Dominique A : « les chansons phagocytent ma vie »

Chanson | À l'occasion de ses cinquante ans, Dominique Ané dit A n'a pas fait les choses à moitié avec deux albums explorant deux versants de sa palette esthétique et un livre qui retrace sa vie et son parcours en chansons. L'occasion, au moment de sa venue au Radiant et à la librairie Musicalame, de faire le point sur une riche carrière.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 novembre 2018

Photo : © Philippe Lebruman


Vous avez fêté vos 50 ans cette année. Une année particulièrement riche pour vous avec deux albums, Toute Latitude au printemps et La Fragilité cet automne, deux tournées et un livre, Ma vie en morceaux. Y-avait-il de votre part une manière de la marquer cette année d'une pierre blanche, de dresser une sorte de bilan ?
Dominique A :
De marquer le coup oui, de faire en sorte d'en finir avec un cycle, certaines façons de faire, un certain rythme : un disque tous les trois ans, une tournée dans la foulée. Mais un bilan non ! Ça, on me le sort à chaque album et j'en ai un peu marre (rires). De toute façon, un disque marque toujours quelque chose de l'ordre du check-up créatif. Moi, ce sont les retours des gens qui me renseignent sur mon degré de pertinence par rapport à tel ou tel projet.

Vous publiez donc Ma vie en morceaux (Flammarion) dans lequel vous revenez sur votre carrière et votre vie à travers certaines de vos chansons. Comment vous en est venue l'idée ?
Jusqu'à présent j'avais sorti des livres de littérature chez Stock : Y Revenir peu après la sortie de Vers les lueurs (2012) et Regarder l'Océan simultanément à Eléor. (2015). Comme je voulais continuer à écrire de manière plus légère autour de la musique, nous avons eu l'idée avec ma manageuse d'un bouquin iconographique avec des paroles de chansons et quelques textes additionnels sur le pourquoi du comment et quelques anecdotes. Flammarion a répondu favorablement à cette proposition en voulant surtout développer l'aspect écriture. Je me suis pris au jeu et j'ai trouvé de plus en plus intéressant d'évoquer le rapport que j'entretiens avec les chansons, de quelle manière elles phagocytent ma vie, au delà de mon parcours artistique. Ma mémoire est assez friable mais la majorité de mes synapses est accaparée par mes chansons, ce qui s'y rattache, à telle ou telle période. C'est autant un livre sur la création de chansons que sur une forme d'obsession.

Lors d'un précédent entretien en 2015, vous évoquiez la retenue que vous aviez par rapport à l'acte d'écriture s'agissant de livres, ce dont vous parlez d'ailleurs dans Ma vie en morceaux. N'avez-vous pas avec ce livre écrit l'autobiographie que jusqu'ici vous n'aviez qu'esquissé ?
Je ne sais pas, c'est un livre qui est assez différent, même si le matériau de base c'est toujours moi parce que je ne sais pas écrire sur autre chose quand j'écris en prose, n'ayant pas de désir fictionnel sur ce terrain. Pour moi l'objet de ce livre était en quelque sorte aussi de ne pas me soucier d'une écriture qui serait rattachable à la littérature. J'aimais bien l'idée d'avoir assez peu de temps pour le faire, de le faire dans les interstices de mon emploi du temps, entre deux concerts, parfois dans les loges, quand je rentrais à la maison et que j'avais une heure devant moi, dans une forme d'urgence, un peu comme un article à remettre avec un certain nombre de signes, ce que j'ai pas mal pratiqué par le passé. Et dans ce rapport là, être plus léger face à l'écriture.

Comment avez-vous sélectionné ces chansons ? Il y a évidemment des chansons incontournables de votre répertoire, mais se sont-elles toutes imposées avec évidence ?
J'en ai choisies qui ne sont pas forcément incontournables et écartées d'autres plus attendues, en fonction de ce que j'avais à raconter. C'est pour cela que j'ai inclus le duo Manque moi moins avec Philippe [Katerine, NdlR]. Non pas je le considère comme particulièrement saignant mais parce qu'il me permettait de parler de mon rapport à quelqu'un avec qui j'ai une relation amicale et un parallélisme de parcours qu'il m'intéressait d'évoquer. Les choix ont donc été assez simples. Au départ, il devait y avoir une vingtaine de morceaux et ç'a un peu débordé. Et par hasard nous sommes arrivés à 26, ce qui est précisément le nombre d'années de ma carrière publique (rires).

Avez-vous cherché par ce livre à saisir les ressorts de l'écriture de vos chansons ?
Non pas vraiment. Je me disais en écrivant que certaines choses allaient m'apparaître qui étaient assez inédites pour moi mais finalement pas tant que ça. Je n'ai pas le sensation qu'une porte se soit ouverte pour me dire « tiens, ces chansons là, c'est ça »...

