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Des gares en transformation : Grenoble

Patrimoine | Après 32 mois de travaux, la gare de Grenoble a retrouvé clarté et praticité le 14 février dernier. Au pied des montagnes, flanquée de son indispensable gare routière flambant neuve pour partir à l'assaut des cols, découverte de cette gare – pardon ce pôle d'échanges multimodal - si fréquentée.

Nadja Pobel | Mardi 11 avril 2017

Photo : © DR


Elle a été filmée par Arnaud Desplechin quand Nora (Emmanuelle Devos) débarquait à Grenoble pour aller voir son père mourant au CHU. Dans le sompteux Rois et reine, le cinéaste parvient alors à donner un peu d'âme à une gare pourtant encore bien fade, lors de ce tournage en 2003.

Quatorze années et 34, 5 M€ investis plus tard (entre l'État, la Région, le Département, Grenoble-Alpes Métropole, le Syndicat mixte des transports en commun, la Ville et les branches Gares et connexion et Réseau de la SNCF), la voilà nettement plus fréquentable avec son parvis piéton refait, de nouveaux accès côté Europole, le prolongement du souterrain sud... et des parcs à vélos toujours plus grands (2000 emplacements au total pour un coût de 2€/jour, 12€/mois ou 49€/an) pour cette cité qui n'a nul besoin de se doter de vélos en libre-service tant la métropole avait anticipé ce besoin bien avant.

Agrandie pour les JO de 1968, cette gare gagne désormais en lumière afin d'accueillir ses 50 000 voyageurs par jour. Quant à la ligne Lyon-Grenoble, qualifiée parfois de "malade" (retards, vétusté...) selon un audit de la SNCF datant de 2011 et améliorée depuis, elle transporte chaque jour 25 000 voyageurs, ce qui en fait le trajet le plus dense de la région.

Que voir à Grenoble ?

Pour certains, c'est avant tout un collège, niché au cœur du quartier cosmopolite et attachant de Saint-Bruno mais Fantin-Latour, Eugène de son prénom (1836-1904), est bien sûr un peintre auquel le musée de Grenoble consacre une rétrospective (À fleur de peau) jusqu'au 18 juin. Connu pour ses natures mortes florales et ses portraits, il a surtout construit une œuvre picturale hors de l'histoire de l'art tout en l'ancrant dans son temps. C'est par une série d'autoportraits du peintre, véritable socle de son art que s'ouvre cette exposition de cet amoureux de la nature et mélomane invétéré.

(avec CC)

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