« La politique est une lessiveuse »

Le Prix de l'Ascension | Antoine Demor et Victor Rossi jouent Le prix de l'ascension tous les samedis à l'Odéon. Ils abordent avec beaucoup d'humour, de lucidité et de précision le parcours de deux politiciens, les coulisses du pouvoir et son ivresse.

Elliott Aubin | Jeudi 12 mars 2020

Photo : © Mona Bonetto


En quelques mots, comment résumer ce spectacle ?
Antoine Demor & Victor Rossi : La volonté de montrer ce qui se passe, dans le monde politique, une fois la caméra éteinte. Tout ce qui se passe de l'autre côté du rideau : la réalité des échanges et des stratégies. Et surtout, la place de l'humain dans tout ça ! Quelles concessions sommes-nous prêts à faire pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir ?
Paradoxalement, on a voulu quelque part ré-humaniser l'Homme de pouvoir. Face caméra, il est impeccable. Derrière, il y a des moments de doute, d'excès de confiance. Il y a un peu de tout ça dans la pièce. On suit les personnages sur vingt ans, de l'école jusqu'aux lieux de pouvoir.

Comment ce spectacle a-t-il été construit ? Quel a été votre travail de documentation ? Vos inspirations ?
On a fait tout un travail d'entretiens avec des attachés parlementaires, des élus, des énarques, des conseillers … On a ensuite approfondi notre documentation. On a ressorti nos cours de droit et de sciences po. On a beaucoup relu le parcours de chacun des personnages pour s'assurer que cela puisse être vraisemblable : que c'est bien par ces biais-là, qu'on peut accéder à tel endroit. On a pris des sociologies différentes. C'est une fiction mais c'est du théâtre très documenté, avec beaucoup d'effets de réels à l'intérieur.

Depuis votre première date en 2016, le spectacle a-t-il évolué ?
Notre spectacle a débuté en novembre 2016, il avait très bien marché à Lyon pendant la Présidentielle, on était à l'époque à Gerson. On était dans une forme beaucoup plus café-théâtre : un spectacle à sketchs. Après ç'a été une période plus calme : certaines salles avaient du mal à se positionner vis-à-vis de ce spectacle. Aujourd'hui, on a retravaillé toute la mise en scène avec Julien Poncet, ce qui nous a permis de rendre cette nouvelle version plus fluide et plus intense. Un jeu peut-être plus cinématographique. Et on est reprogrammé jusqu'au 20 juin à l'Odéon, avec des dates de tournée au milieu.

Depuis l'affaire Griveaux, votre pièce comique s'est-elle transformée en tragédie grecque ?
Notre histoire, notre trame narrative, n'a pas changé depuis 2016. Et du coup, on s'est fait rattraper par Pénélope, par Griveaux, et de multiples fois par l'actu politique. On n'a rien inventé avec la pièce. La politique est une lessiveuse : des choses reviennent et repartent. Nous, on a fait que mettre ça dans une pièce.

Quelle a été votre réaction suite à cette affaire justement ?
Quand ça a eu lieu, on s'est réunis tous les trois avec Julien Poncet, et on s'est dit : est-ce qu'on change la fin ? La réponse était : non. On voulait éviter que les gens se disent : « ils réécrivent à la volée, pour coller à l'actu. » On veut éviter, mais ça nous rattrape.

Ce n'est peut-être pas l'objectif, mais votre spectacle, selon-vous, sert-il la politique ou plutôt le discours du "tous pourris" ?
Non je n'espère pas. On a fait un travail de nuances, ce qui a été relevé par les retours qu'on a pu avoir des gens qui gravitaient dans le monde politique. C'est parfois même en dessous de la réalité. On a surtout montré la nuance entre le national et le local : la difficulté à être un élu local, ses moyens d'actions au milieu du mille feuille administratif par exemple.

Un mot pour finir concernant les Municipales ?
On sent, souvent à l'approche des élections, une certaine frilosité de la part de quelques élus à accueillir notre spectacle. On a eu des dates annulées par certains qui reprennent la main sur les programmations. Ce sont d'ailleurs souvent des élus qui n'ont même pas vu la pièce. On joue dans une période sensible, avec une matière sensible et un habillage sensible. Il faut bien comprendre que la politique n'est qu'un décorum dans ce spectacle, on pourrait remplacer ça par les dynamiques de pouvoir dans les entreprises, ce serait pareil.

