Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Sono mondiale | Avec son nouvel album en poche, La Vida Se Vive, le groupe Kumbia Boruka a repris la route et sévit sur toutes les scènes qu'il foule.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 mars 2017

Photo : Le groupe Kumbia Boruka © DR


Si notre région a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès avec notamment un album La Vida Se Vive qui suit un mini-album sorti à l'été 2016n entérine l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce samedi avec une date de leur tournée au Cristal de Roche-la-Molière.

Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumbia est vivace. Là-bas, aux percussions, il a fait ses armes au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de Celso Piña (invité sur le titre El Porro Mangangueleno) qui l'a emmené en tournée autour de la planète. Installé désormais à Lyon, il a embarqué dans son aventure le chanteur Bob Sikou pour allier répertoire personnel et quelques reprises des classiques du genre.

Surtout, ces duettistes ont su s'allier avec la fine fleur de la sono mondiale made in Lyon : aux manettes en studio, l'incontournable Bruno "Patchworks" a apporté sa patte indispensable pour faire de Kumbia Boruka un projet ambitieux. Enfin, le DJ et activiste James Stewart, trempé jusqu'aux os dans la marmite des grooves tropicaux, s'illustre aux congas tout en imprégnant le groupe de sa science des dancefloors.

Si l'accordéon domine logiquement les débats, un autre élément s'illustre chez Kumbia Boruka : la guitare virtuose d'Andres Segura, évoquant la version péruvienne de la cumbia (même si lui est Colombien), la fameuse chicha nourrie à l'ayahuasca, étirant ses solis vers les limbes psychédéliques pour un bel été indien.

Noche Latina : Kumbia Boruka + Dj set de VJ El Cuervo & Roberto + démonstrations et initiations de danse par l'association Kumbancha (salsa, bachata), samedi 25 mars dès 19h30, au Cristal (Roche-la-Molière)


Noche Latina : Kumbia Boruka + Dj set de VJ El Cuervo & Roberto

+ démonstrations et initiations de danse par l'association Kumbancha (salsa, bachata)
Le Cristal Rue des Piqueurs de Fonds Roche-la-Molière
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres acoustiques imprégnés d’une bossa nova très fifties, dans un mood intime guitare-voix franchement éloigné des habillages électro auxquels l’artiste nous avait habitué. Mais derrière cette impression de sentimentalisme, transparait un vrai discours politique : Santtana murmure pour mieux se faire entendre dans un monde qui hurle, dénonçant les travers d’un Brésil bolsonarien à la dérive. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux Colombiana Né de la rencontre entre deux musiciens ardéchois (Samantha Guerry à l’accordéon, Vincent Landelle à la contrebasse) et deux chanteurs-percussionnistes colombiens (Mario Vargas, Simon Reina), Curuba Cumbia joue une musique festive 100 % colombienne. Rural et moderne à la fois, le répertoire du quartet s’appuie sur des chansons qui là-bas circulent et se perpétuent de villages en villages, relatant des histoires du quotidien. Des Caraïbes à la côte pacifique, le groupe nous fait traverser la Colombie au

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À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des concerts live d'Alkabaya, Organ Trio, Les Tit'Nassels, Les Mirabelles Kitchen et de l'incontournable rappeur gaga MC Pampille. Ces prestations seront retransmises le 21 juin sur la page Facebook de la ville de Roche-la-Molière et chez nos confrères de TL7. À noter, que Roche étant un centre reconnu dans le domaine de l'art urbain, les concerts seront accompagnés par des performances de PEC, FACÉE, AZOTE, DAVILA et d'autres "street artistes".

