est ainsi question de faucons, de serpents, de lacs boueux, de pluies acides et plus généralement d'éléments et de sentiments aussi déchaînés que la musique animiste et tellurique qui les raconte. Repéré i

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The Voice(s)

MUSIQUES | Avant son vin nouveau qui fait la langue bleue, le Beaujolais nous offre chaque année une rasade de «nouvelles voix» dont le spectre est aussi large que (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 9 novembre 2012

The Voice(s)

Avant son vin nouveau qui fait la langue bleue, le Beaujolais nous offre chaque année une rasade de «nouvelles voix» dont le spectre est aussi large que celui des parfums fruités censés agrémenter le goût du Bojolpif. Essentiellement axé sur la dégustation de découvertes, agrémentée de quelques menues têtes d'affiches (Skip The Use, Lewis Floyd Henry, Sallie Ford), le Festival Nouvelles voix en Beaujolais offre à boire et à manger. Qu'il nous soit donc permis de faire notre marché pour y piocher les plus enthousiasmantes trouvailles caladoises de cette année. Comme les Angevins The Dancers qui, malgré leurs têtes de premiers de la classe du genre à vous marcher sur les pieds pendant un slow, portent plutôt bien leur nom, comme si les Concrete Knives avaient découvert les vertus conjuguées des Housemartins et des

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Bourges : le Grand huit des présélectionnés

MUSIQUES | On connaît désormais les huit projets musicaux sélectionnés pour les sélections régionales du Printemps de Bourges. Ils s'affronteront amicalement les 14 et 15 (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 29 octobre 2012

Bourges : le Grand huit des présélectionnés

On connaît désormais les huit projets musicaux sélectionnés pour les sélections régionales du Printemps de Bourges. Ils s'affronteront amicalement les 14 et 15 décembre en live au Centre culturel de Viviers (Ardèche) afin de gagner une place parmi les désormais fameuses Découvertes du Printemps (23 au 28 avril 2013). Il s'agit de : Denis Rivet, Erotic Market, Broc, Metastaz, The Architect, Kacem Wapalek, Ni et Golden Zip. Les pronostics sont ouverts et les préférences permises. Résultat des courses en janvier.

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Chatroom

ECRANS | D’Hideo Nakata (Ang, 1h37) avec Aaron Johnson, Imogen Poots, Hannah Murray…

Christophe Chabert | Mercredi 7 juillet 2010

Chatroom

La fascination du cinéma pour les univers virtuels semble devenir un vrai piège dès que celui-ci se met au défi d’en faire un sujet. C’est l’impasse dans laquelle s’est engouffré Hideo Nakata avec cette production anglaise tournée avec une partie du casting de "Skins". Dès l’ouverture où le cinéaste matérialise à l’écran l’espace virtuel de la discussion on line entre un groupe d’adolescents (la chatroom du titre), ça sent le cramé : entre les poncifs (les ados sont mal dans leur peau, c’est pour ça qu’ils vont sur internet) et la pauvreté du dispositif (l’espace virtuel est coloré, la réalité est toute grise), le film sonne faux. Plus il avance, plus il s’avère en plus incroyablement moralisateur : le web, pour Nakata, n’est qu’un déversoir à pulsions destructrices, perversions, violences en tout genre, et c’est bien sûr en reprenant pied dans le réel que l’on peut retrouver les vraies valeurs humaines. Brice Hortefeux, sors de ce corps immédiatement et rends-nous le réalisateur de "Dark Water" ! CC

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Breathless

ECRANS | De et avec Yang Ik-june (Corée du Sud, 2h10) avec Kim Kot-bi, Jeong Man-shik…