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Réouverture de la Comédie Odéon le 23 juin

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C'est fait ! La Comédie Odéon a dévoilé sa date d'ouverture avec des mesures sanitaires susceptibles d'être modifiées d'ici là (port du masque, gel hydroalcoolique à disposition, un fauteuil de distance laissé entre les groupes, files d’attentes organisées). Au programme pour ce retour : - Du 23 au 27 juin, Le Porteur d’Histoire de Alexis Michalik - Du 30 juin au 4 juillet, La vie est une fête de Jacques Chambon - Du 7 au 11 juillet, Famille pour tous... Et les enfants seront bien gardés ! de Ségolène Stock - Le 28 juin, San-Antonio chez les gones - Les 4 et 11 juillet, Le Prix de l’ascension, d’Antoine Demor et Victor Rossi Des stages de théâtre pour les 5-12 an

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Café-Théâtre | Le vivier foisonnant du café-théâtre continue de s’épanouir... Un nouveau lieu ouvre ses portes sur les pentes de la Croix-Rousse, dès ce mercredi 12 septembre : Au Rikiki.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

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Ça bouge rue de l’Annonciade : Anne-Marie Potel et Elina Barguil ont repris le café-théâtre Les Vedettes pour installer Au Rikiki. Aux rênes de la compagnie de théâtre amateur Les Affreux depuis bientôt six ans, où Elina était metteuse en scène de la troupe, elles décident il y a un an de voir plus grand. Après avoir été à elles deux responsable commerciale, guide accompagnatrice, serveuse, cameraman… leur complémentarité professionnelle et personnelle et le cap des 30 ans les pousse vers la réalisation de ce rêve. Côté salle, 70 places assises où vous pourrez applaudir des comédies de boulevard, jouées par des compagnies amateures ou professionnelles, et des pièces plus contemporaines ou des seuls-en-scène. « On n’aime pas trop les étiquettes » explique Anne-Marie Potel, « mais ce sera toujours de la comédie. » L’espace café a été réaménagé pour servir de la petite restauration : des planches à partager, végétariennes ou pas, des salades, des tartines, conçues à partir de produits locaux. Perrine Rouland pour ouvrir La saison s’ouvrira avec Pied R

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Antoine Demor tente l'anticipation

Café-Théâtre | Dans La Stratégie de l’Abeille, l’auteur-interprète de talent revient dans un tout autre registre : le théâtre d’anticipation. Un bon shot d’humanité ultra-efficace.

Julie Hainaut | Lundi 24 septembre 2018

Antoine Demor tente l'anticipation

Seul sur scène, Antoine Demor, autodidacte à la plume acérée, campe Loïc, diplômé d’une business school, accusé d’atteinte à la sûreté de l’État et enfermé dans une prison automatique (sans gardien mais avec du café), une puce dans le cou. Nous sommes en 2048 et dans cette société ultra-sécuritaire (pas tellement) fictive, tout écart est proscrit. Ce qu’on lui reproche ? Avoir voulu sortir du moule, d'avoir compris l’aberration du concept « métro-boulot-dodo » et souhaité dénoncer la société de consommation, d'avoir refusé l’hyperconnection, appréhendé l’absurdité du spécisme, imaginé des abattoirs d’humains détenus par des animaux. Tout ça à cause d’un simple bug informatique : les puces implantées dans chaque humain et contrôlant leurs faits et gestes, inhibant le cerveau pour entraîner des achats compulsifs, éviter le burn-out… ont eu l’effet inverse. Les dirigeants ont commencé à donner leurs dividendes à leurs salariés, les banques à prêter à taux négatif, les migrants à obtenir des cabines individuelles sur leur bateau (et des gilets en soie)... Chaos total. Depuis sa cellule

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"L'Ascension" : plus dure sera la chute

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Gabriel Cnudde | Mardi 21 mars 2017

À quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, tous les Français ont les yeux rivés sur l'actualité politique. Certains la décortiquent, beaucoup la déplorent mais quelques-uns parviennent toujours à en rire. Parmi les multiples chroniqueurs, imitateurs et autres humoristes qui crèvent l'écran ou monopolisent les ondes, Antoine Demor et Victor Rossi font pourtant figure d'exception. Avec leur spectacle, L'Ascension, ils ne se contentent pas d'envoyer quelques vannes bien senties sur un François Fillon plus Tartuffe encore que s'il était sorti de la plume de Molière. C'est bien là qu'est le tour de force : les deux comédiens font rire avec un spectacle de fond, creusé et réfléchi, qui n'analyse pas simplement l'homme politique, mais le système dans sa globalité. Préparé en amont avec les témoignages d'élus locaux et des chiffres véritables sortis de rapports de la Cour des Comptes, L'Ascension s'inscrit dans une démarche quasiment documentaire sans jamais oublier de faire rire. Requin ou méduse ? Si le spectacle est bien écrit, il est aussi et surtout bien joué.