Vous abordez aussi votre rapport au succès. Très tendu à une époque, comme on peut le voir sur votre prestation aux Victoires de la Musique avec le Twenty-Two Bar en 1996, et beaucoup plus apaisé aujourd'hui quoi que peut-être pas tout à fait assumé et satisfait...
Le succès c'est une histoire de curseur. Est-ce que c'est cartonner un jour ou est-ce que c'est durer ? Bien sûr, il y a une troisième voie : cartonner sur la durée (rires). Pour être honnête, certains jours je suis pleinement satisfait : j'ai une reconnaissance publique, une reconnaissance de mes pairs, des gens qui me suivent depuis longtemps et me permettent de travailler dans de bonnes conditions. Et puis d'autres où je me dis que le grand public ce ne sera jamais pour moi. J'ai alors l'impression de passer à côté de quelque chose, d'être dans une sorte de confinement. Mais quand je fais mon Caliméro, il y a toujours des gens de mon entourage pour me dire « Tu ne ne te rends pas compte de la chance que tu as, de ton parcours ». En la matière, il y a des jours printaniers et des jours automnaux (rires).

Pour des gens comme moi, l'histoire est pliée

Vous disiez que les portes se ferment pour des artistes tels que vous ?
C'est clair, là on va bouffer de la musique urbaine pendant dix ans dans le mainstream. Pour des gens comme moi, l'histoire est pliée et s'écrit autrement. Je ne dis pas que j'attendais le jour où ça exploserait mais je suis convaincu qu'en termes de notoriété mon histoire est toute tracée. Faut-il s'en plaindre, ce qui est un péché d'orgueil, ou simplement en prendre acte ? Il y a des jours où je m'en plains, d'autres où simplement j'en prends acte.

Dans votre œuvre, très imprégnée de mélancolie, il y a une vraie obsession du temps qui passe, des choses disparues, mais aussi de la vie moderne qui ronge l'ancienne. Rien que sur vos deux derniers albums, on pourrait citer des chansons comme Le Temps qui passe sans moi, Le grand silence des campagnes, Corps de ferme à l'abandon, qui peuvent faire écho à Je suis une ville ou Rendez-nous la lumière. À cinquante ans, ces thématiques deviennent elles de plus en plus prégnantes ?
En fait, elles l'ont toujours été pour une raison simple : enfant j'étais déjà vieux. Je suis retombé sur des choses que j'avais faites gamin, et je traitais déjà ces sujets. Comme j'étais déjà dans le memento mori au départ, ça ne risque pas de s'améliorer (rires). Mais ce qui n'était pas là et auquel je me trouve plus sensible aujourd'hui, c'est une forme de colère. Être en colère c'est le signe que vous n'êtes pas complètement désabusé. Quant à la thématique du temps, elle est là mais ce n'est pas une déploration. Quand je chante Comme au jour premier, il y a là quelque chose d'élégiaque, certes, mais je le vois moi comme une sorte de célébration. De la même façon, Le Temps qui passe sans moi, est une manière de s'en remettre au spectacle du monde et de se réjouir de ce spectacle.

Dans votre livre on retrouve très souvent la notion de tournant, essentiellement stylistique mais souvent lié à des étapes de votre vie. Cette année de vos 50 ans, la sentez-vous comme un tournant plus important, comme donnant sur un horizon plus ouvert ?
Oui, oui, très ouvert. Je commence ma tournée dans quelques jours et je ne vois pas trop au-delà des six prochains mois. Mais j'aimerais croire que je vais fonctionner un peu différemment. De fait, ce sera le cas puisque pour la suite, je m'interdis de refaire appel à des gens avec lesquels j'ai déjà travaillé. Et puis je vais être sur quelque chose de très prospectif. Je n'ai pour l'heure pas une once de chanson mais quelques lignes directrices. Le travail principal va être de rencontrer des gens et en fonction de ces rencontres de préciser certaines envies. Surtout, ce que j'aimerais, c'est arriver en studio et avoir le luxe d'avoir plus de points d'interrogations que de réponses avant de décider vers quoi on va. Alors ça peut prendre du temps et la question est de savoir combien ça coûte – probablement très cher s'il y a beaucoup de gens et beaucoup de tentatives – et combien ça va rapporter – peut-être pas grand-chose parce que ça risque de n'être pas formaté. Actuellement, en tout cas, je rêve d'un truc très aventureux et peut-être que si ça ne me convient pas je ferai machine arrière pour revenir à des choses plus classiques. En tout cas, je vais pousser le bouchon un peu loin avant de le savoir.

