Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Electro-pop | Le duo stéphanois Ecloh, formé de Chloé Royon et Olivier Pradel, vient de sortir son premier EP "Seed" proposant un « trip-hop griffé de post-rock » qui fait mouche. Rencontre avec le groupe avant leur release party de jeudi 7 février au Méliès Jean Jaurès.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Photo : © Pierre Jaffeux


Quel est votre parcours musical avant d'arriver jusqu'à Ecloh ?
Chloé : Nous avons une formation au conservatoire tous les deux. Olivier était en formation jazz en guitare, bien que sa culture musicale soit plutôt rock en ayant joué dans des groupes post-rock tels Mirabo et ALEC. Pour ma part, j'ai fait trois années en musiques actuelles. C'est dans le cadre de cette formation qu'on a démarré le projet Ecloh mais nous nous connaissions avant même le conservatoire.
Olivier : L'idée était de faire rencontrer nos deux univers qui pouvaient paraître assez différents, mais qui au final se marient bien.

Vous avez démarré ce projet en l'orientant d'emblée vers des sons électro et pop ?

Olivier : Le projet est né sous la forme guitare/voix. Nous avons voulu y intégrer le sampling. Tout ceci en restant deux sur scène et en n'utilisant aucune boucle pré-produite. Nous avons donc apporté d'abord des percussions, puis des claviers, synthé, basses et enfin des synthèses sonores. La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la conception de la musique, de la manière de l'arranger, de l'interpréter et de la vivre. Il y a une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien.

La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la conception de la musique, de la manière de l'arranger, de l'interpréter et de la vivre.

Sur scène, vous jouez donc tout en live. Il n'y a rien de pré-enregistré et vous samplez en direct. Qui s'occupe de quoi quand vous êtes devant le public ?
Olivier :
Je suis aux percussions et à la guitare, Chloé aux voix et claviers. Mais Chloé joue également un peu de percus et moi un peu de clavier. Nous sommes assez complémentaires. Dans la manipulation des samplers, nous intervenons tous les deux.
Chloé : Nous avons un gros travail de répétition afin de savoir ce qu'il est possible de réaliser à deux en prenant en compte la gestion du sampling. Par exemple, quand Olivier doit se tenir prêt à enregistrer ses batteries, il n'a pas ses deux mains pour déclencher le sampleur... Donc je vais m'en occuper. On n'est pas obligé d'arranger nos morceaux en fonction des machines mais on essaie de les rendre accessibles et utilisables entre nous afin qu'elles soient au service de nos morceaux. Toutes les commandes sont regroupées sur un îlot central accessible pour Olivier et moi-même. Ce qu'il influe sur la scénographie.

Vous sortez votre premier EP qui s'appelle Seed, terme qui signifie graine en anglais. C'est donc le début d'une belle aventure ?
Chloé :
Cela va avec la démarche de construction des morceaux et de progression. La petite graine qui va germer, pousser et grandir va avec l'idée d'une musique progressive. Nous partons d'un sampling, un ostinato qui va tourner puis on va réussir à créer des choses autour pour donner du relief au morceau. C'est idem sur scène où nous construisons petit à petit.
Olivier : On retrouve également ce concept dans le nom du groupe Ecloh qui induit l'idée de l'éclosion et de la croissance.

Seed, la petite graine qui va germer, pousser et grandir va avec l'idée d'une musique progressive.

Vos lives ne sont donc jamais identiques ?
Chloé :
Comme nous sommes au sampling, nous fonctionnons au clique. Il y a quand même un cadre que l'on doit respecter.
Olivier : En choisissant de n'avoir aucune séquence pré-enregistrée, c'est pour être honnête avec l'émotion du moment. Notre musique est travaillée sur l'émotion, les paysages sonores tout en prenant le temps de se mettre en place et en invitant à l'introspection. Notre interprétation va changer selon le lieu où nous nous produisons. Lorsque nous étions au Musée d'art moderne et contemporain, dans un contexte posé et calme, avec The Big Wave de Jean-Michel Othoniel derrière nous, nous avons adapté notre live en prenant le temps de poser la musique. Nous pouvons jouer sur plusieurs points comme la longueur des plages sonores en les allongeant ou les raccourcissant. Le sampling permet de modifier tout ça. Tout est modulable.

Combien de temps avez-vous travaillé votre EP avant de le sortir ?

Chloé : Nous avons d'abord beaucoup travaillé en résidence au Fil, sur les structures des morceaux pour le live. Cela nous a pris deux ans. Une fois l'assise de ces structures obtenues, nous avons pu entrer en studio avec l'aide de Nicolas Sauvignet, à La Fabrique à Andrézieux. Nous avons commencé à travailler la scène avant d'entrer en studio. Le travail du live nous a permis de voir ce qui était réalisable ou pas. Il était important pour nous de fonctionner comme ça.

