Guignol sur son 31

Nadja Pobel | Mardi 16 décembre 2014

Comment réveillonner quand on est petit et que minuit, sans la perspective d'une descente du Père Noël, n'a plus le moindre espèce d'intérêt ? Les Célestins ont la réponse : il suffit de célébrer la nouvelle année à une heure décente, dans leur cas en programmant les circassiens de Solvo à 16h et 20h.

Bien vous prendrait aussi d'emmener vos gones voir Guignol, le vrai de vrai, celui que Stéphanie Lefort et sa compagnie des Zonzons font revivre avec une vraie écriture comique à plusieurs niveaux de lectures — c'est-à-dire qui ne gâche pas le plaisir des enfants et éveille la curiosité des plus grands, comme dans Crasse paperasse qui évoquait très directement le sort des sans-papiers. Le Palais Bondy où est hébergé leur Théâtre de Guignol étant fermé pour travaux depuis mai 2013 et jusqu'en janvier 2016 — a minima — c'est pertinemment aux Musées Gadagne que leurs spectacles ont lieu depuis septembre. Les Couverts volés et Le Pot de confiture (dès 3 ans), ainsi que Guignol et Sieur Papillot (dès 5 ans) y seront ainsi à l'affiche ce 31 décembre. Ce dernier, le tout premier du collectif et qu'il recrée à l'occasion de ses vingt ans, revient sur une histoire bien de chez nous : celle d'un apprenti-confiseur (ici Guignol) qui, pour séduire une demoiselle, enveloppait d'un mot doux les chocolats qu'il vendait, jusqu'à ce que son patron, Monsieur Papillot, ne le renvoie, non sans adapter son idée.

Amoureux des histoire, les Zonzons le sont aussi de leur métier. Ils proposent ainsi des rencontres pour découvrir ses dessous, notamment ce jeudi 18 à 18h.

Nadja Pobel


Guignol & sieur Papillot

Par les Zonzons, 50 min, dès 5 ans
Musées Gadagne 1 place du Petit Collège Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Les Couverts volés

Par les Zonzons, 40 min, dès 3 ans
Musées Gadagne 1 place du Petit Collège Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le Pot de Confiture

Par les Zonzons, 45 min, dès 3 ans
Musées Gadagne 1 place du Petit Collège Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Guignol et les Zonzons : l'âge de l'émancipation

Théâtre de Guignol | Après 18 ans de bons et loyaux services, la compagnie des Zonzons quitte la direction du Théâtre de Guignol, faute de réponse claire de la mairie quant à son avenir, mais avec des souvenirs et des projets plein les poches.

Nadja Pobel | Mardi 22 novembre 2016

Guignol et les Zonzons : l'âge de l'émancipation

Elle a bon dos la petite marionnette de bois : adulée quand il faut en vendre à la pelle dans les boutiques touristiques, oubliée quand il s'agit de perpétuer son destin derrière un castelet, Gérard Collomb lui-même y étant allergique – élu maire, il fit supprimer les panneaux aux entrées de la ville mentionnant Guignol. Si différents lieux de Lyon en débitent des spectacles au kilomètre, c'est bien le Guignol de Lyon, rue Louis Carrand dans le 5e, qui délivrait son essence même : caustique et fondamentalement ironique, amusant les enfants comme les parents avec différents niveaux de compréhension. Ce travail a été mené à bien par la compagnie des Zonzons depuis 1998, quand elle a été appelée par Denis Trouxe, alors adjoint à la culture de Raymond Barre, pour succéder à Christian Capezzone qui venait de créer un trou d'un million de francs dans le budget. Autre temps ; autres mœurs. "C'est encore très actuel : c'est l'histoire d'un mec qui n'a plus de boulot." Cette équipe venue du théâtre (scénographe, comédien...) s'empare alors de ce mythe lo

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Rires de gala

SCENES | Baffrer et se bidonner entre potes devant un spectacle bien rôdé, il y a pire comme façon de fêter la Saint-Sylvestre – par exemple se goinfrer et ricaner tout seul devant un bêtisier à peine remonté. Sélection. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Rires de gala