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Benjamin Mialot | Mardi 8 septembre 2015

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En temps normal, il est presque inconvenant de parler d'une "rentrée" en matière de café-théâtre, les lieux homonymes ne connaissant de pauses que celles qui précèdent les punchlines de leurs invités. Cette saison 2015/2016 n'a cependant rien d'habituel ; pour preuve, elle s'ouvrira, passée la traditionnelle Semaine de l'humour (10€ dans les lieux participants, du 16 au 27 septembre) sur deux festivals. À gauche l'arlésienne Juste pour Lyon, émanation à crinière du célèbre raout canadien Juste pour rire qui, du 28 septembre au 7 octobre, investira en off la plupart des salles de musculation des zygomatiques de la ville. La programmation officielle sera elle délocalisée au casino Le Lyon Vert et verra se succéder les solitaires-en-scène les plus prometteurs du moment : la soundbank humaine Jibé (qui commence à faire son trou chez nos cousins d'Amérique), le chic type survitaminé Vérino (pour une édition spéciale de son inglorious comedy club, en présence notamment du couple star de Bref), la team Jocelyn Flipo (Alex Ramirès, Yann Guillarme, Gérémy Crédeville.

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Au café-théâtre cet été

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Benjamin Mialot | Mardi 7 juillet 2015

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Question : avoir le sens de l'humour est-il toujours un facteur de longévité lorsqu'on le met à l'épreuve dans le cadre asphyxiant d'un café-théâtre empestant la canicule ? Vous avez tout l'été pour vous forger une opinion, à vos risques et périls, surtout si vous le faites à la Comédie-Odéon, où Jocelyn Flipo reprend Couic, un huis clos en trompe-l’œil aussi divertissant qu'anxiogène. Non, en vrai, la plupart des lieux sont équipés d'une climatisation, à l'instar de l'Espace Gerson, qui en fait l'un des principaux arguments en faveur du retour entre ses murs de Victor Rossi, alors que ses grinçantes chroniques de l'absurdité du monde se suffisent à elles-mêmes – et prépareront le terrain pour Camille et Aurel, qui réhabilitent avec une énergie communicative la forme trop délaissée du duo burlesque. Du côté des Tontons Flingueurs aussi, on prend le même et on recommence, à savoir le one-man-show follement chic et intimiste de Jefferey Jordan, tandis qu'on pourra (re)découvrir au Complexe du Rire le faux bellâtre et vrai performer Gérémy Crédeville et la décomplexée Naho. Pour des nouvelles têtes, à moins de vouloir essuyer

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Rires de gala

SCENES | Baffrer et se bidonner entre potes devant un spectacle bien rôdé, il y a pire comme façon de fêter la Saint-Sylvestre – par exemple se goinfrer et ricaner tout seul devant un bêtisier à peine remonté. Sélection. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

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Fabien Olicard L'humour, comme le rap hardcore, est une question de contexte – à votre prochain rendez-vous galant, claquez un petit «J'vais me tatouer LOVE sur les phalanges pour te frapper avec amour», vous verrez. Dans celui d'un réveillon, nous n'avons aucun doute sur l'efficacité du spectacle de ce one-man-mentalist, quand bien même nous l'avions un peu égratigné fin octobre, désappointé que nous étions qu'il mette le supercalculateur qui lui sert de cerveau au service d'un "simple" exercice de manipulation, aussi bluffant et écrit soit-il. Oui, il nous arrive de pratiquer le coït anal avec des mouches. A la salle Rameau à 19h30   Trash Puisqu'on parle de coït, saluons la reprise pour un soir de ce qui reste à ce jour la pièce la plus couillue de Jocelyn Flipo. Dans tous les sens du terme, puisque cette romcom musicale au casting en forme de who's who du rire à crinièr

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Minuit, l'heure du rire

SCENES | Nul besoin de s'exercer à la photographie en Patagonie ou de s'essayer à l'équitation en Laponie (entre autres "bons plans" formulés par les professionnels du tourisme) pour passer un réveillon insolite. Il suffit de franchir le seuil de l'un des nombreux café-théâtres de la ville. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 décembre 2013

