Invites à vif

Les Invites | Il se dit "pas pareil" depuis sa création en 2002, à l’instar de sa ville, Villeurbanne. Mais ce n’est pas qu’un slogan. Les Invites, désormais en mode biennale, abordent leur seizième édition avec le Royal de Luxe en ouverture. Toujours 100% gratuit.

Nadja Pobel | Mardi 11 juin 2019

Photo : © DR


Il est question de musique, de théâtre de rue mais aussi d'aménagement du territoire. Puisqu'elles sont dans l'espace public, Les Invites suivent ses modifications, sans jamais être la tête de gondole à visée électorale de la Ville.

Du 19 au 22 juin, encadrant comme à son habitude la Fête de la Musique, tout se passera dans la ZAC nord du quartier des Gratte-Ciel, en pleine extension, au-delà du cours Émile Zola. Les concerts sont ramenés rue Chomette, après avoir voyagé dans différents parcs. Les dubbeurs de High Tone invitent notamment les musiciens qui leur sont chers, dont Omar Perry, fils de Lee Scratch Perry. Neuf autres artistes seront dans les parages.

Scénographier l'urbain

En matière de théâtre de rue, le Royal de Luxe fera sa première incursion dans la région avec Miniatures, spectacle non-déambulatoire pointant les nuages avec le récit d'un pilote endormi. Le spectacle est accessible sur réservation, tout comme ceux de la compagnie Opus et les très attendus 26 000 couverts qui pour leur création 2019, Véro 1ère Reine d'Angleterre comptent dans leur distribution l'un des meilleurs acteurs français vivants : Denis Lavant, tant au cinéma (chez Leos Carax) que sur les planches qu'il arpente depuis longtemps. Il est absolument fascinant de justesse et de délicatesse.

Derrière ce festival se cachent les Ateliers Frappaz, lieu labellisé – en 2013 – par le ministère de la Culture CNAREP (Centre National des Arts de Rue et de l'Espace Public) comme treize autres lieux aujourd'hui en France. Toute l'année, des artistes invités y travaillent, font des sorties de résidences comme ce fut le cas pour le collectif du Prélude qui va jongler entre le classique (un Dom Juan en balade) et du très contemporain (Route 1 de la Canadienne Carole Fréchette qui s'inspire de la jeune fille brûlée au napalm au Vietnam en 1972 pour envisager la marche vers l'inconnu). Parmi la troupe se trouve Teddy Bogaert, l'assistant mise en scène de sa triomphale pièce de l'hiver Les Idoles !

Prenez l'air : il est rassérénant tant il furète entre tous les genres.

Les Invites
À Villeurbanne du mercredi 19 au samedi 22 juin

Miniatures
Rue Leon-Chomel à Villeurbanne du vendredi 14 au jeudi 20 juin

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Nadja Pobel | Mercredi 6 mars 2019

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C'est peut-être la compagnie de théâtre de rue la plus célèbre au monde et l'une des plus passionnantes à suivre : Royal de luxe sera à Villeurbanne pour six représentations, du 14 au 20 juin, en amorce du festival des Invites qui se déroulera du 19 au 22 juin. C'est bien à l'invitation de cette (désormais) biennale que douze comédiens vont débarquer avec Miniatures, un titre clin d’œil à ce qui a fait leur renommée : des marionnettes déambulatoires absolument géantes. Miniatures est une pièce dite "de place", qui se déroule dans un lieu fixe. La troupe investira un parking pour raconter le rêve d'un pilote d'avion qui s'est assoupi et observe le monde devenu miniature. Pyrotechnie, machines infernales, théâtre d'objet sont les outils de ce récit. L'équipe des Ateliers Frappaz, labellisés par l'État Centre national des arts de la rue et de l'espace public (CNAREP), dévoilera la programmation complète de la 16e édition des Invites le 11 avril. Le traditionnel défilé sera "éthique" et conduit par Art Point M avec 200 Villeurbannais.

