Le Nova Mix Club migre au Sucre

Sébastien Broquet | Mardi 9 janvier 2018

Photo : S3A © DR


C'est une première : l'emblématique Nova Mix Club, l'émission de Nova qui prend le pouls de la scène électronique en prise directe avec sa source, le club, s'installe à Lyon pour une mensuelle au Sucre. Jusque-là, seul le Badaboum à Paris accueillait ce before retransmis en direct sur les ondes de 21h à minuit, trois fois par mois. Il n'y en aura plus que deux à Paris, le troisième migrant du côté de Confluence : première le vendredi 12 janvier, avec en guise de headliner le chantre de la house qu'est S3A. Membre du crew Concrete - il est résident de la péniche, Sampling As An Art (de son patronyme complet) se rapproche dans l'esprit d'un MCDE et pérennise l'esprit le plus utopique de la house nation, celui d'une musique chaleureuse, hypnotique et sexy ; pas étonnant que Laurent Garnier lui ait commandé un remix...

On guettera aussi Patchworks, le plus connu des inconnus de la ville, producteur stakhanoviste aux multiples projets et mille et une nuits de fête (la dernière en date, c'était vendredi dernier pour l'anniversaire d'une Maison Mère blindée à craquer, sous son alias afro Voilaaa sound-system). LB aka Labat et Waxist complétant ce chatoyant line-up d'une première qui est, eh oui déjà, complète : il faudra s'y prendre tôt pour celle de février.

Nova Mix Club
Au Sucre le vendredi 12 janvier de 18h30 à 1h (complet)
Sur Nova Lyon de 21h à minuit


S3A + Waxist + Lb aka Labat + Patchworks

Après le travail
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

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Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

« M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite "légère", les locaux sur la péniche, les résultats d'audience, et préciser : - La gestion budgétaire stricte en respectant le budget établi - La mise en place d'une équipe de professionnels pour l'éditorial avec l'augmentation de l'audience régulière depuis le début (cf. Médiamétrie) - Les nombreux soutiens culturels obtenus localement au moment de l'obtention de la fréquence - L'installation sur une péniche, visitée par la direction du groupe, lieu exceptionnel et emblématique pour une radio, bénéficiant d'un loyer très inférieur au prix du marché dans le quartier de la Confluence - Plus récemment, le travail sur le dossier déposé auprès de la Ville de Lyon ayant permis une aide de 25 000€ au titre du Fonds d'urgence pour la Culture, dans le cadre de la pandémie. »

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Sébastien Broquet | Jeudi 14 janvier 2021

Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de Emmanuel Hoog en mai 2019, puis la nomination de Mélanie Mallet — une historique de la radio fondée par Jean-François Bizot — comme directrice déléguée de Nova, après aussi le départ de Bernard Zekri en janvier 2020, c'est désormais l'antenne locale lyonnaise qui change de tête : le directeur de la station, Alfredo Da Silva, a été licencié en ce début d'année 2021. En cause, une gestion jugée trop légère et l'achat à titre personnel de la péniche amarrée quai Rambaud, où sont situés les locaux loués à la radio depuis quelques mois, sans prévenir la direction parisienne — laquelle n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Pour l'instant, aucun remplaçant n'a été nommé à la direct

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Pat Kalla : « on a bien dansé, on a un peu réfléchi : c'est l'esprit »

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Sébastien Broquet | Mardi 11 décembre 2018

Pat Kalla : « on a bien dansé, on a un peu réfléchi : c'est l'esprit »

Votre père est venu s'installer à Lyon, en exil forcé après avoir milité pour l'indépendance du Cameroun, ce qui lui a valu quelques problèmes à Douala. Pat Kalla : Oui, exactement. Il est venu économiquement, aussi. Il fallait nourrir la famille et à Douala dans les années 60, c'était compliqué. Comme en plus il faisait partie du PC, le parti d'opposition au gouvernement en place... Il a laissé plein de copains militants là-bas, dont certains sont décédés. Lui a décidé de partir pour continuer le combat ici, jusqu'à ce que sa famille soit menacée sur place, il a alors levé le pied : tu pouvais perdre tout le monde, sans procès ni rien. Il a continué au niveau littéraire et musical, par ce qu'il nous a transmis. On ressent dans votre musique une influence totalement panafricaine, des textes qui parlent d'Afrique du Sud ou d'Angola, du highlife, un engagement politique : tout vient des disques de votre père ou il y a eu d'autres rencontres à Lyon ? Je suis métis, franco-camerounais, forcément je vis avec deux cultures en moi. Une qui est inconsciente et l'autre qui est consciente, parce que tu vis ici donc

