Louise Vignaud, nouvelle directrice des Clochards Célestes

Nadja Pobel | Vendredi 9 décembre 2016

Photo : © DR


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Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

SCENES | Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des (...)

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des professionnels et des étudiants qui parfois font halte pour leur formation dans ce théâtre de 49 places. Martha est arrivée sous l’ère d’Élisabeth Saint-Blancat et aura prolongé son apprentissage aux côtés de Louise Vignaud dans la foulée. Le 27 août dernier, elles étaient réunies sur la place Chardonnet pour un hommage à la comédienne-directrice décédée d’un cancer six jours plus tôt. Une cérémonie simple, chaleureuse et émouvante pour celle qui porta haut, de 1986 à 2017, cette maison fondée en 1978. Alors, quand Louise Vig

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Les Clochards Célestes annulent leur saison

SCENES | Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de (...)

Nadja Pobel | Mercredi 3 février 2021

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de l’été. Tant d’autres depuis septembre avaient déjà dû rester au placard... « Alors qu'on nous demande de rester en suspens, prêts à ouvrir quand on nous donnera enfin le feu vert, à une date indicible, je fais le choix de reporter intégralement la saison du Théâtre des Clochards Célestes à l'année prochaine. Puisque cette saison est exceptionnelle, assumons-la comme telle. Attendre le mois de mai pour savoir s'il sera possible ou non de jouer en juin, c'est demander aux compagnies programmées de se maintenir dans le qui-vive ; leur proposer d'ores et déjà un report, c'est leur offrir la possibilité de penser l'avenir. Et c'est nous l'offrir aussi » affirme la directrice Louise Vignaud dans un communiqué paru ce mercredi 3 février. Et c’est probablement là, la plus grande marque de considération due aux spectateurs et spectatrices comme a

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Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

ACTUS | Martha Spinoux-Tardivat officiait déjà au poste de "coordination générale, communication et relations publiques" depuis 2015 au Théâtre des Clochards (...)

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

Martha Spinoux-Tardivat officiait déjà au poste de "coordination générale, communication et relations publiques" depuis 2015 au Théâtre des Clochards Célestes. Elle succèdera en septembre à Louise Vignaud qui, après quatre années à la tête de ce lieu, a choisi de se consacrer entièrement à son travail de metteuse en scène au sein de sa compagnie La Résolue. Seule candidate, Martha Spinoux-Tardivat a défendu une continuité avec sa prédécesseuse et a convaincu le jury. Elle mise également sur un renforcement des liens avec l’arrondissement du 1er (avec notamment des propositions place Chardonnet, le "parvis" quasiment du théâtre) et sur le fait de repenser la place des artistes associés (un peu moins nombreux mais accompagnés sur une période plus longue). Le Théâtre des Clochards Célestes, 40 places, est l’un des quatre théâtres appartenant au réseau municipal (auquel se sont adjoints la DRAC et la Région) des Scènes Decouvertes et l’un des plus en scrutés par les programmateurs et programmatrices de la région.

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Céleste Elisabeth Saint-Blancat

SCENES | Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, (...)

Nadja Pobel | Vendredi 28 août 2020

Céleste Elisabeth Saint-Blancat

Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, à 75 ans. Elle n'aura cessé de voir des spectacles (plus de 200 par an) dans les grandes structures mais aussi les MJC, les hangars pour voir ce que les jeunes artistes fabriquaient et les accompagner dans leur éclosion. Joris Mathieu (cie Haut et Court), Ivan Pommet (Théâtre Mu), Quentin Dubois et tant d'autres sont nés auprès d'elle. Un chaleureux hommage lui a été rendu sur la place Chardonnet au soir de ses obsèques, jeudi 27. Ses proches ont rappelé à quel point cette comédienne, danseuse, chanteuse était obsédée par la justesse et clamait à l'envi « Merci la vie ! »

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Pluie d'été sur Agatha

SCENES | La langue durassienne est reconnaissable entre mille. Les phrases commencent puis s’évaporent. « C’est ça… jamais… on croit la connaître comme soi-même (...)

