Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement.

Pas un panorama, mais une sélection

Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du département des peintures et sculptures du MOMA de New York de 1990 à 2002) et qui a retenu 36 artistes parmi les 150 proposés par les 44 écoles d'art du territoire. « La sélection s'est faite sans connaître l'origine de chaque artiste, précise Aurélie Voltz, directrice du MAMC. L'important était de se concentrer sur le travail artistique. » Le résultat est une exploration, sans thème défini, mais avec un sous-titre d'expo évocateur : "l'expérience du monde". C'est bien le ressenti et l'émotion de ces jeunes artistes qui se ressent au fil des salles d'expo. Ces dernières étant organisées selon des regroupements d'oeuvres suivant leurs caractéristiques saillantes. On retrouve par exemple un espace orienté sur le dialogue avec l'histoire, une autre autour de l'auto-portrait et là une sur l'intérêt de la science et des interstices dans lesquels elle ne se rend pas.

Une visibilité pour les jeunes artistes

Si cette première biennale artpress propose de découvrir le travail d'une multitude de jeunes artistes oeuvrant dans différentes pratiques, elle correspond également à une belle opportunité pour ces derniers de se "faire voir". « C'est ma première exposition en France. C'est l'occasion d'avoir une belle visibilité sur notre travail », explique Jordan Madlon, l'un des quatre artistes de l'expo à être issus de l'Esadse - École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne et qui vit désormais à Mannheim en Allemagne. Une position partagée par les organisateurs. « Les artistes ont l'occasion de travailler dans des conditions professionnelles avec par exemple l'intervention de commissaires d'exposition », explique Catherine Millet, directrice de la rédaction d'artpress. Une biennale inédite en terres stéphanoises qui devrait permettre de faire avancer significativement le parcours de quelques jeunes pépites artistiques.

Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes, jusqu'au 22 novembre, à la Cité du design et au Musée d'art moderne et contemporain
Billet d'entrée valable pendant un mois sur les deux sites


Après l'école - biennale artpress des jeunes artistes


Cité du design 3 rue Javelin Pagnon Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Après l'école - biennale artpress des jeunes artistes


Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole Rue Fernand Léger Saint-Priest-en-Jarez
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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De guingois

Design | L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

De guingois

L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire parfaitement inconfortables tant l'inéquation entre leur forme et leur fonction est criante d'évidence. On croise çà et là des produits hilarants comme un arrosoir qui n'arrose que lui-même, une théière pour masochiste, ou encore des flops retentissants tels que le vélo tout-en-plastique Volvo Itera, les Google Glass ou le Crystal Pepsi. Une expo en trois parties accessible au grand public qui apporte la preuve que le monde sérieux du design est bien heureusement capable d’autodérision. Flops ! Quand le design s’emmêle, du 15 décembre au 21 février, Cité du design à Saint-Etienne

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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Du nouveau à la présidence du CA de l'EPCC Cité du design

Nominations | C'est Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de la Métropole chargé du design, qui devient président du (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Du nouveau à la présidence du CA de l'EPCC Cité du design

C'est Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de la Métropole chargé du design, qui devient président du conseil d'administration de l'EPCC* Cité du design et École supérieure d'art et de design. Il prend la suite de Gaël Perdriau à ce poste et a exprimé sa joie de prendre la tête de l'EPCC. « C’est l’opportunité pour moi de conduire le projet initié par Gaël Perdriau et mis en œuvre par Thierry Mandon, directeur de la Cité du design et

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Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

Design | La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 septembre 2020

Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la crise sanitaire ne s'en mêle pas - et aura pour thématique générale Bifurcations. Elle proposera 6 expositions. On connaît désormais le nom d'un des premiers commissaires : Franck Houndégla. Ce dernier invitera « différentes villes et campagnes africaines à exposer des projets » sur 800 m², selon Mélanie Burlet, responsable des contenus de la Biennale 2021. Franck Houndégla se caractérise comme étant un « concepteur spécialisé en scénographie, muséographie, design d'environnement, mise en valeur d’espaces publics et sites du patrimoine en France et à l’étranger. » Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon et doctorant en architecture, il a oeuvré notamment en tant que chef de projet chez l'architecte

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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Le MAMC en visite privée

Art moderne virtuel | Suivre une visite de 30 minutes du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en compagnie de sa directrice Aurélie Voltz et de son (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 mai 2020

Le MAMC en visite privée

Suivre une visite de 30 minutes du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en compagnie de sa directrice Aurélie Voltz et de son responsable du département scientifique Alexandre Quoi. C'est possible en vidéo ce soir à 18h sur la page Facebook et Instagram du musée. Cette initiative fait partie du Tour de France des lieux culturels confinés, mené par le Club Innovation & Culture CLIC France. Cette série vidéo propose de découvrir chaque jour, du lundi au vendredi, « un lieu de culture artistique, historique et scientifique », en visite privée. 13 musées, monuments et lieux de science ont répondu à l'appel, dont le musée stéphanois qui est le deuxième sur la liste de programmation. Une belle occasion de découvrir ou revoir les expositions Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Etienne, Entrare nell'opera - Entrer dans l'œuvre et Firenze Lai. Pour découvrir cette visite virtuelle, rendez-vous sur cette page à 18h.

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Art contemporain | Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par (...)

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne), le MAMC (Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole) et Art Press (revue internationale de référence dans le monde de l'art actuel), l'événement s'intitule : Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes. Cette première édition réunira une quarantaine d'artistes dans deux lieux, le MAMC et le Campus Manufacture, et sera financée par Saint-Étienne Métropole, l'État (via la Direction générale de la création artistique au sein du ministère de la Culture) et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Art Press sortira à cette occasion un numéro spécial qui tiendra lieu de catalogue. Niko Rodamel & Nicolas Bros Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes, juin 2020 à Saint-Étienne

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Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Portrait | Un peu plus de deux ans après après son arrivée à la direction du Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole, Aurélie Voltz a résolument pris ses nouvelles marques, loin de Paris, sa ville-racine. Rencontre avec une femme de conviction qui, riche d'un parcours sans faute de goût, entend bien faire bouger les lignes. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Alors qu'en 1973 disparaissent de la scène artistique deux illustres Pablo, Neruda et Picasso, naît à Paname la petite Aurélie, au sein d'une famille baignée de culture. Maman est journaliste pour le magazine Connaissance des arts, papa est graphiste. « Dès l'âge de quatre ans mes parents m'ont régulièrement emmenée au Centre Georges-Pompidou qui venait d'ouvrir. Nous allions aussi au marché aux puces, ce qui a sans doute développé chez moi un certain intérêt pour tous types d'arts, jusqu'à l'artisanat. » Aurélie grandit ainsi à Paris dans un appartement peuplé d'objets issus de différentes cultures et de différentes époques. Elle est pourtant davantage portée vers les lettres, le français... Elle entreprend ainsi des études littéraires au cours desquelles elle est très tôt attirée par le XIXᵉ siècle. L'adolescente nourrit notamment une réelle passion pour le mouvement anglais des préraphaélites. C'est peut-être même un tableau en particulier, Ophélia, peint par John Everett Millais en 1851, qui sera un des éléments déclencheurs d'une vocation sous-jacente. « C'est une oeuvre qui m'a vraiment impressionnée et touchée, avant même que je ne com

