Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Kevin Saunderson au Petit Salon, Le Grand Mix au Transbordeur et Tom Trago au Sucre.

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

03.10 Encore

Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).


Encore

Kevin Saunderson + Moonrise hill crew + Vincent Vidal + Quarante&un
Le Petit Salon 3 rue de Cronstadt Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Children of the drum #3

Tom Trago + Awanto3 + Pablo Valentino
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le Grand Mix

Chill Bump + Supergombo + Sonido del monte + Ti'kaniki + James Stewart + Freakistan + Boolimix + Klaar
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

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On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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Découvrir la bière au Sucre

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On a compris : nous n'irons plus danser avant de longs mois dans ces clubs où nous adorions nous abandonner la nuit venue. L'hédonisme n'est plus de saison. Mais le houblon, lui, oui : ainsi Le Sucre, pour combler le vide intersidéral causé par le Covid-19, a-t-il décidé d'ouvrir sa salle pour des ateliers de biérologie (et pour des résidences d'artistes, mais c'est un autre sujet). Jeudi 10 septembre et jeudi 1er octobre, durant deux sessions consécutives d'une heure (19h à 20h et 20h30 à 21h30), avec huit participants par session, il sera possible de découvrir la bière et ses particularités, ses procédés de fabrication, en compagnie d'un expert de la brasserie habituellement partenaire du club géré par Arty Farty.

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Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

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Stéphane Duchêne | Mardi 21 juillet 2020

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En matière d'événements culturels on aura vu naître, dans les germes de la Covid-19 et de la distanciation sociale, toute une gamme de festival virtuels, limités, diminués et même de non festivals, comme autant de manière d'enfourcher le tigre de l'imagination et du système D. Le Festival du Péristyle, dont la vocation a été jusqu'ici de nous faire voyager en musiques tout autour du monde au pied de l'Opéra de Lyon, n'échappe pas au phénomène. Et nous offre, lui, une édition "souterraine" pour rompre le silence comme en loucedé. Où l'on nous promet un monde "mi-physique, mi-virtuel". Soit sans scène extérieure mais avec des musiciens jouant malgré tout en live pile sous nos pieds. L'idée : des concerts, donc, donnés dans l'amphithéâtre qui accueille la majorité des concerts de l'Opéra Underground l'année durant. Sauf que ces concerts se joueront sans public. Ou presque. Car ledit public sera un étage au-dessus et en plein air, sur le Péristyle, là-même où seront diffusés ces concerts en son, en images et en livestream sur des plateformes num

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Musiques actuelles : légende d'automne

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Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2020

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Pour savoir ce que les amateurs de musiques dites actuelles auront à se mettre sous la dent en cette ère pré-"post-Covid", on pourrait se contenter de jeter un œil aux agendas des différentes salles, où l'on trouve ça et là quelques dates (Épicerie Moderne, Transbordeur), parfois beaucoup (Radiant). Problème, ces agendas, en grande partie constitués de reports du printemps, sont pour Cyrille Bonin qui gère le Transbordeur : « un cache-misère ». Un trompe-l'œil même. Car si les discours et les réalités varient en fonction des modèles économiques et d'accueil, une réalité semble inéluctable, qu'énonce Benjamin Petit, coordinateur du Marché Gare : « rouvrir les salles dans les conditions de mesures sanitaires actuelles, c'est inenvisageable. Point. » Alors chacun bricole un peu. Le Ninkasi a maintenu son festival — en plein air du 5 au 13 septembre — et promet quelques concerts de groupes

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Gérard Collomb choisit Transmission jusqu'en 2025 pour le Transbordeur

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Comme révélé dans notre numéro 972 paru le mercredi 13 novembre, c'est bien la société Transmission qui a été choisie par Gérard Collomb pour la délégation de service public du Transbordeur jusqu'en 2025. Cette décision sera proposée au vote du conseil municipal du 27 janvier 2020. Le maire de Lyon explique ainsi son choix dans un communiqué : « l’équipe de la société Transmission s’appuie sur un projet solide financièrement et reconnu artistiquement, participant ainsi à la politique culturelle ambitieuse menée par la Ville et à l’attractivité de notre territoire. Avec environ 160 concerts par an et pas moins de 150 000 spectateurs accueillis, Le Transbordeur est un lieu incontournable de la vie lyonnaise et les cinq années à venir permettront de poursuivre et d’enrichir le projet engagé ». Deux sociétés avaient candidaté : Transmission d'un côté, et Hors-Bord de l'autre. Le choix, toujours selon le communiqué de la mairie, s'est porté sur la première nommée, dirigée

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Mark Ernestus, on le connaissait comme pilier discret (il a longtemps gardé l'anonymat le plus total) de la scène berlinoise, maître de la techno minimale adoubé par Detroit, quasi co-inventeur d'une forme de dub digital ultra épuré et totalement hypnotique : avec son acolyte Moritz von Oswald, il est derrière les entités Basic Channel, Maurizio et Rhythm & Sound (qui révélera Tikiman). On lui doit aussi la création dès 1989 du mythique magasin de vinyles Hard Wax à Berlin. Autant le dire : une légende de la scène électronique s'avance-là. Sauf qu'entre-temps, le producteur allemand a découvert le mbalax, ce son sénégalais que Youssou N'Dour a imposé partout sur la planète. Et qu'il a succombé. La légende dit (ou du moins Wikipédia) que c'était lors d'un festival au Danemark en 2008. Dans la foulée, Ernestus s'est plongé intégralement dans cette musique, fondant son propre orchestre (et un nouveau label) baptisé un temps Jeri-Jeri (c'est sous ce nom qu'on les a découverts lors d'un incandescent concert à Nuits sonores), rebaptisé aujourd'hu

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Pablo Valentino, l’organique

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Anaïs Gningue | Mardi 15 octobre 2019

