Nuits Sonores 2013 - Jour 1

MUSIQUES | Après un warm up aussi vert et bon enfant qu'une réunion de fruits Oasis et une inauguration moins guindée que celle de l'an passé, Nuits Sonores 2013 est entré hier dans le vif du sujet. Retour sur une première journée qui, bien que déséquilibrée, n'a pas été avare en torgnoles soniques. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 9 mai 2013

La tentation était trop grande, y céder n'a pas été sans conséquences : programmés sur la scène principale des Subsistances, l'illustre Carl Cox (qui se produisait pour la première fois au festival) et le fidèle Laurent Garnier ont vampirisé la quasi totalité du public du premier NS Days, jusqu'à imposer au personnel de sécurité l'improvisation, à l'entrée d'une verrière rapidement devenue impraticable, d'un système de file d'attente. On pourrait le déplorer.

On pourrait si ces deux "dinosaures" n'avaient pas d'ores et déjà assuré deux des prestations les plus mémorables de Nuits Sonores 2013, le premier dans le registre fédérateur et bouncy qui a fait sa réputation, le second avec l'œcuménisme et la passion qu'on lui connaît depuis maintenant neuf éditions. On pourrait si ce monopole avait empêché les Bordelais de J.C.Satàn, chefs de file du renouveau garage, de livrer un concert survolté et poisseux, et les Strasbourgeois de Electric Electric de prouver qu'avec ou sans Colonie de vacances, ils comptent parmi les faiseurs de bruit les plus excitants du pays.

Panique celtique

Le soir, à Brossette, rebelote avec Busy P, mais dans une moindre mesure. Car dans le cas du boss du label Ed Banger, ce n'est pas tant sa prestation, trop promotionnelle et planplan pour être honnête (la silhouette gonflable qui s'animait derrière lui sous les projections de l'agence Superbien, en revanche, valait le coup d'œil), qui a focalisé notre attention sur la grande scène que la programmation impeccable dont il s'est fendu en tant que curateur invité. Du r'n'b futuriste et sexy de Alunageorge au mix cyber-organique concocté par la révélation post-dubstep SBTRKT en passant par Mos Def et son hip hop funky en diable, aucune faute de goût à déplorer – tout juste un ou deux glissements du pupute vers le putassier.

Mieux, ce premier «curated stage» a accueilli l'un des concerts les plus époustouflants de la saison : celui des rénovateurs pop de Breton, véritable show son et lumière arty (la moindre vidéo de ces Londoniens a une gueule de court-métrage "palmable") dont on est ressorti avec une envie irrépressible de les qualifier de «nouveaux Radiohead». Pour l'instant, seuls les bons souvenirs laissés ailleurs par le punk'n'roll transpirant des increvables Monsters, les dance hits pixelisés de Alto Clark, les "cartooneries" électro-tropicalo-métalliques des timbrés Gangpol & Mit et le set en tons de gris du vétéran techno Steve Bug nous retiennent. Mais pour combien de temps ?

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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

Clubbing | DJ emblématique de la scène techno, attaché à Lyon, Laurent Garnier sera le premier à rejouer au Sucre lorsque les clubs seront autorisés à ouvrir de nouveau.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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Mathieu le Breton en chute libre

Sculpture | L'Œil Vintage invite de nouveau Mathieu le Breton entre ses murs pour une exposition qui déjoue les lois de la gravité. En explorant les possibilités (...)

Sarah Fouassier | Mardi 17 avril 2018

Mathieu le Breton en chute libre

L'Œil Vintage invite de nouveau Mathieu le Breton entre ses murs pour une exposition qui déjoue les lois de la gravité. En explorant les possibilités de la matière, l'artiste donne à voir une exposition hautement graphique, dense en courbes et en variations. À partir de chutes de bois contreplaquées coupées à la scie sauteuse, Mathieu le Breton a créé différents types d'œuvres : sculptures, peintures et cordons. Des sculptures conçues intelligemment comme des générateurs de peinture se trouvent être des pochoirs dont les formes arrondies sont reproduites sur du papier à l'aide d'aérosols. Une pratique d'art urbain qui donne des motifs assez pop aux formats encadrés de l'exposition. Ces sculptures sont ainsi accrochées ou posées sur les meubles scandinaves de la boutique, avec les marques soufflées de la peinture. Lacet et lasso font s'étrangler des courbes tels des serpents géants venant s'enrouler autour de leurs proies. D'autres sculptures reprennent la même intention de rondeur des courbes. Amovibles et modulables, elles initient une façon ludique de faire varier les formes et intentions de l'œuvre. À voir jusqu'au 22 mai

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Le Mob Hôtel arrive en septembre

Confluence | Le Mob Hôtel ouvrira ses portes le 7 septembre à Confluence : imaginé par Cyril Aouizerate, le co-créateur des Mama Shelter avec Serge Trigano et ancien co-propriétaire de la Flèche d'Or à Paris, le lieu promet d’apporter un peu du groove qui manque dans le quartier : on a hâte.

Lisa Dumoulin | Vendredi 21 juillet 2017

Le Mob Hôtel arrive en septembre

À quelques pas de la rencontre du Rhône et de la Saône, à mi chemin entre la Sucrière et le Musée des Confluences, ouvrira début septembre un hôtel pas comme les autres. Le Mob Hôtel, petit frère de celui des puces de Saint-Ouen à Paris, a un objectif : le brassage. Potagers partagés, cinéma en plein air, book club (animé deux fois par mois par François Pirola, le président de Quais du Polar) et cours de yoga : tout est fait pour ancrer les Lyonnais dans ce lieu habituellement réservé au passage. La bibliothèque / librairie au rez-de-chaussée, composée de livres de poche dans toutes les langues en neuf (avec la librairie Passages) ou d'occasion (avec Père Peinard & Fabrice Sivignon), nous évoque la tour de Babel et donne à apercevoir l’utopie de son fondateur Cyril Aouizerate (associé à Michel Reybier, Philippe Starck et le fondateur d'AOL Steve Case) qui nourrit ses projets d’une réflexion autour de la question de l’Autre, de bienveillance et du faire ensemble : des pistes à creuser en lisant le manifeste, agrémenté de philosophie et de poésie, de plus de 400 pages - et bilingue - publié sur le site Internet. Ainsi, le r

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Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

16.06.17 > LE SUCRE LAURENT GARNIER OK, c'est déjà sold-out. Comme à chaque passage de Garnier en ville. Le maître de la techno en France perpétue son histoire d'amour avec le public lyonnais en inaugurant ce nouveau cycle estival du Sucre, L'Amicale, l'occasion d'une rencontre avec les deux jeunes pousses qui faisaient notre Une il y a peu, G'Boï & Jean-Mi, diggers fureteurs et instigateurs de La Chinerie, en pleine ascension. Copains. 16.06.17 > TRANSBORDEUR PLANETARY ASSAULT SYSTEMS Un live de Luke Slater sous son alias Planetary Assault Systems, c'est en général l'assurance de galoper dans une dimension parallèle deux heures durant : l'Anglais est un pilier solide et massif de la scène techno et il n'a pas pour habitude de faire dans la dentelle lorsqu'il s'incarne sous ce nom... Placée sous le double patronnage de Encore & Jacob, la nuit sera aussi celle de DVS1 et Milenà. Hacker.