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Une fois n'est pas coutume, le café-théâtre se taille la part du lion en matière de comptes à rebours festifs. Rien que dans le réseau dirigé par Stéphane Casez, ce sont pas moins de seize spectacles qui s’enchaîneront du milieu d'après-midi aux derniers coups de minuit. Dans le lot, pas mal de comédies un peu lourdingues, de celles qu'on promeut au Festival d'Avignon au volant d'une rosalie, mais aussi de belles occasions de (re)découvrir certains de nos coups de cœur. A la Comédie-Odéon par exemple, si vous n'avez toujours pas cédé à notre prosélytisme pro-Jocelyn Flippo, vous aurez la chance de le faire face à ce qui est pour l'instant son chef-d’œuvre, la désarmante romcom sur fond de crise d'identité sexuelle Loving Out. Le Rideau Rouge, lui, se lèvera notamment sur Les Loose Brothers, énergique et doux-amer "two-men-show" dans lequel Aurélien Portehaut et Yann Guillarme composent un savoureux duo d'artistes ratés jouant le tout pour le tout. Yann Guillarme qui

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Benjamin Mialot | Jeudi 14 février 2013

Et les sentiments bordel ?

Un critique a (trop) souvent tendance à se comporter comme un explorateur : quand il foule une contrée nouvelle, il veut être le premier à en dessiner les contours, quitte à voir des courants, des mouvements et des scènes là où ne poussent que les fruits du hasard. Nous ne sommes pas exempt de ce défaut. Aussi, en découvrant Jocelyn Flipo et son romantisme, assez inédit dans le milieu très unidimensionnel de l'humour, nous sommes-nous empressés de nous demander s'il était le seul à faire vibrer d'un même élan fibres comiques et cordes sensibles. Mais plutôt que de lui prêter des affinités conjecturales, nous lui avons directement posé la question : «Je n'appartiens pas à une confrérie d'auteurs, mais j'ai effectivement l'impression que les gens travaillent de plus en plus à transmettre des émotions aux spectateurs, qui eux-mêmes sont de plus en plus demandeurs. On est en période de crise, on est forcément plus réceptif à tout ce qui met en avant l'humanité des gens. On a besoin de sentir que l'autre est meilleur que ce l'on croit». Sur Lyon, deux noms lui semblent valider cette théorie : celui de Jacques Chambon, le Merlin de Kaamelott, pour Plein phare

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Théâtre / Écrit et mis en scène en à peine quelques mois par un comédien qui, il y a un an, n’avait jamais fait de théâtre et s’épanouissait (plus ou moins) comme animateur sur une radio commerciale, Victor Rossi n’est qu’amour est la première bonne surprise de la saison en matière de one man show. L’introduction, rodée au cours d’un tremplin d’humoriste dont Victor était sortie vainqueur, est parfaite : il y épingle son passé (son passif ?) avec un sens mordant de la caricature. Le spectacle le voit ensuite s’aventurer à intervalles réguliers vers une forme plus classique de sketch : c’est encore un peu frais, mais il y a déjà des qualités d’écriture et de jeu indéniables — manque le timing, qui viendra sans doute avec le temps. Là où Victor Rossi excelle, c’est lorsqu’il laisse libre cours à son sens de la vanne et sa réactivité face à des situations partiellement improvisées : c’est le commentaire amusé du règlement intérieur (hallucinant, il est vrai) du Parc de la tête d’or, où encore ce passage où il fait participer les spectateurs à un jeu (de dupe), rebondissant avec flegme et sarcasme sur les réponses proposées. C’est dans son ultime sketch que Victor Rossi emporte le m

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Respectivement vainqueur et finaliste du dernier tremplin de l’humour organisé au Repaire, Victor Rossi et Antoine Demor reviennent y présenter leurs premier one man shows dans le cadre de la semaine de l’humour. Victor Rossi, ancien animateur radio pour la matinale de Radio Scoop (passé sur lequel il jette un regard sans complaisance), en a gardé un flow comique impressionnant, un sens de la vanne qui fait mouche et un réel esprit de sniper (Victor Rossi n’est qu’amour, mercredi 28 septembre à 20h). Dans un registre radicalement différent, Antoine Demor a choisi d’égratigner avec verve et nonchalance l’actualité, terrain d’ordinaire peu prisé par les jeunes humoristes. La comparaison inévitable avec Stéphane Guillon ou, mieux encore, Gaspard Proust, ne tourne pas du tout en sa défaveur (L’Homme est un fou pour l’homme, samedi 1er octobre à 18h). À suivre de près… CC

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