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ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Photo : © LUMA


Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy.

LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez


Luma


Nouvel Espace Culturel (NEC) 9 rue Claudius Cottier Saint-Priest-en-Jarez
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Art urbain / Lieu | Une fois n'est pas coutume c'est d'un lieu, non pas d'une personne, dont nous dressons ce mois-ci le portrait. Septembre oblige, c'est la rentrée, à la fois celle des classes et celle de la culture. Nous sommes donc allés visiter une école stéphanoise plutôt atypique, l'École-Musée Chappe. Nous y avons rencontré le jeune directeur de "la maternelle", Jérémy Rousset, pilote d'un projet aussi original qu'audacieux.

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Nous sommes bien ici dans une école publique. Les frères Chappe qui donnent leur nom à l'école n'étaient pas des religieux, mais une fratrie de cinq frangins à l'origine du télégraphe. Dont acte. C'est dans la salle des profs commune, entre le photocopieur et la cafetière, que Jérémy Rousset nous reçoit, tout sourire, à quelques jours de la rentrée. Enseignant depuis 2007, Jérémy a presque toujours travaillé en réseau d'éducation prioritaire (REP), avec une petite parenthèse australienne. Il est arrivé dans cette école en 2013 où il assure la direction de l'école maternelle tout en ayant lui-même la charge d'une classe à mi-temps. « L'école maternelle compte sept classes et l'école élémentaire 17 classes, pour un total d'environ 500 élèves. Nous avons une vraie mixité sociale, à l'image du centre-ville de Saint-Étienne et plus précisément du Crêt de Roch, avec à la fois des familles parfois en grande précarité et d'autres plus middle class, voire favorisées. » Une mixité dont on fait ici une richesse, grâce à un projet novateur qui permet de rassembler tout le monde autour d'une culture commune. L'élément déclencheur fut sans doute la venue à l'école du couple de stree

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Home made blues

Blues | Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Home made blues

Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son bottleneck sur sa dobro ou sa cigar box guitar, avec un pied sur le tambourin et l'autre à la grosse caisse !), l'artisan-musicien développe un blues roots traditionnel bien senti. Avec une voix à la Jack Daniels, le conteur distille des compos subtilement introspectives qui relatent les rencontres faites au fil de ses voyages. Louis Mezzasoma, vendredi 13 septembre à 20h30, salle Jules Verne à Saint-Genest-Malifaux (dans le cadre du festival Jazz au Sommet) et vendredi 18 octobre à 20h, le NEC à Saint-Priest-en-Jarez

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Une cour, comme le dos d'un géant blanc

Tout peinturluré | L'odeur de peinture flotte encore dans la cour du collège-lycée Saint-Louis. Elle émane d'un drôle de géant endormi. Depuis quelques années déjà, ces titans apathiques sont devenus indissociables du couple de peintres stéphanois Ella & Pitr. Partout où ils passent, un nouveau colosse se prélasse.

Antoine Desvoivre | Mercredi 19 juin 2019

Une cour, comme le dos d'un géant blanc

Après avoir signé la plus grande fresque d’Europe sur un toit de Paris (cf. vidéo ci-dessous), Ella & Pitr perpétuent leur folie des grandeurs en donnant forme à un nouveau personnage au cœur d'un lycée de Saint-Étienne.« C'est un ou une jeune personne, on ne peut pas définir son sexe, il est coincé dans une cour d'école, il rêve » , raconte les Papier-Peintres. Si les étudiants partent bientôt en vacances, le géant, lui, n'est pas près de quitter l'établissement. Mais avant de l'abandonner pour l'été, parents et enfants sont venus l'admirer. Et déjà, sur ses épaules de pigment, on s'installe, on discute ou l'on se promène. Des ribambelles d'ados entrent et sortent de la cour d'école, telle une colonie de fourmis qui courent le long de son dos. Un travail main dans la main avec les élèves Pour réaliser cet ouvrage, de plus de 2 000 mètres carrés, les artistes ont reçu de l'aide d'une main-d'oeuvre composée des élèves de Saint-Louis. Pour le duo, cet engagement est primordial. « Il est important de fair

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Street heart

ARTS | Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Street heart

Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la cité rouchonne, invitant le public à découvrir de nouvelles réalisations à ciel ouvert qui viennent chaque année compléter les précédentes. S.A.F.I.R., jusqu’au 26 mai, Roche-la-Molière

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Entre les murs

SCENES | Il est applaudi partout où il passe, rafle des Molières en veux-tu, en voilà, et revient par chez nous dans quelques jours pour présenter son nouveau (...)