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Kumbia Boruka de retour à Sainté

Sono mondiale | Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Kumbia Boruka de retour à Sainté

Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus sous le bras, El Remedio. Une prescription musicale remplie de rythmes naviguant entre nu-cumbia et cumbia "old fashioned". Les effets de ce remède musical sont immédiats. Un album où Philippe Teboul - percussionniste de Radio Bemba, formation de Manu Chao - et Victor Vagh - producteur de Flavia Coelho - ont apporté leur pierre à l'édifice, confirmant que Kumbia Boruka fait partie des grandes formations de sono mondiale actuelles. D'autant plus sur scène... Kumbia Boruka, vendredi 24 avril au Clapier Pour acheter vos places, rendez-vous sur cette page

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"Le Cristal magique" : Comme de l’eau de roche

ECRANS | De Nina Wels & Regina Welker (All.-Bel., 1h21) avec les voix (v.f.) de Audrey D'Hulstère, Arthur Dubois, Nathalie Stas…

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La sècheresse ayant gagné la forêt, Amy l’intrépide hérissonne part à la conquête du cristal magique censé pourvoir en eau l’ensemble du territoire, et que le roi des ours a dérobé. Pour l’aider dans son aventure, son seul ami, l’écureuil timoré Tom, ne sera pas de trop… Surmontez sans hésiter “l’audace graphique“ à l’allemande de l’affiche — vous savez, ce mariage aventureux de polices massives et de dégradés WordArt qui appuient l’expression un peu figée des protagonistes — ; vos jeunes enfants vous remercieront, car le film vaut mieux que cette vitrine. Construit sur le classique principe du conte à quête initiatique, Le Cristal magique vante les vertus de l’entraide, de la complémentarité, du partage des biens communs plutôt que la concentration des richesses au profit des plus puissants, de l’intelligence contre la force physique. Non, il s’agit pas d’un métaphore crypto-marxiste, mais de l’illustration très concrète d’une question actuelle et pragmatique : l’accaparement de ressources vitales par des ploutocrates sans scrupules provoque bien l'extermination de leurs congénères dans un écosystème, fût-il notre biosphère. Transposez cett

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Décembre : On casse la baraque ?

Panorama ciné | Alors que se profile Noël, fête familiale par excellence, une foule de films dont les protagonistes ressemblent à des escargots hors de leur coquille sort sur les écrans. Un choix pour le moins singulier, quand on connaît le destin des escargots en période de réveillon(s)…

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Qu’est-ce qui caractérise une famille ? Figée pendant des décennies (voire des siècles), la définition a connu ces dernières années moult révisions liées à la naturelle évolution des mœurs et de la société. Il demeure toutefois un paramètre central dans la qualification de la cellule familiale, fût-elle éclatée : le fait que des individus partagent un toit, en plus d’un patrimoine affectif et/ou génétique. Leur façon d’appréhender leur logis commun, et la manière dont les cinéastes les représentent, en disent souvent long sur les relations de ceux qui les occupent. Prenez La Famille Addams (4 décembre) : certes ils habitent une bâtisse plus que pourrie, mais leur cohésion s'avère totale face à l’adversité, incarnée par une sorte de Stéphane Plaza blonde et diabolique. En dépit d’un script dépourvu de la moindre originalité, cette énième résurrection de la pacifique tribu de morts-vivants (ici en version animée et signée par Conrad Vernon & Greg Tiernan) se laisse plutôt regarder, et même entendre en français : Kev Adams, voix de Gomez, se met au service de son personnage sans en faire d

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Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

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Si Alban Ivanov laisse à penser qu'il est à l'écran plus que sur scène (Le sens de la fête, Le Grand Bain...), il reste un humoriste de scène avant tout. Avant de repartir en tournée avec son nouveau spectacle Vedette, qu'il présentera d'ailleurs les 11 et 12 mars 2020 au Centre des Congrès de Saint-Étienne, il propose quelques dates de "rodage" dont une le mercredi 4 décembre du côté de L'Opsis à Roche-la-Molière. Alban Ivanov en rodage, mercredi 4 décembre à 20h30 au Centre culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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BWd12 allonge d'un concert

Festival classique | Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

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Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge le plaisir avec un cinquième concert le dimanche 13 octobre à l'Opsis de Roche-la-Molière avec le Quatuor Capriccio. Pour l'occasion, seront entre autre proposés le Quatuor n°12 (Quartettsatz) de Franz Schubert, la Pièce pour quatuor à cordes de Félix Mendelssohn ou encore le Quatuor Serioso de Ludwig van Beethoven. Quatuor Capriccio, dimanche 13 octobre à 17h au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Street heart

ARTS | Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Street heart

Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la cité rouchonne, invitant le public à découvrir de nouvelles réalisations à ciel ouvert qui viennent chaque année compléter les précédentes. S.A.F.I.R., jusqu’au 26 mai, Roche-la-Molière

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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Le bonheur à "Bicicleta"

Concept store | La Bicicleta est un nouveau shop du centre-ville de Saint-Étienne. Lancé par Noelia Araya, ce concept store propose une belle sélection de produits uniques et faits main.