Dorotée Aznar | Jeudi 8 avril 2010

Breathless

Après nous avoir excité comme des adolescents enfin débarrassés des ravages de la puberté, le cinéma coréen récent aura eu grand mal à nous stimuler plus d’une à deux fois par an. Ses enfants terribles se sont passablement assagis, et le talent de ses techniciens sert désormais majoritairement la soupe à des produits suintant le formatage américain. Dans cette morosité ambiante, un film comme Breathless fait un bien fou. Un OVNI impulsif, d’une liberté formelle salutaire, guidé par les sentiments violemment conflictuels de ses personnages. Lesquels passent une grande partie de leur temps à s’insulter et à se foutre des tartes dans la gueule, quand la violence ne se fait pas encore plus dérangeante ou graphique. On y suit les pérégrinations instables de Sang-hoon, collecteur de dettes particulièrement bourrin à la solde du potentat local, ses accrochages avec son alcoolique de paternel, sa rencontre avec une lycéenne moyennement effarouchée qui lui apportera peut-être, enfin, l’apaisement auquel il aspire sans le savoir. Soit l’éclatement et la recomposition de la cellule familiale comme symbole des dysfonctionnements de toute une société – le sujet peut paraître bateau,

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Village People

MUSIQUES | Disque / Il est des groupes et des disques qui nous réconcilient avec une chanson française qu’on a tendance à bouder toutes les cinq minutes, à la moindre (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 3 juillet 2009

Village People

Disque / Il est des groupes et des disques qui nous réconcilient avec une chanson française qu’on a tendance à bouder toutes les cinq minutes, à la moindre apparition d’une chanteuse à gouaille. Les King Kong Vahiné appartiennent à cette catégorie de groupes, sûrement parce que la gouaille n’est pas vraiment leur truc. Sûrement aussi parce que le trio lyonnais chasse sur les mêmes terres que les formations de feu le label Lithium ou du Village Vert. De village, s’il n’est pas vert, il est question ici. C’est même le titre de l’album et de la chanson qui l’ouvre, doucement addictive. La recette de King Kong Vahiné est toujours la même et c’est justement celle qu’on aime : un minimalisme quasi aphone, volontiers new wave, et quelques rayons de fantaisies électroniques ou accordéonistes. Voilà d’ailleurs l’un des rares groupes à pouvoir se permettre d’user du piano à bretelles sans qu’on ait envie de se farcir un Gavroche dans la minute. Et puis il y a les textes de Denis Rivet, mélancoliques et détachés, en proie à la désincarnation, avec ce quelque chose d’un exode rural raté : la pochette rose du précédent album, La Ville est tranquille, laissant place au carton noir et blanc d’une

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Singe songs

MUSIQUES | Musique / On a déjà eu dans ces mêmes colonnes l'occasion de vanter les mérites de King-Kong Vahiné, et de les inscrire dans la liste des groupes du cru à (...)

| Mercredi 17 janvier 2007

Singe songs

Musique / On a déjà eu dans ces mêmes colonnes l'occasion de vanter les mérites de King-Kong Vahiné, et de les inscrire dans la liste des groupes du cru à surveiller comme le lait sur le feu. Le lait sur le feu étant aussi une manière de parler de leur musique, dont les racines sont à chercher du côté de la chanson française, mais dont les branches se sont épanouies au contact de toutes les formes du rock, d'ici (Bashung et Dominique A.) ou d'ailleurs. Depuis cette présentation en bonne et due forme, les trois membres du groupe (Denis Rivet, Cécile Pousin et Stéphane Emptaz) ont pris leur envol : en remportant le tremplin Dandelyon l'année dernière, puis en sortant aujourd'hui un premier album, La Ville est tranquille. L'objet est soigné, et le contenu l'est tout autant, même si on peut d'ores et déjà faire une légère réserve : on aurait aimé par moments que les mots et la musique y fassent un peu moins chambre à part, que les textes, fort bien écrits, se laissent parfois plus emporter par le souffle des arrangements. Mais attention, qu'on ne s'y trompe pas : King Kong Vahiné confirme sur galette ce que l'on appréciait déjà sur scène, à savoir un vrai sens de la miniature musicale

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