Vous avez choisi d'effectuer la release party de votre EP au cinéma Le Méliès ? Pourquoi avoir choisi un cinéma ?
Chloé :
C'est par rapport à l'image en fait. Nous avons une musique qui développe des paysages sonores, très axée sur les images, les sensations et l'émotion. Elle se prête bien à la création d'images. Pierre Jaffeux nous suit depuis plusieurs années et contribue beaucoup à la validation du projet. Les photos, les vidéos... Pour la release party, il y a des projections d'images qu'il a réalisées.
Olivier : Nous avons aussi choisi Le Méliès pour créer un événement original, qui sorte du contexte du concert. La symbolique du cinéma d'art & essai est importante pour nous. La possibilité d'inviter les gens à poursuivre au Méliès Café avec une expo photos est aussi entrée dans la balance pour montrer le travail de Pierre.

Ecloh, Release party du 1er EP Seed jeudi 7 février à 19h30 au Méliès Jean Jaurès (entrée libre)
EP disponible en physique chez Forum et sur les plate-formes de musique en ligne


Ecloh release party

Pour le lancement du 1er Ep du groupe "Seed"
Cinéma Le Méliès Jean Jaurès 10 place Jean Jaurès Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

Continuer à lire

Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Indie pop | Mickaël Mottet a sorti son premier album en solo en 2020. Intitulé The Glover's Mistake, cette épreuve de celui que l'on connaît également sous le nom d'Angil est un disque poétique et qui se découvre progressivement, au fil des écoutes. Il nous en parle en vidéo.

Nicolas Bros | Mardi 30 mars 2021

Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Pour découvrir la musique de Mickaël Mottet, rendez-vous sur cette page.

Continuer à lire

Le F2 lance sa Web Radio & TV en grandes pompes

Clubbing | Le bar/club stéphanois le F2 donne de ses nouvelles ! Alors que l'établissement est condamné à rester portes closes comme tous les autres établissements de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 décembre 2020

Le F2 lance sa Web Radio & TV en grandes pompes

Le bar/club stéphanois le F2 donne de ses nouvelles ! Alors que l'établissement est condamné à rester portes closes comme tous les autres établissements de nuits, l'équipe a décidé de réagir en montant un projet pour maintenir un lien avec les Stéphanois et Ligériens. « Nous avons réfléchi à de multiples projets pour garder un lien avec vous, explique l'établissement sur sa page Facebook. Après des mois de travail, nous avons imaginé un moyen de maintenir cette connexion à travers la création d’une Web Radio & TV. Aujourd’hui nous sommes fiers de vous présenter F2 Radio ! » Disponible sur tous les supports numériques, ce nouveau lieu de diffusion virtuel mettra en avant notamment la scène électronique locale. « Le contenu sera orienté sur la diffusion de DJ Set, Live … mais pas que !, explique également le lieu nocturne. On veut aussi vous parler et échanger sur l’actualité et la richesse de notre ville. On laissera naturellement la parole aux associations, lieux de diffusions et aux différents acteurs culturels. Comme vous l’avez compris, F2 Radio sera amené à évoluer et grandir de manière pérenne. » Le concept d

Continuer à lire

Pop en apesanteur

Bon son | La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Pop en apesanteur

La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

Continuer à lire

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

Continuer à lire

Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

Continuer à lire

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

Continuer à lire

« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

Continuer à lire

Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

Quand Sainté monte à Paris | C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le projet L'éPOPée Verte.

Continuer à lire

Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

Continuer à lire

Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

Oh... La Belle Vie !

Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

Continuer à lire

Les 1ers noms de Musilac 2020

Festival régional | Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 décembre 2019

Les 1ers noms de Musilac 2020

Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac d'Aix-les-Bains qui se déroulera du 11 au 14 juillet 2020.

Continuer à lire

Suzane, cette combattante

Pop/Electro | Située quelque part entre Christine and The Queens et Stromae, Suzane a connu une fulgurante ascension. Avec des clips qui ont ravagé la Toile, l'Avignonnaise construit son univers petit à petit et sort un très attendu 1er album, Toï Toï, en janvier. Un mois avant, elle passe à Saint-Étienne. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Suzane, cette combattante

Tu fais le choix de chanter en français... C’était plutôt évident pour moi. Mes premières influences restent la musique française comme celle de Brel, Piaf ou Barbara. J’ai toujours été davantage touchée par les textes en français, même dans le rap avec Diam’s, Orelsan, Mc Solaar… C’est également une façon d’être connectée avec ce que je raconte, de parler dans ma langue maternelle. C’est là où je me sens le plus à l’aise et c’est beaucoup plus stimulant également. Il est certain que j’écrirai toute ma vie en français ! Je prends ma plume pour constater plutôt que pour dénoncer Tu abordes des thématiques fortes, très ancrées dans l’actualité. Était-ce un choix de dénoncer les déviances de la société ? Je pense que certaines choses, en tant que citoyenne, me heurtent au quotidien comme le harcèlement que je traite dans SLT ou le réchauffement climatique que j’aborde dans Il est où le SAV ? Ce sont des choses contre

Continuer à lire

Le concert de Roni Alter reporté

MUSIQUES | Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020. L'organisation a fait un point (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Le concert de Roni Alter reporté

Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020. L'organisation a fait un point concernant la billetterie : « Pour les personnes souhaitant se faire rembourser leurs places elles peuvent le faire dès à présent dans les points de vente dans lesquels ils ont été achetés. Pour les personnes souhaitant participer au concert du 16 Mai, elles doivent se faire échanger leur billet. En effet, les billets du 21 novembre ne seront pas valables pour le concert du 16 Mai. Nous vous remercions de votre compréhension et souhaitons vous retrouver le 16 Mai ! » Roni Alter, samedi 16 mai 2020 au Fil à Saint-Étienne

Continuer à lire

Dave claque

Techno | Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Dave claque

Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses productions sous différents alias et qui ont forgé pas à pas son aura mondiale. Depuis le triptyque Red au mythique et entêtant The Compass, en passant par son album impeccable Devil's Advocate, l'Anglais a toujours su rester droit dans ses bottes. Sa venue à Saint-Étienne, dans la pléthore d'artistes du Positive Education Festival, sera forcément un événement. Dave Clarke, du 7 au 11 novembre dans le cadre du Positive Education Festival

Continuer à lire

Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

Continuer à lire

Les Raqoons dans l'Oeil du Petit Bulletin #25

Pop | On a demandé aux Raqoons d'imiter le cri du raton-laveur 🦝("racoon" en anglais) avant leur passage à Saint-Genest-Lerpt demain pour la Fête de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

Les Raqoons dans l'Oeil du Petit Bulletin #25

On a demandé aux Raqoons d'imiter le cri du raton-laveur 🦝("racoon" en anglais) avant leur passage à Saint-Genest-Lerpt demain pour la Fête de la Musique, à l'ARDÈCHE ALUNA FESTIVAL et au Château du Rozier début juillet. Ont-ils réussi ? La réponse est dans cette vidéo ;-)

Continuer à lire

Terrenoire de l'ombre à la lumière

MUSIQUES | Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Terrenoire de l'ombre à la lumière

Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font face et explorent deux univers très différents, tendu et sombre pour "De L’Ombre À La Lumière", doux et tranquille pour "Lâchons prise". Le groupe sera en tournée en Espagne en juillet et passera aux Francofolies de La Rochelle (12/07) et aux Nuits de Fourvière (24/07).

Continuer à lire

Salomé & Quentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #22

Truc de Ouf | L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 juin 2019

Salomé & Quentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #22

L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec Quentin, son président, et Salomé sur le festival Art & Vibes et sur les autres propositions que leur équipe produit à l'année.

Continuer à lire

Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

Continuer à lire

À la rescousse

Techno | Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

À la rescousse

Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager les danseurs et auditeurs. Ses sets sont teintés d'une froideur qui peut parfois sembler très dure mais il n'en est rien. Ce puriste apprécie de mêler les styles, confondre les ambiances pour projeter ses sets dans de multiples directions. Très discret - par volonté d'ailleurs - Electric Rescue est un actif sur la scène électronique française depuis plus de 20 ans. Reconnu pour quelques faits d'armes marquants, telle sa résidence Skryptöm au Rex Club à Paris, la direction du label éponyme ou encore pour plusieurs maxis chez Cocoon, Traum ou Trax, Antoine Husson perpétue son savoir-faire techno, comme le prouve sa dernière sortie, First Obverse EP chez Obverse Records. Electric Rescue + Basic + Poto Feu Events, samedi 10 mai au Clapier dès 22h

Continuer à lire

Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Lieu de culture | Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 avril 2019

Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques indépendantes, ce club accueillera concerts, Djs sets et soirées à partir du 25 avril. De nombreux styles musicaux seront représentés allant de l'électro au jazz, en passant par le funk ou la sono mondiale, tout en mélangeant têtes d'affiches et artistes locaux. Ca commence le 25 avirl avec notamment le groupe stéphanois de The Devil Joe & The Backdoormen et ça enchaînera notamment avec une grosse soirée le 2 mai estampillée Positive Education x Nuits Sonores où l'Américain Dj Stingray reviendra faire vibrer la cité stéphanoise. Ça promet ! Disorder Club, 2 cours Jovin Bouchard à Saint-Étienne, ouverture le 25 avril

Continuer à lire

Flèche Love, dans le mille

Pop indé | Amina Cadelli, alias Flèche Love, est une artiste attachante pour plusieurs raisons : ses intentions, sa qualité artistique et sa bienveillante volonté. L'ex-chanteuse du groupe Kadebostany a livré un très premier album solo, Naga Part.1. Elle sera sur la scène du Fil en ce début de mois pour le défendre.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Flèche Love, dans le mille

Dans une période où le repli sur soi s'avère souvent très tentant, il est singulièrement bénéfique de faire des rencontres telles que celle de l'artiste Flèche Love. Amina Cadelli, de son nom civil, s'est révélée en solo grâce à une collaboration avec Rone, sur le magnifique titre Umusuna. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les deux se sont trouvés pour faire émerger un titre aussi prenant. Deux belles âmes ne peuvent que faire des miracles. Après avoir quitté le groupe Kadebostany en 2015, Amina qui savait « depuis toujours » qu'elle ferait de la musique en solo, a attendu trois ans avant de pouvoir faire émerger son premier disque, Naga Part.1, sous son pseudo de Flèche Love. Un album complet et riche mêlant spiritualité, engagement mais également des références culturelles diverses (Camille Claudel, la déesse indienne Kali, Kurt Gödel...). Tout ceci, en faisant bien attention à ne pas tomber dans le « patchwork » insipide. « Il n'y a aucune préméditation dans ma musique, assure-t-elle. Un patchwork c'est une succession de pièces rapportées. Ma musique correspond davantage au bouillonnement que j'ai en moi. On pourrait dir