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C’est l’histoire d’un gamin de Strasbourg tombé dans un bac à vinyles quand il était petit. Le funk et le disco tournent en boucle à la maison, sur la chaîne hi-fi made in 80's de son père. À dix ans, son oncle qui tient lui-même une émission le dimanche sur Radio Bienvenue Strasbourg (RBS), programme du reggae, du hip-hop à la A Tribe Called Quest ou Digable Planets, et lui file des CDs du rap français qui explose alors — Assassin, NTM… « La RBS m’a beaucoup influencé. Les DJs passaient non stop, sans pub ni annonce. Le matin ils jouaient du trip-hop, de la drum&bass, et l’après-midi des mixes de house de Chicago ou Detroit. Je les appellais pour avoir le nom des morceaux jusqu’à découvrir que la radio n’était pas si loin de chez moi » raconte Pablo. Son père imagine-t-il lancer sa carrière de digger lorsqu’il lui construit une table de mixag

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Seulement deux candidats pour le Transbordeur

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Sébastien Broquet | Mardi 17 septembre 2019

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Surprise : la salle culte du Transbordeur, à Villeurbanne, n’est cette fois pas l’objet d’une lutte acharnée entre producteurs de spectacles ; seuls les sortants, emmenés par l’actuel directeur Cyrille Bonin (par ailleurs chroniqueur au Petit Bulletin), et un second candidat ont déposé leurs dossiers début juin dernier pour obtenir la DSP (délégation de service public) de la Ville de Lyon, dont l'actuelle convention prendra fin le 30 juin 2020. Fimalac a flairé Exit, déjà, les figures locales : en 2010, Frédéric Gangneux (ancien programmateur de la salle) ou encore l'actuel directeur du Fil à Saint-Étienne, Thierry Pilat, avaient porté des dossiers de candidature. En 2015, trois dossiers avaient été présentés : outre le vainqueur Transmission, le producteur Les Derniers Couchés et la société Bellevue dirigée par le fondateur de la salle Victor Bosch avaient candidatés. Pour 2020, aucune de ces figures locales ni leurs successeurs

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La crème du groove métissé local investit le Ninkasi

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Sébastien Broquet | Mardi 10 septembre 2019

La crème du groove métissé local investit le Ninkasi

On ne dira jamais assez tout le bien que James Stewart fait depuis plusieurs années aux esgourdes lyonnaises : ce DJ à l'ancienne, 100% vinyle, peu préoccupé par la linéarité mais bien plus par le plaisir de partager ses découvertes chinées dans les meilleures boutiques l'œil rivé à un dancefloor qu'il accompagne sans rien lui imposer au fil d'un set où l'échange prime, a fini par quitter Le Sucre où il a cornaqué moults samedis soirs de ses soirées Black Atlantic Club (en référence à Paul Gilroy), désormais déplacées au Ninkasi du côté de Gerland et en quelques spots épars - l'on attend avec impatience la venue prochaine dans ce cadre de The Scorpios à l'Opéra Underground. Kabar Bref, James Stewart, nouveau résident des lieux, ne pouvait manquer d'être à l'affiche de ce premier Festival Ninkasi, rejoint par d'autres transfuges venus eux du Sirius où ces adeptes du maloya animaient un dimanche par mois le bateau de leur kabar : Ti'Kaniki. L'affiche à elle seule comblerait tous les amateurs locaux de sono mondiale, mais Fabien Hyvernaud, fûté programmateur du spot qui a eu la finesse de donner une seconde maison à ces agita

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Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?

ECRANS | La suite d’un succès du box-office est au cinéma ce qu’une pub pour du parfum est à une star à la mode : inévitable, mais souvent dispensable. Sans surprise (...)

Vincent Raymond | Mardi 29 janvier 2019

Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?

La suite d’un succès du box-office est au cinéma ce qu’une pub pour du parfum est à une star à la mode : inévitable, mais souvent dispensable. Sans surprise donc, Philippe de Chauveron prolonge ici les tribulations de sa famille surcomposée, les Verneuil, dont le patriarche survolté (Clavier, évidemment) doit à présent convaincre ses gendres de ne pas quitter le merveilleux Hexagone, où ceux-ci se sentent brimés et discriminés… Comment dire ? À part une pique à destination de cette kyrielle d’enfants gâtés (on leur suggère le SMIC, pour rigoler), moqués par papa-Verneuil parce qu’ils ont tous voté Macron, ce qui en dit finalement long sur leur sociologie, on reste dans une vraie-fausse dénonciation des racismes et communautarismes. Chauveron semble recaser au passage des “gags“ invendus de À bras ouverts (2017), en intégrant (sans passeport) dans l’histoire un réfugié afghan, brave bouc émissaire sur lequel se défouler — pas de Rom disponible ? — et ajoute un mariage lesbien. Du pur style pathétique bourgeois éclairé téléfilm.

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Décret son : The sound of silence ?

ACTUS | « Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Décret son : The sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db. Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent : « Le son c'est

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Entre Rone et Saône

MUSIQUES | Revoici Rone, décidemment sensible au public lyonnais, qui cette fois vient fêter les six ans du promoteur Encore, l'agitateur de nuits technophiles (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 janvier 2019

Entre Rone et Saône

Revoici Rone, décidemment sensible au public lyonnais, qui cette fois vient fêter les six ans du promoteur Encore, l'agitateur de nuits technophiles déambulant entre Saône et Rhône mais aussi Paris, également connu pour apposer sa patte sur le festivals Démon d'Or. Pour l'auteur du beau Mirapolis, il s'agit d'une fin d'ère, de la queue de comète d'une tournée à rallonge qui a rempli les salles : le dernier show avant la prochaine étape, le futur album - le cinquième. Sa pop électronique et onirique a rencontré un large succès, comblant le fossé entre le mainstream et la rave, fascinant aussi bien Jean-Michel Jarre avec lequel il composa que les amateurs de petits matins moites. Erwan Castex de son vrai nom est aujourd'hui incontournable - comme Chloé, également à la même affiche, compositrice de petites merveilles électroniques (mais bien trop rares : seulement trois albums depuis 2002) et DJ implacable : nul doute que cette soirée, où figure encore Markus Gibb (signé sur Lumière Noire, le label de Chloé), s'annonce chatoyante. Ce sera au Transbordeur, ce samedi 12 janvier à 23h30.

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Back in the U.S.S.R.