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Sainté moderne

Art moderne | Parmi les nouvelles expositions proposées au Musée d'art moderne et contemporain, il y en a une qui met en avant le travail et l'audace d'une personne grâce (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Sainté moderne

Parmi les nouvelles expositions proposées au Musée d'art moderne et contemporain, il y en a une qui met en avant le travail et l'audace d'une personne grâce à qui Saint-Étienne est devenue une place-forte de l'art moderne en France : Maurice Allemand. Directeur du musée d'Art et d'Industrie de 1947 à 1966, il initia la belle trajectoire de la ville sur ce pan de l'art. Présentant 200 œuvres du 16e siècle aux années 1970, dont la moitié n'a pas été présentée depuis au moins 20 ans, l'exposition Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Étienne s'impose. Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Étienne, jusqu'au 3 janvier 2021 au MAMC

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Entrez dans le game

Jeux vidéo | 200 documents, 30 jeux à tester, 5 espaces, l’expo "Design-moi un jeu vidéo" à la Cité du design est un événement avec d’un côté un contenu fourni permettant de comprendre les étapes de création du jeu vidéo, mais également pour son côté accessible, ludique et une entrée gratuite pour les moins de 25 ans. Une réussite qui met à l'honneur le 10e art, devenu le divertissement préféré au monde.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Entrez dans le game

Un marché mondial de 120 milliards de dollars en 2018 selon les chiffres avancés par Bpifrance (à titre de comparaison, le box-office mondial a généré 41, 7 milliards de dollars de revenus en 2018), un âge moyen de joueurs passés entre 1999 et 2016, de 21 à 34 ans (selon le S.E.L.L.*), 49% des Français y jouant régulièrement… Pas de doute : le jeu vidéo est incontestablement un divertissement incontournable. Mais, là où les coulisses de "fabrication" du cinéma sont connues depuis bien longtemps, le jeu vidéo reste une zone blanche pour de nombreuses personnes. Cette méconnaissance de la création du jeu vidéo fait perdurer des idées reçues sans fondement sur son compte. En mettant en avant le game design, cette discipline ayant connu un boom énorme au cours des dernières décennies avec la demande croissante de jeu vidéo dans le monde entier, la Cité du design essaie ainsi de casser les stéréotypes qui collent à la peau des gamers et de leur activité favorite. En proposant l’exposition Design-moi un jeu vidéo, l’institution stéphanoise œuvre dans le sens d’une meilleure compréhension d’un phénomène mondial qui ne peut être mis de côté plus longtemps. En confiant le commis

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Toujours plus Positive

Festival électro | Il est incontournable et attire depuis toutel a France et l'Europe. C'est le Positive Education Festival qui propose pour ses 5 ans d'existence, une édition qui va encore plus loin dans sa programmation avec des grands noms, des découvertes et une implication locale très forte.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Toujours plus Positive

Qui aurait pensé il y a quelques années de cela encore que Saint-Étienne deviendrait le centre névralgique des musiques électroniques avec la tenue d'un festival tout simplement hors normes ? Oui, des activistes acharnés ont toujours existé dans cette belle ville de Saint-Étienne - à l'insta de 1001 Bass - mais quand on observe l'engouement que génère le Positive Education festival depuis quelques années, on ne peut qu'être admiratif. Avec une programmation toujours aussi pointue, mélangeant des valeurs ultra-sûres (cette année Jeff Mills, Helena Hauff, Dave Clarke, Manu Le Malin aka The Driver ou encore Aux 88) à des jeunes pousses à l'avenir tout tracé (la Tunisienne Deena Abdelwahed, la Hollandais Mad Miran ou encore la bass music des Londoniens d'Overmono), Positive Education creuse chaque année davantage son sillon dans le paysage des festivals de musiques électroniques européennes. Une implication locale pour une affluence européenne Si le festival a attiré plus de 7 000 personnes en 2018, avec "seulement" 20 à 25% de Stéphanois dans l

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Terminus

Diplômés | Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Terminus

Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, validant un cursus de cinq ans d’études. Nous retrouvons parmi ceux-ci Tom Ouitre (section design) et Célia Descours (section art). Tom propose une réflexion qui s'inspire de son histoire personnelle de footballeur amateur, cherchant notamment à retranscrire plastiquement les émotions générées par un sport populaire lui-même mû par des rituels bien précis. La compétition sportive fait ici du stade le centre d’un monde déconnecté du temps de production et du travail, dont les rouages s’apparentent à la société du spectacle. Quant à Célia, elle met en œuvre des sensations antagonistes, entre attirance et répulsion, au coeur de son travail de sculpture. La plasticienne s’est notamment questionnée à propos de l’ergonomie des objets qu’elle façonne, leur fonctionnalité, voire leur détournement. Elle s’autorise au passage un clin d'oeil à la pratique du tuning (avec l’appropriation d’objets industriels intimisés) ou encore à l’univers du sadomasochisme ! Placée sous le commissariat de Denis Coueign

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Du lourd

ARTS | Aucun rapport avec Fernand. Excepté le fait qu'Alexandre Léger va exposer rue Fernand Léger, au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Du lourd

Aucun rapport avec Fernand. Excepté le fait qu'Alexandre Léger va exposer rue Fernand Léger, au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole (MAMC) à partir de novembre. Une première exposition dans un musée pour ce jeune artiste né en 1977 et qui a obtenu le Prix des partenaires du MAMC en avril dernier. Diplômé en 2003 de l'École des Beaux-Arts de Paris, il créé des oeuvres mêlant texte et image et proposera La chronique d'une chute inexorable, une série d'une centaine de pièces en forme de « récit fantastique d’un monde en perdition, d’une espèce humaine en mutation. » Alexandre Léger, du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Myriam Peres, de l'idée à l'objet

Design | Le concours "révélateur de talents", organisé par la marque Cinna, récompense chaque année les meilleurs jeunes créateurs du moment. En 2019, c'est Myriam Peres, une Parisienne tout juste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et design de Saint-Étienne), qui a remporté le premier prix de la catégorie "outdoor" avec son "Jardin d'hiver".