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Investir la rue comme un manifeste. Celui d'une certaine liberté que l'état d'urgence a passablement mis à mal. Villeurbanne, en son quartier historique et vivant des Gratte-ciel, accueille à nouveau cette année le festival des Invites, 15e du nom. C'est une ville dans la ville qui va s'édifier sous les yeux des habitants et passants, conviés à être les chevilles ouvrières d'une cité éphémère en carton. Jolie métaphore d'un monde qui tangue. Olivier Grossetête, plasticien, a déjà expérimenté ce projet à Marseille où il vit. 8000m² de cartons vont prendre place dans la ville, collés entre eux par centaines pour prendre la forme de bâtiments dont la hauteur peut atteindre jusqu’à 25m de haut. Battre le pavé 25 spectacles vont se dérouler dans ce quartier dont certains ont déjà fait l'objet de résidences ce printemps aux Ateliers Frappaz, l'un des treize Centre nationaux des Arts de le Rue (CNAR). C'est le cas de Oh ! secours par le Teatro del Silencio. Cinquante habitants ont répété durant une semaine le rôle de mimes qui, avec la figure de Godot, viennent à la rencontre d

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Aux Invites, l'art fait le trottoir

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Treize ans que Les Invites tordaient le cou aux idées reçues sur les artistes de rue et/ou engagés – des zonards qui creusent le trou de l'intermittence, en gros. Et soudain, patatras : les mains sont moites, les réflexes peut-être émoussés, on lâche prise et on se retrouve avec un concert du Collectif 13, "super" groupe de chanson pas contente et néanmoins décontractée du dreadlock où émargent des mecs de La Rue Ketanou, de Massilia Sound System, de Tryo... Le reste de la programmation musicale de cette quatorzième édition, bien qu'il ne renoue pas avec l'exubérance des têtes d'affiche de ces dernières années (Jean-Louis Murat et son orchestre, Har Mar Superstar, SKIP&DIE, La Femme, Rachid Taha...), propose une approche heureusement beaucoup plus authentique et subtile de l'altérité culturelle. Chercheurs d'or black (l'éclectique radio host Gilles Peterson, pour un Black Atlantic Club hors les murs qui devrait faire date, les ethnomusicologues du label francfortois Analog Africa, le baroudeur de longue date DJ Oil), bluesmen passés maîtres dans l'art du désensablement d'esgourde (le qua

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«Aux Invites, exit la grisaille». C'est par cette parole que débute la présentation des Invites, le festival urbain et gratuit de Villeurbanne. Cette année, plus encore que les précédentes, Patrice Papelard et ses équipes y joignent le geste, et pour cause : 2014 coïncide avec le quatre-vingtième anniversaire des Gratte-Ciel, ce quartier si emblématique du vivre ensemble à la villeurbannaise que sa skyline rehausse le logo de la Ville. Entre l'inauguration en leur cœur d'une monumentale passerelle éphémère le long de laquelle s'étaleront des portraits de riverains et un final inspiré par la Holi, cette tradition hindouiste qui consiste à s'emplâtrer avec son voisin à coups de poudres bigarrées, tout concourra donc à contraster avec leur auguste blancheur.   Côté interventions in situ, on en verra aussi de toutes les couleurs. Du jaune notamment, celui de la colossale nacelle au pied et au sommet de laquelle les danseurs de la compagnie Beau Geste déploiero

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Comment Les Invites sont-elles nées ? Patrice Papelard : A l'initiative de Jean-Paul Bret, quand il a décidé de se présenter à la mairie de Villeurbanne en 2001. Je l’avais connu lorsqu’il était adjoint à la culture, à l’époque des Eclanova, pour lesquels il m’avait recruté. C’était un festival gratuit de 1989 à 1995, avec plus de musique que dans Les Invites mais où j’avais déjà amené les arts de la rue. Avec Les Invites, on voulait proposer au public de nous rencontrer, utiliser des matériaux pour transformer l’espace urbain et, en plus, confier à des associations la restauration. Manger et boire ensemble faisait partie intégrante du projet artistique. C’était très important.   S'agissait-il déjà d'un festival dit «pas pareil» ? On avait déjà inventé ça oui. «Pas pareil» car il était basé sur la gratuité et la participation et parce que dès la première année on a voulu un mélange d’exigence artistique et de conv