SCENES | Comment cautérise un pays ? Sur quoi ses habitants peuvent-il s'appuyer pour être un peu meilleurs que leurs aînés ? Tatiana Frolova identifie (...)

Nadja Pobel | Mardi 27 novembre 2018

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Comment cautérise un pays ? Sur quoi ses habitants peuvent-il s'appuyer pour être un peu meilleurs que leurs aînés ? Tatiana Frolova identifie comme ciment de ses compatriotes russes la peur. Celle héritée d'histoires familiales douloureuses et d'une nation meurtrière. Certains pourtant, « ces gens qui ne lisaient pas de livres, rackettaient de l'argent avec violence, sont devenus députés » constate-t-elle sans détour. « Ils avaient lutté pour notre liberté mais en fait, la majorité n'en avait pas besoin. Ils avaient juste besoin de s'empiffrer ou d'acheter des meubles et dans les années 90, ils ont enfin pu s'empiffrer, et puis ils ont acheté des meubles, des maisons, des usines et tout le pays ». Ce n'est pas la première fois que la metteuse en scène serpente dans des récits intimes (Je suis) ou nationaux (Une guerre personnelle sur la Tchétchénie)

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Black Music : Des chaînes de fer aux chaînes en or

CONNAITRE | Pierre Evil, vous ne le connaissez peut-être pas sous ce nom, mais c'est l'une des plumes les plus érudites du mouvement hip-hop : un spécialiste ne se (...)

Sébastien Broquet | Mardi 6 février 2018

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Pierre Evil, vous ne le connaissez peut-être pas sous ce nom, mais c'est l'une des plumes les plus érudites du mouvement hip-hop : un spécialiste ne se satisfaisant pas de la seule punchline, mais explorant au plus profond les racines de ce genre qu'il affectionne. Il en a fait un livre en 2005, Gangsta Rap (Flammarion), puis un second consacré à la ville de Detroit, Detroit Sampleur en 2014, remarqué. Vous le connaissez peut-être sous le nom de Pierre-Yves Bocquet, ou du moins vous avez entendu ses mots : il fût la plume des discours de François Hollande lors du dernier quinquennat... Pierre Evil a aussi co-écrit un documentaire réalisé par Marc-Aurèle Vecchione, intitulé Black Music : Des chaînes de fer aux chaînes en or, que programme la toujours pertinente bibliothèque de la Part-Dieu. Soit l'histoire des musiques qui ont accompagné les luttes pour l'émancipation des Noirs américains, du blues au rap en passant par le jazz ; de l'abolition de l'esclavage au bling-bling libéral des rappeurs, de Strange Fruit à Fight the Power, retour sur un son qui a cad

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Cinq bougies : Encore !

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Sébastien Broquet | Mardi 9 janvier 2018

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Derrick May, c'est le patron. L'un des trois fondateurs du genre qui fait aujourd'hui danser toute la planète, la techno : avec Kevin Saunderson et Juan Atkins, il formait ce que l'on appela les trois de Belleville, du nom du quartier de Détroit où ils grandirent et vite se lièrent d'amitié. Il est l'auteur d'une citation devenue mythique pour définir la techno venue de sa ville : « Notre musique, c'est la rencontre dans un même ascenseur de George Clinton et de Kraftwerk. » La punchline résume à merveille la collision entre ses deux influences : la synth-pop européenne (Ultravox, Depeche Mode...) et la soul & funk de sa ville natale, celle du label Motown. On lui doit quelques anthems absolus, comme The Strings of Life. Et un label, Transmat, sur lequel il fît émerger la seconde génération de Détroit, comme Kenny Larkin, Carl Craig ou encore Stacey Pullen. Bref, un mythe dont les sets résonnent longtemps dans les souvenirs. Fût un temps, pas l'une de ses pre

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Insomniaque

MUSIQUES | 14.10.17 > TRANSBORDEUR GRAND MIX Une grande fête pour le mariage entre Radio Nova et RTU, à l'image de leur programmation : éclectique. Avec du live (...)

Sébastien Broquet | Mardi 10 octobre 2017

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14.10.17 > TRANSBORDEUR GRAND MIX Une grande fête pour le mariage entre Radio Nova et RTU, à l'image de leur programmation : éclectique. Avec du live (la soul garage de Buttshakers, le hip-hop de Supa Dupa ou encore Joao Selva, Ashinoa et Uto) et des DJ sets des résidents de la plus groove des fréquences lyonnaises (Boolimix, Klaaar, Lotfi...). Comme d'hab', c'est gratuit mais il faut se procurer une invite au préalable sur le Net. Groovy. 14.10.17 > EUREXPO HYPNOTIK Direction Eurexpo pour la grand messe annuelle d'Hypnotik, rave à l'ancienne où l'on pourra se lobotomiser dans la grande salle au rythme démentiel des stars Len Faki et Ben Klock. La salle house est plus passionnante : le génial sud-africain Culoe de Song côtoie Âme, Manoo et Étienne de Crécy. Comme de cout

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Terminator 2

ECRANS | Si la perspective de dominer la ville par un beau soir d’été vous a toujours tenté·e (mais que vous n’avez aucune ambition politique) ; si le Los Angeles (...)

Vincent Raymond | Mardi 27 juin 2017

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Si la perspective de dominer la ville par un beau soir d’été vous a toujours tenté·e (mais que vous n’avez aucune ambition politique) ; si le Los Angeles brindezingue et/ou anxiogène de la fin du siècle dernier vous fascine, alors vous risquez fort de faire du Sucre votre spot ce dimanche et les suivants jusqu’au 3 septembre. Le club toit-émoi de la Confluence a confié ses clefs aux nostalgeeks pop culture de Rockyrama, lesquels ont fouillé dans leur vidéo-DVD-thèque. Résultat ? Un kaléidoscope plutôt représentatif de la cité californienne, forcément incomplet, mais il faut en garder sous la pédale pour une prochaine fois. Du barré d’anthologie (The Big Lebovski) et du polar nocturne pré-Uber (Collateral), du « Yippee-ki-yay, pauvre con ! » (Die Hard) et du Snake (Escape from L.A.), des mecs en queer (Husler White) et des grosses balloches (Les Blancs ne savent pas sauter). Mais aussi Sarah Connor avec

