Le Sucre régale dès la rentrée

Start Festival | Après une saison d'été inventive et colorée, Le Sucre fait sa rentrée en misant sur ses fondamentaux, avec un mot d'ordre easy : Start.

Sébastien Broquet | Lundi 29 août 2016

Photo : Bambounou © DR


C'est devenu le rendez-vous des retrouvailles amicales et l'occasion pour le club du quartier Confluence de présenter en une petite semaine ses inflexions et évolutions pour la saison à venir : le Start Festival, qui débute ce mercredi 31 et court jusqu'à dimanche, fête sa quatrième édition et ne déroge pas à la règle, avec un premier soir en mode before très local placé sous le signe de l'Apéro des voisins, les bandes d'Arty Farty (Nuits Sonores) et de Culture Next (Le Sucre) œuvrant depuis le début pour l'émergence de ce "nouveau quartier" pas encore complètement apprivoisé.

Mais commençons par la fin : ce dimanche après-midi désormais ancré dans les habitudes du clubbing lyonnais, par la grâce de quelques souvenirs dantesques lors des We Are Reality. Ce premier tea dance de la saison lance un nouveau cycle dominical, où l'on attend au fil des semaines quelques pointures : le second épisode, le 18 septembre, est d'ores et déjà sold-out et accueillera l'immense Laurent Garnier. Là, le 4 septembre, ce sera Bambounou en guise de friandise : annoncé dès ses récents débuts comme un futur parrain de la techno française, il a le don pour insuffler un feeling inventif, pétrissant des textures issues d'un imaginaire techno ou acid house mille fois entendues, mais les plongeant dans un bain de modernité sans cesse renouvelé, cassant les rythmiques d'un groove branlant conduisant vers l'extase. Parfaite clôture à cette semaine, le Londonien Call Center et le local et très éclectique Judaah complétant l'affiche.

La case du jeudi, réservée aux concerts, est également inaugurée en beauté avec La Mverte, repéré dans nos contrées lors des Nuits Sonores (et pote du génial Alejandro Paz). Ce producteur évoluant entre synth wave aux basses glaciales et dark italo disco sous LSD commence à se rendre addictif : c'est délicieusement malsain, sexuel, moustachu et ça rappelle de moites fins de nuits au mythique club parisien le Pulp, early 2000's : on adhère (beaucoup moins à Syracuse, également de sortie ce soir-là).

Reste les classiques et efficaces soirées club du vendredi et du samedi, où se croiseront Malinké, Palma ou encore Oussama K. Bref, c'est reparti.

Start Festival
Au Sucre du 31 août au 4 septembre


Bambounou + Call Super + Judaah


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


La Mverte + Syracuse


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Apéro des voisins

Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Après le travail, extended version

Marquis Hawkes + Valentino Mora aka French Fries + Johannes Volk + Oussama K + Palma
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

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On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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On a compris : nous n'irons plus danser avant de longs mois dans ces clubs où nous adorions nous abandonner la nuit venue. L'hédonisme n'est plus de saison. Mais le houblon, lui, oui : ainsi Le Sucre, pour combler le vide intersidéral causé par le Covid-19, a-t-il décidé d'ouvrir sa salle pour des ateliers de biérologie (et pour des résidences d'artistes, mais c'est un autre sujet). Jeudi 10 septembre et jeudi 1er octobre, durant deux sessions consécutives d'une heure (19h à 20h et 20h30 à 21h30), avec huit participants par session, il sera possible de découvrir la bière et ses particularités, ses procédés de fabrication, en compagnie d'un expert de la brasserie habituellement partenaire du club géré par Arty Farty.

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Terminator 2 en film du dimanche soir au Sucre

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Vincent Raymond | Mardi 27 juin 2017

Terminator 2 en film du dimanche soir au Sucre

Si la perspective de dominer la ville par un beau soir d’été vous a toujours tenté·e (mais que vous n’avez aucune ambition politique) ; si le Los Angeles brindezingue et/ou anxiogène de la fin du siècle dernier vous fascine, alors vous risquez fort de faire du Sucre votre spot ce dimanche et les suivants jusqu’au 3 septembre. Le club toit-émoi de la Confluence a confié ses clefs aux nostalgeeks pop culture de Rockyrama, lesquels ont fouillé dans leur vidéo-DVD-thèque. Résultat ? Un kaléidoscope plutôt représentatif de la cité californienne, forcément incomplet, mais il faut en garder sous la pédale pour une prochaine fois. Du barré d’anthologie (The Big Lebovski) et du polar nocturne pré-Uber (Collateral), du « Yippee-ki-yay, pauvre con ! » (Die Hard) et du Snake (Escape from L.A.), des mecs en queer (Husler White) et des grosses balloches (Les Blancs ne savent pas sauter). Mais aussi Sarah Connor avec

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Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