Antoine Desvoivre | Mardi 23 juillet 2019

Myriam Peres, de l'idée à l'objet

« Je pense qu'il ne faut pas faire du design pour soi. » Pour Myriam, la lauréate du concours Cinna 2019, le travail d'un designer est avant tout de créer un objet destiné à l'usage des autres. « Nos créations ne doivent pas être des gadgets. Elles doivent être légitimes, avoir leur place dans le monde réel » explique-t-elle. Si créer comporte son lot de responsabilités, Myriam s'est formée à les endosser aussi bien au cours de son cursus qu'au travers de sa passion pour le dessin. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours eu la fibre créatrice. « J'ai commencé à gribouiller à deux ans, puis j'ai dessiné, dessiné, dessiné tout le temps... j'adore ça ! » Mais ce format présente rapidement pour elle certaines limitations. « Quand tu dessines, explique-t-elle, c'est forcément en 2D et moi je voulais donner du volume à tout ça. Le design d'objet répond à cette envie. » Dessiner le réel Le "déclic", elle l'a eu en visitant l'école ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) à Paris. Elle se rappelle de « l'odeur du bois et des ateliers de menuiserie. Il y avait tous ces gens qui

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Culture sèche

Musée | Branle-bas de combat au Musée d'Art Moderne et Contemporain ! La semaine denrière, des infiltrations d'eau ont été constatées à l’intérieur du bâtiment. En (...)

Antoine Desvoivre | Lundi 1 juillet 2019

Culture sèche

Branle-bas de combat au Musée d'Art Moderne et Contemporain ! La semaine denrière, des infiltrations d'eau ont été constatées à l’intérieur du bâtiment. En cause : une toiture grandement endommagée par l'orage de grêle du 15 juin dernier. Heureusement, le personnel s'est mobilisé aussi sec et aucune œuvre n'a été dégradée. Toutefois, certaines salles restent fermées au public et une partie de l'exposition est placée en "cale sèche" pour des raisons de sécurité et de conservation. Des interventions d'urgence sur la toiture sont prévues pour retrouver des conditions normales d'accueil du public dans les plus brefs délais. Une période de fermeture totale du musée est prévue du 23 au 29 septembre, pour une phase de travaux consacrés à la reprise complète de l'étanchéité. L'occasion pour le MAMC+ de renouveler intégralement sa collection.

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La Nuit au musée

Grande fête | Les chiffres sont impressionnants et parlent d'eux mêmes. En 2018, plus de deux millions de visiteurs européens avaient profité de l’ouverture nocturne de 3200 musées. En France, 1800 musées avaient ouvert leurs portes. Le succès de la Nuit européenne des musées n'est pas à démentir. Dans la Loire, les musées participants sont nombreux. Nous vous proposons ici une petite sélection d'événements qui ont retenu notre attention.

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

La Nuit au musée

- La Bâtie d'Urfé : Le château de Saint-Étienne-le-Molard n'accueillera pas cette année d'Estival. Alors il serait dommage de passer à côté de la Nuit des Musées qui proposera des visites libres de ce château Renaissance aux influences italiennes unique en France. Les trésors du lieu sont nombreux comme sa salle Rocaille, seule grotte artificielle du XVIème siècle conservée encore aujourd'hui en France ou encore la galerie de douze colonnes remarquables. Seront également proposés lors de cette nuit exceptionnelle un bal Renaissance par la troupe Marazula et une chasse ludique pour tous. - L'Atelier-Musée du Chapeau de Chazelles-sur-Lyon : L'occasion de venir découvrir la nouvelle exposition temporaire consacrée aux créations des Meilleurs Ouvriers de France modistes (créateurs de chapeaux). Une quarantaine de pièces seront disposées dans une ambiance d'atelier. Une exposition qui devrait ravir les férus de feutre et de melon mais pas seulement. - Puits Couriot / Parc-musée de la mine : Outre des visites libres du musée et de ses expositions, l'établissement propose entre autre Lights Contacts, une installation interactive

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Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design

Design | En décembre 2019, Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design. « L'organisation de ces assises nationales du design démontre, une nouvelle (...)

Nicolas Bros | Vendredi 5 avril 2019

Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design

En décembre 2019, Saint-Étienne accueillera les Assises nationales du design. « L'organisation de ces assises nationales du design démontre, une nouvelle fois, que Saint-Étienne est la référence pour tout ce qui concerne le design en France » précise Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole ainsi que du Conseil d'administration de la cité du design. L'objectif de ce rendez-vous est de « définir une véritable feuille de route en matière de design, mettre en place des actions de coordination de la filière design et développer le design français à l'international. » L'édile stéphanois explique également qu'un plan national d'actions afin d'inscrire le design et les designers comme une filière prioritaire pour la croissance économique du pays devrait déboucher suite à ces assises. Il détaille ensuite : « ces objectifs nous nous les sommes aussi fixés à la métropole et à la cité du design. [...] Nous accompagnons de manière active l'initiative entrepreneuriale dans le domaine du design. D'ailleurs, la cité du design, dirigée par Thierry Mandon, s'inscrit, comme je l'ai souhaité, parfaitement dans cette volonté d'un partenaria

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Alexandre Léger, lauréat du prix des partenaires du MAMC+

Art contemporain | Après Maxime Duveau (2018), Jérémy Demester (2017) ou Agathe Pitié (2014), c'est Alexandre Léger qui obtient le Prix des partenaires du Musée d'art moderne et (...)

Nicolas Bros | Lundi 1 avril 2019

Alexandre Léger, lauréat du prix des partenaires du MAMC+

Après Maxime Duveau (2018), Jérémy Demester (2017) ou Agathe Pitié (2014), c'est Alexandre Léger qui obtient le Prix des partenaires du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Né en 1977, l'artiste est sorti diplômé en 2003 de l'École des Beaux-Arts de Paris. Il a exposé à Paris, Montpellier, Sarajevo et aux Pays-Bas. Il créé des dessins-poèmes, en petits formats « nous incitant à considérer non seulement l'aritculation entre texte et image, mais aussi l'idée du tecte en tant qu'image. » Ses oeuvres seront présentées en septembre 2019 au MAMC.