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Groom : le nouveau dandy de la nuit

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Lisa Dumoulin | Mardi 9 mai 2017

Groom : le nouveau dandy de la nuit

La scène locale est au coeur de la programmation du Groom, porté par l’équipe de l’Away hostel (à deux pas) et du Slo Living hostel (à Guillotière). Côté concerts, la prog’ est confiée à AFX, plus précisément à Jean Brice Lacombe, également directeur du Riddim Collision Festival et Francis Richert, programmateur du festival Changez d’Air. A raison de deux à trois concerts par mois, les jeunes découvertes de la pop/folk/rock française seront invitées à fouler la scène. A commencer par Therapie Taxi et Eddy de Pretto le 4 juin et Inüit, six nantais trempés de pop électronique, le 23 juillet (sous réserve). Côté club, c’est l’équipe d’Encore qui prend les manettes. Soit Bertrand Fontana, Jacques Antoine Granjon et Clément Ruspil, également actifs chez Totaal Rez, Polaar, De Beaux Crâneurs, Courtship ou Enover. Une belle brochette hyperactive, à l’image de l’effervescence de la scène lyonnaise, qu’ils mettent un point d’honneur à défendre. C’est donc principalement les labels et collectifs lyonnais (tels La Chinerie,

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À mon âge je me cache encore pour fumer

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Vincent Raymond | Mardi 25 avril 2017

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Dans l’enceinte d’un hammam algérien, pendant les années noires, des femmes se retrouvent hors de la férule et des regards des hommes. Entre complicité et solidarité, rivalités et divergences, elles se mettent à nu, au propre comme au figuré. Au départ succès sur les planches, la pièce de Rayhana s’offre ici une parcelle d’éternité grâce à la productrice engagée Michèle Ray-Gavras, séduite par sa dimension politique. Il est vrai que cette confrontation kaléidoscopique d’opinions et de vécus féminins mérite de prolonger sa vie sur grand écran aujourd’hui, alors que les fièvres islamistes des années 1990 ont contaminé d’autres pays. Certes, le message véhiculé se révèle plus marquant ou remarquable que la forme du film, mise en images plutôt sèche (un comble pour un hammam) devant beaucoup à l’intensité de ses comédiennes. La séquence finale tranche par sa profondeur métaphorique : on y voit des voiles s’envoler au-dessus de la Méditerranée, pareils à des oiseaux. Les Algériennes se sont débarrassées de l’oppressante étoffe, mais d’autres femmes su

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Sébastien Broquet | Mardi 3 janvier 2017

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06>01>17 BELLONA JEF K C'est le genre de DJ que l'on oublie un peu : tellement présent dans le paysage depuis longtemps (1992 !), mais sans hit populaire et rarement placé en headliner des gros festivals... Jef K est plutôt un incontournable de l'exigente scène club, arpentant sans relâche les contrées lointaines (ou pas) pour distiller sa house, qu'elle soit deep, soul ou minimale, celle qu'il défend sur son excellent label Silver Network, valeur sûre du groove. Respect. 06>01>17 LE SUCRE ENCORE Promoteur de goût, Encore fête ses quatre années d'activisme électronique sur un week-end étalé entre le Sucre et le Club Transbo le samedi 7 janvier. La première soirée du côté de Confluence convie le londonien Ross From Friends (en live), Linkwood et Folamour. La seconde partie étant confiée à l'Australien basé à Londres

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Sébastien Broquet | Mercredi 2 novembre 2016

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05>11>16 TERMINAL TUNNEL VISION La paire écossaise d'Optimo tire son nom d'un track de Liquid Liquid : le genre de balise qui rassure. Les sets de ces proches de la famille Kill the DJ sont à l'avenant, éclectiques et denses, sans fioriture, dépourvus de la moindre facilité et farouchement dansants, rodés des années durant tous les dimanches soirs au mythique Sub Club, dans leur cité : c'est dire si la venue de JG Wilkes, moitié de ce duo, dans la petite boîte noire fait figure d'événement ; il sera accompagné de Jutix et Thomas B. Malté. 05>11>16 LE SUCRE BLACK ATLANTIC CLUB Parce qu'il est toujours salvateur de secouer son bodjo sur des rythmes différents, la Black Atlantic Club menée de main de maître par son résident James Stewart trouve ici régulièrement une place de choix. Ce mois-ci, le DJ de RTU convie un oublié de la scène hip-hop africaine, le ghanéen Ata Ka

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MUSIQUES | 22>10>16 NINKASI KAO EZ! #43 Amateurs de bass music, cette soirée va vous combler : c'est un best of du label Château Bruyant qui est ici convié, (...)

Sébastien Broquet | Mardi 18 octobre 2016

Insomniaque

22>10>16 NINKASI KAO EZ! #43 Amateurs de bass music, cette soirée va vous combler : c'est un best of du label Château Bruyant qui est ici convié, avec celui qui est sans doute le meilleur représentant du dubstep dans nos contrées, Niveau Zéro, accompagné d'un duo calorifère sur scène (Tambour Battant), d'un DJ passionnant repéré par Gilles Peterson (Nikitch) et enfin de The Unik : clairement pas une nuit pour âmes sensibles, mais les adeptes de breaks tropicalisés et de basses massives vont se caler sur le beat. Heavy. 22>10>16 LE PETIT SALON KEVIN SAUNDERSON Voici venir le quota de légende techno hebdomadaire dans la ville : et pour le coup, c'est rien moins que l'un des trois fondateurs du genre à Détroit, Kevin Saunderson, qui fait une halte au Petit Salon... On lui doit ce qui est devenu un mouvement de masse, mais aussi quelques hits absolus continuant de réveiller n'importe quel dan

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Kumbia Boruka fait chalouper les Chartreux

MUSIQUES | Si Lyon a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial (...)