Continuer à lire

Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

Continuer à lire

Le soleil se lève sur Terrenoire

Electro poétique | En seulement quelques mois, le duo électro-poétique Terrenoire est devenu incontournable sur la scène française. Couverture media nationale, une tournée aux quatre coins de la France, les frères Herrerias voient de plus en plus grand mais prennent le temps de revenir chez eux régulièrement. Comme lors de ce mois de mars au Fil.

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Le soleil se lève sur Terrenoire

Si le "Black Paradiso" est leur eden, leur paradis perdu, le duo Terrenoire apporte beaucoup de lumière sur la chanson poétique française. Les deux frangins Herrerias possèdent ce petit plus, cet élan et cette fraîcheur dans leur vision créative qui redonne sa bouffée de plaisir à chaque réécoute. Avec finesse, une plume enlevée et une esthétique ultra-léchée, la fratrie fait désormais figure de proue de la production locale. Ils naviguent entre jour et nuit, entre Terrenoire et Black Paradiso. « Le Black Paradiso, c'est en quelque sorte le pendant de Terrenoire, explique Raphaël Herrerias. L'idée est de se dire comment fait-on pour inventer une destination qui a quelque chose de l'ordre de l'enfance. À quel point sommes-nous capables de faire émerger ces lieux, cette destination, d'invoquer les choses, de les faire apparaître ? Le Black Paradiso était simplement une idée apparue lors d'une improvisation. On l'a gardé et enregistré sur ordinateur. Plus on avançait plus on se disait que cette expression racontait quelque chose.

Continuer à lire

Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

Continuer à lire

Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

Continuer à lire

"Le Retour de Mary Poppins" : Mary à tout prix (et pareille à elle-même)

ECRANS | De Rob Marshall (É.-U., 2h10) avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw…

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Trente ans se sont écoulés depuis le départ de Mary Poppins. La voici de retour, quasi identique pour s’occuper des enfants de Michael Banks, alors que leur père, jeune veuf, s’emploie à sauver leur maison d’une saisie. Heureusement, sa magie sera le sucre qui aidera la médecine à passer… Disons-le tout net, cette suite est une délicieuse mine de paradoxes. Tout d’abord parce qu’il s'applique davantage à répliquer l’opus initial qu’à le prolonger, histoire de montrer l’immutabilité de la nounou — laquelle pourtant à changé de physionomie en changeant d’interprète. Ainsi le ramoneur est-il ici remplacé par un allumeur de réverbères (même genre de monte-en-l’air, en plus propre sur lui), l’oncle Albert s'envolant au plafond troqué par une cousine Topsy vivant tête-bêche, la séquence champêtre en animation par… une séquence champêtre en animation (avec une touche de cabaret en sus). Bénéficiant des évolutions techniques contemporaines, cette Mary Poppins est donc plus une 2.0 qu’une n°2. Mais si la trame se conforme à l’original, cet épisode se distingue sur un point : son

Continuer à lire

Terrenoire, le Château de la Perrotière et l'électro poétique

Clip | Les frangins Herrerias forment le groupe Terrenoire et on vous en parle depuis pas mal de temps maintenant. Les trublions viennent de sortir (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 décembre 2018

Terrenoire, le Château de la Perrotière et l'électro poétique

Les frangins Herrerias forment le groupe Terrenoire et on vous en parle depuis pas mal de temps maintenant. Les trublions viennent de sortir un nouveau clip pour leur titre Le cœur​ en latex, extrait de leur premier EP éponyme. Ils y mettent en scène un "road-live" vers un haut-lieu de leur quartier de Terrenoire, à savoir le Château de la Perrotière et son parc arboré. Ils sont conduits par leur véritable grand-père dans sa voiture. Une scène du quotidien, parallèlement banale et attachante, dans laquelle l'électro chantante, douce et poétique, marque de fabrique du groupe, semble faire partie des passagers. À découvrir en vidéo ci-dessous.

Continuer à lire

Therapie Taxi : génération X

Pop | On a ausculté le phénomène pop français avant son passage vendredi 7 décembre sur la scène du Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : génération X

On ne sait s'il durera plus longtemps qu'un feu de Bengale (pour le feu de paille, il est déjà trop tard) mais force est de constater que le trio Therapie Taxi (Adé, Raph, Renaud), apparu pour la première fois sur les radars il y a deux ans avec un titre perforant, Salop(e), jalonné de lyrics très "explicit" comme on dit dans l'industrie du disque en guise d'avertisseur, est en train de gagner ses galons de

Continuer à lire

"Utøya, 22 Juillet" : La chasse

Drame | Reconstitution en temps réel de l’attaque d’Utøya vue de l’intérieur et en plan-séquence, cette terrible et néanmoins superbe claque est portée par l’impressionnante Andrea Berntzen, qu’on suivra au-delà de ce film. Brut, mais surtout sans bavure.