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Stéphane Duchêne | Vendredi 14 juin 2013

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Quoi de mieux quand on organise un festival de rue gratuit que de faire appel, pour sa programmation musicale, a un authentique gars de la rue ? C'est sur Tottenham Court Road ou sur Brick Lane, à Londres, qu'a été découvert cet émule de Rémy Bricka et de Jimi Hendrix qu'est Lewis Floyd Henry. Rémy Bricka pour le côté homme-orchestre, même si à vrai dire, on en a connu de plus rock'n'roll, genre Bob Log III, et Jimi Hendrix pour le jeu de guitare incendiaire et l'inspiration. Résumons nous donc : Lewis Floyd Henry joue de la guitare, de la batterie et de tout un tas de petits trucs, et son idole est Jimi Hendrix. Le genre de gars facile à programmer car il voyage avec sa maison (on dit que longtemps il n'en eut même pas) et son matériel sur son dos, d'où le titre de son album, à traduire ainsi : «Un homme et son landau de 30 W». Inutile donc de convoquer des trente-cinq tonnes pour la logistique du bonhomme. Ni d'ailleurs pour faire du bruit à sa place. Car Lewis fait à lui tout seul autant de boucan qu'une autoroute et manifeste autant d'agitation qu'une rue bondée

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Place nette (ou pas)

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Nadja Pobel | Vendredi 14 juin 2013

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Attention, toute la programmation des Invites ne figure pas dans le programme des Invites ! La compagnie star du théâtre de rue (à laquelle avait été confiée l'an dernier la mise en scène de l’hommage à Jean Vilar au Festival d’Avignon), KompleXKapharnaüM, se fendra en effet d'impromptus, de jour comme de nuit, au village du festival et à la Doua, étrennant ainsi les premières esquisses de sa prochaine création (prête pour fin 2014), Do not clean. Ces rendez-vous scelleront une énième collaboration entre cette compagnie villeurbannaise et  le festival, qui l’avait notamment accueillie en 2011 avec le projet Fool, mené avec le groupe High Tone, une immense déambulation dans le quartier des Gratte-ciel qui avait réuni cinq mille personnes. Il s’agira cette fois d’une petite proposition, parfois même imperceptible, visant à s'interroger, toujours dans l'espace public, sur ce que l’on jette, ce que l’on garde et ce que l'on refuse de considérer. Mais qu’on ne s'y trompe pas : Do not clean n’est pas une fable écologique et donneuse de leçon sur le recyclage, quand bien même le collectif s’est

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Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

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Un duo pour danseur et pelleteuse. Il fallait y penser. La compagnie Beau Geste, en la personne du chorégraphe Dominique Boivin, l'a fait en 2005 et n'a depuis cessé de présenter le résultat aux quatre coins du monde. C'est dire le pouvoir de fascination qu'exerce cette courte pièce (vingt minutes chrono) à mi-chemin de la relecture mécanique de King Kong (plus une magnifique histoire d'amour impossible qu'un récit d'aventure), de la parabole sur la domination croissante des machines et du rêve d'enfant concrétisé. A quoi tient-il ? Au caractère périlleux et par extension spectaculaire de l'exercice, bien sûr, et à la technicité qu'il requiert de ses interprètes. Mais aussi et surtout à l'improbable alchimie qui s'y construit entre l'imposant engin de terrassement, dont le godet se fait tour à tour mâchoire dévorante et main protectrice, et le petit homme tiré à quatre épingles qui tente de l'apprivoiser. Bref, en dépit de la richesse proverbiale des Invites, on ne verra au cours de leur édition 2013 sans doute rien de plus atypique et gracieux que ce pas de deux - d'autant que c'est la voix de

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Des Invites pleines de surprises

CONNAITRE | Sous-titré «festival pas pareil», les Invites sont effectivement en constante évolution et (ré)invention. Cette année, c'est sur le thème de la mer et en se (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 18 avril 2013