Nicolas Bros | Mardi 27 novembre 2018

Le bonheur à

Costa Rica, Mexique, Nicaragua, Guatemala, Thaïlande, Laos, Vietnam, France... Voilà d'où viennent les créations uniques proposées par le nouveau concept store stéphanois La Bicicleta, ouvert depuis le 15 novembre rue Aristide Briand et de la Paix, à quelques mètres de la place de l'Hôtel de Ville. Avec son grand sourire, Noelia Araya accueille les clients pour leur présenter la sélection de produits faits main qu'elle a tout spécialement retenus pour leur qualité de fabrication et leur originalité. « À travers les voyages que j'ai pu effectuer en Amérique latine et en Asie, j'ai eu l'occasion de tisser un réseau de créateurs artisanaux, explique la gérante. Lorsque je me suis installée en France, j'ai voulu promouvoir leur travail, surtout que la gamme de leurs productions était très variée. » D'abord par le biais d'un site internet, l'installation physique commence dans différentes villes par le biais de magasins éphémères en ville ou lors d'événements particuliers. « Nous avons proposé nos produits à la Foire de Paris et dans des boutiques éphémères à Aix-en-Provence, Avignon et Bourg en Bresse, détaille

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Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

Sono Mondiale | Vivre sa vie à fond, voilà l'adage prôné par l'octuor Kumbia Boruka, chantre d'une "nu-cumbia" enlevée et entraînante, dans son album La Vida Se Vive. Ça vous dit de goûter à cette joie de vivre ?

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

En Colombie et au Mexique, plus particulièrement dans la ville de Monterrey, la cumbia est davantage qu'un simple rythme ou style musical, c'est une raison de vivre. Hernán Cortés connaît parfaitement ce rythme sud-américain calorifère. Il en est devenu un ambassadeur fier et incontournable sur le continent européen. Avec succès, lui et son groupe Kumbia Boruka font chalouper de plaisir les scènes à travers l'Europe. Cette percée ne doit rien au hasard : l'accordéoniste Hernán Cortés a d'abord fait ses armes aux percussions au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de Celso Piña (invité sur le titre El Porro Mangangueleno) qui l'a emmené en tournée autour de la planète. Installé désormais à Lyon, il a embarqué dans l'aventure Kumbia Boruka, le chanteur Bob Sikou pour allier répertoire personnel et quelques reprises de classiques du genre, en y ajoutant certaines influences reggae bien dosées. Une "dream-team" nu-cumbia Mais il ne s'est pas arrêté là. Il a également convié bon nombre de musiciens et techniciens de talent p

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Caraïbes

MUSIQUES | En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Caraïbes

En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige cubain Roberto Fonseca a enchaîné huit albums solo tout en multipliant les collaborations aux côtés d’Ibrahim Ferrer, Omara Portuando ou encore Fatoumata Diawara, entre autres. Avec Abuc (acronyme inversé de Cuba), le musicien télescope brillamment les musiques qui ont accompagné l’histoire de son île natale, des années 40 à aujourd’hui. Roberto Fonseca III, lundi 22 octobre à 20h30, l’Opsis à Roche-la-Molière

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Putain 30 ans !

Festival du Monastier (Haute-Loire) | Incontournable rendez-vous des étés altiligériens, le singulier festival du Monastier demeure "ze place to cuivre" depuis déjà trente ans, avec cette année encore une programmation qui rapproche les genres et les publics.

Niko Rodamel | Mardi 3 juillet 2018

Putain 30 ans !