Avec le recul et après l'écriture de ce livre, quels sont l'album et la chanson de votre répertoire qui vous représentent le mieux ?
C'est une question cruelle (rires). Mais je dirais que les disques les plus justes que j'ai fait sont ceux que j'ai fait en solo : La Fossette (1992), La Musique (2009) et La Fragilité (2018). Et j'y ajouterais L'Horizon, un disque que j'aime vraiment, dans son déroulement. Et longtemps j'ai trouvé que la chanson la plus forte c'était Rue des Marais [sur l'album L'Horizon, NdlR]. Il y a quelque chose dans sa réalisation et dans son propos qui me semble assez synthétique de mon travail.

Dominique A
Au Radiant-Bellevue le lundi 12 novembre

Rencontre pour Ma vie en morceaux (Flammarion)
À la Librairie Musicalame le lundi 12 novembre à 18h


Dominique A


Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Dominique Ané

Pour son livre "Ma vie en morceaux"
Musicalame 16 rue Pizay Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Christophe Chabert | Lundi 26 mars 2012

Bonnes étoiles à Fourvière

Les fuites ayant été nombreuses cette année (mais comment, à l’heure d’internet, garder sous cloche pendant trois mois les dates de tournée d’artistes que leurs fans observent comme le lait sur feu ?), on savait déjà que Les Nuits de Fourvière 2012 allaient envoyer du lourd. Cela faisait un bail que les organisateurs rêvaient d’accueillir Björk (le 30 juin), et ce sera donc chose faite cette année, après le lancement (passé un peu inaperçu) de son album concept multimédia Biophilia. Rêve aussi avec la reformation des Stone Roses (le 25 juin), groupe culte de la brit-pop flamboyante des années 90, dont le concert s’est inscrit in extremis dans la programmation. Enfin, retour en force de Bartabas, certes un habitué du festival, mais avec une de ses productions XXL, Calacas, où les cavaliers célèbrent la fête des morts mexicaine déguisés en squelettes sur leurs toujours impressionnantes montures (du 11 juin au 17 juillet au Parc de Parilly). Mais tout cela, on le savait déjà, donc. De A à Ben En revanche, deux poids lourds s’ajoutent à la liste : Ben Harper (le 17 juillet

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La Fée

ECRANS | De et avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy (Fr-Belg, 1h33)

Dorotée Aznar | Mercredi 7 septembre 2011

La Fée

Y a-t-il un axe cinématographique franco-européen dont le port d’attache serait Le Havre ? Avant le film de Kaurismaki, c’est le trio Abel, Gordon et Romy qui y a posé sa caméra, avec des idées assez similaires et des références communes (Jacques Tati, ombre écrasante). Ici, un gardien de nuit apathique rencontre une fée qui lui propose d’exaucer trois vœux. Le garçon, ayant aussi peu d’idées que d’idéaux, demande une nouvelle bécane et de l’essence à volonté. Quant au troisième vœux, infiniment repoussé, il devient le gimmick principal des (rares) dialogues du film. Les trois réalisateurs-acteurs déballent donc leur habituel folklore poétique très «arts de la rue», qui atteint ici une laideur visuelle consternante. Le ballet aquatique ou la poursuite finale, par exemple, représentent une certaine idée du j’men-foutisme esthétique, où le bricolage devient une excuse à l’incapacité à créer de l’illusion. Plus ennuyeux encore : la manière dont ils font rentrer au chausse-pied la politique dans leur bazar, et notamment la question des sans-papiers. Quelque chose ne colle pas entre la naïveté agressive de leur univers et leur prétention à aborder, avec la même nonchalance, des sujet

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Un bon chanteur vivant

MUSIQUES | Après un double album magnifique qui le replace tout en haut du rock français, Dominique A repart en tournée — arrêt local à L’Épicerie moderne vendredi 13 novembre. L’occasion de dire, encore et toujours, l’importance d’un artiste intègre et essentiel. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 5 novembre 2009

Un bon chanteur vivant

Avec la sortie de La Musique, double album qui ne disait pas son nom — La Matière, le deuxième disque, n’est officiellement qu’un simple bonus du premier ! on a pu dire de nouveau à quel point Dominique A est un immense artiste. Fini le temps où l’on se forçait pour cacher nos réserves face à Tout sera comme avant (tentative bancale de «grand album» à la fois novateur et populaire) ou L’Horizon (et son petit goût d’inachevé). Plus besoin de sortir l’argument kubrickien du «on ne peut qu’être déçu», en regard des sommets qu’étaient La Fossette, Remué et Auguri. La Musique est un disque fulgurant, cohérent et passionnant de bout en bout, 24 chansons qui remettent leur auteur à leur juste place : au sommet. Pour arriver à ce résultat impeccable, Dominique A a d’abord fait table rase pour retrouver la simplicité de ses débuts : il l’a enregistré seul, comme au temps de La Fossette. À l’origine Pourtant, l’album est loin d’être minimaliste ; La Musique porte l’empreinte de toutes les aventures musicales traversées en quinze ans. Ainsi, La Fin d’un monde