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

22 juillet 2011, sur l’île norvégienne d’Utøya où se tient un camp réunissant de jeunes travaillistes, la nouvelle de l’attentat venant de toucher le quartier des ministères à Oslo est à peine digérée que des tirs retentissent : une attaque terroriste est en cours ! Katja tente de se mettre à l’abri… C’est peu dire que l’on redoutait ce film. Car l’événement dont il s’inspire a traumatisé la société scandinave, laquelle a eu encore plus de mal à se remettre du procès du mégalomane extrémiste responsable des faits — ce dernier en profitait comme d’un piédestal pour vanter ses idées nauséeuses, avec force provocations narquoises. Comment, alors, évoquer cette journée funeste sans héroïser survivant·e·s et martyres, sans donner du meurtrier une image qui le remplirait d’orgueil, ni coudre de fil blanc les pages du drame ? Trop de cinéastes omettent de se poser des questions basiques d’éthique, que les bons sentiments pas plus qu’une musique empathique ne résolvent. Faut-il mettre au crédit de la “rigueur protestante“ et pragmatique les choix opérés par Erik Poppe dans U

Continuer à lire

Construire des passerelles

Festival électro | Pour sa 4e édition, le Positive Education Festival poursuit son travail en créant des passerelles musicales avec un plateau artistique extrêmement qualitatif. Début novembre, la capitale de l'électro sera belle et bien Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Construire des passerelles

Laurent Garnier, Marcel Dettmann, Dopplereffekt, Manu le Malin, Simo Cell, Patrick Russell, Voiski, Paula Temple... N'en jetez plus ! En 2018 encore les jolis noms s'affichent au Positive Education Festival. Rendez-vous prisé de l'électro, ce festival "made in Sainté" réussit depuis quatre ans à créer des passerelles entre artistes majeurs et découvertes prometteuses. Cette année, ces dernières se nomment entre autres Stefan Unkovic aka Stevie Whisper (Serbie) ou encore Ninos du Brasil (Italie). Savant mélange concocté par l'équipe d'organisation, les line-up des trois soirées sont des condensés de ce que d'autres festivals européens proposeront dans quelques années. C'est bien là que réside la force de ce festival stéphanois que beaucoup nous envient. Savoir dénicher les futures pépites et faire converger toutes les forces en présence, dans un lieu industriel unique, à taille humaine. De Paris, de Lyon mais aussi d'Europe À l'instar de la venue exclusive en terres stéphanoises du "papa de la techno française", Laurent Garnier, le

Continuer à lire

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

Continuer à lire

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Festival Electro | Le Festival 1001 Bass va ouvrir les festivités de sa 7e édition dès le 18 octobre pour trois jours sous le signes des musiques électroniques au sens large : de la techno au hip-hop en passant par la psytrance. Un panel d'artistes pointus et une programmation exigeante mais ouverte à tous. Rencontre avec Simon Oudin, organisateur et initiateur de cet événement stéphanois incontournable.

Nicolas Bros | Lundi 15 octobre 2018

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Pourriez-vous nous rappeler la ligne directrice artistique du 1001 Bass Music Festival ? Nous proposons cette année sur trois jours cinq scènes pour cinq thématiques représentées, à l'image de notre envie de défricher mais également de décloisonner les nombreux courants artistiques que représentent les musiques electroniques en 2018. Il y aura une soirée electro & hip hop le jeudi, une soirée techno le vendredi & une soirée psytrance & hard music le samedi. C'est pour nous l'occasion de mettre en lumière les nouveaux talents, des artistes confirmés, des figures incontournable de la musique electronique mais aussi nos coups de coeur ainsi que les artistes avec lesquels nous travaillons régulièrement. Cette année, vous mettez à l'honneur le rap avec notamment cette soirée où Alkpote & Hippocampe Fou se présenteront devant le public stéphanois. Pourquoi avoir fait ce choix artistique ? Nous avons toujours proposé lors des éditions précédentes des artistes électro & hip hop à l'occasion du festival. Je pense à Dub Fx, Chinese Man, Dooz Kawa ou encore Scratch Bandits Crew. Le hip hop est un style à part en

Continuer à lire

Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Chanson & électro poétiques | Le duo stéphanois Terrenoire formé par les deux frères Raphaël et Théo Herrerias, sort son premier disque. Un EP éponyme regroupant six de leurs créations poétiques et enjôleuses. L'occasion de discuter de l'univers du groupe avec Raphaël, l'aîné.