Trente bougies, ce n’est pas rien. Sur le Chemin de Stevenson, le festival a su garder le cap et peut fièrement se retourner sur une route jalonnée de rencontres musicales mettant à l’honneur, de mille et belles façons, les cuivres de tous les continents. Pour preuve, les concerts ne semblent souffrir cette année encore d’aucunes barrières, même les stages proposés jouent la diversité, de la musique ancienne à la fanfare tzigane. Parmi les formations à découvrir en live lors de cette édition anniversaire, citons notamment Bal’Kanard dont la musique festive, entre Balkans et Carpates, invite le public à la danse sous les coups de boutoir de six musiciens habités. Dans un style plus chaloupé, l’étonnant Eyo’nlé Brass Band cuisine les cuivres à la sauce africaine, mêlant chaleureusement rythmes, danses et chants du Bénin. Le groupe, qui a collaboré à plusieurs reprises avec Les Ogres de Barback, fait vivre la tradition des cuivres issue du pourtour du Golfe de Guinée, où se rencontrent l’afrobeat yoruba, le high life ghanéen et les musiques vaudous béninoises. La nueva cumbia du groupe mexicano-lyonnais Kumbia Boruka associe quant à elle reggae et cumbia colombienne des années soix

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Amadou et Mariam ou la géniale "Confusion" des genres

Sono Mondiale | Avec La Confusion, Amadou et Mariam opèrent un retour clair et tranchant. Oscillant entre la profondeur de thèmes délivrés dans la plus grande naïveté d'expression et la pulsion de danse, voilà sans doute leur album le plus grave et le plus dansant. Le plus dansant, peut-être parce que le plus grave.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Amadou et Mariam ou la géniale

Il y a chez Amadou et Mariam comme un paradoxe permanent. D'abord, une musique des plus festives délivrée avec une sorte de stoïcisme marmoréen. Conséquence peut-être de leur condition de non-voyant empêchant toute frontalité des rapports et extériorisation excessive. Ensuite, des textes d'une naïveté proverbiale qui pourtant se muent, peut-être précisément pour cette raison, en messages universalistes. Et font du duo malien l'un des ambassadeurs les plus courus non pas des musiques du monde, comme on le dit vulgairement, mais de la musique mondiale tout court. C'est que cette musique et les thèmes qui la font sont traversés par les catastrophes qui agitent notre planète et plus particulièrement l'Afrique. Et voilà un autre paradoxe : délivrer une musique dansante, contagieusement jouissive, consignant les malheurs du monde, ce qui donne une autre indication sur le pourquoi du stoïcisme évoqué plus haut. C’est chaud Composé dans le contexte de la guerre au Mali, le dernier album d'Amadou et Mariam ne pouvait trouver pour toutes ces raisons titre plus approprié : La Confusion. Celle d'un monde en pleine mutation, de plus e

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AbraKadabra

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

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À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, entre Carpates et mer Noire, dynamitant d’étonnants chants polyphoniques à grands coups de percussions et de violoncelle échevelé. Lena, Irina, Nina et Marko puisent ainsi dans les répertoires régionaux d’un pays tourmenté, leur Ukraine natale, redéployant habilement leur culture populaire nationale sur un dubstep des plus atypiques ! DakhaBrakha, mardi 10 octobre à Firminy, 20h30 au Majestic

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Militante

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Militante

À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien de la liberté et la justice des deux côtés de la Méditerranée. La poésie des mots et l’altruisme du message sont habillés de folk-rock, de chaâbi et d’influences arabo-andalouses, parcimonieusement distillés par les fidèles complices de Souad, le guitariste Medhi Dalil et le percussionniste Rabah Khalfa. Souad Massi, samedi 25 novembre à 20h30 au Centre Culturel Le Sou (La Talaudière) + samedi 27 janvier 2018 à 20h30 salle Jean Dasté (Rive-de-Gier)

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Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

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Melting pote

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Melting pote

Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très présent sur les sound systems à la grande époque du ragga parisien, les albums et les tournées se succèdent avec le même message positif depuis l’aube des années 2000, multipliant les featurings aux côtés d’artistes tels que Disiz, Faf Larage, Passi, Flya ou encore Youssoupha. Un cocktail de mélodies accrocheuses et de riddims efficaces. Taïro & The Family Band, samedi 14 octobre à 20h30 au Fil

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Dub night

Panorama Sono Mondiale 17/18 | La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Dub night