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Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti pour le rendre plus moite, plus sensuel, mêlé à des sonorités triturées et largement improvisées pour faire monter la sauce vers son potentiel festif à haute valeur ajoutée : c’est lent, mais pas moins dansant - et infusé de percussions. Felipe Salmon et Rafael Pereira, les deux producteurs aux masques chatoyants formant cette entité d’origine contrôlée péruvienne, sont tatoués par Warp et le doom autant que par les rythmes traditionnels de leur région natale comme le huayno, et influencés par la sono mondiale façon Internet comme par les vieux classiques : la paire n’a pas oublié que le Pérou fut le premier à instiller une forte dose de psychédélisme et de transe dans sa cumbia, aboutissant à la dénommée chicha : une mutation opérée autant sous l’influence de la drogue (l’ayahuasca) que des évolutions instrumentales (guitare et orgue électrique remplaçant l’accordéon argentin). C’est cet héritage que Dengue Dengue Dengue fait revivre sur scène depuis son apparition avec l’album La A

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03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Pour les gens de la musique électronique, l'image et la lumière ne sont (trop) souvent que des placebos pour laptopgazer – comme on parle de shoegazers pour les guitaristes obnubilés par leurs pédales d'effet – souffrant d'une sévère carence de charisme. D'une certaine manière, le Mirage Festival inverse ce rapport de subordination, investissant Le Sucre pour deux showcases conçus comme des soirées d'appel destinées à attirer l'attention sur les sections moins intelligibles du festival. Le compromis s'arrête là, Monkeytown et Crème Organization, les deux labels à l'honneur de ces soirées, comptant parmi les plus insaisissables du Vieux Continent. Le premier, tanière de Modeselektor, par la polissonnerie – qu'on pourrait ici orthographier avec un y – avec laquelle ses pensionnaires, en l'occurrence Bambounou et le solaire Benjamin Damage, se jouent des codes de la techno. Le second, fondé à Amsterdam voilà tout juste quinze ans par DJ TLR, par sa propension des siens (y compris les petits derniers, Marquis Hawkes et Innershades), émulée depuis par L.I.E.S., à avilir la h

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Benjamin Mialot | Mardi 9 décembre 2014

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Quand ils n'usent pas leurs fonds de sous-vêtements brodés sur les bancs de leur business school, les élèves de l'EMLyon fréquentent vraisemblablement le DV1, un bon tiers du line-up de l'édition 2014 de leur raout électronique (Elekt'Rhône de son petit nom "brandé") ayant récemment honoré le club des pentes de sa présence. De quoi d'emblée partir sur de meilleures bases que la précédente, infâme gloubi-boulga de deep house à saxophone et d'électro-pop underage. Celle-ci brille au contraire par sa cohérence et son caractè

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Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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L'été au Sucre

ACTUS | Sa pré-ouverture fut le fil rouge de l'été 2013, sa programmation pour celui de 2014 aura plutôt l'épaisseur d'un câble sous-marin. On parle bien sûr du Sucre, dont la programmation pour les beaux jours vient d'être dévoilée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ça s'annonce très chaud. Pauline Lambert

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Sugar man

MUSIQUES | Au terme d'une pré-ouverture estivale entièrement sold out, Le Sucre a officiellement ouvert ses portes début septembre. Présentation de ce club multi-facettes sis à la Confluence avec Cedric Dujardin, son directeur d'exploitation. Propos recueillis par Térence Caron

Benjamin Mialot | Lundi 23 septembre 2013

Sugar man

Vous avez été coordinateur général de La Plateforme pendant sept ans, qu'est-ce qui vous a amené au Sucre ? Cédric Dujardin : Ce qui m'a amené au Sucre c'est d'abord mon amitié pour Vincent Carry et mon histoire avec Nuits Sonores, qui date de très longtemps. Un projet comme celui du Sucre, ça n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie. Un nouveau lieu de cette ampleur qui s'ouvre à Lyon, c'est assez rare pour être intéressant à plein d'égards. C'est très complémentaire de la Plateforme. J'aurais pu rester sur le bateau et bénéficier de mes sept ans de travail, avec deux cents dates par an. J'ai préféré tenter une nouvelle aventure, sur un projet excitant.   Comment s'est monté le projet ? Nuits Sonores cherchait depuis longtemps un lieu pérenne pour accueillir le festival, mais c'est en Novembre 2011 que Vincent Carry est venu me voir en me parlant de ce l

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Insomniaque - Semaine du 26 juin au 2 juillet

MUSIQUES | 28.06 – AF001 "Enthusiast"Ça y est, c'est officiel : Le Sucre, le rooftop qui fit les belles nuits de la Biennale d'art contemporain à l'automne 2011, (...)

Benjamin Mialot | Lundi 24 juin 2013

Insomniaque - Semaine du 26 juin au 2 juillet

28.06 – AF001 "Enthusiast"Ça y est, c'est officiel : Le Sucre, le rooftop qui fit les belles nuits de la Biennale d'art contemporain à l'automne 2011, devient pérenne. Et ce à compter de cette fin de semaine, date non pas de son inauguration (programmée pour septembre), mais de sa pré-ouverture, qui se poursuivra tout l'été via une bonne quinzaine de soirées. Vu la tronche de la première, en forme de launch party du nouvel album du Berlinois Siriusmo, dauphin surdoué d'Aphex Twin et petit frère bizarroïde de Modeselektor, on est bons pour une dérégulation glycémique. 29.06 Cruel Summer OpeningSi sa direction artistique

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