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Lancement de la Biennale version 2019

Design | Ca y est, nous y sommes ! La Biennale internationale design de Saint-Étienne va ouvrir ses portes ce jeudi 21 mars à 10h. Comme à chaque ouverture de cet (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 mars 2019

Lancement de la Biennale version 2019

Ca y est, nous y sommes ! La Biennale internationale design de Saint-Étienne va ouvrir ses portes ce jeudi 21 mars à 10h. Comme à chaque ouverture de cet événement majeur culturel de notre cité, une parade est organisée la veille. Nous vous détaillons ici le parcours de cette "Grande Parade" sur le thème de la Biennale 2019 : Me / You / Nous. 14h place de l'Hôtel de ville : Départ de la grande parade Me / You / Nous en direction de la Cité du design : Un joyeux défilé réunit Stéphanois, familles, associations, etc. Guidé par huit troupes de spectacle vivant, coloré par une kyrielle de parapluies. 15h30 esplanade de la Cité du design - Manufacture : Fête foraine du design avec des stands, un manège, de la barbe à papa et un feu d'artifice... 18h15 esplanade de la Cité du design - Manufacture : Débat inaugural autour de la grande tablée, au milieu du public. 19h30 espaces d'exposition de la Cité du design - Manufacture : Début des visites inaugurales des expositions. 19h30 esplanade de la Cité du desig

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Des expos à la Cité du design

ARTS | Systems, not Stuff Dans un avenir de plus en plus dématérialisé, les systèmes deviendront plus importants que les choses (stuff). Lisa White (...)

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

Des expos à la Cité du design

Systems, not Stuff Dans un avenir de plus en plus dématérialisé, les systèmes deviendront plus importants que les choses (stuff). Lisa White invite à explorer les terrains communs entre industrie, technologie, nature et design à travers le prisme de l’humain et de son action sur son environnement. Elle propose une réflexion sur les systèmes de production, sur les nouvelles collaborations et les solutions aux grandes questions de société à travers le design, où l’objet n’existe jamais seul, car lié aux systèmes d’esthétique, de fonction, de fabrication ou encore de distribution. Commissariat : Lisa White - Scénographie : François Dumas Resurrecting the Sublime / Humer le passé, ressentir nos actions Pourrions-nous encore sentir le parfum des fleurs exterminées par l’homme ? L’exposition immersive Resurrecting the Sublime (Ressusciter le sublime), proposée par l’artiste Alexandra Daisy Ginsberg, nous invite à sentir les effluves de deux fleurs éteintes, perdues à cause de l’activité coloniale. L’Hibiscadelphus wilderianus se trouvait dans les anciens champs de lave du versant sud du mont Haleakala,

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Design-moi l’inclusion

Biennale design 2019 | La 11e Biennale Design se tiendra cette année du 21 mars au 22 avril à Saint-Étienne. Après le thème des mutations du travail lors de la précédente édition, place cette fois-ci à l’empathie et à la compassion avec "Me, You Nous - Créons un terrain d'entente".

Cerise Rochet | Mardi 5 mars 2019

Design-moi l’inclusion

Design : anglicisme. Mot masculin un poil galvaudé désignant bien autre chose que ce que l’on croit parfois. Fréquemment entendu dans l’expression « c’est design », qui ne veut finalement pas dire grand-chose; très souvent confondu avec le mot concept, mais aussi avec l’art contemporain... Loin d’être élitiste et réservé à une poignée d’initiés qui préféreraient discuter entre eux, le design est aujourd’hui absolument partout… Et pas seulement dans les expos. D’ailleurs, le design était déjà partout bien avant que l’on décide d’en faire des expos. Le pupitre d’écolier conçu en 1889 par l’ébéniste du coin ? Designé pour que les petits puissent facilement ranger livres et cahiers en soulevant le plateau, sans que l’encrier ne finisse sur le plancher. Le toboggan sur lequel vous glissiez quand vous étiez gamin ? Designé pour vous protéger de la chute de côté grâce aux rambardes de sécurité. Le siège conducteur de votre première auto ? Désigné pour épouser le plus parfaitement possible la forme de votre dos, et vous éviter le lumbago. Et demain ? Demain, le design continuera de remodeler vos objets du quotidien pour les rendre plus pratiques ou p

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Hôtel California

Art contemporain | À l’occasion de sa toute première exposition au MAMC+, Maxime Duveau dévoile un univers singulier en noir et blanc, à la croisée de la photographie et du (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Hôtel California

À l’occasion de sa toute première exposition au MAMC+, Maxime Duveau dévoile un univers singulier en noir et blanc, à la croisée de la photographie et du dessin. Le dessinateur emploie indifféremment le fusain, le tampon à encre de Chine et la sérigraphie, jouant avec l’altération des images répétées, grattant ou froissant le papier pour faire jouer la matière et ses textures. Dans un long travelling façon polar, il nous embarque sur les avenues des grandes cités californiennes que l’on redécouvre à travers son regard, comme autant de décors curieusement inhabités. C’est lors d’un séjour sur la côte ouest des USA, photographiant tous azimuts son pèlerinage sur les terres du rock des sixties, que Duveau s’est constitué une banque d’images à partir de laquelle il travaille depuis près de quatre ans. L’artiste cite volontiers les Beach Boys, Frank Zappa ou Jim Morrison et l’on retrouve dans l’exposition des clins d’œil au groupe Jefferson Airplane comme au guitariste Johnny Ramone. Une année de travail aura été nécessaire pour préparer cette exposition qui ne présente que des oeuvres inédites. RingoleV.io Cosmique de Maxime Duveau, jusqu’au 24 février 201

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Une Biennale pour tous

Biennale Design 2019 | À travers son programme très fourni, la Biennale design 2019 de Saint-Étienne nous promet de voir, participer et penser avec pour objectif de "proposer à chacun une place à la grande table du monde" selon sa commissaire principale Lisa White. De belles promesses pour l'événement phare de la région stéphanoise qui a, déjà, 20 ans.

Nicolas Bros | Jeudi 17 janvier 2019

Une Biennale pour tous

Me You Nous - Créons un terrain d'entente, voici le thème retenu pour la Biennale internationale design de Saint-Étienne 2019, qui se déroulera du 21 mars au 22 avril. Un fil conducteur qui se veut fédérateur et inclusif pour l'ensemble des acteurs de cet événement incontournable : designers, artistes, chercheurs, entreprises et bien entendu, public invité notamment à participer à de nombreux ateliers cette année. « Par sa thématique, la Biennale va répondre à des interrogations sociétales importantes tout en continuant son rôle de défricheur et en étant tout autant territoriale qu'internationale » assure Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne. Un arc-en-ciel du design actuel et futur Avec la ferme volonté d'ouvrir au maximum ses portes à toutes et tous, la Biennale espère attirer envrion 300 000 visiteurs cette année. « Faire du design un objet grand public » voilà l'ambition affichée d'emblée par Thierry Mandon, le tout nouveau directeur de la Cité du design stéphanoise. Pour y parvenir, les 10 000 m² du site Manufacture seront exploités, avec de nombreuses expositions et rencontres. Sous le commissariat principal de la Franco-a

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Droit roumain

MUSIQUES | Georges Enesco est l'archétype de l'artiste complet : interprète exceptionnel, compositeur et chef d'orchestre, la Roumanie le vénère. Quel bonheur (...)

