Folk en ballade

Stéphane Duchêne | Jeudi 10 octobre 2013

Comme de tradition, c'est en douceur, par un petit décrassage folk à travers les rues de Lyon, que se prépare le marathon Just Rock ?. Le principe est désormais connu : par un bel après-midi d'octobre, ici, le 19, on baguenaude en plein air dans le 5e arrondissement (de la place Gerson au Vieux Lyon ; avec quelques solutions de repli au cas où la météo ferait des siennes) en salles accueillantes et/ou improbables (bibliothèque Saint-Jean, galerie Viva Dolor, salle Léo Ferré).

Et comme d'habitude, il y a de quoi éveiller la curiosité du chaland. A commencer par l'Auvergnat Adam Wood (Wood étant un nom très répandu en Auvergne, et sans doute n'est-ce pas par hasard si son album, dans une veine Jayhawks/Counting Crows, s'intitule A Forest Behind the Tree). Wood ne suffira pourtant pas à cacher la forêt de talents qui officiera, en les personnes des puissants Narrow Terrence (de Rognes, ça ne s'invente pas), du mystérieux E-Grand, ou de Lena Deluxe, songwriter lilloise à la voix cristalline et sujette à la montée en pression rock. Autre curiosité, la présence de Charles Berbérian (oui, de Dupuy-Berberian) qu'on savait auteur-illustrateur passionné de musique électrique mais pas forcément pratiquant.

Stéphane Duchêne

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Le Kraspek remet le courant

Plug & Play | Après les fêtes, la fameuse trêve des confiseurs-programmateurs a une fâcheuse tendance à se prolonger plus que de raison, parfois bien au-delà de l'épiphanie. Ce (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 janvier 2019

Le Kraspek remet le courant

Après les fêtes, la fameuse trêve des confiseurs-programmateurs a une fâcheuse tendance à se prolonger plus que de raison, parfois bien au-delà de l'épiphanie. Ce qui donne au moins de janvier des airs de traversée du désert pour l'amateur de musique alternative (et de bien d'autres genres). Heureusement, comme c'est désormais la tradition depuis neuf éditions maintenant, le festival Plug & Play du Kraspek Myzik est en général le premier à venir briser le cessez-le-feu musical. C'est encore le cas cette année pour ce rendez-vous qui s'étale à partir du 11 janvier sur une quinzaine de jours et convoque, au gré parfois de cartes blanches, mais pas que, une majorité de formations lyonnaises officiant dans des styles allant du rock bruitiste (Rien à Branler, Dénigre, Veni Vino Vici) au garage (Mascaro) en passant par la chanson chtarbée (Ursule et Madame, Brice et sa Pute), le folk électro (Yack) ou des choses plus inclassables (Tifa's

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Charles Berbérian, croqueur de bonheur

CONNAITRE | Double visite à Lyon pour Charles Berbérian, qui passe par La BD sur le plateau de la Croix-Rousse mais aussi par la traditionnelle nocturne d'Expérience, muni d'un nouvel album : Le Bonheur Occidental.

Sébastien Broquet | Mardi 13 septembre 2016

Charles Berbérian, croqueur de bonheur

Charles Berbérian est de retour, cette fois en solitaire, sans son acolyte Dupuy, mais muni d'un album édité par Fluide Glacial : Le Bonheur Occidental. Pour une grande part, il s'agit d'une vaste quête autour d'un "grand cerceau européen", sorte de foutaise romantique inventée par un lot de politiques en panne d'idées pour exister médiatiquement. L'histoire, ou plutôt les histoires, se composent au gré des humeurs d'un auteur lucide autant qu'énervé par l'actualité, réagissant au fil des news pour rythmer un récit où la profondeur vient aussi d'une certaine mise en abîme, comme déjà essayé dans Bienvenue à Boboland. Ici, l'on croise un DSQ libertin et menotté, un Sarkouille trépidant d'impatience autocentrée et prêt à toutes les compromissions pour se faire élire ou un socialiste égaré au pouvoir : autant de personnages facilement "identifiables". L'on décèle surtout un dessinateur se sentant vieillir, s'interrogeant sur sa pertinence, sur ses succès passés, sur son talent ou son rapport aux autres. Charles Berbérian n'occulte rien de ses doutes et les traduit en gags autant que les travers de son époque qu'il sait si bien observer d

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Un été bœuf

MUSIQUES | Ça alors ! Comme le temps passe vite. L'hiver a peine terminé voici venir le 21 juin, l'été et la Fête de la Musique. Ah ! Comme l'envie de tout voir est grande ! Mais comme c'est impossible, voici notre sélection rock-pop-jazz-variété, totalement subjective et non exhaustive. «100 % pur bœuf» assure l'organisateur, mais garantie sans flûte à bec. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Un été bœuf

Cette année à Lyon, la fête de la musique est, nous dit-on, garantie «100 % pur bœuf» et sera entièrement financée par Findus et la fratrie Spanghero (l'une de ces deux informations est fausse, l'autre contient un merveilleux jeu de mots). Surtout, le credo de cette année, c'est matin, midi et soir – ce qui fait beaucoup de bœuf, on vous l'accorde. Il faudra donc par exemple prendre une RTT ou profiter de sa pause de midi pour aller voir le joli plateau composé du prometteur folkeux Adam Wood et du plus pop... Poppy (en duo avec Silène) au Musée des Beaux-Arts entre 12h et 14h. Pour ceux dont la pause sandwich est trop courte, Adam Wood rejouera en fin de journée place Johannès Ambre, en groupe cette fois. Rappelons en tout cas que chaque année, le 21 juin est l'occasion de découvrir certains nouveaux talents. Remember Joe Bel l'an dernier et le chemin parcouru depuis. Elargis ton monstre Parmi les scènes emblématiques de l'événement, celle de Lerockepamort – associé au Marché Gare, au Périscope, à Thou Bout

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Narrow Terence

MUSIQUES | On ne saurait trop dire si tout cela est rock ou folk, sombre ou euphorique, lo-fi ou léché, lorgnant vers le western ou carapaté vers les Carpates. C’est (...)

Dorotée Aznar | Lundi 2 novembre 2009

Narrow Terence

On ne saurait trop dire si tout cela est rock ou folk, sombre ou euphorique, lo-fi ou léché, lorgnant vers le western ou carapaté vers les Carpates. C’est en fait un peu tout ça. Dans une forme de manière primitive et rauque, Narrow Terence livre une sorte de blues mélancoléthylique qui fout un peu les jetons. Un projet né des aspirations antinomiques de deux frères parvenus à s’entendre, imaginant de leur propre aveu un cow-boy échoué en Transylvanie. Comme un antidote au folk gentil de Cocoon prescrit par Dr Tom Waits, Narrow Terence est à déguster jusqu’à la lie le 5 novembre au Marché Gare avec Azraël et Red Castle Addiction.

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