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Mellano, l’homme de l’ombre

MUSIQUES | Musique / Aux côtés des plus grands (Miossec, Dominique A.) et des plus prometteurs (Psykick Lyrikah, Laetitia Shériff), à la barre de projets personnels, du ciné-concert à la musique contemporaine, Olivier Mellano est une figure discrète et centrale du rock français. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 7 janvier 2009

Mellano, l’homme de l’ombre

Peu de gens connaissent le nom d’Olivier Mellano. Cette affirmation simple et avérée est déjà un petit scandale tant il est impossible, pour qui aime un tant soi peu la musique, de l’avoir croisé sur une pochette de disque. Mais Mellano est de ces personnages qui se glissent partout, apparaissant là où on ne les attend pas, s’activant sur tous les fronts, pour lui comme pour les autres, cheville ouvrière d’un rock français qui a élevé la curiosité au rang de profession de foi. À son arrivée à Rennes à la fin des années 80, il fait partie des créateurs du label Rrose Sélavy (d’après le pseudo de Marcel Duchamp, Julien Doré n’a donc rien inventé !), emblématique du bouillonnement créatif qui s’empare de la scène musicale indépendante à l’époque, à l’Ouest tout particulièrement. À l’arrière des BerlinesS’il possède une formation de violoniste classique, c’est surtout la guitare, qu’il apprend seul en écoutant les groupes new-wave du moment, qui va lui mettre le pied à l’étrier musical. «Le fait de jouer sur des disques dans ma chambre m’a donné la vraie base», commente-t-il. Alors qu’il anime des groupes qu’il qualifie lui-même de «confidentiels», Olivier Mellano va faire

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Dominique A Un bon chanteur mort

CONNAITRE | La machine à cailloux

Christophe Chabert | Samedi 8 novembre 2008

Dominique A
Un bon chanteur mort

Dans cette collection qui donne la parole à des chanteurs français ayant des choses à dire le temps d’un livre guère plus long qu’un album, l’ouvrage de Dominique A était très attendu. Et s’il surprend, il ne déçoit pas. Le bon chanteur mort du titre, c’est lui parmi d’autres, dans la perspective mélancolique où une œuvre ne sera jamais évaluable qu’une fois son créateur passé de vie à trépas. Mais plus encore, Dominique A pense que certains artistes semblaient morts de leur vivant, qu’ils chantaient «comme s’ils n’étaient plus parmi nous». En écho à cette réflexion centrale, tout le livre paraît écrit comme un étrange requiem : retour aux premières émotions musicales, à l’enfance, aux premières démos (précoces), à l’adolescence, au premier album (le minimaliste et inoubliable La Fossette)… Ces fragments sont ponctués par un regard détaché, presque extérieur, sur sa manière d’écrire, le travail en studio, les concerts. Écrit avec une langue qui elle aussi à l’air de sortir d’un ailleurs intemporel (les «oui-da» sonnent comme une provocation au jeunisme ambiant), Un bon chanteur mort se termine sur un paradoxe : l’originalité ne naît pas forcément des gens qui se veulent orig

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Rumba

ECRANS | de et avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy (Fr-Belg, 1h17) avec Philippe Martz…

Dorotée Aznar | Jeudi 4 septembre 2008

Rumba

Fiona Gordon et Dominique Abel, flanqués du fidèle comparse Bruno Romy, poursuivent après L’Iceberg leur exploration de la poésie ludique, entre la chaleur humaine de Buster Keaton et l’hilarante froideur des meilleurs Kaurismaki. Cette fois-ci, le trio nous conte une histoire d’amour perturbée par une amnésie inopportune, sur fond de danse latino. Reprenant à leur compte cinématographique quelques figures imposées du clown et du théâtre de rue, ils installent une mécanique narrative fondée en grande partie sur le comique de répétition – ce qui ne manquera pas de rebuter les spectateurs les moins patients. En dépit d’une durée lapidaire, Rumba choisit en effet de prendre son temps, de fonctionner par plans séquence étirés à l’extrême. Une fois ces partis pris assimilés, il faut se laisser porter par la dynamique à part de ce couple d’Auguste pour savourer pleinement cet OVNI. FC

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