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Who's (Born) Bad ?

MUSIQUES | Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Who's (Born) Bad ?

Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé d'un tel raout, que son emploi du temps est bien assez chargé et qu'il se serait plutôt fait un cadeau à lui-même. Pourtant cette tournée est bien là, elle existe - « il y avait beaucoup de demandes » avoue-t-il. Comme existe encore Born Bad, le label phare du renouveau rock et pop français, en réalité né en 2006. Parfois au grand étonnement de son fondateur, rocker alternatif qui souhaite à l'origine remettre à l'heure les pendules de l'indépendance déréglées par son expérience de directeur artistique en major (voir interview). Premier groupe signé, comme un symbole : Frustration – « meilleur groupe de post punk français », précise-t-il – dont le batteur est propriétaire de la boutique Born Bad à laquelle s'adosse le label sur les modèles de Rough Trade ou New Rose. D'entrée, Born Bad se veut « très cocardier », soucieux de défendre la contre culture française : de rééditions de pépites françaises 60's, 70's, 80's, oubliées (« une façon de revendiquer une f

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Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Festival | Deux nouveaux noms et pas des moindres s'ajoutent à la programmation du festival : Air et Laurent Garnier.

Sébastien Broquet | Jeudi 16 mars 2017

Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Pour ses 15 ans, le festival Nuits sonores a visiblement la ferme intention de marquer les esprits et ajoute à sa programmation déjà dense deux nouveaux noms : Air et Laurent Garnier, selon France Inter qui a révélé l'information dans son émission Boomerang le jeudi 16 mars au matin et que Nuits Sonores nous a confirmé. Le duo versaillais se produira à l'Auditorium le mardi 23 mai, en ouverture du festival. Ce sera la première fois que le groupe de pop électro fondé en 1995 par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin sera présent au festival. Les places pour ce "concert spécial" seront mises en vente le 28 mars. Concernant Laurent Garnier, c'est la pou

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Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

Nuits Sonores | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition de Nuits Sonores, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Laurent Garnier :

#Afrique On sait d’où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l’on n'évoque pas l’Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C’est le bon moment. Et c’est tout à fait logique : ça fait longtemps que l’on se dit que c’est là-bas que ça va se passer, qu’il faut regarder. C’est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain. #Chassol Je l’ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J’avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d’accord ? L’idée de Cha

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L'incandescence JC Satan

MUSIQUES | Frappant comme la naissance des Limiñanas dont nous vous parlons ci-dessus est proche de celle de JC Satan : un mec en home studio, ici Arthur Larregle, (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 24 février 2016

L'incandescence JC Satan

Frappant comme la naissance des Limiñanas dont nous vous parlons ci-dessus est proche de celle de JC Satan : un mec en home studio, ici Arthur Larregle, multi-instrumentiste en place sur la scène bordelaise, qui convie une fille à le rejoindre. Ici, Paula la Turinoise qui vient poser sa voix sans autre but que celui de se défouler ; et quelques tracks qui atterrissent sur MySpace, comme une fin en soi. Pas de studio d’enregistrement, de plan de carrière, de label : nada. Sauf que… Là aussi, un label américain se penche sur le berceau, en l’occurrence Slovenly qui sort finalement les deux premiers albums. Un groupe se structure dans la foulée pour défendre ces disques en scène, à cinq. Et deux autres opus suivent, dont le dernier sur Born Bad Records, spécialiste des seconds couteaux à forte valeur ajoutée, des outsiders convaincants mais jamais vraiment reconnus, des trésors obscurs pris pour des losers. Chez JC Satan, en grandissant, on a affirmé une présence scénique ébouriffante au service d’un son brutal mêlant un poil de métal indie (The Greatest Man), une énergie très punk, une production héritée du meilleur du début des années 90, entre le

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Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

MUSIQUES | Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour (...)

Sébastien Broquet | Samedi 23 janvier 2016

Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour son Day : Chassol, vu il y a quelques jours au centre culturel Charlie Chaplin, sera de retour dans nos contrées pour ce vendredi 6 mai résolument placé sous le signe de l’exigence et de la diversité musicale. Valeurs défendues par la très cotée Radio Meuh, que nous ne sommes pas surpris de retrouver ici puisque le maître a relancé sa mythique émission It is what it is sur cette web radio et l’a déjà conviée à faire vibrer le sound-system de son Yeah festival, l’an dernier. Sur cette Esplanade confiée aux diggers, outre Radio Meuh, le collectif de Brighton Mr Bongo partagera ses perles de rare groove dénichées de par le monde et parfois rééditées sur leur label. Le brésilien Ivan Conti, habituellement batteur du groupe funk & samba Azymuth, complétera l’affiche aux platines. Versant concerts, pour tenir chaud à Chassol au Sucre, Garnier invite le duo Frontières composé de Arnaud Rebotini et Ch

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Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 janvier 2016

Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en annonces : là où, traditionnellement, elle voyait ses organisateurs révéler l'ensemble de la programmation de jour, il aura fallu cette fois se contenter du nom des trois commissaires de ces Days, à savoir le taulier Laurent Garnier, son quasi-protégé Motor City Drum Ensemble et le génial allumé Seth Troxler – qui succèdent à la triplette Jamie XX, Ben Klock et John Talabot, sur le papier nettement plus inattendue. Les trois scènes qu'ils superviseront seront caractérisées selon une logique désormais bien connue : une orientée dancefloor, une dédiée au live et la dernière consacrée au digging, le tout à la Sucrière, le festival investissant pour la troisième année consécutive la Confluence. Outre des invitations aux festivals Elevate (Graz, Autriche) et c/o pop (Cologne, Allemagne), membres du réseau We Are Europe récemment tissé par Arty Farty, la surprise, pour le moment, vient une fois n'est pas coutume d

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Les soirées du 24 au 30 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le coup d'envoi des Summer Sessions du Transbordeur, Joakim au Sucre et le Connection Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 23 juin 2015

Les soirées du 24 au 30 juin

25.06 Tous en Tong birthday Cohérence estivale, quand tu nous tiens, ce sont les tôliers de l'émission radio Tous en Tong (diffusée sur la station viennoise C'rock Radio) qui donneront le coup d'envoi, forcément retentissant, des Summer Sessions du Transbordeur. Ils fêteront pour l'occasion leurs vingt ans de bons et loyaux et services envers la cause rock'n'roll avec un duel de one-man-punk-bands (Seb & The Rhâââ Dicks contre Pedro de la Hoya) qui promet de faire chauffer les cervicales ET les zygomatiques, et un concert de l'excellent trio liégeois Le Prince Harry, dépositaire d'un synthpunk hautement teigneux et camé.