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Bernard Zekri : « la ville naturelle de Nova, c'est Lyon »

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Sébastien Broquet | Mardi 9 janvier 2018

Bernard Zekri : « la ville naturelle de Nova, c'est Lyon »

Lyon, c’est la ville de Jean-François Bizot, le défunt fondateur de Nova. J’imagine qu’il y a eu une certaine émotion dans les bureaux à l’annonce de l’obtention de la fréquence lyonnaise ? Bernard Zekri : Oui, c’est comme avoir le sentiment de retrouver des racines. Jean-François est originaire de Lyon, moi-même je suis allé m’y balader plusieurs fois avec lui. C’est un retour aux sources, mais surtout ça nous faisait vraiment de la peine de ne pas y être présent : c’est une ville qui a une vocation européenne, qui a toujours eu un amour de l’innovation, du progrès, de la modernité. C’est une ville de circulation. À Nova, on guette les nouveautés, on défriche et on partage ça avec les gens. On s’est toujours dit que la ville naturelle de Nova, c’était Lyon. C’est un vieux combat, cette fréquence, qui date des années 90 : c’était l’une des toutes premi

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Édouard Baer en direct à Lyon le 11 janvier

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Édouard Baer en direct à Lyon le 11 janvier

Premiers effets de l'arrivée de Nova Lyon dès les foulées initiales de 2018 : Édouard Baer délocalise sa matinale à succès au restaurant À La Piscine, le jeudi 11 janvier. L'émission baptisée Plus près de toi, décomplexée et cultivée, se déroulera donc face au public lyonnais de 7h à 9h. Les invités ne sont pas encore connus, le live non plus. Autre nouveauté : le Nova Mix Club déboule au Sucre, une fois par mois. Ce before très clubbing se déroulait jusque-là trois vendredis par mois au Badaboum, club parisien dédié à la house et situé près de Bastille (et anciennement La Scène Bastille, donc un lieu historique pour Nova : c'est là qu'ont été créées les fêtes Nuits Zébrées). Il n'y en aura plus que deux à Paris, la troisième migrant du côté de Confluence. Le concept de l'émission : tro

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Nova Lyon, c'est pour le 7 novembre

Cette fois, c'est officiel : Radio Nova arrive sur les ondes lyonnaises le mardi 7 novembre prochain. Le CSA en a décidé ainsi lors de sa séance plénière, le mercredi 18 octobre, et nous l'a confirmé par la voix de Christine Derville, secrétaire générale du CTA de Lyon, en ce lundi 23 octobre. Les premiers pas de Nova Lyon, fusion de RTU et de Nova, se feront donc en compagnie d'Édouard Baer et de sa matinale dès 7h.

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14.10.17 > TRANSBORDEUR GRAND MIX Une grande fête pour le mariage entre Radio Nova et RTU, à l'image de leur programmation : éclectique. Avec du live (la soul garage de Buttshakers, le hip-hop de Supa Dupa ou encore Joao Selva, Ashinoa et Uto) et des DJ sets des résidents de la plus groove des fréquences lyonnaises (Boolimix, Klaaar, Lotfi...). Comme d'hab', c'est gratuit mais il faut se procurer une invite au préalable sur le Net. Groovy. 14.10.17 > EUREXPO HYPNOTIK Direction Eurexpo pour la grand messe annuelle d'Hypnotik, rave à l'ancienne où l'on pourra se lobotomiser dans la grande salle au rythme démentiel des stars Len Faki et Ben Klock. La salle house est plus passionnante : le génial sud-africain Culoe de Song côtoie Âme, Manoo et Étienne de Crécy. Comme de cout