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Quel a été le déclencheur de cette nouvelle aventure musicale pour votre frère Théo et vous-même ? Vous n'aviez pas eu de projet artistique aussi abouti ensemble jusqu'à Terrenoire ? Raphaël Herrerias : Non, c'est vrai. Nous avions fait des essais sur quelques chansons. Il y a vraiment quelque chose qui s'est aligné à un moment donné. C'était un moment où Théo avait bien avancé sur son projet solo 1000 Chevaux-Vapeur. La genèse de Terrenoire a été un concert à Lyon, en janvier 2016 dans la salle À Thou Bout d'Chant, où Théo a monté avec moi une partie de mon répertoire. Je devais me produire en guitare/voix et au final il est venu ajouter ses machines. C'était alors évident ! On s'est dit qu'on tenait quelque chose. J'ai besoin, dans la visualisation d'un projet, de le penser comme un récit. Cela m'aide à créer et peut donner de la cohérence à tous éléments constituant un projet musical aujourd'hui : la musique, les textes mais aussi les images, les vidéos... La création de cet univers mêlant Terrenoire, le Black Paradiso... était une idée que vous aviez depuis longtemps ou c'est venu progressivemen

Continuer à lire

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

Continuer à lire

La beigne et la caresse

Blues | Nom de dieu, Popa Chubby est de passage à Sainté ! À bientôt soixante balais, le chanteur et guitariste américain fait encore grave le show. Ça va barder !

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

La beigne et la caresse

Quelque part entre Chupa Chups et Papa Schultz, Popa Chubby est un artiste inclassable, rond comme une sucette espagnole et décalé du bocal comme une série humoristique sur un camp nazi de prisonniers de guerre. S’appeler Theodore Joseph Horowitz n’était au départ pas forcément facilitateur pour faire du gros blues-rock qui tache, c’est vrai. Theo a donc préféré s’auto-affubler d’une expression argotique un peu lourdasse, "pop a chubby", signifiant avoir une érection. Le musicos n’est donc pas une demi-molle dans le monde de la musique, bien au contraire on est là sur du high level, du qui-décoiffe-sa-mère ! Certes, son embonpoint ne lui permet plus de jouer debout, mais qu’à cela ne tienne, le New-Yorkais livre chaque concert comme des coqs leur combat, sans jamais rien lâcher. Il lui arrive même encore de passer derrière la batterie en live ! Shiftant du blues au rock ou du funk à la pop, Popa fait de chacun de ses albums un concept qui diffère des précédents, parmi lesquels quelques grosses références, comme le très bluesy Back Door Man, l’album-hommage à Jimi Hendrix Electric Chubbyland, sans oublier l’excellent Live at FIP

Continuer à lire

1001 passerelles musicales

Festival électro | Ouvrant notamment sa programmation à une soirée d'ouverture mêlant habilement hip-hop & électro, le festival 1001 Bass propose une affiche bien équilibrée et alléchante, véritable passerelle entre différents styles (du rap à la psytrance en passant par la hardtek ou le dub), augurant un très beau cru 2018.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

1001 passerelles musicales

L'empereur du rap « J’suis l’seul, l’unique, j’ai pas d’sosie » Alkpote prévient d'emblée dans le titre éponyme de son dernier album Inferno. Parmi les poids lourds de la scène rap française, "l'Empereur de la Crasserie" [un de ses nombreux surnoms, ndlr] va loin, très loin dans ses textes. Avec sa plume volontairement provocatrice, fleurie et trash – qui s'adresse donc à un public (très) averti -, le rappeur originaire de Paris n'hésite pas à faire bouger les lignes et les têtes en live. Avec sa verve légendaire, il viendra démonter la première date du 1001 Bass Music Festival. Attention aux oreilles prudes... Alkpote, jeudi 18 octobre au Fil Descente au terminus Quand on écoute le troisième album d'Hippocampe Fou, Terminus, on se dit que l'artiste a fait le tour du bocal d'une très belle manière. Après Aquatrip (visite du monde aquatique) et Céleste (expérience artistique dans les cieux) , le rappeur emmène l'auditeu

Continuer à lire

Terrenoire en résidence sur France Inter

Radio | Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été (...)

Nicolas Bros | Lundi 24 septembre 2018

Terrenoire en résidence sur France Inter

Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été invité à être "résident" de l'émission Foule sentimentale du journaliste Didier Varrod sur les ondes de France Inter. L'occasion pour ces Stéphanois de faire parler d'eux et de leur musique tout en se produisant à chaque émission. Diffusion de l'émission tous les vendredis de 21h à 23h et en rediffusion ici.

Continuer à lire

Ne pas [ou]Blier

MUSIQUES | Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Ne pas [ou]Blier

Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de répliques tirées des films de Bertrand Blier, le groupe electro-hip-hop-chanson, resserré en duo, propose une bande-son unique et chevaleresque. Sur scène, Lulu et Victo s'éclatent et le public partage cette énergie avec envie. Augmenté par une scénographie éclairée de Cyrille Dupont, le spectacle en met plein les yeux et les oreilles. Une date chaude du début de l'année 2019. Cabadzi X Blier, jeudi 24 janvier 2019 à 20h30, au Théâtre des Pénitents dans le cadre des Poly'Sons 2019

Continuer à lire

Battements du cœur

MUSIQUES | Oui, il a eu un César pour la musique du film 120 Battements par minute... Mais il serait dommage de réduire Arnaud Rebotini à ce simple fait d'armes. (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Battements du cœur