Sébastien Broquet | Mardi 30 août 2016

Kumbia Boruka fait chalouper les Chartreux

Si Lyon a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès, ces dernières semaines : un mini album est sorti avant l'été et les quelques dates en festivals qui ont suivi (le Montreux Jazz Festival, la clôture des Nuits de Fourvière) entérinent l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce jeudi avec cette date au Jardin des Chartreux, encore une fois en clôture d'un festival :

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Le Sucre régale dès la rentrée

MUSIQUES | C'est devenu le rendez-vous des retrouvailles amicales et l'occasion pour le club du quartier Confluence de présenter en une petite semaine ses (...)

Sébastien Broquet | Lundi 29 août 2016

Le Sucre régale dès la rentrée

C'est devenu le rendez-vous des retrouvailles amicales et l'occasion pour le club du quartier Confluence de présenter en une petite semaine ses inflexions et évolutions pour la saison à venir : le Start Festival, qui débute ce mercredi 31 et court jusqu'à dimanche, fête sa quatrième édition et ne déroge pas à la règle, avec un premier soir en mode before très local placé sous le signe de l'Apéro des voisins, les bandes d'Arty Farty (Nuits Sonores) et de Culture Next (Le Sucre) œuvrant depuis le début pour l'émergence de ce "nouveau quartier" pas encore complètement apprivoisé. Mais commençons par la fin : ce dimanche après-midi désormais ancré dans les habitudes du clubbing lyonnais, par la grâce de quelques souvenirs dantesques lors des We Are Reality. Ce premier tea dance de la saison lance un nouveau cycle dominical, où l'on attend au fil des semaines quelques pointures : le second épisode, le 18 septembre, est d'ores et déjà sold-out et accueillera l'immense

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Le Transbo prend l'air

MUSIQUES | Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la (...)

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

ECRANS | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Insomniaque

MUSIQUES | 24.06.16 > NINKASI DJ VADIM Il fut le prince de Ninjatune, le roi du groove, un maître du funk et du hip-hop (avec One Self) : DJ Vadim s'est (...)

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Insomniaque

24.06.16 > NINKASI DJ VADIM Il fut le prince de Ninjatune, le roi du groove, un maître du funk et du hip-hop (avec One Self) : DJ Vadim s'est réincarné en sound-system reggae à lui tout seul depuis quelques années. Assurément moins innovant qu'il ne l'a été, moins suivi également, le Russe n'en reste pas moins un DJ à la technique épatante mise désormais au service de sa passion pour les sons jamaïcains (son dernier opus sorti en février accueille Max Romeo et General Levy). Revenant. 24.06.16 > LE PETIT SALON TOM TRAGO Il est devenu une référence de la scène house ces dernières années, hébergé par le label hollandais Rush Hour où ses productions mâtinées de disco comme de sonorités de Détroit en ont fait un fer de lance apprécié des meilleurs clubs (La Machine du Moulin Rouge) et festivals (Astropolis). Ne dédai

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Insomniaque

MUSIQUES | 16.03.16 La Marquise Brother Culture Des années que Brother Culture incendie les dances d’Angleterre et d’ailleurs, lui qui a débuté en 1982 au sein du (...)

Sébastien Broquet | Mardi 15 mars 2016

Insomniaque

16.03.16 La Marquise Brother Culture Des années que Brother Culture incendie les dances d’Angleterre et d’ailleurs, lui qui a débuté en 1982 au sein du sound Jah Revelation Muzik, dans sa ville natale de Brixton. Voix incontournable de la scène reggae, c’est avec Manasseh et par un featuring avec Kanka qu’on l’a découvert en France. Nul doute qu’il va enflammer cette Reggae Boat Party, lors de laquelle il sera backé par le sound lyonnais Zion High Foundation, adepte de sessions où tout le panel reggae des 45 dernières années est passé en revue, d’Alton Ellis à Soom T. Autre crew à l’affiche : les régionaux Brainless Sound System — estampillés dub & acid. Irie. 18.03.16 Le Petit Salon Louisahhh!!! b2b Maelstrom C’était censé être la nouvelle bombe mondialisée révélée par Ed Banger. Il n’en fut rien : Louisahhh!!!, encore aujourd’hui, ne s’est pas vraiment émancipée ; on la présente toujours comme "la protégée de Brodinski"… Reste que les productions de l’Américaine, signée

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Insomniaque

MUSIQUES | 11.03.16 Ninkasi Kao Derrick May De la longue liste des musiciens inspirés venus de Détroit, Derrick May n’est pas le dernier, loin de là. Cité parmi les (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 mars 2016

Insomniaque

11.03.16 Ninkasi Kao Derrick May De la longue liste des musiciens inspirés venus de Détroit, Derrick May n’est pas le dernier, loin de là. Cité parmi les trois innovateurs ayant créé ce style qui fait le bonheur des kids d’aujourd’hui, la techno, il en est clairement l’un des emblèmes - de sa ville natale comme de sa famille musicale - les plus cruciaux. Créateur du label Transmat dès 1986, il inaugura en parallèle les carrières de gens comme Kenny Larkin et Carl Craig, avec lesquels il partage cet indicible groove propre à Motor City que l’on retrouve sur l’anthem Strings of Life. Clairement la soirée du mois, concoctée par Papa Maman. Pionnier. 11.03.16 Encore FunkinEven + Seven Davis Jr Il était l’une des plus belles claques de l’édition 2014 de Nuits Sonores : son set final au Marché de Gros avait mis à genoux un dancefloor déjà bien chaud, à coups de pépites house music, d’edits disco, de funk millésimé fricotant avec de l’acid bien sauvage, le tout en vinyle, à

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Encore heureux

ECRANS | Quand des petits-bourgeois s’attellent à l’écriture d’une comédie vaguement sociale (chacun des mots mérite d’être pesé : on suit ici une famille dont le père, (...)