Alain Koenig | Mercredi 31 octobre 2018

Droit roumain

Georges Enesco est l'archétype de l'artiste complet : interprète exceptionnel, compositeur et chef d'orchestre, la Roumanie le vénère. Quel bonheur d'entendre sa musique jouée en notre cité par un chapelet de musiciens talentueux. La Méditation de Thaïs, produit d'appel du concert, viendra aussi rappeler la filiation musicale du maître roumain. Massenet / Enesco avec Nicolas Dautricourt, Cécile Agator... dimanche 25 novembre 2018 16h, Auditorium de la Cité du design

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Le "latte art" de Yamamoto à Saint-Étienne

Insolite / Baristas & œuvres sur mousse de lait | On aurait pu intituler cet article : "Scalpe la mousse, bois, repose le verre sur le zinc", en hommage au titre Nouveau Western de MC Solaar (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 mai 2018

Le

On aurait pu intituler cet article : "Scalpe la mousse, bois, repose le verre sur le zinc", en hommage au titre Nouveau Western de MC Solaar sorti en 1993. Mais il n'est nullement question de scalper la mousse ici mais bien de la sculpter. Le 10 juin prochain, au restaurant Concept, situé dans la Cité du design, se déroulera un événement pour le moins insolite grâce à la présence de deux baristas tokyoïtes, spécialisés dans la sculpture sur mousse de lait, le "latte art". Kazuki "George 10g" Yamamoto et son assistant Mattsun sont deux orfèvres en la matière, reconnus au Japon mais également sur la toile (jetez donc un oeil au compte Twitter de george 10g). Exerçant au coffee-shop REISSUE, situé dans le quartier de Harajuku de la capitale nippone, les deux artistes viendront à la rencontre des Stéphanois afin de créer des mini tableaux en 2D ou des personnages en 3D, directement dans leurs tasses de café. Chacune et chacun pourront ainsi apporter une photo ou un croquis de l'oeuvre qu'il souhaite voir réalisée. Cette opérat

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Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

Art moderne et contemporain | L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 mars 2018

Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement stéphanois, a fait le plein. Plus de 30 000 visiteurs se sont pressés au MAMC+ depuis novembre 2017 pour découvrir les œuvres de My Red Homeland. Pour celles et ceux que cette présentation intéresserait, il leur faudra se presser avant le dimanche 8 avril et la fermeture de cette expo-événement pour le démontage et la préparation de nouvelles expositions, notamment de la photographe Valérie Jouve (dès le 19 mai) et de l'artiste sculpteur d’origine stéphanoise, internationalement reconnu, Jean-Michel Othoniel (dès le 26 mai). Parallèlement, l'exposition des collections Considérer le monde restera accessible au public à tarif réduit pendant cette période d'installation.

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Un directeur par intérim à la Cité du design

ACTUS | Après le départ de Caroline Tisserand fin janvier, la Cité du design a trouvé son nouveau directeur général : Dominique Paret. Nommé directeur général par (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 février 2018

Un directeur par intérim à la Cité du design

Après le départ de Caroline Tisserand fin janvier, la Cité du design a trouvé son nouveau directeur général : Dominique Paret. Nommé directeur général par intérim afin de préparer la prochaine biennale design se déroulant en 2019 en attendant la mise en place d'un appel à candidature. Il assurera le poste à temps partiel puisqu'il conserve en parallèle la direction de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation à Saint-Etienne Métropole.

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La directrice de la Cité du design démissionne

Tête(s) de culture | Mme Caroline Tisserand, nommée en juillet dernier directrice de la Cité du design de Saint-Étienne suite au départ de M. Ludovic Noël début mars 2017, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 25 janvier 2018

La directrice de la Cité du design démissionne

Mme Caroline Tisserand, nommée en juillet dernier directrice de la Cité du design de Saint-Étienne suite au départ de M. Ludovic Noël début mars 2017, a démissionné à la fin du mois de janvier 2018. Du côté de la Cité du design, l'information est confirmée mais on ne fait pas de commentaire complémentaire concernant le lancement d'un nouveau processus de recrutement. D'après nos confrères d'Activ Radio, « elle n’aurait pas supporté la mauvaise gestion de l’EPCC - établissement public de coopération culturel - qui dure depuis quelques années. » Pour information, la prochaine Biennale du design aura lieu en début d'année 2019. Le thème de cette dernière n'est, pour le moment, pas encore dévoilé.

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C'est à moi que tu parles ?

Design | D'ici à 2020, ils devraient être 50 milliards sur Terre. On ne vous parle pas d'êtres humains, mais d'objets connectés. Ces derniers, définis par le (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

C'est à moi que tu parles ?

D'ici à 2020, ils devraient être 50 milliards sur Terre. On ne vous parle pas d'êtres humains, mais d'objets connectés. Ces derniers, définis par le fait qu'ils sont capables de communiquer avec un ordinateur, un smartphone ou une tablette via un réseau sans-fil les reliant à Internet, peuvent également être des objets communicants. C'est-à-dire qu'ils peuvent recevoir, interpréter et communiquer des données avec leur environnement. L'équipe de la Cité du design a tourné sa dernière exposition sur les usages et les pratiques autour des objets communicants. Intitulée Are you talking to me ?, cette présentation est présentée par Olivier Peyricot (directeur du Pôle Recherche de la Cité du design et dernier commissaire général de la Biennale) et Dominique Roland (directeur du Centre des Arts d'Enghien-les-Bains). Ces derniers ont choisi de sélectionner 23 objets, déjà commercialisés ou en prototypage. Ils les ont regroupés sous 4 grandes thématiques : l'empathie et les objets interactifs, l'espace domestique et la sécurité, l'environnement et la mobilité, la santé et le bien-être. Ainsi, on déambule et on découvre des créations qui pourraient changer notre quotidien dans l

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Aurélie Voltz est la nouvelle directrice du MAMC

Tête de culture | À 44 ans, Aurélie Voltz vient d'être nommée directrice générale du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Elle prendra ses fonctions dès le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 septembre 2017

Aurélie Voltz est la nouvelle directrice du MAMC

À 44 ans, Aurélie Voltz vient d'être nommée directrice générale du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Elle prendra ses fonctions dès le 1er octobre et succédera à Martine Dancer, directrice par intérim de l'institution depuis le mois de janvier 2017. LA nouvelle directrice générale a notamment été directrice des Musées de Montbéliard (Doubs/région Bourgogne-Franche-Comté), commissaire indépendante à Berlin, assistante d'exposition à l'ARC-Musée d'art moderne de la Ville de Paris, "chief curator" au Palais de Tokyo à Paris jusqu'en 2004 et responsable de la programmation de ce même établissement jusqu'en 2006. En arrivant à Saint-Étienne, elle s'appuiera sur Martine Dancer et Agnès Lepicard (nouvelle conservatrice du patrimoine en charge du département des collections et arrivée en juillet 2017 à ce poste) afin de mettre en place l'ensemble des expositions et événements qui vont jalonner l'année du trentième anniversaire de l'institution muséale dès le mois de novembre.