Cerise Rochet | Mercredi 27 mars 2019

Entre les murs

Il est applaudi partout où il passe, rafle des Molières en veux-tu, en voilà, et revient par chez nous dans quelques jours pour présenter son nouveau spectacle, Intra Muros. Avec cette dernière création, le populaire Alexis Michalik entraîne le public dans l’univers carcéral, pour un voyage à travers des récits tous plus bouleversants les uns que les autres. Richard, un metteur en scène sur le retour, vient animer un atelier de théâtre en prison accompagné de sa comédienne d’ex-femme, et d’une assistante sociale inexpérimentée. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards plus que par conviction. Il faudrait qu’il marche bien, cet atelier, pour que son contrat soit prolongé et que ses épinards gagnent encore un peu plus en onctuosité. Malheureusement pour lui, il n’attire que deux participants… Qui vont devoir petit à petit se mettre à nue, livrant, en creux, une réflexion sur la délinquance et l’emprisonnement. Intra Muros, vendredi 12 avril à 20h30 au Majestic à Firminy

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Synchronicité

Photos | Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Synchronicité

Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son

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Courants d’art

Festival street art | Depuis le New-York des années 70 jusqu'à Amsterdam, Paris, Londres, Berlin et Munich, hauts lieux d'infection du virus, le phénomène du (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Courants d’art

Depuis le New-York des années 70 jusqu'à Amsterdam, Paris, Londres, Berlin et Munich, hauts lieux d'infection du virus, le phénomène du "graffiti" ne cesse d'évoluer depuis qu'il a troqué ses oripeaux de subculture contre la reconnaissance unanime d'un vrai statut d'art urbain. On compte aujourd'hui dans le monde des milliers de graffeurs, tous aussi créatifs (ou presque), faisant vivre un courant artistique qui ne se cantonne plus aux murs des cités, puisqu'il trouve aussi peu à peu sa place dans les galeries chic ou chez les collectionneurs. La subversion s'étiole au profit d'une création tous azimuts. Les techniques se diversifient, du pochoir à la mosaïque en passant par le sticker ou encore le yarn bombing qui habille les arbres de tricots ultra colorés. Le Posca et la bombe aérosol font bon ménage mais tous les street artistes ne vivent pas de leurs dessins et nombreux sont ceux qui demeurent, par choix ou par la force des choses, dans l'anonymat. Certes, c'est là aussi l'un des traits de l'art de rue, presque un sport, que de cultiver le mystère (à l'instar du britannique Banksy) en dissimulant son identité (le plus souvent sous une large capuche) pour éviter par la même

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L'art pour améliorer la santé publique

GUIDE URBAIN | Initiative inédite, le projet d'art participatif "Santé Publique", lancé par l'association Le M.U.R. et l'artiste américain Jordan Seiler, va prendre la forme d'une semaine d'affichage de 75 créations de Stéphanoises et Stéphanois sur des panneaux publicitaires municipaux. Ces détournements et appropriations des "sucettes" publicitaires seront visibles du 22 au 28 novembre.