Vincent Raymond | Mardi 26 janvier 2016

Encore heureux

Quand des petits-bourgeois s’attellent à l’écriture d’une comédie vaguement sociale (chacun des mots mérite d’être pesé : on suit ici une famille dont le père, cadre sup’ au chômage depuis deux ans, squatte un studio des beaux quartiers parisiens) en faisant l’économie d’un script doctor, la vraisemblance et la dignité en prennent pour leur grade. Quelques exemples à la volée ? L’histoire est censée se passer autour du réveillon de Noël, de surcroît en week-end ; or tout est ouvert fort tard, y compris les administrations, qui n’hésitent pas à menacer d’expulsion… en pleine trêve hivernale. Un besoin urgent d’argent se fait sentir ? La mère s’en va troquer ses faveurs contre un chèque auprès d’un bellâtre de supérette — ah, le romantisme de la prostitution occasionnelle ! Même en ajoutant un macchabée voyageur en guise d’hypothétique ressort (au point où l’on en est...), le scénario continue de tirer à hue et à dia, atteignant à peine la cheville brisée de la moindre pochade d’humour noir belge. Miséricorde pour les comédiens, ils devaient avoir faim. VR

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Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

MUSIQUES | Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti (...)

Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti pour le rendre plus moite, plus sensuel, mêlé à des sonorités triturées et largement improvisées pour faire monter la sauce vers son potentiel festif à haute valeur ajoutée : c’est lent, mais pas moins dansant - et infusé de percussions. Felipe Salmon et Rafael Pereira, les deux producteurs aux masques chatoyants formant cette entité d’origine contrôlée péruvienne, sont tatoués par Warp et le doom autant que par les rythmes traditionnels de leur région natale comme le huayno, et influencés par la sono mondiale façon Internet comme par les vieux classiques : la paire n’a pas oublié que le Pérou fut le premier à instiller une forte dose de psychédélisme et de transe dans sa cumbia, aboutissant à la dénommée chicha : une mutation opérée autant sous l’influence de la drogue (l’ayahuasca) que des évolutions instrumentales (guitare et orgue électrique remplaçant l’accordéon argentin). C’est cet héritage que Dengue Dengue Dengue fait revivre sur scène depuis son apparition avec l’album La A

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Lancement de la saison des Subs ce samedi

MUSIQUES | À l'issue de la représentation de Biopigs (voir notre critique) ce samedi 18 septembre, les Subsistances lanceront officiellement leur saison (...)

Nadja Pobel | Vendredi 18 septembre 2015

Lancement de la saison des Subs ce samedi

À l'issue de la représentation de Biopigs (voir notre critique) ce samedi 18 septembre, les Subsistances lanceront officiellement leur saison 2015/2016. À 21h30, la direction du lieu présentera la programmation à venir, puis James Stewart animera la soirée aux platines. Évenement gratuit avec food truck et une buvette.

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Électro c'est trop ?

MUSIQUES | On prend quasiment les mêmes et on recommence. Avec la dissolution de Haste, une place s'est libérée au Transbordeur. Good news, ce sont les sapeurs (...)

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

Électro c'est trop ?

On prend quasiment les mêmes et on recommence. Avec la dissolution de Haste, une place s'est libérée au Transbordeur. Good news, ce sont les sapeurs techno de CLFT qui la récupèrent. Une fois par trimestre, ils présenteront deux artistes de leur très pointu et très offensif roster ; démarrage le 9 octobre avec les Britanniques Lee Holman et Biny, passage à la vitesse supérieure le 11 décembre avec deux autres British, Fundamental Interaction et l'ami de longue date Ben Gibson. Leurs âmes sœurs de Papa Maman, non contentes de renforcer leur présence à La Plateforme (voir page 19), continuent pour leur part d'essaimer dans la ville – après un premier essai au Petit Salon, leurs prochaines "MTR", le 2 octobre au Sucre et le 9 au Kao, permettront de constater que le genre est parfois plus spartiate et viscéral ailleurs qu'à Berlin et Londres avec l'Ukrainien Stanislav Tolkachev, le Finlandais Samuli Kemppi et l'Espagnol Oscar Mulero. Quant à leurs colocataires de l'Atelier Sumo (le QG

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C'est du béton

MUSIQUES | «Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à (...)

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

C'est du béton

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Vers l'infini et au-delà

MUSIQUES | Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Vers l'infini et au-delà

Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir en deux sur un changement de ton. Et où, sur fond de claviers quasi carpenteriens, sous un empilement de "ouh ouh" et perdu dans une rythmique space funk, un chœur chante «Take it back if you really, really wanna take it to the stars». Là commence un voyage qui n'est que changement de direction dans l'espace-temps (d'où sans doute la référence à Saturne, planète géante, donc, et dieu du temps du panthéon romain). Car Born Under Saturn est plein de fausses cassures de rythme (le "sax" de Reflections) qui sont autant de passages semblables à ces trous de vers qui permettraient en théorie d'accéder d'un bout du cosmos à l'autre ; plein de sauts quantiques musicaux qui ne sont pas sans rappeler, en plus sophistiqué, la manière qu'avaient en concert leurs aînés du Beta Band de s'échanger les instruments en plein milieu d'un morceau ; plein de ces digressions dignes, tant pis, on les cite, des contrepoints chers aux Be

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Don't mess with Metz

MUSIQUES | Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Don't mess with Metz

Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, importante ville de l'Empire Carolingien, du Saint-Empire romain germanique et, par intermittence, de la première division du championnat de France de football. Ville libre et souvent assaillie, Metz vainquit par la main de Saint-Georges le maléfique Graoully et par les pieds de Tony Kurbos et Jules Bocandé le FC Barcelone au Camp Nou en Coupe des Coupes 1984-85. Elle connut aussi des défaites avec l'annexion par l'Allemagne et la perte du championnat de France de football 1998 à la différence de but aux dépens du RC Lens – deux épisodes que les Messins préfèrent oublier... Bien, ouh là, stop, soyez sympas, rembobinez : on s'égare, Metz n'étant pas le sujet de cet article. Ou plutôt si, mais le Metz canadien, groupe hardcore de son état, baptisé ainsi suite à un concert lorrain visiblement marquant de deux de ses membres en 2006 – le hors-sujet n'est donc pas total, même si au contraire de la ville, Metz le groupe présente une diversité architecturale assez

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Woodstower, toujours vert

MUSIQUES | Battu par les flots, Woodstower ne sombre pas. Deux ans après un déluge qui l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, le festival du Grand parc (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Woodstower, toujours vert