La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois de Green Tingz sound (feat. General Bundi), Rakoon, Tiburk et Thriakis Dub Destroyer. Côté grande salle, se succèderont Charlie P & Green Cross, les Anglais d’Iration Steppas et légende du Dub UK, Neil Fraser aka Mad Professor. À soixande-deux ans, le génial bricoleur n’a pas perdu la pêche. Il tournait encore l’an passé avec Lee "Scratch" Perry et aura à ses côtés la chanteuse Aisha pour un set qui s’annonce mémorable. Sainté Dub Club, samedi 7 octobre à 20h30 au Fil

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Parcours de combattantes

Théâtre | À l’occasion de l’année France-Colombie, le metteur en scène et comédien Éric Massé, co-fondateur de la compagnie stéphanoise Cie des Lumas, a travaillé avec (...)

Houda El Boudrari | Mardi 5 septembre 2017

Parcours de combattantes

À l’occasion de l’année France-Colombie, le metteur en scène et comédien Éric Massé, co-fondateur de la compagnie stéphanoise Cie des Lumas, a travaillé avec quatre femmes pour créer un spectacle d’une force rare. Mujer Vertical dessine les parallèles et croisements entre le parcours du féminisme français et colombien. Dans un pays meurtri par 50 ans de conflit armé, il rencontre des femmes aux destins bouleversants : femmes déplacées, démobilisées, victimes, artistes, journalistes, femmes politiques, reflets de l’histoire contemporaine où la réconciliation nationale est à l’œuvre. Au plateau, leurs témoignages résonnent avec les extraits de textes d’Andrée Chédid, Virginie Despentes, Élisabeth Badinter ou Simone Veil, qu’Eric Massé avait déjà utilisés comme matériau principal de son spectacle Mujer Vertical, qu’il interprète en solo depuis 2013. Une parole à la fois politique et poétique, que le théâtre a contribué à libérer. Mujer Vertical, samedi 30 septembre à 20h, au Théâtre du Parc

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Un air d’Amérique latine

GUIDE URBAIN | Après avoir voté, rien de tel qu'un peu de catch mexicain ou encore taper le carton avec la piñata. Le Collectif La Laverie propose de passer une journée complète consacrée au pays du tacos et de la moustache à La Cartonnerie. À nous le Rio Grande, les Lucha Libre et la cumbia !

Léa Pternitis | Jeudi 8 juin 2017

Un air d’Amérique latine

Habituée à nous offrir des évènements originaux, La Laverie nous propose en ce mois de juin de prendre part à une journée entièrement consacrée à la culture mexicaine. Au programme, tout d'abord une expo photos intitulée Lucha Libre, des peintures murales ainsi que des contes ou siestes sonores Maya. Le tout paupoudré de quelques plats typiques du pays aux sombreros. Un concours de piñata (célèbre cache à bonbons festive que les enfants doivent dégommer en règle avec un bâton) est aussi proposée. Toutes les piñata créées et apportées par les participants seront cassées suivant la tradition : les yeux bandés, à l’aide d’un bâton. Lutte acharnée et cumbia endiablée La journée se finira sur une note sportive avec des combats de Lucha Libre. Ce catch mexicain pour lequel les lutteurs se masquent. La soirée se terminera avec la prestation de La Subienda, un quartet composé de trois cuivres et d’une batterie, qui était programmé lors du dernier Rhino Jazz. ¡ Lucha Libre : la journée mexicaine !, dimanche 11 juin de 14h à 20h à La Cartonnerie (à proximité de Carnot), entrée gratuite Crédit photo : © Max

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Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

Patrimoine | La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 décembre 2016

Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de leur château. Ce prix, lancé en 1994 sous le nom de "Villes et Villages gagnants", récompense avec des prix nationaux, régionaux et départementaux, des communes qui ont entrepris des travaux de rénovation et de mise en valeur de leur patrimoine bâti. Concernant le château de Roche-la-Molière, ce sont plus d'1, 1 M d'Euros qui a été investi dans ces travaux depuis 2002. Retrouvez l'ensemble des opérations lauréates ici.