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Un line-up digne des plus grands

Electro / Positive Education Festival | Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 septembre 2017

Un line-up digne des plus grands

Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand messe électro stéphanoise, à l'instar du 1001 Bass Music Festival, cet événement vient de dévoiler son line-up complet et autant le dire d'emblée : la liste des "performers" présents est très intéressante. Parmi la ribambelle d'artistes de la scène électro actuelle (81 sont attendus), se trouvent quelques belles pépites. Citons dans le désordre l'emblématique Manu le Malin, PEEV, Front 242 (Dj set), le duo Fixmer/McCarthy, Pépé Del Noche, Ancient Methods, Vatican Shadow, Zaltan, Mick Willis, Maoupa Mazzocchetti... « Tout se déroule dans la Cité du design, de 21h à 5h du matin, explique Charles Di Falco, de Positive Education. Nous avons 4 scènes différentes dont un espace ambient. Nous avons voulu faire ce festival pour les Stéphanois, en suivant les influences majeures de la ville. Nous avons voulu mélanger les influences musicales stéphanoises avec la rave des années 80, 90 et d'aujourd'hui. Le tout dans un lieu historique de Saint-Étienne, plein de symboles. Saint-Étienne ressemble à notre musique avec

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Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Art | En 2018, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fête ses 30 ans. À cette occasion, c'est une année riche en expos et événements que les équipes de l'institution muséale ont concoctée, avec notamment la venue du célèbre Anish Kapoor mais également l'occasion de forger une exposition très dense, en s'appuyant sur l'ampleur colossale des collections de ce "musée référence".

Nicolas Bros | Jeudi 7 septembre 2017

Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne va avoir 30 ans. Édifiée sur les plans de l'architecte Didier Guichard et sous l'impulsion de François Dubanchet (maire de Saint-Étienne entre 1983 et 1994), l'institution muséale fut inaugurée le 10 décembre 1987. Sur ses quelques 3 000 m² de surface d'exposition, le musée aura vu défiler les oeuvres des plus grands noms de l'art et se sera enrichi au fil des années d'une collection de plus de 20 000 pièces. Afin de fêter dignement ces trois décennies, c'est une programmation inédite qui est prévue dès le 10 novembre 2017 et s'étirant jusqu'à la fin de l'année 2018. Pour débuter, c'est une "star" de l'art contemporain qui viendra proposer son travail aux yeux des Stéphanois. Du 10 novembre au printemps 2018, l'artiste plasticien britannique Anish Kapoor aura carte blanche dans la grande salle centrale du bâtiment et proposera la découverte de son installation My Red Homeland ainsi que des oeuvres inédites, encore jamais montrées. Cette première exposition a été rendue possible notamment grâce aux bonnes relations qu'entretiennent Lorand Hegyi, directeur du MAMC jusqu'en 2016, et l'artiste anglais.

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Le MAMC prépare son anniversaire

ACTUS | Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 août 2017

Le MAMC prépare son anniversaire

Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses portes jusqu'au 10 novembre. Cette période permettra à l'institution muséale de préparer un nouveau cycle d'expositions exceptionnelles pour fêter ses 30 années d'existence, et qui se déclinera tout au long de l'année 2018. Signalons que l'accueil et la bibliothèque Jean Laude du Musée resteront ouverts au public pendant les horaires habituels (lundi au vendredi de 10h à 18h).

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La nouvelle directrice générale de la Cité du design est...

Têtes de culture | Caroline Tisserand. Cette ancienne directrice générale du groupe Rubika et de ses filiales (Inde et Canada) a 41 ans et est diplômée de l’École des Mines de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 juillet 2017

La nouvelle directrice générale de la Cité du design est...

Caroline Tisserand. Cette ancienne directrice générale du groupe Rubika et de ses filiales (Inde et Canada) a 41 ans et est diplômée de l’École des Mines de Nancy. Elle a également été cheffe des services Industrie et aménagement puis Directrice du département Développement durable de la CCI Grand Hainaut.

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Ça va brasser !

Festival Faut Que Ça Brasse 2017 | Les 24 & 25 juin, c'est bien du côté des bâtiments H (derrière la Cité du design) qu'il faudra venir traîner vos guêtres ! Amateurs (ou non) de bières, simples curieux, groupes d'amis, familles... Le Petit Bulletin vous donne rendez-vous pour partager le premier festival autour de la brasserie artisanale : Faut Que Ça Brasse

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Ça va brasser !

Plus de 20 brasseurs de la France entière, du fromage, de la charcuterie de qualité, du bon pain, des animations variées (jeux, musique, street art...), des conférences de spécialistes... Bref, la première édition de Faut Que Ça Brasse sera festive et conviviale. À travers la présence de brasseries de toutes tailles, des incontournables Brasserie Stéphanoise, Brasserie de la Loire ou Brasserie des Cimes (Savoie) aux inédites telles que la Brasserie Elixkir (Bourgogne) ou Parisis (Seine-et-Marne), ce sont des savoir-faire et des identités très différentes qui seront présentés les 24 & 25 juin (cf programmation complète ci-contre). L'idée générale du festival organisé par Le Petit Bulletin Saint-Étienne étant de montrer le dynamisme et la passion d'artisans du goût, affichant la bière non plus comme une simple boisson standard mais bien comme une expression aromatique à l'image du brasseur. Deux jours de festivités dans un lieu unique Nous avons fait le choix, au Petit Bulletin Saint-Etienne, de nous investir pour la première fois dans un évènementiel de grande envergure. Nous souhaitons démontrer notre attachement à notre terr

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Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

International | Pour fêter les 30 ans du MAMC (Musée d'Art Moderne et Contemporain) de Saint-Étienne et l’ouverture récente au public du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin, les deux institutions s’associent dans le cadre de l’exposition "De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980)".