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Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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Insomniaque - Soirées du 19 au 25 novembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le lancement du magazine "Sottises", Rrose au DV1 et Fred P au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 18 novembre 2014

Insomniaque - Soirées du 19 au 25 novembre

20.11 Rrose 1920 : Marcel Duchamp s'invente un alter ego féminin chapeauté, Rrose Sélavy. Un demi-siècle plus tard, un mystérieux Californien lui emboîte le pas. A la différence que ce ne sont pas des aphorismes érotiques que Rrose conçoit dans le secret de sa frange, mais des chefs-d’œuvre de techno mercuriale – en cela qu'ils n'ont de cesse, de ramdams métalliques en textures sonnantes non identifiées, de monter en puissance et en sophistication, jusqu'à menacer de vous faire imploser la fiole façon Scanners. Non, il ne touchera pas non plus aux pissotières du DV1. 21.11 The Cosmic Adventure Que la nature ait horreur du vide, le New-yorkais Fred P n'en a rien à secouer. Au contraire : c'est parce qu'il est resté fidèle aux fondamentaux de la deep (intériorisation, simplicité), non sans les nimber d'une noirceur lo-

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10 concerts à ne pas rater

MUSIQUES | Ils sont inclassables, inattendus et/ou trop beaux pour être vrais. Dans tous les cas, nonobstant toute comparaison avec ceux mentionnés par ailleurs dans ce dossier, ces dix concerts compteront à coup sûr parmi les plus mémorables de la saison. Stéphane Duchêne et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 23 septembre 2014

10 concerts à ne pas rater

Frànçois & the Atlas Mountains La Vérité, il était temps. Depuis la sortie du splendide Piano Ombre, leur sixième album (eh oui !) à classer tout en haut de la pile des réussites discographiques de l'année, toutes catégories, nationalités, poids, sexes et habitudes alimentaires confondus, Frànçois et ses Montagnes de l'Atlas n'avaient pas encore trouvé l'occasion de venir. Fort dommageable quand on sait à quel point on a aussi affaire là à un démentiel groupe de scène. Voilà la chose doublement réparée. D'abord à Just Rock?, qu'on ne remerciera jamais assez d'avoir dégainé le premier sur ce coup-là. Ensuite, un peu plus tard, à Nouvelles Voix. La Vérité, ça fait plaisir.Le 9 octobre au TransbordeurLe 22 novembre au Théâtre de Villefranche Morrissey

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Cinq jours, quatre nuits, dix valeurs sûres

MUSIQUES | Leur venue n'est peut-être pas aussi exceptionnelle que celles de Kraftwerk et de ses plus glorieux descendants, mais leurs prestations compteront sans doute parmi les highlights du festival : coup d’œil sur dix valeurs sûres de Nuits Sonores 2014. Stéphane Duchêne et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Cinq jours, quatre nuits, dix valeurs sûres

Garnier B2B MCDE (Nuit 1 / Halle 2) Dans le coin gauche, le tôlier, revenu cette année au sommet (mais l'avait-il seulement quitté ?) avec cinq maxis conçus comme autant de défis – à chacun son label et, par conséquent, son esthétique. Dans le coin droit, Motor City Drum Ensemble, LA relève (allemande) de la house à la mode de Chicago. Inutile de vous faire un dessin.   Black Lips (Nuit 1 / Halle 3) Tenancier d'un garage rock d'époque, les Black Lips appartiennent à cette catégorie de groupes qui p

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The Monsters Club

MUSIQUES | Anti-Robert Johnson helvétique et pasteur flippant rincé au plomb fondu, le Reverend Beat-man revient à Lyon avec sa formation originelle de presque trente ans d’âge. Celle par laquelle tout a commencé ou presque : The Monsters. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 8 avril 2014

The Monsters Club

On vous a déjà parlé du fort bien prénommé Beat Zeller alias Reverend Beat-man, prêcheur blues non pasteurisé à la trogne décadente et à l’allant démoniaque. Pour resituer : Beat-Man c’est cet étrange bonhomme mi-Cinoque (Les Goonies) mi-pasteur Powell (La Nuit du chasseur) qui raconte volontiers qu’à treize ans, le Diable – sans doute exilé fiscal en Suisse – est venu lui proposer un deal d’âme pour faire de lui une rock star et qu’il l’a envoyé se faire griller la couenne ailleurs ; que pareillement, quelques années plus tard, il eut une révélation qu'il embrassa cette fois, quand après un accident de concert qui le cloua au lit comme Jésus sur la croix, Dieu s’adressa à lui sous la forme d’une pin-up à l'origine de sa vocation de prosélyte blues – bien sûr tout ceci est totalement apocryphe, alors bon. C’est aussi à lui, ce bon révérend, que l'on doit la meilleure exportation suisse de ces dernières années : le trio zydeco-frénético-cajun Mama Rosin. Et plus généralement la création du label Voodoo Rhythm et de la "Blues Trash Church", un culte non officiel qui n’a de cesse d’attirer les ouailles à coups de prêches épileptiques et r

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Frères de son

MUSIQUES | Multi-instrumentistes précoces, les frères Lawrence ont regardé la dance music britannique se réinventer comme on contemplerait le surgissement soudain d'un continent inconnu. Avant de se lancer, sous le nom de Disclosure, à sa conquête avec "Settle", premier album plus euphorisant qu'une intraveineuse de Vodka-Red Bull. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 18 mars 2014

Frères de son

A voir leurs frimousses de gentils fils à maman, on se dit que les frères Lawrence seraient plus à leur place au Mickey Club que dans les sous-sols embrumés de phéromones et saturés de basses où la jeunesse britannique vit ses nuits sans compter sur ses jours. Guy et Howard, respectivement nés en 1991 et 1994, ont pourtant pris goût à cette espèce de soupe primordiale qu'est la musique électronique d'outre-Manche des années 2000 dans de tels endroits. Au point d'en synthétiser leur propre variété, étonnant et addictif mélange d'épicurisme house et de romantisme pop qui sied à une dégustation au casque comme à une bâfre au pied d'une façade d'amplis – et fait tilter les charts depuis la sortie, en 2012, du single Latch, modèle de post-r'n'b tiré à quatre épingles qui imposa au passage le parfait inconnu Sam Smith comme l'une des voix les plus chics du royaume. Les colons de la tatane Ce n'est sans doute pas le futur qu'envisageaient pour eux leurs parents, auxquels ils doivent à la fois leur savoir-faire instrumental – ils leur ont appris dès le sortir du couffin à manier guitare et batterie pour l'aîné, piano et basse pour le benjamin – et leu