Fabien Olicard L'humour, comme le rap hardcore, est une question de contexte – à votre prochain rendez-vous galant, claquez un petit «J'vais me tatouer LOVE sur les phalanges pour te frapper avec amour», vous verrez. Dans celui d'un réveillon, nous n'avons aucun doute sur l'efficacité du spectacle de ce one-man-mentalist, quand bien même nous l'avions un peu égratigné fin octobre, désappointé que nous étions qu'il mette le supercalculateur qui lui sert de cerveau au service d'un "simple" exercice de manipulation, aussi bluffant et écrit soit-il. Oui, il nous arrive de pratiquer le coït anal avec des mouches. A la salle Rameau à 19h30   Trash Puisqu'on parle de coït, saluons la reprise pour un soir de ce qui reste à ce jour la pièce la plus couillue de Jocelyn Flipo. Dans tous les sens du terme, puisque cette romcom musicale au casting en forme de who's who du rire à crinièr

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Dominic Palandri : doux, dur et dingue

SCENES | Vieux routier des planches (et des guitares) au physique de grizzli et au caractère d'ours en peluche, Dominic Palandri s'essaye avec "New York Paradis", sa dernière mise en scène, à une forme de théâtre plus conventionnelle. A moins qu'il ne s'agisse d'une forme de café-théâtre moins conventionnelle ? Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Dominic Palandri : doux, dur et dingue

«Après les représentations, on me demande souvent si j'ai fait de la prison» confesse, amusé, Dominic Palandri. Gueule de cinéma et dégaine de biker prêt à vous casser une queue de billard sur le sinciput au premier raccroc, le bonhomme dégage en effet le genre de présence qui vous cause des sueurs nocturnes en plein jour. Surtout pour qui ne connaît de lui que le hitman en cavale de Ta gueule ! et l'arbitre radié pour brutalités de Carton rouge, les personnages de brutes épaisses que son vieil ami Jacques Chambon lui a taillés sur mesure. En vrai, Dominic Palandri est un un chic type et l'un des comédiens les moins unidimensionnels du circuit du café-théâtre. Sans doute parce qu'il n'en est pas un pur produit : «A l'origine je voulais être batteur. Quand j'ai fait mes premiers concerts, je me suis rendu compte que je voulais être le mec devant. J'ai donc commencé à chanter. Et là, je me suis dit : "pour gagner en confiance, je dois faire du théâtre". Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette idée. Ça m'a paru évident». C'éta

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Électro mais pas trop

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Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Électro mais pas trop

A l'heure où nous mettons sous presse, comme on dit quand on veut faire croire qu'on bosse pour un journal aussi prestigieux que ceux publiés à la fin XIXe siècle, nous ne connaissons toujours pas la teneur de la soirée "All Star" que proposera le Terminal pour le réveillon. C'est d'autant plus ballot que la précédente était la plus attractive parmi celles, pas si nombreuses, qui ambiancèrent le passage à l'an 2014. D'autres ont heureusement été plus prompts à communiquer. Ainsi du DV1, qui recevra Mia Dora, duo écossais versé dans la house sans fioriture – mais tout de même suffisamment brouilleuse de pistes pour susciter l'intérêt de ses augustes compatriotes d'Optimo. Et ainsi de la Marquise, où les collectionneurs de voyelles d'Art Feast (Miimo, Klaaar) tiendront leur traditionnel (et mensonger !) "Nouvel an orgie". Et c'est tout pour ce qui concerne les "vraies" affiches. Du côté des soirées thématiques, outre le nouvel an "comme à la maison" de l'incontournable Lavoir, le Ninkasi Gerland, ses DJs résidents et ses effeuilleuses burlesques vous invitent à vous la jouer «super, génial, trop top, inouïe, trop beau, groovy, trop frais, cheesy...

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Pascale Clavel | Mardi 16 décembre 2014

Votre 31, sucré ou pimenté ?

A l’Opéra de Lyon, entre deux représentations de Rusalka, c'est du pur sucre que nous propose la soprano Felicity Lott pour le passage à la nouvelle année, le temps d'un programme comme on les aime dans ces moments-là : un bonbon presque trop doux pour nos papilles, la douce idée qu’en sortant de ce concert, tous nos vœux seront exaucés. L'Anglaise, qui maitrise soit dit en passant le français sur le bout des doigts – ses interventions toutes en humour sont autant de petites pépites joyeuses entre chacune des pièces qu’elle interprète – arrive en effet avec, dans sa hotte, des airs à se vautrer par terre : du Strauss pour que chacun se mette à valser, Offenbach et sa Grande-duchesse de Gérolstein... De quoi chantonner, s'enivrer malgré soi et simplement être heureux, parce qu’il y a dans ces musiques légères-là une sensation de bien-être immédiat, et qu’en belle cerise sur le gâteau, Felicity Lott, honorant son prénom, sait la magnifier. A l’Auditorium, la soirée se veut plus pimentée, avec un ciné-concert de West S

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