Nadja Pobel | Mardi 11 février 2020

Pluie d'été sur Agatha

La langue durassienne est reconnaissable entre mille. Les phrases commencent puis s’évaporent. « C’est ça… jamais… on croit la connaître comme soi-même et puis, non… » dit-il dans Agatha. Parfois, elles sont courtes et en contradiction les unes avec les autres : « tu ne peux pas savoir. Tu me tues. Tu me fais du bien. Tu me tues. Tu me fais du bien. J’ai le temps. Je t’en prie. Dévore-moi » dit-elle dans Hiroshima mon amour. À chaque fois Elle et Lui, un amour émietté qui résiste. Mais ici, dans Agatha, publié en 1981, l’écrivaine pose le tabou de l’inceste sans jamais le juger alors que pourtant, quatre ans plus tard, elle fera de Christine Villemin une coupable « forcément sublime ». Cette neutralité est précisément ce qui suscite l’intérêt de Louise Vignaud quand elle décide de s’emparer de ce texte « sans amener de thèse au plateau » nous confiait-elle récemment. Tu n’a

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Une prison trop propre

SCENES | C'est leur Fleury-Mérogis. De l'autre côté des Alpes, Rebibbia est un synonyme de prison, le nom de celle de Rome où s'entassent notamment des femmes. (...)

Nadja Pobel | Mardi 20 novembre 2018

Une prison trop propre

C'est leur Fleury-Mérogis. De l'autre côté des Alpes, Rebibbia est un synonyme de prison, le nom de celle de Rome où s'entassent notamment des femmes. D'emblée sur le plateau, elle est là, comme un mur imposant fait d'échafaudages. Deux niveaux, des escaliers. Des cellules ouvertes mais que l'on sent bel et bien fermées tant le travail sur le son est millimétré à chaque pas ou presque que font les détenues. La lumière oriente le regard et élargit plus ou moins l'espace selon les situations. Dans la pénombre, Goliarda Sapienza, tout juste balancée en cage, dit la souffrance, « cette tentation presque voluptueuse en comparaison de la souffrance que l'on sent autour de soi ». Elle est cette intellectuelle italienne, féministe et anarchiste, qui ne connaîtra le succès qu'après sa mort (1996) avec L'Art de la joie puis cet ouvrage autobiographique, récit de ses cinq jours en prison pour vol de bijoux. Le temps s'étire. Louise Vignaud confère à ce texte une a-temporalité étonn

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Magali Bonat, saisissante

SCENES | Peut-être aurions-nous dû prendre conscience du morcellement irrémédiable du travail avant que la journaliste Florence Aubenas nous le livre il y a (...)

Nadja Pobel | Mardi 22 mai 2018

Magali Bonat, saisissante

Peut-être aurions-nous dû prendre conscience du morcellement irrémédiable du travail avant que la journaliste Florence Aubenas nous le livre il y a presque dix ans ou avant que Louise Vignaud et Magali Bonat ne le portent sur un plateau de théâtre. D'ailleurs, il ne s'agit plus de trouver du travail mais "des heures" comme il nous est précisé. Sûrement le savions-nous un peu mais la force tant du bouquin et plus encore du spectacle est de l'incarner, d'en faire récit. C'est simple, et Louise Vignaud en voix-off contextualise : la grande reporter (Libé, L'Obs puis Le Monde) s'est teinte en blonde, est partie à Caen et s'est inscrite à Pôle Emploi, sous son nom, pour gagner une vie jusque-là – fictivement – entretenue par un mari qui s'est fait la malle. Elle sera femme de ménage, puisque comme lui assène un agent de l'ex-ANPE « vous êtes plutôt le fond de la casserole ». Ainsi, d'emblée l'humain n'est plus qu'une chose que des employeurs vont trimbaler dans les « sani », les douches des ferrys amarré

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Aux abords du ring

SCENES | Tout lui réussit. À 29 ans, Louise Vignaud dirige le Théâtre des Clochards Célestes et après une création l'an dernier aux Célestins, une cette saison au TNP (...)