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Libres

Des Fourmis dans les Mains | Avec déjà quatre albums au compteur, Des Fourmis dans les Mains continue à mettre l’énergie du rock et la liberté du jazz au service de la poésie française. Douce gifle dont la puissance n’enlève rien à la sensibilité, le groupe cultive ses envolées lyriques où les cascades de mots livrent bataille à des projections de notes dans une valse percutante, bavarde mais pas avare de sens profond. L’écriture de son leader, Laurent Fellot, met en résonance l’ordre implacable de la nature et le désordre de nos vies, dans des chansons-histoires où l’imaginaire se joue de la réalité. Rencontre.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

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A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts et avec le texte parlé, je peux raconter encore plus de choses. Mais c’est vrai, je reconnais que je suis très bavard ! Les chœurs qui habillent le texte sont autant une façon d’explorer la voix qu’un moyen de contrebalancer le texte parlé. On se rapproche presque du chant lyrique, c’est très jouissif à faire, même sur scène. Par moment la voix te fait plus vibrer que l’instrument. Vos textes sont malmenés par le vent, les pluies diluviennes mais aussi l’oubli et le regret, dans un monde qui semble au final plutôt tourmenté… Dans ce que j’écris ressort forcément un ressenti par rapport au monde dans lequel je vis, que je digère et restitue avec ma propre sensibilité. Ecrire permet souvent de se resituer soi-même, de se demander si l’on est libre de faire ce que l’on veut, si l’on peut encore vivre ses envies sans un regard extérieur parfois inquisiteur et surtout si l’on a encore la force de changer les choses. On perçoit aussi dans vos textes une fort

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Sono Mondiale : 5 voyages musicaux

Panorama 16/17 | Du monde aux Balkans La fanfare-orchestre balkano-turque Haidouti Orkestar s’est fait connaître du très grand public lors du dernier festival de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 7 septembre 2016

Sono Mondiale : 5 voyages musicaux

Du monde aux Balkans La fanfare-orchestre balkano-turque Haidouti Orkestar s’est fait connaître du très grand public lors du dernier festival de Cannes, cosignant avec le trompettiste Ibrahim Maalouf la BOF du film La Vache. Le collectif repousse toujours plus loin les frontières de son champ musical en puisant ses influences en Serbie, Macédoine, Bulgarie et Turquie, lorgnant désormais sur les répertoires azéri, kurde, syro-libanais et arménien. Niko Rodamel Haïdouti Orkestar [+ Le Projet Shinéar], vendredi 7 octobre à 20h30, Le Fil Klezmer tel fils Il est celui qui a sorti la musique klezmer de ses dogmes. Dans la mouvance new-yorkaise, David Krakauer dynamite le genre en nourrissant la tradition ancestrale de free jazz et de funk, de blues et d’électro. Clarinettiste virtuose et doté d’un groove implacable, en live Krakauer se révèle être un vrai showman, quelle que soit la formation qui l’accompagne. Le concert du 27 octobre d’Andrézieux-Bouthéon s’annonce donc sous les meilleurs auspices. Niko Rodamel David Krakauer [+ Opso], jeudi 27 octobre à 20h30, Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéo

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Saint-Étienne tropicale

Guide Urbain | Bachata, kizomba, merengue, cumbia, zumba et bien évidemment salsa. Depuis quelques années, Saint-Étienne n’a pas échappé à la déferlante latino et vibre aux sons ensoleillées. Ainsi, de nombreux établissements proposent désormais des cours de danses sud-américaines mais ce n'est pas tout. Il vous est aussi possible de manger et de vivre la culture sud-américaine avec les restaurants spécialisés mais également les festivals mettant en avant la culture de ce continent. Alors, Saint-Étienne, ville tropicale ? Hector Trapos

Nicolas Bros | Mercredi 29 juin 2016

Saint-Étienne tropicale

Bailar, bailar Quand on pense "Amérique du Sud", de suite se bousculent les images de danses sensuelles sur une plage abandonnée... En fermant les yeux, et avec (beaucoup) d’imagination, c’est possible aussi à Saint-Étienne et il n'est pas obligé de se rendre sur la place de Saint-Victor. Plusieurs établissements vous proposent d'embraser leur parquet de vos pas chaloupés. Tout d'abord direction le Club Havana (rue de la Mulatière), une des plus anciennes adresses de la place et un lieu incontournable. On y danse comme on y respire et ce, jusqu’à très tard dans la nuit. Ici pas besoin d’être un roi de la danse, les experts et débutants se côtoient dans une ambiance conviviale. Pas très loin, le Nùba (également rue de la Mulatière) propose également des cours de danse gratuits et des sets de musique latine jusqu’à 1h du matin. Ceviche, empanadas ou parillada ? Avant de vous prendre pour Antonio Banderas ou Penelope Cruz, faites le plein d’énergie et ingurgiter lipides, protides et glucides. Côté resto, un incontournable s'affiche de suite et rappelle une divinité incontournable : La Pachamama. Déesse terre dans la culture Inca, c’est aussi le