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On connaît l'heureux nouveau locataire de la précieuse fréquence 89.8 de la bande FM, jusqu'ici confiée à la locale RTU : il s'agit de Radio Nova, en association avec RTU. La décision a été prise mercredi 8 mars par le CSA lors de son assemblée plénière et rendue publique le lendemain. C'est à partir de septembre, octobre au plus tard, que la transition devrait être opérationnelle et que RTU devrait se transformer officiellement en Nova Lyon. L'équipe de RTU conservera ainsi ses cinq emplois salariés et assurera plusieurs émissions locales, réalisées à Lyon, tout en récupérant plusieurs émissions phares de Nova, à commencer par la matinale d'Édouard Baer qui n'en finit plus de faire le buzz depuis septembre. Entre dix et douze heures, selon la convention passée avec le CSA, seront réalisées en local, principalement l'après-midi et en soirées où les rendez-vous avec les DJs locaux (James Stewart, etc) seront conservés. « On rassure les auditeurs : l'équipe reste en place et à l'

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Radio Nova investit de nouveau le Transbordeur pour l'une des ses programmations chamarrées qui font tout le charme des fameuses Nuits Zébrées, nées du côté de la Bastille pour conquérir le pays tout en étant retransmises en direct sur la FM (et le Net). Le 24 février, seront ainsi réunis le génial angolais Bonga, les groovy locaux The Bongo Hop, ou encore Juniore, Alltta et Neue Grafik. C'est gratuit : pensez à retirer vos places dès le 8 février sur lesnuitszebrees.com.

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C'est à Radio Nova qu'Édouard Baer s'est fait un nom. Quand Jean-François Bizot, le maître de maison (à qui Ouvert la nuit est dédié), l'a mis à l'antenne et en tandem avec un autre iconoclaste, Ariel Wizman. Les deux durant cinq années mirent le feu à la bande FM avec une émission nommée La Grosse Boule. Façon flipper, la boule : ça remuait dans tous les sens, sans peur du tilt. Culte. Depuis octobre 2016, surprise, Édouard Baer est revenu à la maison, ramené au bercail par Bernard Zekri, lui-même un ancien de la bande d'Actuel / Nova, chargé par Matthieu Pigasse (qui l'avait précédemment embauché puis écarté des Inrockuptibles, au profit d'Audrey Pulvar) de filer un coup de fouet à la radio qu'il a racheté l'an dernier. Zekri a fait ce que l'on n'attendait pas : retourner chercher les vieux. Moustic, pour une hebdomadaire, le samedi à minuit : Ok ok super FM. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, pour une interview politique, chaque vendredi. Solide ! Et donc, Édouard Baer, propulsé sur la mat

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Inconséquent charmeur jonglant avec les mots et les promesses, épris de l’instant et du talent des autres, Luigi gère depuis vingt ans un théâtre parisien grâce à de l’argent qu’il n’a pas. À la veille d’une première, il doit pourtant en trouver en urgence. Ainsi qu’un singe. Le voici en cavale dans la capitale, escorté par une stagiaire de Sciences-Po au caractère bien trempé. La nuit est à lui ! Accompagner Édouard Baer n’a pas toujours été chose aisée : les délires de ses personnages de dandys logorrhéiques en semi roue libre au milieu d’une troupe de trognes, nécessitaient d’être disposé à l’absurdité, comme à l’humour glacé et sophistiqué cher au regretté Gotlib. Mais de même que Jean-Pierre Jeunet a réussi à cristalliser son univers dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Baer est parvenu à réunir ici la quintessence du sien. Si les deux auteurs partagent, outre la présence d’Audrey Tautou à leur générique, le plaisir d’entretenir une troupe fidèle et une affection certaine pour le Paris d’antan, les similitudes s’arrêtent là : Baer n’aime rien tant que faire voler les contraintes et les cadres, voir j

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Un petit cataclysme s'est produit dans le paysage radio lyonnais en mai 2015 : RTU annonçait avoir rendu sa fréquence, ce 89.8 qui enchante encore les mélomanes (la radio continue d'émettre, bien entendu). Une denrée (très) rare dans la ville : la dernière fois que c'était arrivé, c'était en 2010. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) a mis en concurrence la fréquence libérée et les dossiers ont été déposés cette année. Du côté du CTA (Conseil Territorial de l'Audiovisuel), Christine Derville, la secrétaire générale, nous confirme que ceux-ci sont actuellement en cours d'instruction. Une soixantaine ont été déposé pour les fréquences disponibles en région Rhône-Alpes (Annecy, etc) qui seront prochainement réattribuées, mais l'on ne sait combien exactement concernent la fréquence lyonnaise rendue par RTU. Ce qui est sûr, c'est que l'arrivée de France Bleu, un temps pressentie, n'est pas d'actualité : le ministère de la Culture et de la Communication n'a à ce jour pas préempté la fréquence comme il en a la possibilité, au bénéfice du service public. « Mais c'est encore possi