Nadja Pobel | Mardi 30 janvier 2018

Aux abords du ring

Tout lui réussit. À 29 ans, Louise Vignaud dirige le Théâtre des Clochards Célestes et après une création l'an dernier aux Célestins, une cette saison au TNP (elle appartient au "cercle de formation et de transmission"), elle s'apprête à monter Phèdre de Sénèque au Studio-Théâtre de la Comédie-Française avant une version, qui nous intrigue grandement, du Quai de Ouistreham de Florence Aubenas aux Clochards en fin de saison. Dans ce marathon vertigineux, la normalienne-ensatienne ne bâcle rien. Le Misanthrope en est la démonstration. Parfaitement huilé dès sa première date, ce spectacle n'est pas lesté du décorum du XVIIe siècle. Un plateau en quadri-frontal quasi dénudé offre un très intelligent terrain de jeu aux protagonistes en tête desquels Alceste, constamment sur le qui-vive, semblant être dans l'attente d'une passe, en l’occurrence une réplique ou d'une joute de son adversaire à la langue ampoulée et en vers, Oronte, ou d'une Célimène in

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Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

SCENES | Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez postulé à ce théâtre ? Louise Vignaud : En tant que jeune metteuse en scène, je me suis (...)

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez postulé à ce théâtre ? Louise Vignaud : En tant que jeune metteuse en scène, je me suis demandée ce qui était important pour ma génération. Du temps pour créer ! Ici, c'est donc un lieu de découvertes (NdlR, il est labellisé comme tel par les tutelles Ville-Région-DRAC) il faut le maintenir et soutenir la nouvelle création. Comment le faire, concrètement ? J'ai choisi des compagnies qui seront présentes deux mois (un mois de plateau, douze soirs de représentations) pour mener à bien une recherche et qui changeront tous les deux mois. On soutient le processus de répétitions car je sais en tant que metteuse en scène que j'en ai besoin. Il s'agit du Théâtre Oblique, de la Compagnie Démembrée, du collectif la Onzième, des Non-alignés et la Doze. Pendant leur présence, quatre d'entre eux vont montrer d'autres projets : ils

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Louise Vignaud, résolument curieuse

SCENES | Au lendemain de sa première aux Célestins, on croit Louise Vignaud soulagée. Erreur. « Non, ce n'est que le début » dit-elle sans se départir de ce sourire (...)

Nadja Pobel | Mardi 24 janvier 2017

Louise Vignaud, résolument curieuse

Au lendemain de sa première aux Célestins, on croit Louise Vignaud soulagée. Erreur. « Non, ce n'est que le début » dit-elle sans se départir de ce sourire qu'elle a continuellement vissé aux lèvres. « Il y a encore tellement de choses à faire ! » Son Tailleur pour dames était pourtant parfaitement au point dès de sa première représentation, en ce jeudi 18 janvier. La réponse de la jeune femme de 28 ans dit l’exigence qu'elle a chevillé au corps, traduit un parcours sans faute dans ce milieu du théâtre qui la berce depuis son enfance. Flash-back. Elle est née à Paris de parents architectes. C'est sa grand-mère, prof' de lettres à la retraite, qui l'emmène avec ses cousins le mercredi et le dimanche, voir les Molière, Racine ou les Fables de La Fontaine à la Comédie française. Mais le choc, c'est sa mère qui lui fait ressentir en lui faisant découvrir la Phèdre de Chéreau, aux Ateliers-Berthier. C'était en 2003. Très tôt donc, le théâtre infuse dans son existence ; lors des rassemblements de famille, les enfants pour s'occuper sont incités à monter une pièce. Elle a

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Les bottes de trente lieues d'Elisabeth Saint-Blancat

SCENES | Quand Yves Barroz, qui avait fondé le théâtre des Clochards Célestes à la place d'une épicerie à la fin des années 70, demande à une jeune comédienne toulousaine de (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 mai 2016

Les bottes de trente lieues d'Elisabeth Saint-Blancat

Quand Yves Barroz, qui avait fondé le théâtre des Clochards Célestes à la place d'une épicerie à la fin des années 70, demande à une jeune comédienne toulousaine de reprendre le lieu, elle hésite, n'ayant jamais trempé dans le volet administratif de son art. Mais elle accepte. Nous sommes au printemps 1986 : Élisabeth Saint-Blancat, 40 ans, va pouvoir mettre sa curiosité insatiable au service d'une structure. Si elle n'a l'expérience que des grands lieux (son mari d'alors, Jacques Rossner, l'assistant de Planchon, était directeur du CDN du Nord), elle a chevillé au corps ce goût de la découverte qui l'amène à la fin des 60's à arpenter les coulisses du TNP où travaillent Samy Frey, Francine Bergé. En 2016, elle voit toujours plus de 200 à 300 pièces par an ! C'est avec ce bagage irremplaçable qu'aux Clochards, elle fonde de nombreux (feu) festivals, dont les Aulecquiades consacré aux auteurs contemporains ou ETC dédié à la jeunesse (le Off des rencontres internationales pour le théâtre, l'enfance et la jeunesse initié au Théâtre des Jeunes Années). Ces deux axes, ADN de son théâtre, sont aussi le socle de son exigence. Comédienne à Mouffetard devan