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Sous-titré «festival pas pareil», les Invites sont effectivement en constante évolution et (ré)invention. Cette année, c'est sur le thème de la mer et en se révélant encore plus centrée que d’habitude sur le jeune public que la fête réinvestira Villeurbanne. Le parc de la Commune étant abandonné depuis trois ans, c’est en effet en centre-ville que se déroulera de nouveau le cœur de la manifestation, entre la place Lazare-Goujon et le parc du centre, de part et d’autre du cours Émile Zola, au niveau de la station de métro Gratte-ciel. La compagnie Délices Dada fera des visites de la cité avec toujours autant de truculence et d’impertinence ; De Fakto proposera une création hip hop autour du Petit bal perdu chanté par Bourvil et chorégraphié par Découflé. La Constellation présentera elle aussi sa création de l’année, Outside, sorte d’opéra rock adapté au plein air. Bien d’autres propositions artistiques sont à découvrir au fil des rues - certaines, les impromptus, ne sont d’ailleurs pas encore annoncées et se dévoileront pendant le festival, à limage de fausses

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Invites à l'envie

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Stéphane Duchêne | Jeudi 14 juin 2012

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Commençons par la (super)star : Didier Super et sa désormais célèbre – bien que non encore joué à Broadway, sans doute pour d'obscures histoires de contrats – comédie musicale, sobrement intitulée Didier Super La Comédie Musicale! (Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ?). Où il est question de milliardaire dépressif, de témoins de Jéhovah, d'un président de la République déprimé et de cascades en BMX. Quelque chose nous dit que la proximité géographique entre le Nordiste et la compagnie belge Les Royales Marionnettes n'est pas pour rien dans la foutraquerie annoncée du spectacle Et ta sœur ? : où un, entre autres, vice-champion de lancer de crotte de nez affronte sa sœur spécialiste du perçage de tympans. Guère moins fantaisiste, L'Éléphant vert, avec son «théâtre d'intervention déambulatoire» mettant en scène, dans Le Meilleur Ami de l'homme, des Homme-chiens. Corps Migrateurs Il y a aussi des noms étranges, comme La Clique sur la Mer et son Orphéon sur la Ville, un sextet, qui nous promet des valses felliniennes. Des noms plus

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Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

CONNAITRE | «Les Grumaux sont toujours là où on ne les attend pas». Il n'y a qu'aux Invites que l'on peut vous présenter de cette manière un (ou des) artiste(s) (...)

Christophe Chabert | Lundi 23 avril 2012

Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

«Les Grumaux sont toujours là où on ne les attend pas». Il n'y a qu'aux Invites que l'on peut vous présenter de cette manière un (ou des) artiste(s) présent(s) – en l'occurrence, ici, des voltigeurs à mi-chemin de Mad Max et des Marx Brothers, les Demi-frères Grumaux. Bienvenue au festival pas pareil qui, dans les rues de Villeurbanne et pour la modique somme de rien, opère un retour à ces festivités d'antan où l'on montrait des ours à la foule pendant qu'un acrobate cracheur de feu tentait de prendre le dessus sur un joueur de flûte. On exagère à peine. Didier Christ Superstar Or donc, les Invites viennent de dévoiler leur programmation, qui contient de Grumaux mais pas que. Au rayon saltimbanque bien bancal, Didier Super devrait faire le boulot avec sa désormais célèbre – bien que non encore joué à Broadway, sans doute pour d'obscures histoires de contrats – comédie musicale, sobrement intitulée Didier Super La Comédie Musicale! (Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ?). Où il est question de milliardaire dépressif, de témoins de Jéhovah, et d'un président de la Républ

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Les Invites de Villeurbanne en mode "commandos tricot"

ACTUS | Pour sa onzième édition qui se déroulera du 20 au 23 juin, Les Invites de Villeurbanne (qui dévoileront leur programme le mardi 24 avril, à suivre ici même !) (...)