Oui, il a eu un César pour la musique du film 120 Battements par minute... Mais il serait dommage de réduire Arnaud Rebotini à ce simple fait d'armes. D'abord disquaire chez Rough Trade à Paris, cet artiste moustachu fut d'abord reconnu avec Black Strobe, aux côtés d'Ivan Smagghe. Il commit alors plusieurs tubes entre rock et électro, qui ont marqué les années 2000, à l'instar d'Italian Fireflies (2003) ou I'm a Man (2007). Fervent défenseur de l'analogique, il déteste travailler avec un ordinateur et privilégie en studio et sur scène claviers analogiques et boîtes à rythmes. Donnant ainsi une texture beaucoup plus chaleureuse à ses créations et ses prestations. Arnaud Rebotini, samedi 22 septembre au Fil pour le Mi-Nuit Festival et mardi 30 octobre à Riorges pour Les Mardi(s) du Grand Marais Arnaud Rebotini : « J'ai fait le choix de l'analogique pour le son des machines mais aussi pour le plaisir d’exécution » Qu'est-ce que le César, reçu pour la bande originale du film 120 Battements par Minute de Robin Campillo, a changé pour vous ? Cela m'a apporté une n

Continuer à lire

Lucy in the sky

MUSIQUES | Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Lucy in the sky

Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets intenses et hypnotiques (jetez donc une oreille aux Boiler Room dans lesquelles il se produit), il prendra part au "line-up" du 1001 Bass Music Festival qui accueillera également sur trois soirées Acid Division, Bambounou ou encore le rappeur du 91, Alkapote alias "l'Empereur de la Crasserie". Une sélection éclectique et exigeante pour ce festival qui fête sa septième édition. Lucy, vendredi 19 octobre au Fil à Saint-Étienne pour le 1001 Bass Music Festival

Continuer à lire

African Queer

MUSIQUES | Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

African Queer

Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au talent fou et à la voix sensationnelle, combinant mystique et culture queer, respect des anciens et émancipation à tout crin. La preuve avec You will not die, album soul pop vibrante qui doit autant à la liturgie des chants d'église de son enfance qu'à l'électro des clubs gays. Nakhane [+ Moon Gogo], samedi 13 octobre au Fil

Continuer à lire

Positive Education encore plus fort

Festival musiques électroniques | Le festival de musiques électroniques stéphanois Positive Education revient pour sa quatrième édition du 8 au 10 novembre avec une programmation qui démontre l'ampleur de l'événement.

Nicolas Bros | Mardi 17 juillet 2018

Positive Education encore plus fort

Saint-Étienne est officiellement une ville qui compte sur la carte européenne des musiques électroniques. Avec de nombreuses soirées et plusieurs festivals, la cité ligérienne est devenue un fief aussi couru que sa consœur du Rhône. Parmi les événements incontournables, on retrouve la team de Positive Education et son festival éponyme qui regroupe tout ce qu'il se fait de mieux en la matière au début du mois de novembre, le tout dans le magnifique cadre des bâtiments situés derrière la Cité du design. Laurent Garnier (enfin...) et Marcel Dettmann à Saint-Étienne Après une excroissance parisienne en juin dernier du côté de La Station - Gare des Mines, la structure stéphanoise rentre sur ses terres et annonce du lourd. Cette année, les têtes d'affiche se succèdent. Parmi les plus impressionnantes, forcément l'indétrônable Laurent Garnier, le retour de l'impétueux Manu le Malin, l'Allemand Marcel Dettman (qui a secoué de nombreuses années les clubs berlinois d'Ostgut puis Berghain avec sa techno brute et minimaliste) ou les fidèles de Positive Education : Ron Morelli, Vladimir Ivkovic

Continuer à lire

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Chanson pop | À la croisée de l’avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. rencontre avec le génial auteur de La Science du Cœur qui enfonce le clou d’un talent à découvrir absolument. Au festival Paroles & Musiques 2018, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix(version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta

Continuer à lire

Jain : « Marquer une différence avec la grosse pop américaine »

MUSIQUES | Alors qu’elle vient tout juste de sortir "Alright", nouveau single annonciateur d’un deuxième album en préparation, Jain propose jusqu’à début août un "Warm up tour" dont beaucoup de dates affichent complet. Rencontre avec la jeune princesse de la melting pop à la française à qui l’on doit les tubes "Come" et "Makeba" métissant magnifiquement le mainstream.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

Jain : « Marquer une différence avec la grosse pop américaine »

Entre votre rencontre avec le chanteur, musicien et producteur Yodelice et la sortie de votre premier album Zanaka en 2015, vous avez mis presque six ans : c'est rare d'avoir la possibilité de prendre le temps ainsi, d'avoir cette liberté… Jain : Quand j'ai rencontré Yodelice, j'avais 16 ans. Je trouvais ça trop tôt... C'était le premier producteur que je rencontrais. Et je voulais passer mon bac, faire mes études en art. Je n'étais pas du tout sûre de vouloir faire de la musique, tout simplement. On s'est laissé le temps, tous les deux. Je suis revenue le voir à 22 ans, une fois que je savais réellement que je voulais faire de la musique. Et c'est là que l'on a commencé à travailler ensemble sur cet album. Au cours de votre jeunesse à Abu Dhabi puis au Congo, avez-vous eu des expériences au sein de groupes, avec d'autres musiciens ? Ma première expérience, c'était à 18 ans à Abu Dhabi : avec un groupe, on faisait des reprises. Après, j'ai très rapidement été seule sur scène. Au Congo, j'ét

Continuer à lire

Oh le beau plateau !