Nicolas Bros | Jeudi 16 novembre 2017

L'art pour améliorer la santé publique

« On peut appeler cela de l'art participatif, mais nous préférons caractériser ce projet comme une véritable action sociale avec le vecteur de l'art permettant l'expression de la population. » Voilà comment Marlène Mendes de l'association Le M.U.R. réagit lorsque l'on évoque avec elle le projet Santé Publique, mené avec l'artiste américain Jordan Seiler. Après un appel à participations lancé en juin 2017, la structure artistique stéphanoise, connue pour ses collages de très nombreux artistes sur un panneau de pub géant aux Ursules (ainsi qu'un espace sur les murs du FIL), et l'artiste new-yorkais ont retenu 75 oeuvres créées par des habitantes et des habitants de Saint-Étienne aux profils très différents. « Nous avons obtenu une longue liste d'inscrits pour cette opération provenant de tous les quartiers avec des âges différents, explique Marlène Mendes. Au cours de deux sessions de travail dans l'amicale de Tardy avec Jordan Seiler, les habitants ont pu travailler leur création avec 3 consignes, à savoir que l'oeuvre doit comporter une photo noir & blanc, une forme colorée et un mot. Il n'y avait cependant pas de thème imposé. » Pannea

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Un nouveau géant en région stéphanoise signé Ella & Pitr

Art urbain | Le barrage du Piney sur la commune de La Valla-en-Gier, au coeur du Parc du Pilat, est recouvert depuis début août d'une fresque inédite réalisée par le (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 août 2017

Un nouveau géant en région stéphanoise signé Ella & Pitr

Le barrage du Piney sur la commune de La Valla-en-Gier, au coeur du Parc du Pilat, est recouvert depuis début août d'une fresque inédite réalisée par le duo de "Papiers-Peintres" stéphanois Ella & Pitr. Titrée Le naufrage de Bienvenu, cette oeuvre rejoint la collection déjà pléthorique des acolytes utilisant régulièrement sur les murs et installations stéphanois pour leurs travaux. Pour plus d'informations à leur sujet, vous pouvez consulté le portrait que nous leur avions consacré il y a quelques mois. Saint-Étienne Métropole, commanditaire de cette oeuvre, précise que « la réalisation s’est effectuée, durant 10 jours, au moyen d'équipements spéciaux, tels qu'une plateforme suspendue et au moyen de travail sur corde. Une peinture spéciale et un dispositif de protection, respectueux de l’environnement ont été utilisés. » Visible depuis un chemin de randonnée, l'inauguration de ce nouveau géant est prévue lors des Journées Européennes du Patrimoine, les 15, 16 et 17 septembre 2017.

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Équation féministe

Théâtre | « L’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 1 mars 2017

Équation féministe

« L’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique… je ne l’ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas » écrit la frondeuse Virginie Despentes. Juliette, incarnée par le comédien Éric Massé, du haut de ses talons, n’y croit guère non plus et se lance sur scène dans une drôle de quête identitaire à travers des textes littéraires, politiques ou féministes. Elle dira et sera, tour à tour, la sulfureuse Catherine Millet, la poétesse Andrée Chédid, l’érotique Anaïs Nin, l’engagée Simone Veil, la délicate Virginia Woolf, la philosophe Simone de Beauvoir… Juliette alias Éric Massé construit ainsi, à l’adresse du public, un émouvant et original portrait d’une "féminité" toujours en mouvement. Femmes Verticales, de la Cie des Lumas à l'Échappé de Sorbiers le mercredi 8 mars à 20h30.

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VILX au pied du MUR

ARTS | Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

VILX au pied du MUR

Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en octobre son panneau de 8 mètres x 3 mètres au graffeur et illustrateur VILX. L'artiste a pour habitude de déformer ses personnages anthropomorphes jusqu’à créer des êtres délirants. VILX, du 7 octobre au 4 novembre, Le MUR à Saint-Étienne, rue du Frère Maras

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Le MUR de tous les possibles

GUIDE URBAIN | Il vous est sûrement arrivé de passer vers les Ursules et de voir un panneau publicitaire pas vraiment comme les autres, où trône une oeuvre d'art. C'est à l'association Le MUR que vous devez cet étonnement salvateur. Depuis l'été 2013, chaque mois un artiste vient "coller" une oeuvre sur un panneau de pub rue des Frères Maras. Nouveauté de la saison 16/17, vous pourrez aussi retrouver des collages du côté du Fil.