Christophe Chabert | Vendredi 13 avril 2012

Les Invites de Villeurbanne en mode

Pour sa onzième édition qui se déroulera du 20 au 23 juin, Les Invites de Villeurbanne (qui dévoileront leur programme le mardi 24 avril, à suivre ici même !) lancent un appel à participation original : ils donnent rendez-vous à tous les volontaires qui le désirent dans ses Ateliers Frappaz (14-16 rue du Docteur Frappaz à Villeurbanne) pour s'initier au tricot et préparer ainsi une grande opération qui aura lieu au cours du festival. L'idée sera "d'habiller" le mobilier urbain, les arbres ou les statues de la ville avec des "vêtements" créés pour l'occasion. Les ateliers sont ouverts du mardi au vendredi de 14h à 18h, les cours sont dispensés sur place et le matériel est fourni. Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Agathe Sinck au 04 72 68 90 17 ou sur le mail mediation@ateliers-frappaz.com.

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Free Rock

MUSIQUES | Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 juin 2011

Free Rock

Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un événement musical. La faute à une programmation plus aussi folichonne que par le passé. Le festival villeurbannais nous rappelle pourtant cette année à cette vérité avec de quoi satisfaire ceux que le spectacle de rue laisse un peu à la rue justement (il y en a). C'est donc un programme musical tout à fait goûtu que nous a pondu les Invites, entre valeurs sûres, exigence artistique et folie propre à la jeunesse. On vérifiera ainsi que pour être Raides, les Têtes qu'on connaît bien ne sont pas mortes. Ou que l'on peut aujourd'hui en 2011, mélanger le punk hollandais d'avant garde et le jazz éthiopien, comme le font régulièrement The Ex et Getatchew Mekuria, au risque de faire bondir les Claude Guéant de la police culturelle. Même si l'on a oublié les éphémères Quadricolor, terrible concept mort-né dans le cerveau malade de l'inénarrable Bruno Vandelli de feu-Pop Stars sur M6, on n'en goûtera pas moins la pop tordue du groupe éponyme (sans doute un hommage) : un quatuor de fieffés niçois en proie au foisonnement

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«Un appel à la découverte»

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Dorotée Aznar | Lundi 14 juin 2010

«Un appel à la découverte»

Petit Bulletin : Comment définiriez-vous les Invites aujourd’hui ?Patrice Papelard : Les Invites ont huit ans. Nous sommes un festival installé et reconnu, aussi bien localement que nationalement. On a reproché aux Invites de coûter trop cher à Villeurbanne, que répondez-vous ?Vous faites sans doute référence aux attaques que nous lance l’opposition, comme chaque année d’ailleurs, c’est désormais une tradition … Ma réponse est non, les Invites ne coûtent pas trop cher. Il faut voir à quoi sert l’argent et arrêter de faire du populisme. Les Invites coûtent 900 000 euros, c’est-à-dire le prix d’une place de cinéma par habitant. Après, on peut se demander combien coûte l’organisation d’élections communales, combien coûte un voyage officiel, combien coûte la rénovation du TNP ? 900 000 euros, c’est en deçà du budget d’un certain nombre de festivals. Et il faut ajouter que sur les 900 000 euros investis, 80% servent à payer des salaires. L’artistique ne représente que 20 %. Les Invites sont une PME. Vous n’avez aucun financement privé, c’est peut-être également ce qui vous est reproché.Bien sûr que c’est ça ! Le problème, c’est de trouver du sponsorin

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Pas vus, pas de prix

MUSIQUES | Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 11 juin 2010

Pas vus, pas de prix

Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point d'honneur à ne pas s'engager pour autant dans une impasse musicale. Surtout qu'on y a vu du beau monde, aux Invites. Oui, mais voilà : quand on est à la tête d'un événement gratuit et qu'on ne peut compter sur une billetterie à 50 euros (pour être poli), difficile de se payer Lady Gaga (exemple non contractuel). Ce qui n'est pas plus mal dans la mesure où, aux Invites, on lui préfère des gens plus discrets qui ne portent pas de soutiens-gorge en forme de mitraillette ou de Cathédrale de Reims. C'est que, événement populaire oblige, il ne s'agit pas de faire peur aux enfants mais de proposer une programmation capable de toucher le plus grand nombre en restant artistiquement exigeante. Pas ramenard, le festival pas pareil opte donc, à l'exception du vétéran Sanseverino, pour la découverte, le «pas (encore) vu ailleurs». Alors oui, certes, on rétorquera que Piers Faccini ou Slow Joe ont tous deux dormi (et même chanté) à Lyon ces derniers mois. Mais, si l'on était moins égoïste, on dirait que la gratuité et l'esprit du festival perme

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Le banco BLK JKS

MUSIQUES | Alors que les yeux de la planète foot sont tournés vers l’Afrique du Sud, Les Invites reçoivent la visite d’un groupe qui a révélé au monde, avec son premier (...)