La rédaction | Jeudi 18 mai 2017

Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

51 œuvres de la collection d’art ancien, moderne et contemporain du MAMC de Saint-Étienne ont embarqué début mai en direction du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin en Chine, pour y séjourner du 6 mai au 31 août. Ces œuvres de Picasso, Monet et Dubuffet, longtemps dissimulées dans les énormes réserves du MAMC, prennent place dans une exposition hors-les-murs inédite : De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980). Montée dans le cadre du 12e festival Croisements voué à mettre en avant les collaborations artistiques franco-chinoises, cet événement retrace l’histoire de la peinture française à travers les mouvements qui l’ont marquée depuis le XVIIIe siècle. Tous les courants principaux ou presque y sont représentés : impressionnisme, cubisme, surréalisme... Ces musées offrent ainsi une chance aux Chinois de s'ouvrir à la culture française, qui n'est pas forcément bien véhiculée dans leur pays. Cette exposition devrait par la suite s’installer dans différentes villes de Chine, pour enfin, être présentée à Saint-Étienne au cours de l’année 2018.

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Ce sont des gens dans des chemises...

Art moderne et contemporain | L'artiste danois Peter Martesen présente à Saint-Étienne sa première exposition personnelle dans un musée français. Son œuvre, particulièrement troublante, sonde notre condition post-moderne et quelques énigmes atemporelles.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 1 mars 2017

Ce sont des gens dans des chemises...

« C’est un grand terrain de nulle part / A la lunette d’un microscope / On regarde, on regarde, on regarde dedans / On voit de toutes petites choses qui luisent / Ce sont des gens dans des chemises... » chantent Gérard Manset, et Alain Bashung... Écrit par Manset, « Comme un légo » dit la mélancolie d'une époque où les individus font masse, où les villes et les hommes deviennent interchangeables, et où les microscopes et les statistiques scrutent et gouvernent les âmes... L'auditeur est alors partagé entre une compassion émue pour notre condition dérisoire et un grand dégoût face à tant d'objectivité, de calcul, de fonctions comptables... Rarement morceau de musique aura résonné aussi bien avec l’œuvre (peinte ou dessinée) d'un artiste, celle du danois Peter Martensen en l'occurrence. Même s'il se défend d'être un peintre d'histoire, et s'il rappelle qu' « [il] peint d'abord et réfléchit après », Peter Martensen se réclame d'un "réalisme mental" : soit une plongée dans la psyché humaine contemporaine, psyché qui ne peut être abstraite de son environnement social. Ses figures dédoublées, apathiques, absentes à elles-mêmes et aux autres, se présentent c

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Une nouvelle directrice pour le Musée d'art moderne et contemporain

Tête de culture | Le MAMC (ou Musée d'art moderne et contemporain) change de direction. Le Hongrois Lóránd Hegyi, directeur général de l'établissement depuis 2003, prend sa (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 janvier 2017

Une nouvelle directrice pour le Musée d'art moderne et contemporain

Le MAMC (ou Musée d'art moderne et contemporain) change de direction. Le Hongrois Lóránd Hegyi, directeur général de l'établissement depuis 2003, prend sa retraite. Martine Dancer-Mourès, conservateur du patrimoine et présente au musée stéphanois depuis 1986 prend la place vacante par interim en attendant l'arrivée d'un nouveau directeur général. À noter que le MAMC va fêter ses trente ans d'existence avec plusieurs festivités dès décembre 2017 et abritera une exposition entre art, design et cinéma intitulée Popcorn lors de la prochaine Biennale design (exposition du 9 mars à septembre 2017).

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Le directeur de la Cité du design quitte ses fonctions

Tête de culture | Selon nos confrères d'Acteurs de l'économie-La Tribune, Ludovic Noël, directeur général de l'EPCC Cité du design, va quitter ses fonctions pour rejoindre le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 6 janvier 2017

Le directeur de la Cité du design quitte ses fonctions

Selon nos confrères d'Acteurs de l'économie-La Tribune, Ludovic Noël, directeur général de l'EPCC Cité du design, va quitter ses fonctions pour rejoindre le groupe de communication Altavia. À seulement quelques mois du début de la prochaine Biennale design (9 mars au 9 avril 2017), ce départ est un coup dur pour l'établissement et l'événement. La recherche d'un successeur devrait débuter dès la semaine prochaine.

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Il y a 10 ans … l'horloge de la Cité du design disparaissait mystérieusement

GUIDE URBAIN | Le bâtiment de l'Horloge … sans horloge. L'histoire date de septembre 2006, l'actuelle Cité du design n'est encore peuplée que par des bulldozers et sa tour-observatoire est toujours en chantier. L'horloge du bâtiment principale de l'ancienne Manufacture d'Armes de Saint-Étienne va disparaître.

Sylvain Thizy | Lundi 31 octobre 2016

Il y a 10 ans … l'horloge de la Cité du design disparaissait mystérieusement

Ce cadran a longtemps rythmé les journées de travail du bâtiment 116 de ce que l'on appelait alors " la Manu ", un site symbole de la grandeur de l'industrie locale. Aujourd'hui, ce sont les étudiants de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne qui, depuis son ouverture en 2009, l'admirent. Placée à une dizaine de mètres du sol, cette horloge a surplombé le quartier de Carnot pendant près d'un demi-siècle jusqu'à cette nuit d'été en 2006. Ce matin-là, stupeur sur le chantier de la Cité du design. Sur le fronton du bâtiment de l'Horloge : une orbite vide. L'architecte de la Cité, Finn Giepel confirmera l'information à la presse locale : l'horloge a disparu. Trois mois plus tôt, des personnes s'étaient déjà introduites dans le bâtiment brisant les vitres du rez-de-chaussée. Une plainte avait alors été déposée pour vol. Cette fois-ci, c'est un élément emblématique du monument historique qu'est le bâtiment de l'Horloge, qui a disparu. Si on devine alors très vite la motivation du larcin, l'horloge de l'époque contenant du cuivre, on peut s'interroger sur la méthode au vue de la hauteur, du poids et de la situation du bâtiment, en plein centre-ville à la vue de t

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Les Red Dot sous une pluie d’awards

ARTS | La Cité du design présente pour la première fois en France une exposition des produits français et internationaux distingués par le prestigieux Red Dot design award, regroupant près de cent vingt réalisations issues d’une trentaine de pays.