Battu par les flots, Woodstower ne sombre pas. Deux ans après un déluge qui l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, le festival du Grand parc Miribel Jonage propose au contraire l'un des week-ends – concerts le samedi, arts de la rue et animations décalées (sauna, retrogaming, sound system sous-marin...) le dimanche – les plus solides de son histoire. Sur la scène principale se succéderont notamment la révélation post-punk Jeanne Added, les exubérants Sud-africains de SKIP&DIE (qui revisitent les traditions tropicales à l'aune d'une bass music éminemment rassembleuse) et un Mr. Oizo plus barré et acide que jamais, tandis que sa petite sœur fera la part belle au hip-hop, fut-il décontracté et old-school (Chill Bump) ou abstrait et futuriste (Fowatile). Quant au club, il accueillera le pionnier de la minimale Ivan Smagghe, Claude (le projet disco/house tout chelou de l'inclassable beatmaker Fulgeance) et Thylacine, magicien de la MPC qui, comme Fakear et Superpoze, réinjecte méticulosité et mélan

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Minuit, l'heure des cimes

SCENES | «Citius, Altius, Fortius.» «Plus haut, plus fort, plus vite.» C'est la devise des Jeux Olympiques, telle que la formula Pierre de Coubertin en 1894. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 19 mai 2015

Minuit, l'heure des cimes

«Citius, Altius, Fortius.» «Plus haut, plus fort, plus vite.» C'est la devise des Jeux Olympiques, telle que la formula Pierre de Coubertin en 1894. Ce pourrait être celle de XY, compagnie lilloise versée dans l'art à hauts risques du porté acrobatique dont elle n'a de cesse de repousser les limites formelles et spatiales depuis sa fondation en 2005. Sa nouvelle création la voit franchir un nouveau palier : présentée en avant-première à la prestigieuse Biennale de la danse, où elle fut unanimement acclamée, Il n'est pas encore minuit... met en scène pas moins de vingt-deux costauds et voltigeurs. Cette force numérique est d'abord, évidemment, un facteur de multiplication. Multiplication des hauteurs – en fait de "pyramides humaines", il faudrait ici parler de "points culminants humains". Multiplication des distances – en particulier lors d'une suite de propulsions par "planches sauteuses" digne d'un jeu de plates-formes. Mais aussi multiplication des possibilités d'interaction, le spectacle s'équilibrant entre ascensions synchronisées et cabrioles faussement désordonnées, délicates mises en péril en petit comité et crises de hardies

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Woodstower : les premiers noms

MUSIQUES | Dépossédé de son terrain de jeu, le festival de trance Hadra a assuré qu'il ferait tout de même parler de lui cet été. Chose promise, chose due, puisque (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 2 avril 2015

Woodstower : les premiers noms

Dépossédé de son terrain de jeu, le festival de trance Hadra a assuré qu'il ferait tout de même parler de lui cet été. Chose promise, chose due, puisque Woodstower lui a attribué une scène de son édition 2015. Au-delà de ce rapprochement amical, le raout aoutien (paf, assonance) du Grand Parc de Miribel-Jonage recevra cette année les Sud-africains sur ressorts de Skip&Die, le duo tourangeau détendu du flow Chill Bump et Vaudou Game et son afro-funk pour 33 tours, ainsi que Jeanne Added et Thylacine. Suite de la programmation le 27 mai prochain.

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Insomniaque

MUSIQUES | 03.04 Voyage Direct Label Night Désormais qu'on ne peut même plus faire confiance aux pilotes allemands, la façon la plus sûre de découvrir un pays est (...)

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Insomniaque

03.04 Voyage Direct Label Night Désormais qu'on ne peut même plus faire confiance aux pilotes allemands, la façon la plus sûre de découvrir un pays est encore de s'y projeter mentalement. Ça tombe bien, c'est ce que proposent Art Feast et le Transbordeur cette semaine, le temps d'une nuit consacrée au label Rush Hour, institution néerlandaise de la house des années 2000, et plus précisément à son émanation localiste Voyage Direct. Seront aux commandes Maxi Mill, Boris Werner et surtout Tom Trago, le boss de l'imprint en question – et accessoirement l'un des plus fins connaisseurs des musiques fiévreuses (funk, disco, boogie...).

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5 soirées à suivre

MUSIQUES | We Are Reality A l'heure où des scientifiques étudient sérieusement la possibilité que notre réalité ne soit qu'une simulation informatique, le Sucre s'impose (...)

Benjamin Mialot | Mardi 23 septembre 2014

5 soirées à suivre

We Are Reality A l'heure où des scientifiques étudient sérieusement la possibilité que notre réalité ne soit qu'une simulation informatique, le Sucre s'impose avec ce rendez-vous bi-mensuel comme l'endroit où garder les pieds sur terre. Difficile en effet de faire plus concret que la techno promue par We Are Reality, dont le casting a cet automne, entre les retours du maestro Carl Craig (19 octobre, avec le cogneur britannique Boddika) et des figures de proue du Berghain (Ben Klock le 5 octobre, Marcel Dettman le 2 novembre), des airs de who's who. A ne pas manquer également, un détour house par la case Innervisions avec ses fondateurs, Dixon

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Le Sucre, notre ami d'en haut

MUSIQUES | Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer (...)

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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L'été au Sucre

ACTUS | Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour (...)

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 2

ECRANS | Il y a des films qui, dans une compétition festivalière, ne font pas de prisonniers et écrasent tout sur leur passage. The Mass of men, chef-d’œuvre de (...)

Christophe Chabert | Samedi 23 novembre 2013

Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 2

Il y a des films qui, dans une compétition festivalière, ne font pas de prisonniers et écrasent tout sur leur passage. The Mass of men, chef-d’œuvre de Gabriel Gauchet dont on parlait ici, a déjà raflé des grands prix à tire-larigot, à Locarno, Grenoble, Grenade, etc. Le film n’a pourtant rien d’une bête à concours ; il représente juste ce que tout court-métrage devrait être : un regard sur le monde qui tient autant à la qualité d’une écriture, à la maîtrise de la direction d’acteurs et à des choix de mise en scène qui permettent au spectateur de vivre l’action mais aussi de la décoder et de la mettre en perspective. À l’aune de The Mass of men, les faiblesses de ses concurrents apparaissent criantes : tel cinéaste se regarde filmer, tel autre a un sujet, mais le décline scolairement à l’écran ; et celui-ci, qui n’a pas écrit des dialogues suffisamment pensés pour ses acteurs, et qui se retrouve à galérer pour les rendre cinématographiques… Qu’on soit clair, dans la compétition de Villeurbanne, si aucun f

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Sugar man

MUSIQUES | Vous avez été coordinateur général de La Plateforme pendant sept ans, qu'est-ce qui vous a amené au Sucre ? Cédric Dujardin : Ce qui m'a amené au Sucre c'est (...)