Christophe Chabert | Jeudi 10 juin 2010

Le banco BLK JKS

Alors que les yeux de la planète foot sont tournés vers l’Afrique du Sud, Les Invites reçoivent la visite d’un groupe qui a révélé au monde, avec son premier album "After robots", que le rock sud-africain était une réalité. On avait déjà fait connaissance avec le rap de Johannesbourg et l’électro du Cap ; on pouvait même, depuis quelques temps, se plonger dans l’histoire du rock psychédélique et du funk de Soweto grâce aux excellentes compilations "Next stop Soweto". Les quatre membres de BLK JKS (prononcez Black Jacks) semblent avoir digéré tout cela et produisent une musique reposant sur une énergie rock, même si leurs chansons ont peu à voir avec les tubes calibrés de Gossip. BLK JKS joue à tous les niveaux la carte du mélange : d’abord des langues, puisque l’anglais y rencontre un des nombreux dialectes officiels sud-africains ; ensuite dans les structures des morceaux, au cours sinueux, où les crêtes et les creux remplacent les couplets et les refrains, ménageant ainsi une grisante sensation de tempête et d’accalmie — à ce titre, l’excellent "Banna Ba Modimo" fait figure de manifeste. On peut même voir se profiler, dans les chœurs qui accompagnent Lakeside, autre morceau phare

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CONNAITRE | Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. (...)

Dorotée Aznar | Lundi 26 avril 2010

Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation. Plus de soixante spectacles seront proposés du 16 au 19 juin, en musique et en arts de la rue. Mercredi 16 juin- Arts de la rueTout fou tout flyBébert & LoloAnnibal et ses éléphantsOpusLes ColporteursGénérik vapeur26 000 couverts Jeudi 17 juin- Arts de la rueTout fou tout flyOpusCIAIlimitrofÉquipe BGénérik vapeurAnnibal et ses éléphantsLes Requins marteauxL’illustre famille Burattini26 000 couverts -MusiqueAnthony Joseph & the spasm bandSoul jazz orchestraBomba estereo Vendredi 18 juin- Arts de la rueTout fou tout flyCIACirqu’ulation localeCirkatomikNo tunes internationalCie Lézards bleusL’illustre famille Burattini26 000 couverts - MusiqueLucy loveGableSanseverinoThe SubsPiers Faccini Samedi 19 juin- Arts de la rueCIANo tunes internationalTeatro gestual de ChileDel reves

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Les Invités de mon père

ECRANS | L’honnêteté critique oblige à reconnaître que Les Invités de mon père est un film plutôt bien écrit, filmé avec un classicisme post-Sautet efficace et servi par des (...)

Christophe Chabert | Jeudi 25 mars 2010

Les Invités de mon père

L’honnêteté critique oblige à reconnaître que Les Invités de mon père est un film plutôt bien écrit, filmé avec un classicisme post-Sautet efficace et servi par des acteurs talentueux (Fabrice Luchini et Michel Aumont sont formidables, Karin Viard un peu moins, surtout quand son personnage perd les pédales à la fin). Ce deuxième long-métrage d’Anne Le Ny après Ceux qui restent n’a donc rien à voir avec certains navets franchouillards vus récemment. Mais son propos, déplaisant, se présente comme une réponse venue du bord opposé au Welcome de Philippe Lioret, un film déjà très faible ! Un bourgeois septuagénaire pas encore revenu de ses idéaux de la Résistance décide d’héberger chez lui des sans-papiers. Ses enfants poussent d’abord des cris d’orfraie, pensant voir débarquer un troupeau de Maliens dans le salon. Surprise : c’est une Ukrainienne blonde et sculpturale accompagnée de sa gentille petite fille qui s’installe chez leur père. Soulagement ? Un temps seulement, car ils découvrent que l’invitée est à la fois l’objet sexuel du paternel et une femme prête à tout pour rester en France. Not welcome…