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Venga venga, vamos a bailar

MUSIQUES | En ces temps troublés, les Argentins de La Yegros viendront mettre du soleil dans nos yeux et nous faire danser lors d’un show stéphanois très attendu avec leur musique magnétique, ayant déployé son pouvoir d'attraction sur la planète entière et caractérisée par le terme de cumbia digitale.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Venga venga, vamos a bailar

Depuis son premier album et son tube éponyme Viene de Mi, La Yegros envahit inexorablement la planète telle une vague de chaleur, répendant le nouveau son d’Amérique du Sud, la cumbia digitale. Et c’est sans conteste le cocktail musical en vogue puisque même le Lyonnais Benjamin Biolay en a saupoudré son nouvel album ! Mix euphorisant de cumbia (danse née au XVIIe siècle en Colombie) et de rythmes traditionnels chamamés originaires de la jungle du nord-est argentin, les racines latines sont ici mâtinées de sonorités électroniques et soutiennent le flow quasi hip-hop de la chanteuse Mariana. Le chamamé est lui-même un style musical propice à la danse rurale venu de Misiones, petite province d’Argentine enclavée entre le Brésil et le Paraguay, où les migrants polonais ont laissé derrière eux le rythme de la polka. A l’image de ses clips, la musique de La Yegros est une exubérante explosion de couleurs, une musique endiablée qui électrise les radios comme les dancefloors. Les nostalgiques de la Mano Negra et les fans de Manu Chao y retrouvent avec bonheur les sons latinos et l’énergie d’un genre festif et décomplexé qui met à l’honneur le cosmopolitisme bariolé de Buenos A

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Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

MUSIQUES | Avec son dernier album Zarabi - "Tapis" en arabe - enregistré en partie dans le désert, la chanteuse marocaine Oum tresse des fils soyeux et chatoyants entre rythmes jazzy, langueurs orientales et percussions africaines. Rencontre avec une artiste dont les poésies envoûtantes chantent le désir féminin et exaltent un hédonisme empreint de sagesse.

Houda El Boudrari | Mardi 31 mai 2016

Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

Vous incarnez l’image d’une femme arabo-musulmane libre, à la fois fière de sa culture et ouverte sur le monde. Avez-vous conscience du symbole que vous représentez dans le contexte actuel d’exacerbation des replis identitaires ? Oum : Oui, c’est une image que j’assume parfaitement, sans pour autant l’avoir préméditée. Je me contente de refléter ce que je suis, dans la diversité de mes composantes identitaires : mes racines sahraouis, mon ancrage africain, ma culture arabo-musulmane, ma francophilie et mes influences occidentales. Je suis consciente qu’en tissant une synthèse apaisée de ces identités, j’offre un autre visage de la femme marocaine et arabe, loin des représentations stéréotypées du voile et de la soumission. Je me donne pour mission de porter cette réalité-là aussi auprès des Marocains, afin de les réconcilier avec leurs identités plurielles, et peut-être modestement contribuer à forger d’autres modèles d’identification féminine. Votre musique puise dans la soul, le jazz, les percussions africaines, la musique orientale et même le rythme afro-cubain, et pourtant le résultat de cet assemblage hétéroclite est d’une harmonieu

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De cordes et de peaux

MUSIQUES | Un duo d'exception débarque pour faire résonner les notes et les rythmes d’un voyage à la croisée du jazz et des musiques du monde, avec des incursions perses (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