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Si Lyon a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès, ces dernières semaines : un mini album est sorti avant l'été et les quelques dates en festivals qui ont suivi (le Montreux Jazz Festival, la clôture des Nuits de Fourvière) entérinent l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce jeudi avec cette date au Jardin des Chartreux, encore une fois en clôture d'un festival :

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Sébastien Broquet | Mercredi 3 février 2016

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#Éditorialiser : tel est le maître mot (hashtag ?) revenant dans la bouche des concepteurs de Nuits sonores, Vincent Carry le directeur et Pierre-Marie Ouillon, l’un des programmateurs, ces derniers jours. À force de penser la presse de demain lors des dernières éditions de l’European Lab, les voilà concevant leur festival imaginatif comme un journal : tels des rédacteurs en chef, en thématisant, en éditorialisant. Force est de constater quelques évolutions dans cette ligne éditoriale, la première étant une prise de risque et sûrement le fruit d’une mûre réflexion : à l’heure où la techno est partout dans le monde, qu'elle remplit clubs et festivals avec le moindre DJ, à commencer par Lyon où il est devenu difficile de danser sur un autre style de musique, eh bien Nuits sonores prend le contre-pied et, tout en persévérant dans un positionnement rock qui a toujours fait partie de son ADN, s’ouvre désormais en très grand à la sono mondiale. Oh, il y avait bien eu des incursions : on se souvient des sénégalais de Jeri Jeri, géniaux mais un peu perdus au milieu des platinistes, en 2013. Cette fois, le vendredi, une halle entière sera dédiée à l’Afrique 2.0 : de Kon

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Au moment où vous lirez ces lignes, les places encore disponibles pour la prochaine Nuit Zébrée (vendredi 27 novembre au Transbordeur), soirée annuelle (auto-)célébrant l’éclectisme bon enfant de Radio Nova, devraient se compter sur les doigts d'une main – voire d'un moignon. Rien de très surprenant à cela quant on sait qu'elles sont à retirer gratuitement auprès des disquaires partenaires de l'événement. D'autant que l'affiche de cette troisième édition lyonnaise brille plus encore que les précédentes par son starpower et son potentiel festif. On pourra en effet y entendre les chansons viscérales et baroques de Mansfield.TYA, prendre une leçon de groove nord-africain avec la diva soudanaise Alsarah et ses Nubatones et voir l'insatiable Joeystarr enfiler son tout nouveau costume de Caribbean Dandee, du nom du projet dancehall (sidekick à dreadlocks et soundsystem inclus) qu'il a mûri au grand air chargé de particules psychotropes de la Jamaïque. Y compris le booty vissé sur son canapé, le tout étant retransmis en direct sur Nova, évidemment, mais aussi sur sa petite sœur locale RTU. Heureux les retardataire

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«C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui» affirme Rémi Gaillard, risible émule de Johnny Knoxville dont les impostures font sur Youtube la joie de millions de procrastinateurs – et prouvent depuis le début du mois qu'à l'instar d'un costume, un écran peut être trop grand. L'un des titres les plus représentatifs de Congopunq, tête d'affiche aux côtés, notamment, des so french Mustang, de la prochaine Nuit Zébrée de Radio Nova (au Transbordeur mardi 14 mars), s'intitule N'importe quoi. A raison tant cette licencieuse leçon de groove ne ressemble à rien de sensé. A moins de considérer comme tel un bœuf réunissant l'ensemble tradi-moderne Konono n°1 et The Brian Jonestown Massacre. Pour autant, elle n'est pas l’œuvre d'un simple quidam, ce duo étant mené par Cyril Atef, excentrique et virtuose batteur de Bumcello qui, avec le dénommé Monsieur Cong, colosse pileux aussi inutilement indispensable au projet que le tambouriniste Joel Gion l'est au groupe d'Anton Newcombe, repousse ici et sur deux albums son goût des rythmes panafricains, des postures punk et des tenues de nomade perché – l'équivalent tropical du clochard céleste. As

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