Nicolas Bros | Vendredi 2 septembre 2016

Le MUR de tous les possibles

Le street art a pris un tournant depuis plusieurs années, entrant dans les galeries (avec les montants de transactions exhorbitants qui vont avec...), se faisant ainsi moins "irrévérencieux". Mais cela n'empêche aucunement la véracité, la qualité et la diversité de l'offre. De nombreux street artistes émergent et s'imposent surtout commes des artistes à part entière. Si des institutions ouvrent leurs portes pour certaines pièces de street art, il faut souvent le courage et l'opiniâtreté d'organisations d'autres nature afin de mettre en avant cette forme d'art. C'est le cas avec le M.U.R.. Mouvement né en 2007 du côté de Paris, le M.U.R., pour Modulable Urbain Réactif, a fait depuis des petits un peu de partout et notamment une "antenne" à Saint-Etienne depuis l'été 2013. À l'initiative des Stéphanois Ella & Pitr, cette association dispose d'un panneau de trois mètres par huit, adossé au parking des Ursules, dans la rue du Frère Maras, où chaque mois vient "coller" un artiste. Depuis trois ans, l'association a vu défilé de nombreux artistes venant apposer une oeuvre sur cet espace plan. Au Fil du MUR Pour le lancement de la saison 16/17, c'est d'abord le

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Quand les langues se délient...

SCENES | Malentendus, l’enfant inexact, spectacle en langue des signes et en français, s’inscrit dans le cycle Ultrasensibles, composé de créations et de (...)

Florence Barnola | Mardi 5 janvier 2016

Quand les langues se délient...

Malentendus, l’enfant inexact, spectacle en langue des signes et en français, s’inscrit dans le cycle Ultrasensibles, composé de créations et de performances autour du handicap et de la sensorialité, imaginé par la compagnie Les Lumas. La pièce, adaptation du roman de Bertrand Leclair, a été jouée en format court en juin dernier à la Manufacture. Cette première mouture a notamment permis la découverte d’un formidable acteur, Stève Recollon, dont la langue maternelle est celle de l’Abbé de l’Epée, qui joue le protagoniste central de cette fable. Julien est né malentendant dans une famille d’entendants qui refuse de le voir tel qu’il est et lui permettre ainsi de s’épanouir, mais l’oblige, par faiblesse ou excès d’autorité, à masquer son handicap. « La vie de Julien Laporte exige d’être racontée, parce qu’elle est symptomatique, non seulement de l’histoire terrible des sourds au XXe siècle, le pire de tous, mais plus encore de la folie ordinaire des hommes, de leur capacité à désintégrer l’humain, à maudire le vif du vivant, serait-ce avec les meilleures intentions du monde, serait-ce au nom de l’amour des autres ou, en l’occurrence

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Au cœur d'Ella & Pitr

CONNAITRE | Les deux "Papiers Peintres" stéphanois Ella & Pitr sortent un recueil singulier. Comme un voyage au coeur de leur journal artistique intime, ils (...)

Nicolas Bros | Mardi 30 novembre 1999

 Au cœur d'Ella & Pitr

Les deux "Papiers Peintres" stéphanois Ella & Pitr sortent un recueil singulier. Comme un voyage au coeur de leur journal artistique intime, ils nous proposent, avec Baiser d'encre, d'entrer dans leur univers. Depuis leurs expéditions à l'autre bout du monde (Chili, Montréal, Norvège avec le record de la plus grand fresque de street art au monde, etc) jusqu'à leur quotidien stéphanois, le duo propose sa vision du monde et de son travail via des extraits de leurs carnets de croquis, objets symboliques qui les accompagnent de partout. Une belle oeuvre, tout en poésie, composée de neuf chapitres permettant de retracer le parcours d'un des duos les plus mythiques de notre région. NB Baiser d'encre, d'Ella & Pitr, aux éditions Papiers Peintres, 283p.