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Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

CONNAITRE | 65 spectacles, 170 levers de rideau, des rendez-vous au TNG, à Gadagne ou à la Maison de la danse : les Nuits de Fourvière s'annoncent plus foisonnantes que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 mars 2014

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

L'an passé, nous saluions le starpower de la soixante-huitième édition des Nuits de Fourvière. Maintenant que nous connaissons la teneur de la soixante-neuvième, nous voilà contraints de revoir notre jugement à la baisse : en termes d'éclat et de densité, la programmation de 2014 est à celle de 2013 ce que la Grande Nébuleuse d’Andromède est à la Voie Lactée. Le principal artisan de ce saut hyperspatial qualitatif n'est autre que Richard Robert, transfuge des Inrockuptibles qui semble avoir avoir définitivement trouvé ses marques de conseiller artistique. Impeccablement équilibré entre reconnaissance de phénomènes franco-belges (Phoenix,  Fauve et Stromae), concerts événementiels (un hommage à Robert Wyatt, Benjamin Biolay qui dirigera un orchestre pour sa nouvelle muse, Vanessa Paradis), rappels de la suprématie de la pop d'outre-Manche (le collectif multimédia Breton, Damon Albarn pour son premier album solo, Franz Ferdinand, Miles Kane), passages ob

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Les belles convulsions de Breton

MUSIQUES | Connecté, curieux, autonome et débrouillard, Breton est un groupe bien de son temps. Il est surtout, avec seulement deux albums d'une pop anticonformiste et post-humaine à son actif, le groupe britannique le plus passionnant du moment. Retour sur sa jeune et déjà admirable carrière avant son concert au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

Les belles convulsions de Breton

«War. War never changes». Sur ces mots, prononcés par l'acteur Ron Perlman de sa caractéristique voix de croquemitaine, s'ouvrait Fallout, mètre-étalon du jeu de rôle informatique imaginé par Black Isle Studios dans lequel le joueur prenait en main le destin d'un habitant d'un abri anti-atomique. Sa mission : explorer la côte Ouest étasunienne, devenue suite à une Troisième Guerre mondiale un wasteland où prospèrent les plus bas instincts et où se développent à grand peine les projets de refondation, à la recherche du mécanisme de purification d'eau qui permettra à sa communauté de préserver son autarcie. C'était en 1997. Dix-sept ans après l'odyssée de ce troglodyte du XXIIe siècle, la guerre n'a toujours pas changé : elle reste un formidable terreau narratif et un très précis instrument de mesure du pouls d'une époque, même quand elle n'est qu'un lointain mauvais souvenir. Comme sur War Room Stories, deuxième album du groupe britannique Breton, grand disque de pop pour terres brûlées et lendemains qui chantent faux et parfaite suite de son prédécesseur.  Le dernier club avant la fin du monde

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Insomniaque - Semaine du 30 octobre au 5 novembre

MUSIQUES | Les 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le "barathon" du Riddim Collision, Alto Clark au Kraspek Myzik et JD Twitch au Club Transbo. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 23 octobre 2013

Insomniaque - Semaine du 30 octobre au 5 novembre

31.10 Riddim Collision Lancée le 10 octobre, la quinzième édition du Riddim Collision connaitra son acmé les 8, 9 et 10 novembre au Transbordeur. Entre temps, le festival investira les pentes de la Croix-Rousse pour une sorte de barathon, durant lequel se produiront simultanément une quinzaine de formations (au Trokson, aux Valseuses, aux Capucins, au Buffet Froid et au Kraspek Myzik). Parmi elles, le one-man-band qui en a sous la pédale d'effet Jessica93, les métalleux a

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Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine : Al'Tarba et Lord Lhus au Kafé, Dubfire au Kao et le Start Festival du Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 26 août 2013

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

06.09 Ninja Session #01Entre le hip hop et les arts martiaux, c'est une longue histoire d'amour, écrite aussi bien dans la langue du Wu-Tang Clan que dans celle de IAM. Le label Mutant Ninja, où sont domiciliés deux des MC lyonnais les plus doués du moment, Liqid et Andy Kayes, y ajoute un chapitre avec les Ninja Sessions. La première se tiendra cette semaine Ninkasi Kafé en présence du brillant beatmaker toulousain Al'Tarba et du rappeur ricain Lord Lhus, auteurs l'hiver dernier d'un album méchamment

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Insomniaque - Semaine du 10 au 16 juillet

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 5 juillet 2013

Insomniaque - Semaine du 10 au 16 juillet

12.07 Le Bal !Au bal masqué, on danse on danse on danse et on ne peut pas s'arrêter, ohé ohé. Au bal du Transbordeur, on fait du hula hoop, on s'adonne à des jeux vidéo au format architectural, on mate les portraits sonores du graphiste lyonnais Francis le Gaucher, on déguste des burgers et on se tord les cervicales au son du rock'n'roll vénéneux et malpropre de Jack of Heart (l'une des figures de proue du renouveau garage made in France, à l'instar de JC Satan et Catholic Spray) et du surf punk cinoque des Cannibal Mosquitos

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Nuits Sonores 2013 - Jour 4

MUSIQUES | Nuits Sonores, c'est terminé. Déjà ? Déjà. A se demander si un an d'attente pour quatre jours de réjouissances, ce n'est pas un peu cher payé. Au vue de la somme de glorieux souvenirs que nous avons emmagasinés lors de la dernière journée de cette édition 2013, on peut vous affirmer que ça ne l'est pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 12 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 4

N'eut été la présence de Tale of Us et des Raveonettes à son générique, nous n'aurions sans doute pas mis les pieds au quatrième NS Days, histoire de rassembler le peu de forces encore à notre disposition avant le bouquet final. Sans surprise, nous l'aurions amèrement regretté. Car si le duo italien a signé un set à la hauteur de sa précédente prestation lyonnaise (un mix marathon de 4h au Club Transbo en décembre dernier) et si la loud pop spectorienne du duo danois a été au cœur de l'un des concerts les plus troublants – de sensualité et de puissance - de cette édition, c'est un quasi-inconnu qui a livré la prestation la plus inattendue : Squeaky Lobster, producteur bruxellois dont l'abstract hip hop kaléidoscopique, à défaut d'avoir emporté l'adhésion de l'audience, nous a pour notre part durablement scotché. Les "Lee Hazlewooderies" saturées des Liminanas, le rock'n'roll high energy des Mojomatics et les collisions métalliques de The Hacker (qui a remplacé à la dernière minute le pauvr