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Vont, vivent et deviennent

SCENES | Grozny Panzani Paradis, de Samuel Pivo ; Ton tendre silence me violente plus que tout, de Joséphine Chaffin : que se trame-t-il, (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 mai 2016

Vont, vivent et deviennent

Grozny Panzani Paradis, de Samuel Pivo ; Ton tendre silence me violente plus que tout, de Joséphine Chaffin : que se trame-t-il, derrière ces titres singuliers ? Ce sont des textes de théâtre écrits sur commande, passée par Maxime Mansion, un comédien sorti de l’ENSATT, ancien membre de la troupe permanente du TNP et initiateur du projet En Acte(s) avec la compagnie La Corde rêve, qu’il dirige avec Elisa Ruschke. Objectif : donner la possibilité à de jeunes auteurs de se confronter directement à la scène, les sortir du confinement de leur chambre d’écriture puisque les classiques (Shakespeare, Marivaux, Molière…) écrivaient pour être portés très rapidement au plateau, rappelle Maxime Mansion. Depuis octobre 2014, à raison d’un lundi par mois (huit par saison), une pièce sur un thème libre mais lié à l’actualité, ne devant pas dépasser une heure de jeu et ne mobilisant pas plus de cinq comédiens est présentée. Pas d’effet technique ni de mise une scène — mais une mise en espace —, trois semaines d’apprentissage de texte pour les comédiens et à peine plus de huit jours de répétition avant la publication de la pièce : voilà les ingrédients d

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Scènes découvertes en quête d'avenir

SCENES | La culture est une affaire de passionnés. André Sanfratello, directeur de l'Espace 44, a été contraint de vivre de sa retraite quand la DRAC s'est (...)

Nadja Pobel | Mardi 22 mars 2016

Scènes découvertes en quête d'avenir

La culture est une affaire de passionnés. André Sanfratello, directeur de l'Espace 44, a été contraint de vivre de sa retraite quand la DRAC s'est retirée du projet, en 2010 : il a ainsi pu maintenir le salaire de ses cinq salariés en supprimant le sien. Mais la Ville vient de lui retirer 5000€ supplémentaires. Désolé, il constate qu’on lui « prend les petites sommes qu’il a pour survivre. » Ce qui ne l’empêchera pas de fêter les trente ans de son théâtre, du 26 avril au 30 mai. Au Croiseur, seule Scènes découvertes dédiée à la danse, un salarié est devenu bénévole pour pérenniser l'activité d'un lieu subissant la même punition de la DRAC. La plus grande salle de ce dispositif, située dans un quartier moins central à Gerland, est privée de ses 37 000€ annuels, en plus des 5000€ déjà amputés en 2015. Son directeur et fondateur Didier Vignali s'est séparé de deux de ses six permanents. Pour trouver de la trésorerie, il loue la salle à des organisateurs de concerts (cf. Cobra en janvier, organisé par les Briques du Néant). Malgré un « flou absolu » quant à son avenir, il maintient une programmation, dont la Biennale off de la danse et le Frako (avec les

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Chanson de gestes

SCENES | Théâtre / Parfois avec trois bouts de ficelles, un texte ardu en prose, il est possible de faire un très bon spectacle. Encore faut-il avoir une bonne (...)