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Les Red Dot sous une pluie d’awards

Reconnu dans le monde entier, le Red Dot design award est décerné par l’une des plus anciennes et des plus brillantes écoles de design de toute l'Europe, le Design Zentrum Nordrhein Westfalen d’Essen, en Allemagne. Depuis sa création en 1954, le champ d’investigation n’a cessé de s’étoffer, allant de la mode au bureau en passant par la décoration intérieure ou l'industrie médicale. La fonctionnalité des produits, leur esthétique, leur ergonomie mais aussi leur sens de la responsabilité sont les critères sur lesquels le concours s’est appuyé pour décerner ses distinctions. Le titre même de l’exposition, La valeur du design, met aussi en évidence, à travers le prisme des entreprises qui s’investissent de façon clairvoyante dans cette voie, l’objectif commercial du design qui, au-delà de sa valeur esthétique, s’inscrit comme un facteur de compétitivité majeur pour les industriels. Ze french touch Sous le commissariat du Slovène Vito Oražem, l’exposition propose aux visiteurs de déambuler au gré de six catégories : ergonomie, sciences de la vie, vie moderne, mobilité personnelle, matériaux intelligents et technologies intelligentes avec notamment les i

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Expos : notre sélection

Panorama 16/17 | Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Expos : notre sélection

Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la photographie, avec un attrait prononcé pour le mouvement. Les images qu’elle présentera du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image… sont le fruit d’un travail de recherches universitaires, représentant différents états du corps en conjuguant dessin, peinture et photographie en pose longue. Un univers visuel hybride à découvrir. Niko Rodamel Esperanza Peña, du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image... Féroces L’illustratrice Amélie Fontaine accrochera aux murs de la galerie Beluga une nouvelle série d’images dessinées à la plume et à l'encre de chine, ainsi que plusieurs sérigraphies. Du 7 octobre au 10 novembre, l’exposition Carnivores mettra en scène des animaux et des personnages évoluant dans une relation ambiguë, entre amour et peur, désir et répulsion. Tigres, guépards, loups, serpents… autant de bêtes sauvages à la beauté dangereuse qu'il faut éviter d'approcher de trop près. Niko Rodamel Amélie Fo

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L'insoutenable fragilité du monde

ARTS | À travers une quarantaine d’œuvres, le Musée d'art moderne et contemporain retrace le parcours artistique atypique d'Anne et Patrick Poirier. Une rétrospective placée sous le signe de la fragilité et de la poésie des choses... Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 septembre 2016

L'insoutenable fragilité du monde

Artistes aux semelles de vent, Anne et Patrick Poirier vivent et travaillent ensemble depuis une cinquantaine d'années, après s'être rencontrés au Louvre devant le tableau Et in Arcadia ego de Nicolas Poussin... Passionnés de psychanalyse, de littérature, d'archéologie et d'architecture, ils travaillent pourtant sans méthode ni théorie a priori. « Quand nous visitons des villes ou des sites archéologiques, déclarent les artistes dans un entretien pour le catalogue de leur exposition, chacun suit son chemin, le plus souvent armé d'un appareil photo et de papier pour écrire. Le soir, quand nous nous retrouvons, nous échangeons nos impressions, nos sentiments, nos réflexions, enfin tout ce que nous avons noté en chemin. » Ensuite, lentement, de ces échanges, naîtront des installations réalisées à quatre mains et souvent de grande dimension. La fragilité de l'être est le fil rouge de l’œuvre des Poirier et se décline en plusieurs thématiques comme « la fragilité de la culture, de la mémoire culturelle, des choses, de la nature et des êtres vivants, mais aussi le désir de mieux comprendre les mécanismes de la mémoire, non comme un phénoménologue ou un n

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Le ballon rond sous toutes les coutures

ARTS | Après avoir déjà consacré une exposition temporaire au football en 2011 intitulée Design & Foot, la Cité du design de Saint-Étienne réitère l'expérience avec (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Le ballon rond sous toutes les coutures

Après avoir déjà consacré une exposition temporaire au football en 2011 intitulée Design & Foot, la Cité du design de Saint-Étienne réitère l'expérience avec Mi-temps à partir du 10 juin et l'ouverture de l'UEFA Euro 2016. Confiée à la scénographe et designer stéphanoise Noémie Bonnet-Saint-Georges, cette exposition, consacrée à l'univers du sport le plus pratiqué au monde, s'ouvre sur trois parties distinctes (le ballon, le terrain & les joueurs et supporters). Mi-temps aborde ainsi plusieurs thématiques liées au foot, depuis son histoire jusqu'aux estimations scientifiques quant à son avenir via des scénarios inventés par des chercheurs ou des industriels. Afin de proposer une réflexion la plus large possible, une série d'objets, d'œuvres d’arts, de ballons de collections, de vidéos ou encore de créations interactives ont été sélectionnés par Noémie Bonnet-Saint-Georges. Une occasion de prendre un peu de recul sur le rectangle vert et d'entrevoir le futur d'un sport paraissant immuable. NB Mi-temps, commissariat : Noémie Bonnet-Saint-Georges, du 10 juin au 18 septembre, à la Cité du design de Saint-Étienne

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Valérie Busseuil, la force tranquille

ARTS | La Bourguignonne a une solide expérience des institutions culturelles et du monde économique. Après Strasbourg et ses théâtres municipaux, son nouveau challenge est de diriger la communication de la Cité du Design. Se révélera-t-elle être une main de fer dans un gant de velours ? Florence Barnola

La rédaction | Mardi 3 mai 2016

Valérie Busseuil, la force tranquille

Il est un exercice périlleux en journalisme : faire un portrait au téléphone. Mais il est aussi des défis que l’on aime relever… Valérie Busseuil a été recrutée pour être la nouvelle directrice de la communication à la Cité du Design. C’est officiel depuis peu. La rumeur soufflait son nom depuis le début du printemps. Nous nous en sommes donc emparés. A peine sortie de sa place de responsable de la communication et des relations publiques des théâtres à Strasbourg, la gente dame entre en fonction à la Cité en mai. Nous avons quinze jours pour la rencontrer. Problème : Valérie Busseuil travaille encore en Alsace jusqu’à la fin avril. C’est un peu loin. Dans ces cas-là, l’échange se déroule au téléphone ou par Skype. Ce sera le téléphone. Réactive, Valérie donne promptement un rendez-vous. Notons au passage qu’elle répond à ses appels sans les filtrer. Ne pas rencontrer physiquement la personne, ne pas voir comment elle marche, s’habille, sourit, incline la tête, pose les mains ou le regard… est assez handicapant ne le cachons pas lorsque l’on veut portraitiser quelqu’un. Prise de contact Pour autant, la contrain

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