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Nuits Sonores 2013 - Jour 2

MUSIQUES | Chaque festival a son ventre mou. Celui de Nuits Sonores correspond par défaut à la journée se clôturant par le Circuit. Non pas que ce rendez-vous ubiquiste (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 10 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 2

Chaque festival a son ventre mou. Celui de Nuits Sonores correspond par défaut à la journée se clôturant par le Circuit. Non pas que ce rendez-vous ubiquiste soit plus cheap que la programmation régulière. Au contraire, du concert 100% Born Bad donné au Clacson à la célébration des 20 ans du label Kompakt à la Plateforme, il y avait cette année encore de quoi se consoler de ne pas avoir dégoté à temps une place pour les Nuits. Reste qu'il est vu par les festivaliers les plus assidus comme une occasion de s'économiser entre deux insomnies volontaires. Pour notre part, nous nous sommes ainsi contentés d'un coucou aux slack rockers de Purling Hiss au Sonic et au pionnier techno Stacey Pullen au DV1 - et on ne regrette pas nos choix. A notre décharge, il faut ajouter que le NS Days qui l'a précédé était, du set si pointu qu'il en était indansable de Seth Troxler au psychédélisme autistique des Lumerians, de loin celui réclamant le plus de disponibilité cérébrale. Mais la récompense fut souvent à la hauteur des efforts : on n

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Sonnez les platines

MUSIQUES | Nuits Sonores déjoue les attentes avec une édition 2013 chiche en grosses têtes d'affiche et dont les entrées les plus excitantes sont le fruit de collaborations avec des curateurs d'un soir. Ainsi de la scène co-programmée par le festival norvégien Øya, qui verra se produire le minimaliste Pantha du Prince pour un concert plus "spécial" que bien des prestations labellisées comme telles par le passé. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 28 avril 2013

Sonnez les platines

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'accueil des séminaux New Order à la mise en chantier du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir en passant par la conclusion de sa programmation nocturne avec un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. À tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans en rajouter. Vincent Carry et son équipe ont mis fin à nos interrogations de la meilleure manière : en concevant une édition 2013 qui, loin de la surenchère crainte, s'annonce comme l'une des plus pointues et les plus harmonieuses de son histoire. Un génie, cinq associés, plein de cloches Hormis Busy P, le fantasque manager du label Ed Banger, Carl Cox, le fidèle Laurent Garnier, Vitalic et à la rigueur Jamie XX, le machiniste des sinistres The XX, la programmation s'articule en effet autour d'artistes d'une notoriété cantonnée à un public un minimum connaisseur (voir notre sélection en pages 4 et 5). Mieux, le traditio

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Barbarie Disco Club

MUSIQUES | Le plateau programmé conjointement par Arty Farty et le Oya Festival n'est pas seulement le plus exceptionnel de cette édition 2013 de Nuits Sonores. Il en est aussi, grâce à la présence de Lindstrøm, Todd Terje et Prins Thomas, a.k.a. la Sainte-Trinité de la nu-disco norvégienne, le plus cohérent et le plus dansable. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 26 avril 2013

Barbarie Disco Club

On a vu naître et mourir le nu metal (à prononcer "niou métal" si vous avez moins de quinze ans, à proscrire de votre dictionnaire musical interne dans le cas contraire), rejeton bâtard du heavy metal et du hip hop dont les refrains boursouflés et les poses souffreteuses firent les grandes heures de la chaîne MTV au début des années 90. On connaît la nu soul, mise au soi-disant goût du jour des standards black que les studios Stax et Motown produisaient en quantité quasi-industrielle il y a de cela cinquante piges. On n'a pas jamais trop compris ce qu'était le nu rock, mais on n'a apparemment rien manqué. Depuis le début du siècle, c'est au son de la nu disco, réinvention électronique de la plus moquée des musiques amplifiées (juste après le reggae), que nos veines auriculaires pulsent le plus fort. Les trois fringants Ceci grâce à des gens comme Prins Thomas, Lindstrøm et Todd Terje, trois Norvégiens qui, chacun à leur manière et via leurs propres labels (dans l'ordre F

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Def from Above

MUSIQUES | Le nom de Yasiin Bey ne vous évoque probablement rien. A moins que vous ne fassiez partie des quarante-quatre jeunes gens interpellés à Lyon mardi 23 avril, (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 26 avril 2013

Def from Above

Le nom de Yasiin Bey ne vous évoque probablement rien. A moins que vous ne fassiez partie des quarante-quatre jeunes gens interpellés à Lyon mardi 23 avril, quelques heures après l'adoption du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Dans ce cas, vous devez être en train de visualiser un méchant salafiste et vous avez comme d'habitude tort sur toute la ligne (de front). Celui de Mos Def en revanche, doit faire remonter d'agréables souvenirs cinématographiques – il était notamment l'un des deux cinéastes du dimanche du Soyez sympas, rembobinez ! de Michel Gondry. Et bien figurez-vous que Yasiin et Mos sont une seule et même personne : un quadra new-yorkais à la mine lunaire et à la langue bien pendue qui, avant de crever l'écran et de se convertir à l'islam (d'où le changement de blase), soit au tout début des années 2000, a redéfini les contours du hip hop indépendant d'une plume trempée tour à tour dans le rock, l'afrobeat, la soul ou le folklore indien. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule il sera, à l'invitation du boss

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Ensemble, tout devient audible

MUSIQUES | Certains prétendent être une bande de jeunes à eux tout seul. Danilo Plessow, plus connu des flibustiers de l'interweb sous le pseudonyme de Motor City Drum (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 avril 2013

Ensemble, tout devient audible

Certains prétendent être une bande de jeunes à eux tout seul. Danilo Plessow, plus connu des flibustiers de l'interweb sous le pseudonyme de Motor City Drum Ensemble, semble pour sa part se croire aussi sonore et aussi carré qu'une section de percussions – tous nos vœux de rétablissement aux festivaliers qui s'attendaient à ce qu'un véritable orchestre de timbaliers et joueurs de grosse caisse viennent sonner les cloches de Pantha du Prince. Sauf que c'est un peu plus compliqué que ça. La ville motorisée dont il est question ici, c'est Stuttgart, dont sont originaires le fameux Danilo et Karl Benz, l'inventeur de l'automobile. C'est aussi et surtout Detroit, industrieuse cité américaine dans laquelle furent noircies les pages les plus sauvages de l'histoire du rock'n'roll, qui vit naître la techno et où fut fondée l'institution soul Motown. Quant au Drum Ensemble, il fait référence à la collection de boîtes à rythmes que détient ce batteur de formation aux faux airs de Louis Garrel. La suite coule de source, Danilo produisant, à coups de samples vintages et de