Nadja Pobel | Mercredi 16 novembre 2011

Chanson de gestes

Théâtre / Parfois avec trois bouts de ficelles, un texte ardu en prose, il est possible de faire un très bon spectacle. Encore faut-il avoir une bonne dose de talent et un sens du spectacle (au sens noble du terme). C’est précisément ce que possède la jeune compagnie La Nouvelle Fabrique. Issus de l’ENSATT, les acteurs, scénographe et créateur-son qui la composent s’amusent avec l’écrivain absurde russe Daniil Harms. C’est déjà la quatrième fois qu’ils triturent ses écrits de la première moitié du XXe siècle. Dans La Vieille (aux Clochards Célestes jusqu’au 3 décembre), le récit grince, couine, rugit, se murmure. Outre Thomas Fitterer, acteur principal en grande forme, ses acolytes, la pianiste Anne Rauturier et le bruitiste metteur en scène Colin Rey, donnent à la pièce des airs de film d’animation. Pourtant l’univers n’a rien de commun avec celui de Tex Avery ou Woody Woodpecker. Une vieille dame meurt chez un jeune homme qui cherche à se débarrasser de cet encombrant cadavre en même temps qu’il laisse filer la jeune femme pour qui il vient d’avoir un coup de foudre. En une heure de temps, sa cavale effrénée dans les rues de Saint-Pétersbourg ne manque jamais de souff

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Courtes scènes

SCENES | Ils sont seuls en scène et, pour une durée de spectacle inférieure à une heure, ils se lancent sur un plateau presque nus, quasiment sans accessoire. De (...)

Nadja Pobel | Jeudi 31 mars 2011

Courtes scènes

Ils sont seuls en scène et, pour une durée de spectacle inférieure à une heure, ils se lancent sur un plateau presque nus, quasiment sans accessoire. De jeunes acteurs et metteurs en scène proposent au Théâtre des Clochards Célestes trois pièces par soir, jusqu'au dimanche 10 avril. Hormis «Pénélope et vice-versa» que nous n'avons pas vu, qui est un spectacle de clowns, les deux autres sont du théâtre. Dans «Monologue sans titre» et «Ta lettre, enfin !», les comédiens Baptiste Jamonneau et Guillaume Pigé campent des personnages en attente, l'un de son père qui ne vient pas le sauver de la misère dans laquelle il s'enfonce et l'autre, sur un ton moins réaliste et plus romantique, attend des nouvelles de sa fiancée. Malgré des maladresses dues à l'aridité de l'exercice (un seul en scène), ces deux jeunes artistes font aussi preuve de beaucoup d'inventivité. NP

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Théâtre Suppose que la mer soit sucrée

SCENES | Il est quasiment impossible de trouver des spectacles pour les touts petits. Avec "Suppose que la mer soit sucrée" Carine Pauchon propose une pièce pour (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 12 février 2010

Théâtre
Suppose que la mer soit sucrée

Il est quasiment impossible de trouver des spectacles pour les touts petits. Avec "Suppose que la mer soit sucrée" Carine Pauchon propose une pièce pour les bébés à partir de 6 mois. Un texte contemporain, un travail sur la langue des signes, des camaïeux de couleur, une création sonore et une robe de douze mètres qui se transforme au fil du spectacle. Un spectacle à découvrir au Théâtre des Clochards Célestes, jusqu'au 19 février.

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Bal des festivals

SCENES | Le Théâtre des Clochards Célestes n'a pas attendu la nouvelle «mode» des festivals de rentrée. Depuis douze ans, Élisabeth Saint-Blancat, la programmatrice (...)

Nadja Pobel | Vendredi 28 août 2009

Bal des festivals

Le Théâtre des Clochards Célestes n'a pas attendu la nouvelle «mode» des festivals de rentrée. Depuis douze ans, Élisabeth Saint-Blancat, la programmatrice du lieu, tente de mélanger différents publics. La formule est immuable : un spectacle jeune public à 18 heures puis deux ou trois autres pour les adultes dès 19 heures. Et, contrairement aux années précédentes, l'horaire de chaque spectacle n'est pas précisé afin que les spectateurs ne viennent pas faire leur marché en piochant juste un concert ou une pièce. Le but est bien de réunir le public sur l'ensemble de la soirée comme le prouve le tarif attractif de 11€ par soir. Au programme, du théâtre bien sûr mais aussi des lectures, de la musique, des contes par de très jeunes compagnies qui ont répondu à un appel à projets ou par des artistes plus expérimentés. Parmi eux, Guy et Yves Prugnier vont lancer leur nouvelle création, «Correspondances». Fabrique de théâtreOffrir un patchwork de créations au public et une rampe de lancement pour les compagnies : voilà le double objectif des toutes les structures d'accueil. «Nous pouvons ainsi donner une échéance de représentation aux artistes ou leur proposer un lieu de représ

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