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Le Jimi Hendrix du pinceau

ARTS | Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Le Jimi Hendrix du pinceau

Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir vissé sur le crâne, le sexagénaire conserve une fraicheur de caractère que l’on retrouve indéniablement dans ses toiles. Autodidacte touche-à-tout, Patrick dit s’exprimer depuis toujours à travers plusieurs formes d’art, notamment la poésie et la musique, mais par-dessus tout, bien entendu, la peinture. Militant corps et âme contre toute forme de norme stéréotypée ou de dogme, l’artiste conçoit ses expositions comme des voyages intérieurs. « Si j’ai connu des périodes d’expressions différentes, je conjugue toujours trois arts distincts : figuratif, musical et planétaire ! » Patrick Haye utilise principalement l’acrylique. Les constructions géométriques de ses tableaux rappellent parfois Kandinsky, mais le matraquage de couleurs se situerait plutôt quelque part entre Miro et Basquiat. Pourtant, Salvador Dali demeure l’unique mentor du bonhomme. « Je ne connais vraiment que ce peintre. » Il y a sur les toiles de Patrick un mouvement impétueux, une fougue qui se joue des règles. Profondément antico

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Ella & Pitr sur le toit du monde

ARTS | Le duo des Papier Peintres stéphanois, Ella & Pitr, fait encore parler de lui. A l'occasion de la tenue du 15ème NuArt Festival à Klepp (commune située à 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 septembre 2015

Ella & Pitr sur le toit du monde

Le duo des Papier Peintres stéphanois, Ella & Pitr, fait encore parler de lui. A l'occasion de la tenue du 15ème NuArt Festival à Klepp (commune située à 25 km de Stavanger en Norvège), le couple a réalisé, avec l'aide de bénévoles, une oeuvre titanesque sur le toit d'un hangar de plus de 21.000 m2. Dans la lignée de leurs réalisations précédentes, Ella & Pitr ont déployé le corps d'une endormie aux dimensions de colosse. Une oeuvre que l'on peut admirer par le biais de la vidéo qui suit. Plus d'infos sur Ella & Pitr ici

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La prise de la pastille

MUSIQUES | Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton (...)

Alain Koenig | Mardi 31 mars 2015

La prise de la pastille

Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton de fièvre, si l'irrévérence à l'égard des « espagnolades » de Bizet vous rend intolérant au gluten, alors fuyez ! De cette Garonne frondeuse, inondant de son humour vernaculaire les cités du Sud Ouest, ces toulousains ont su exporter cette «pointe d'ail» iconoclaste qui convient finalement si bien à l'Art Lyrique. Un peu de recul donc, messieurs (et mesdames!) les puristes, abonnés du parterre de l'Opéra Bastille, car c'est à l'Opéra-Pastille qu'ils vous convient. Et cette pastille-là n'est pas fabriquée dans les eaux mollement gazéifiées des curistes de Vichy ! Non, ici tout déraille, tout dérape. Rien ne se perd non plus, tout se recycle. Le « O Fortuna » de Carmina Burana échoue chez Michael Jackson dans le parc de Neverland, les aventures d'Aïda et Radamès, débarquent d'Egypte sur Ryanair dans une interprétation surréaliste -et on ne parle pas des costumes-, se définissant comme «acide lyrique». Vous serez donc vertement tancés si l'on vous y prend à ronchonner, bougonner, lever les yeux au ciel. Le diagnostic

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Ella & Pitr vus du ciel

ARTS | Les créateurs et artistes stéphanois Ella & Pitr ont dévoilé "Par Terre", une vidéo permettant de découvrir quelques-unes de leurs créations vues du ciel, grâce à (...)

Nicolas Bros | Vendredi 20 février 2015

Ella & Pitr vus du ciel

Les créateurs et artistes stéphanois Ella & Pitr ont dévoilé "Par Terre", une vidéo permettant de découvrir quelques-unes de leurs créations vues du ciel, grâce à des prises de vues effectuées au moyen d'un drone. Un résultat saisissant permettant de se rendre compte de l'étendue du travail du duo depuis quelques années mais également de son expansion géographique (Chili, Portugal, Canada et France).

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