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Le boucan béni de la Colonie

MUSIQUES | Les Quatre Fantastiques. Le Club des 4. Les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Les quatre filles du docteur March. Les quatre Charlots mousquetaires. (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 28 février 2013

Le boucan béni de la Colonie

Les Quatre Fantastiques. Le Club des 4. Les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Les quatre filles du docteur March. Les quatre Charlots mousquetaires. L'union ne fait jamais autant la force que lorsque la somme des individus la constituant est égale à ce nombre qui, en Extrême-Orient, symbolise le chaos. Ce même chaos que les groupes Marvin, Electric Electric, Pneu et Papier Tigre, soit le dessus du panier de la noise d'origine française, ordonnent en prenant soin de ne pas le faire disparaître, pour reprendre une formule du réalisateur mexicain Michel Franco – dont on n'aime pas franchement le cinéma, mais c'est une autre histoire. Depuis deux ans et demi, ils le font de concert sous le nom de La Colonie de Vacances. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes : quatre scènes réparties dans autant de coins du lieu d'accueil, en l'occurrence Grrrnd Zero, onze musiciens, quatre batteries, cinq guitares, trois claviers (le compte n'est pas bon, c'est normal, il y en a un qui triche), deux heures de furie sonique, un nombre indétermin

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Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

MUSIQUES | Au moment de lever le voile sur le volet diurne de Nuits Sonores 2013, les équipes d'Arty Farty étaient si ric-rac que c'est avec des valises oculaires éligibles à une "franchise bagages supplémentaires" qu'elles ont animé la conférence de presse correspondante. Cette fois, elles étaient en avance : censée tomber jeudi 21 février, la programmation nocturne de la onzième édition du festival a été révélée la veille, le teint frais et le sourire franc. La voici.

Benjamin Mialot | Mercredi 20 février 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

Editorialisation. Tel est, plus encore que pour les éditions précédentes, le maître-mot de cette onzième édition de Nuits Sonores. On a pu le vérifier avec les NS Days et leurs scènes labellisées (une portant l'emblème de la bible en ligne Resident Advisor, une sponsorisée par la Red Bull Music Academy et une consacrée à la carte blanche à Bruxelles), c'est au tour des Nuits, sises comme l'an passé (mais pour la dernière fois) aux anciennes usines Brossette et organisées, toujours comme l'an passé, en trois scènes aux dimensions décroissantes, de se faire l'écho de ce souci de cohérence. Qui par le biais d'un partenariat avec un festival, qui via un regroupement géographique, qui à la faveur d'une délégation d'une partie de la fonction de curateur à un artiste. Au-delà de ce qu'elle induit en termes de mise en réseau et d'image, la démarche aboutit sur un net renouvellement de la proposition artistique formulée par Arty Farty : cette année, les big names se comptent sur les doigts de la main, la programmation s'équilibrant entre pointures discrètes et nouveaux venus en pleine bourre.A cette aune, on attend beauco

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Nouvelle (mini) vague

MUSIQUES | D'ores et déjà en lice pour les palmarès 2013, les Wave Machines ravalent avec "Pollen" la pop académique de leur premier album. Et en recrachent le miel vénéneux en mille fleurs electro. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 1 février 2013

Nouvelle (mini) vague

En Angleterre, pop et coupe de cheveux sont toujours allées de pair. On pourrait d'ailleurs écrire une encyclopédie de la brit-pop à l'aune de son histoire capillaire, impeccablement peignée ou savamment coiffée-décoiffée, au bol comme les Beatles ou hirsute comme les punks, rasée à la oï ou à devantures méchées. Souvent même, il n'a guère fallu plus qu'un brushing pour se donner une identité musicale ou cultu(r)elle, que l'on soit mod à coupe de douille ou rocker à banane. Est-ce de là que depuis quelques mois la pop anglaise nouvelle génération,  lassée des crêpages de chignons, semble ne s'intéresser au cheveu que pour mieux le couper en quatre ? De Breton à We Have Band en passant par Django Django, elle opte pour le déstructuré tous azimuts, quitte à dérouter le critique qui se fait des cheveux ou les perd. Wave Machines en est la dernière preuve, quatuor de Li

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Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

MUSIQUES | «Nuits Sonores n'est pas un festival de blockbusters». La phrase est de Vincent Carry, le directeur de Nuits Sonores et elle a rarement été aussi appropriée que pour l'édition 2013 du festival, l'équipe d'Arty Farty ayant choisi de rester stable sur ses fondamentaux plutôt que de se lancer dans la course à la surenchère que laissait entrevoir le très solennel dixième anniversaire de l'événement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 24 janvier 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'édition du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir à l'accueil des séminaux New Order en passant par la conclusion de sa programmation nocturne sur un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. A tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans verser dans l'excès. Arty Farty nous a ouvert les yeux ce matin : l'édition 2013 de l'événement ne sera ni plus maousse ni plus timide que les précédentes, elle sera dans leur droite lignée, c'est-à-dire urbaine, sélective, éclectique et réflexive. A ceci près qu'elle durera six jours, mitoyenneté calendaire du 8 mai et de l'Ascension oblige.Pour le reste donc, les habitués du festival seront en terrain connu, en tout cas pour ce qui concerne la partie diurne des

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Nuits Sonores 2013, les premières infos en direct

MUSIQUES | Pour rien au monde nous n'échangerions notre place avec l'équipe de Nuits Sonores. Non vraiment, la pression qu'ils doivent subir depuis le début des (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 23 janvier 2013

Nuits Sonores 2013, les premières infos en direct

Pour rien au monde nous n'échangerions notre place avec l'équipe de Nuits Sonores. Non vraiment, la pression qu'ils doivent subir depuis le début des préparatifs de l'édition 2013 du festival - laquelle succède, pour mémoire, à une gargantuesque commémoration décénnale, nous n'en voulons pas. Des informations sur la teneur de ladite édition 2013, ça par contre, nous sommes preneurs. Et ça tombe bien, c'est ce jeudi 24 janvier que les premières tomberont, au cours d'une conférence de presse que nous vous relaterons en direct dès 9h30 sur Twitter (et ici-même, par quelque savante manipulation technologique).   //

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Appel à projets Extra!