Benjamin Mialot | Lundi 23 septembre 2013

Sugar man

Vous avez été coordinateur général de La Plateforme pendant sept ans, qu'est-ce qui vous a amené au Sucre ? Cédric Dujardin : Ce qui m'a amené au Sucre c'est d'abord mon amitié pour Vincent Carry et mon histoire avec Nuits Sonores, qui date de très longtemps. Un projet comme celui du Sucre, ça n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie. Un nouveau lieu de cette ampleur qui s'ouvre à Lyon, c'est assez rare pour être intéressant à plein d'égards. C'est très complémentaire de la Plateforme. J'aurais pu rester sur le bateau et bénéficier de mes sept ans de travail, avec deux cents dates par an. J'ai préféré tenter une nouvelle aventure, sur un projet excitant.   Comment s'est monté le projet ? Nuits Sonores cherchait depuis longtemps un lieu pérenne pour accueillir le festival, mais c'est en Novembre 2011 que Vincent Carry est venu me voir en me parlant de ce l

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Insomniaque - Semaine du 26 juin au 2 juillet

MUSIQUES | 28.06 – AF001 "Enthusiast"Ça y est, c'est officiel : Le Sucre, le rooftop qui fit les belles nuits de la Biennale d'art contemporain à l'automne 2011, (...)

Benjamin Mialot | Lundi 24 juin 2013

Insomniaque - Semaine du 26 juin au 2 juillet

28.06 – AF001 "Enthusiast"Ça y est, c'est officiel : Le Sucre, le rooftop qui fit les belles nuits de la Biennale d'art contemporain à l'automne 2011, devient pérenne. Et ce à compter de cette fin de semaine, date non pas de son inauguration (programmée pour septembre), mais de sa pré-ouverture, qui se poursuivra tout l'été via une bonne quinzaine de soirées. Vu la tronche de la première, en forme de launch party du nouvel album du Berlinois Siriusmo, dauphin surdoué d'Aphex Twin et petit frère bizarroïde de Modeselektor, on est bons pour une dérégulation glycémique. 29.06 Cruel Summer OpeningSi sa direction artistique

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Insomniaque - Semaine du 5 au 11 juin

MUSIQUES | 07.06 Club Passion 3Quel est le point commun entre Two Doors Cinema Club, Yan Wagner, Hot Chip et Fauve ? Ils ont, à l'instar de bien d'autres (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 30 mai 2013

Insomniaque - Semaine du 5 au 11 juin

07.06 Club Passion 3Quel est le point commun entre Two Doors Cinema Club, Yan Wagner, Hot Chip et Fauve ? Ils ont, à l'instar de bien d'autres mètres-étalons de la pop des années 2000, été révélés par les compilations du très fureteur (et très branché) label Kitsuné. C'est aussi le cas de Synapson, la tête d'affiche de la prochaine soirée que donnera la collectif Touche Française au Platinium. Autant dire que, dans un futur proche, vous risquez de pas mal entendre parler de la deep house distinguée et romantique de ce duo parisien. 07.06 I'm Kevin SaundersonNous en avons rêvé, le DV1 l'a fait : après Juan Atkins, Kenny Larkin

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Urgent : Crystal Castles reporté au 14 juin.

MUSIQUES | Les musiciens sont connus pour avoir une santé fragile et plusieurs fois par saison quelques annulations ou reports viennent créer le désarroi du fan (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 février 2013

Urgent : Crystal Castles reporté au 14 juin.

Les musiciens sont connus pour avoir une santé fragile et plusieurs fois par saison quelques annulations ou reports viennent créer le désarroi du fan impatient qui conséquemment s'étiole. Cette fois, c'est Crystal Castles, programmé initialement ce jeudi 21 février au Transbordeur, qui déclare forfait pour raisons médicales – on n'en saura pas plus mais la consommation de minerai de viande ne serait pas incriminée. Voilà néanmoins qui oblige le duo, connu pour ses frasques à répétitions, à reporter sa prestation au 14 juin prochain. Les possesseurs d'un billet peuvent aller se faire rembourser chez leur dealer agréé ou conserver le précieux sésame pour la date de report. Néanmoins, une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le concert de Tété est lui bien maintenu pour le 26 mars. Chienne de vie.

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Vous n’avez encore rien vu

ECRANS | Depuis sa belle association avec Bacri et Jaoui, Alain Resnais semble tourner chacun de ses films comme si c’était le dernier, ou plutôt en intégrant à ses (...)

Christophe Chabert | Jeudi 20 septembre 2012

Vous n’avez encore rien vu

Depuis sa belle association avec Bacri et Jaoui, Alain Resnais semble tourner chacun de ses films comme si c’était le dernier, ou plutôt en intégrant à ses récits cette conscience du spectateur : maintenant nonagénaire, le réalisateur rédige manifestement son testament artistique. Pourtant, les relents d’angoisse qui venaient pétrifier l’hiver de Cœurs ou la fugue printanière des Herbes folles n’avaient rien de surprenants de la part d’un homme dont le premier film était un documentaire de montage sur les camps de concentration nazis… Si crépuscule il y a, c’est plutôt dans la forme des films : on avait beau parler de «légèreté» et de «fantaisie», on sentait de plus en plus que ce cinéma-là trahissait son âge. Vous n’avez encore rien vu ne laisse plus de doute : Resnais régresse ouvertement vers un temps (les années 40) où les prémisses de ce cinéma moderne dont il fût un des ambassadeurs voisinaient avec un néo-classicisme théâtral aujourd’hui poussiéreux. Retour vers le passé Il y a donc le dispositif : de

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