Festival | Entre Ardèche et Haute-Loire, à Saint-Agrève et ses environs, un nouveau festival pointe le bout de sa programmation pour la deuxième année. Dénommé Oh Plateau (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juin 2018

Oh le beau plateau !

Entre Ardèche et Haute-Loire, à Saint-Agrève et ses environs, un nouveau festival pointe le bout de sa programmation pour la deuxième année. Dénommé Oh Plateau !, cet événement propose de découvrir quelques pépites de la musique indépendante. Parmi ces jolis noms, on retrouve les locaux de Terrenoire (également sur la scène de Paroles & Musiques le 1er juillet), les singuliers Kcidy, l'électro-pop planante de Pendentif ou encore la nouvelle égérie de l'électro lyonnaise Tryphème. Festival Oh Plateau !, du 5 au 8 juillet, Grange de Clavière à Saint-Agrève (Ardèche) Plus d'infos sur cette page

Continuer à lire

"Rester vivant - méthode" : Comment ça va avec la douleur ?

Aïe ! | de Erik Lieshout (P.-B., 1h10) avec Iggy Pop, Michel Houellebecq, Robert Combas…

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

De la douleur surmontée naît la création poétique. Tel est le postulat de l’essai signé par Michel Houellebecq en 1991, Rester vivant, méthode. Un bréviaire dont fait ici son miel Iggy Pop, jadis réputé pour ses performances scéniques limites conjuguant scarifications et auto-mutilations diverses. En vénérable pré-punk apaisé, l’Iguane s’emploie à lire devant la caméra quelques stances de l’ouvrage, à les commenter à la lumière de son parcours ; croisant sa propre vie avec celle d’autres artistes aussi marqués par la souffrance que lui. On y découvre les écrivains écorchés Claire Bourdin et Jérôme Tessier, ainsi que le vibrionnant peintre Robert Combas, témoignant tous de leur rapport intime à la maladie — schizophrénie, dépression ou autre plaie intérieure térébrante qu’ils ont convertie en carburant créatif. Et puis il y a dans un recoin du film, à son extrémité caudale même, un certain “Vincent“, artiste reclus absorbé par un grand œuvre mystérieux. Il s’agit le seul “personnage“ fictif de ce documentaire hybride, interprété par Houellebecq en personne. Visage rongé de stigmates, voix souffreteuse et si

Continuer à lire

Grand rassemblement positif et (il)legal

Electro | Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du (...)

Nicolas Bros | Mercredi 11 avril 2018

Grand rassemblement positif et (il)legal

Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du mois d'avril dans la salle du Clapier. Au programme, deux soirées aux "line-up" bien pensés où plusieurs belles signatures pointent le bout de leurs sillons musicaux. Vendredi 13, retenons la venue d'Adam X, fondateur de la célèbre écurie berlinoise Sonic Groove et pionnier d'une techno penchant allégrement dans les sons industriels. Du côté du samedi soir, c'est une vision féminine des musiques électroniques à laquelle nous convie les Positive. Avec un plateau exclusivement lyonnais et stéphanois, c'est une sélection de fines gâchettes entre Perrine, la "Bugne" Mowgli ou encore Clarence.

Continuer à lire

Ecloh, August et Slogan pour le Ninkasi Music Lab stéphanois

Tremplin | Avant son retour en terres stéphanoises prévu en 2019, l'enseigne lyonnaise Ninkasi, prônant le concept "bière x burger x musique", s'invite au Fil avec (...)

Nicolas Bros | Mardi 10 avril 2018

Ecloh, August et Slogan pour le Ninkasi Music Lab stéphanois

Avant son retour en terres stéphanoises prévu en 2019, l'enseigne lyonnaise Ninkasi, prônant le concept "bière x burger x musique", s'invite au Fil avec son tremplin Ninkasi Music Lab. Destiné à favoriser le repérage de talents musicaux issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce dispositif propose plusieurs concerts de découvertes, gratuits, dans diverses salles régionales. Pour son 5e concert de l'édition 2017/2018, c'est donc à Saint-Étienne que le Ninkasi pose ses enceintes. Au programme, trois groupes rythmeront la soirée : tout d'abord les Stéphanois d'Ecloh. Duo pop proposant une musique aux arrangements hypnotiques et rugueux, où la douceur de la voix de la chanteuse vient s'interposer avec délicatesse. Les locaux de l'étape seront accompagnés par le groupe lyonnais August dont la electro-pop lorgne du côté de Mumford & Sons avec sensibilité et une certaine porosité dansante. Un son très actuel... Enfin d'autres Lyonnais, le groupe Slogan, complète la programmation, également dans une vein

Continuer à lire