MUSIQUES | L'édition 2013 de Nuits Sonores, la onzième, se précise tout doucement. En attendant le dévoilement, jeudi 24 janvier, de sa programmation diurne (les fameux (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 4 janvier 2013

Appel à projets Extra!

L'édition 2013 de Nuits Sonores, la onzième, se précise tout doucement. En attendant le dévoilement, jeudi 24 janvier, de sa programmation diurne (les fameux "Days", inaugurés l'an passé), c'est le parcours Extra!, cycle de rendez-vous insolites et participatifs (défilé zarbi, croisière disco, pétanque électronique, cours de cuisine urbain, enregistrement d'émissions de radio pirates...) lancé en 2006 et depuis suivi par pas moins de 62000 personnes, qui fait l'actualité avec son traditionnel appel à projets. Si vous avez la fibre culturelle, "à coeur de créer de la rencontre, du mouvement, de l'émulation" et de l'imagination, vous avez donc jusqu'au vendredi 1er février pour déposer votre candidature sur le site du festival : www.nuits-sonores.com

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Hardi Françoise !

MUSIQUES | Voici bientôt cinquante ans, Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier fédéral allemand, apposaient leur signature (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 13 décembre 2012

Hardi Françoise !

Voici bientôt cinquante ans, Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier fédéral allemand, apposaient leur signature au bas du Traité de l’Élysée, scellant ainsi la réconciliation de leurs pays respectifs. Depuis, l'entente a tenu bon, en tout cas assez pour que soit décrétée au printemps dernier la tenue d'une année de festivités commémoratives. A Lyon, après la Fête des Lumières - dont l'une des installations était le fruit d'une collaboration entre étudiants d'ici et de là-bas -, c'est au tour du Goethe-Institut et d'Arty Farty d'y prendre part. Ceci avec Ich liebe dich, Françoise !, mini-festival visuel et sonore dont le point d'orgue sera la terminaison par l'érudit et imaginatif Laurent Garnier de L.B.S., dispositif semi-live et collaboratif qu'il avait inauguré à Nuits Sonores en 2010. Manque de bol, la soirée affiche complet. Celle du jeudi 20 décembre, programmée au DV1, accessible gratuitement en échange d'un e-mail à ichliebedich@nuits-sonores

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Le nouveau Jean-Claude

MUSIQUES | «I am the Devil». C'est par ces mots que s'ouvrait, en 2006, le cinquième album des Bordelais de Sleeppers, vétérans d'une noise frontale et suffocante (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 12 octobre 2012

Le nouveau Jean-Claude

«I am the Devil». C'est par ces mots que s'ouvrait, en 2006, le cinquième album des Bordelais de Sleeppers, vétérans d'une noise frontale et suffocante comme seule sait également l'être celle de leurs correspondants new-yorkais d'Unsane. À l'époque, encore impressionnable par le premier riff aux airs d'allumage de scie circulaire venu, on y a cru. Depuis, on a fait la connaissance de leurs compatriotes de JC Satan et on se rappelle enfin vraiment pourquoi le rock'n'roll fut un temps considéré comme la musique du Diable. Il faut dire que question bestialité et crasse, ces cinq garageux, qu'on soupçonne par ailleurs de gober chaque jour l'équivalent en psychotropes de ce que le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales recommande pour les fruits et légumes, se pose là. Exactement où on avait laissé le Husker Dü de New Day Rising et le Pink Floyd de The Piper at the gates of dawn. Et le plus chouette, c'est qu'ils ne sont pas seuls : de leurs copains de label Catholic Spray à Crash Normal en passant par Yussuf Jerusalem, toute une scène antithétique de ce que fut le baby rock est en train de faire oublier la proverbiale médiocrité de la France en mat

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Attendre soulage

ARTS | «Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique», écrit André Breton dans L’Amour fou… Et c’est dans les salles du XXe (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 août 2012

Attendre soulage

«Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique», écrit André Breton dans L’Amour fou… Et c’est dans les salles du XXe siècle du Musée des Beaux-Arts que nous sommes allés «attendre» les nouvelles expositions de la rentrée (Soulages notamment, maître du noir, bientôt dans ces murs) et y découvrir un nouvel accrochage éphémère. Le noir déjà y bat son plein dès la découverte de La Cathédrale (1955) de Nicolas de Staël, qui se détache sur une nuit teintée de bleu, celle même où l’artiste bascula la même année en se suicidant. Et Dieu passa aux aveux semble lui répondre, en 1965, Dorothea Tanning (épouse de Max Ernst), avec ses formes ambiguës parmi l’obscurité inquiétante, son corps féminin tronqué et convulsé… Oui Breton encore, L'Amour fou encore : «La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas». Un an après, 1966, le très surréaliste Lyonnais Max Schoendorff entreprend de nous perdre parmi les décors en lambeaux de son Aveugle étoile morte : grotte paléolithique déchiquetée ou intérieur organique, qui

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

MUSIQUES | À quelques heures du coup d'envoi du premier bouquet final de la dixième édition de Nuits Sonore (le second étant, comme vous le savez, le highly anticipated concert de New Order), prenons quelques minutes pour faire le point.

Benjamin Mialot | Samedi 19 mai 2012

Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

Des rumeurs plus ou moins folles voire carrément démentes circulent quant à l'identité des mystérieux Dj's qui auront l'honneur/la lourde tâche de tenir la grande scène de Brossette samedi soir pour la Ten years secret stage. Agoria Co-fondateur du festival et poster boy de la musique électronique d'ici, Sébastien Devaud ne peut pas ne pas être du lot. Probabilité : 100% Laurent Garnier Un habitué des lieux qu'on ne présente plus. Il se murmure qu'il mixera en compagnie de son collègue du dessus. En tout cas, il sera forcément là : il n'a plus de place dans son calendrier, sauf, comme par hasard, le 19 mai. Probabilité : 100% Clara Moto L'Autrichienne a droit à un portrait dans le journal frappé du sceau Red Bull qui circule sur le festival... alors qu'elle n'est pas programmée. Coïncidence ? On ne pense pas. Probabilité : 80% Daft Punk Le ouï-dire le plus invraisemblable, à tel point qu'il a depuis sa diffusion été

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Panier Garnier

MUSIQUES | Voilà, c'est fini. Quand retentira la dernière note du set de quatre heures que donnera Laurent Garnier ce mercredi 21 décembre à la Plateforme, les Échos (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 16 décembre 2011