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Depuis huit ans et quelques semaines avant le grand raout des festivals d'été, les Invites de Villeurbanne imposent leur esprit de «festival pas pareil». Un rendez-vous pluridisciplinaire (mêlant arts de la rue, concerts, débats, repas de quartier, colloques), en plein air, et préparé en amont par les ateliers Frappaz et les Villeurbannais, véritables acteurs de la manifestation. La recette de ce succès repose également sur un ingrédient essentiel : la gratuité de tous les événements, qui permet d'attirer un public large et éclectique. En 2009, si les principes fondateurs restent inchangés, les Invites veulent bouleverser les habitudes des quelque 70 000 festivaliers foulant le sol de Villeurbanne à chaque édition. Les Invites passent ainsi de trois à cinq soirées et étendent leur terrain de jeu dans toute la ville de Villeurbanne (dont le parvis de la mairie et l'avenue Henri Barbusse), envoyant au passage leur thématique aux oubliettes. Plus de thématique donc, mais une nette volonté de dérouler le tapis rouge aux artistes burkinabés, aussi bien dans le registre musical (avec le crooner Victor Démé et le musicien Alif Naaba, issu de la «nouvelle scène africaine») qu'en arts de la

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En regardant attentivement la programmation arts de la rue de cette septième édition des Invites, on dresse un premier constat : à part la compagnie Les Mains, les Pieds et la Tête Aussi qui abrite l’acrobate Mathurin Bolze dont on a vanté les prodiges et chanté les louanges à multiples reprises dans ces pages, on ne connaît pas grand monde. Devant l’impossibilité de rencontrer la totalité des compagnies invitées, nous avons choisi de suivre le blÖffique théâtre qui propose une expérience théâtrale dans un immeuble, destinée aux spectateurs et aux habitants. Surprendre tout en s’adaptant au lieu dans lequel on crée, c’est l’objectif de Magali Chabroud qui cherche à «mettre la pensée en questions et faire vaciller les repères». En entrant dans le hall de cet immeuble du boulevard du 11 novembre à Villeurbanne, on trouve des gens qui dorment, comédiens ou mannequins. Au seizième étage, une femme entame un monologue dont le sens échappe peu à peu et invite à la suivre. Dans l’escalier qui permet de rejoindre le rez-de-chaussée, ils donnent l’impression d’être partout, ces gens qui dorment, qui se réveillent en sursaut, s’adressent aux spectateurs en les fixant dans les yeux et écr

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Dorotée Aznar | Vendredi 20 juin 2008

Carton d'Invites

Sur le strict plan musical, disons le tout net, il nous semble avoir connu des éditions des Invites légèrement plus enthousiasmantes. Concédons quand même que peu d’événements de la sorte peuvent se targuer d’avoir sous la main un Daniel Darc, le soir de la Fête de la Musique. Seul hic, mineur, Daniel Darc est déjà venu deux fois à Lyon en l’espace de trois mois, et bien qu’on l’apprécie beaucoup et qu’on regarderait ses impressionnants tatouages pendant des heures, on aurait aimé voir une nouvelle tête du même calibre. Rodolphe Burger, présent aux Invites le 20, n’est venu à Lyon qu’une fois cette année, aux Subsistances. Aux Invites, il présentera peut-être de manière plus soutenue son dernier opus, No Sport, hommage à la devise de Winston Churchill, qui expliquait ainsi très laconiquement cette silhouette d’ «athlète» batracien qui était la sienne. Burger lui est plutôt du genre élancé et son sport préféré se pratique volontiers en combinaison de mots choisis (souvent avec des poètes comme Olivier Cadiot ou Pierre Alféri) et de musique de plus en plus expérimentale. Moins portée, ces temps-ci, sur cette veine rock creusée du temps de Kat Onoma. Du coup, l’homme de Sainte-Marie-a

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