De cordes et de peaux

Un duo d'exception débarque pour faire résonner les notes et les rythmes d’un voyage à la croisée du jazz et des musiques du monde, avec des incursions perses et andalouses, argentines et même africaines. Kevin Seddiki et Bijan Chemirani jouent ensemble depuis une grosse dizaine d'années, en duo mais aussi au sein du magnifique sextet OnEira, tout en suivant chacun d'autres chemins musicaux. Les cordes de la guitare et du saz (luth à manche long), les peaux du zarb et la terre cuite du udu sont tour à tour pincées, frappées, frottées, effleurées, déployant une rêverie mélodique doublée d'une délicate polyrythmie qui transporte par-delà les frontières et les cultures. Seddiki est à la fois guitariste-concertiste et compositeur-arrangeur, Chemirani est quant à lui devenu la référence du zarb iranien après avoir tourné aux côtés de son père Djamchid et de son frère Keyvan avec le fameux Trio Chemirani... A noter que la première partie sera assurée par un duo régional avec le pianiste Ewerton Oliveira et le batteur Zaza Desiderio. NR Kevin Seddiki et Bijan Chemirani [+ Erwerton Oliveira et Zaza Desiderio],

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Le beau geste frère des Innocents

MUSIQUES | Loin du tapage d'une reformation hystérique, JP Nataf et Jean-Christophe Urbain ont ravivé avec l'impeccable "Mandarine" la flamme mélomane des Innocents. Réhabilitant au passage le souvenir parfois faussé d'un groupe qui compte finalement beaucoup plus que l'enfilade de tubes livrés deux décennies durant au cœur d'une véritable encyclopédie pop. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Le beau geste frère des Innocents

Chienne de vie. Vraiment. Quand on voit la vitesse à laquelle s'est rempli le Transbordeur lyonnais à l'annonce d'un concert surprise des Insus (soit Téléphone reformé en mode clando pour faire genre) et qu'on constate avec quelle discrétion est accueilli le retour des Innocents, eh bien messieurs dames on vous le dit comme on le pense, quelque chose branle dans le manche, il y a du mou de veau dans l'Hygiaphone et le monde est décidément « aussi parfait qu'il est plat » – c'est-à-dire surtout plat. Parce que, si on peut se permettre de parler un peu musique, les Innocents, c'est quand même un Autre Finistère que Téléphone. Ironique, quand on songe que les deux groupes ont été portés par une ribambelle de tubes dopés par les radios. Sauf que, concernant Téléphone, il y a les tubes, taillés pour les stades ou les soirées quadras qui dégénèrent après minuit et c'est tout. Du côté des Innocents, il y a les tubes aussi mais ceux-ci cachent un énorme malentendu. Geste frère, frères de geste Car, lorsqu'on écoutait dans les années 80-90's tous leurs hits (on vous fait grâce de la liste,

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Pour un sacre à Cali

SCENES | Inventée par les Portoricains à New-York dans les années 70, la salsa, mot qui signifie "sauce" en référence à un mélange de danses, a depuis déferlé en France comme une fièvre. Un jeune couple stéphanois sélectionné pour les mondiaux de salsa en Colombie va défendre les couleurs de la France, du 24 au 29 juillet. Monique Bonnefond

Marc Chassaubene | Lundi 3 juin 2013

Pour un sacre à Cali

Alexia est entrée dans la danse dès avant sa naissance. En effet, quand ses parents, Nadine et Gilles Villemagne, au cours d’une soirée de leur école de danse, en mars 94, évoluaient sur la piste, elle était déjà là puisqu’elle est née le 18 août. Sensibilisée très tôt à cette autre façon de parler de soi qu’est la danse, elle a grandi dans cet univers qui constituait son environnement familier. C’est vers l’âge de sept ans qu’elle a fait ses débuts avec sa maman qui l’a intégrée dans un cours groupé le mercredi. Puis, avec Jean-Alexandre, son premier partenaire, elle a participé aux soirées de gala pendant sept ans. Alexia a commencé la compétition au sein de la fédération française de danse. Elle a connu alors les difficultés que rencontre tout sportif de haut niveau pour concilier : études, entraînements, déplacements, compétitions. Elle a trouvé en Jordan Mouillerac, son partenaire actuel depuis presque deux ans, un danseur avec qui elle peut exprimer ses émotions, affirmer sa personnalité, sa place, car la danse va bien au-delà de la simple performance. Derrière les pas et les figures se joue une aventure sin

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