Panier Garnier

Voilà, c'est fini. Quand retentira la dernière note du set de quatre heures que donnera Laurent Garnier ce mercredi 21 décembre à la Plateforme, les Échos Sonores ne seront plus. Faudra-t-il les pleurer ? Non. Car pour une fois, l'argent et la municipalité ne sont pour rien dans cette affaire. Après sept années passées à faire éclore les fines fleurs de la culture électronique (impossible de toutes les citer, il y en a près de 250) aux quatre coins de l'agglomération et au vu de la saine concurrence apparue depuis sur ce créneau (comme les soirées Destructuré et Fantasy du collectif Elektrosystem, ), Arty Farty a estimé qu'il était temps de passer à autre chose. En l'occurrence à des rendez-vous mettant l'accent sur la création numérique, dont on reparlera en temps et en heure. Pour l'heure, quoi de plus censé que de laisser le soin de poser le point final à celui par qui tout a commencé ? Bien sûr, tout a déjà été dit sur Laurent Garnier : sur ses débuts de Dj à la mythique Hacienda de Londres à la fin des années 80, sur sa stature d'ambassadeur de la techno et des rave parties, sur ses qualités sans cesse renouvelées de passeur... Bien sûr, toutes les blagues capillaires ont d

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Échos au crépuscule

ACTUS | Insomniaque / C’est bientôt la fin pour les Échos sonores : arrivés à leur centième rendez-vous, ils couperont définitivement le son… Une dernière salve qui est aussi, pour Arty farty, un moyen de préparer un avenir chargé. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Dimanche 13 novembre 2011

Échos au crépuscule

Créés dans la foulée de la deuxième édition de Nuits Sonores, les Échos sonores ont permis à Lyon de se replacer sur la carte de l’électro et du clubbing hype, et pas seulement le temps d’une semaine de festival. Pensés comme un pendant régulier de ce grand raout annuel, mais aussi comme sa vitrine auprès du public lyonnais, les Échos sonores ont beaucoup navigué durant ces sept années ; si La Plateforme a accueilli la majorité de leurs escales, ils se sont aussi amarrés du côté de Jazz à Vienne, du DV1, de l’Épicerie Moderne à Feyzin, des Subsistances et du Transbordeur, notamment depuis le changement de sa direction. Quant aux artistes invités, ils représentent une histoire fidèle de ce qui s’est passé en matière de musique électronique depuis 2003 : de la déferlante Justice au culte Squarepusher, du phénomène Birdy Nam Nam au vétéran Kevin Saunderson, toutes les esthétiques, des plus fashion aux plus alternatives, sont passées par les Échos. Comme un drôle de présage, un des habitués du rendez-vous, Dj Medhi, n’a pas pu honorer la cinquième date qu’il devait faire à Lyon sous ce label pour cause de chute mortelle, et ce l’année où les Échos sonores ont décidé de baisser le ri

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Les colons de la tatane

MUSIQUES | «Les jolies colonies de vacances / Merci maman, merci papa / Tous les ans, je voudrais que ça r'commence / You kaïdi aïdi aïda». Nous aussi, monsieur Perret, (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 septembre 2011

Les colons de la tatane

«Les jolies colonies de vacances / Merci maman, merci papa / Tous les ans, je voudrais que ça r'commence / You kaïdi aïdi aïda». Nous aussi, monsieur Perret, on voudrait que tous les ans ça r'commence, à la condition express que Marvin, Pneu, Papier Tigre et Electric Electric tiennent systématiquement les rênes, comme ils le feront le 6 octobre à l’Épicerie Moderne dans le cadre du Riddim Collision. Car voyez-vous, monsieur Perret, et voyez-vous, chers lecteurs planqués derrière ce brave chansonnier octogénaire, ces quatre groupes isotopes, non contents de constituer la fine fleur de la noise avant-gardiste tricolore, se produisent depuis quelques mois simultanément. En quadriphonie, pour être précis. Soit trois batteries, quatre guitares, quatre basses et claviers encadrant le public pour un vacarme de tous les diables à base de rythmes mathématiques, de guitares abrasives et de mélodies atonales, le tout sous le saint patronage de Steve «Shellac» Albini. De là à dire que les particularismes de chaque entité s'y retrouvent diluée jusqu'à l'indistinction, il n'y a qu'un pas que nous vous intimons de ne pas franchir : les pulsions tribales des Strasbourgeois de Electric Electric,

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Soyez sympas, rembobinez

ECRANS | de Michel Gondry (ÉU, 1h34) avec Jack Black, Mos Def…

Dorotée Aznar | Samedi 1 mars 2008

Soyez sympas, rembobinez

Mike et Jerry, grands dadais coincés dans des corps d’adultes, squattent plus que de raison le vidéoclub décati du bon vieux monsieur Fletcher. Quand celui-ci confie la boutique à Mike, le pire ne tarde pas à arriver : suite à une péripétie improbable, Jerry se retrouve entièrement “magnétisé“ et efface malencontreusement toutes les bandes vidéos du magasin. Les deux comparses n’ont dès lors plus d’autre choix que de retourner eux-mêmes les films en location, avec les moyens du bord. Avec ce postulat de départ propice à de multiples fantasmes cinématographiques, Michel Gondry se joue de l’attente d’un spectateur avide de savourer les savoureux remakes cheap promis. À l’image de ces morceaux de bravoure effectivement jubilatoires (Jack Black imitant Jackie Chan dans Rush Hour 2, tout un poème !), Soyez sympas, rembobinez ressemble à un objet comique d’un autre temps. Conscient qu’il n’a plus rien à prouver en termes strictement visuels, Michel Gondry concentre ses efforts sur ses personnages, sur l’enthousiasme contagieux et la fièvre créatrice de ses deux héros improvisés metteurs en scène. Certes, les défauts du film (le rythme, en particulier) jou

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Sons et Lumière

MUSIQUES | Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus (...)

| Mercredi 14 mars 2007

Sons et Lumière

Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus improbables investis cette année, en plus de ses fiefs traditionnels, par le festival des cultures (et non plus seulement des musiques) électroniques : le garage Citroën ou l'Institut Lumière qui accueillera l'inauguration de l'événement avec un cinémix de l'inamovible Laurent Garnier. Si Nuits Sonores livre encore une fois une programmation des plus pointues, les grands noms ne s'en bousculeront pas moins au portillon électronique : James Holden, Joakim, Stereo Total, Luke Vibert, pour ne citer qu'eux. On y verra également s'affronter (ou copiner) deux toquées des platines, Ellen Allien et Miss Kittin, et le premier véritable live, en exclusivité interplanétaire, du nouveau roi de Lyon, Agoria… Après Manchester, l'an dernier, la carte blanche 2007 échoit à New-York avec DFA Records (The Juan Maclean entre autres), Little Louie Vega ou le screenplay du musicien-plasticien Christian Marclay, dans un lieu aussi savoureux qu'improbable : la Chapelle de la Trinité. Mais pas de Nuits Sonores sans son plateau rock toujours prompt à rameuter que

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