L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2020

Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture.

Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire


Holy Bones

Un road trip entre Folk, Rock et Americana
Château de Saint-Victor Le Bourg Saint-Victor-sur-Loire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

En rocking chair et en os

Holy Bones n’est autre qu’une sympathique association de malfaiteurs qui réunit depuis 2010 une bande de musiciens grenoblois dans un projet artistique original. François Magnol (chant et guitare), Vinz Travaglini (guitare et claviers), Micke Clément (basse) et Adrien Virat (batterie) explorent ensemble une sorte de bande originale de film où le blues poussiéreux laisse transpirer des ambiances chicanos. Le mariage pas si improbable que ça entre les univers de Sergio Leone et de Quentin Tarantino. Holy Bones distille ainsi un rock'n'roll rocailleux aux accents cinématographiques, entre calme intranquille et violence jamais vraiment gratuite, en mode panoramique bien évidemment. Le chant et le son vintage des instruments balade l’auditeur le long de la frontière mexicaine, comme dans un bon vieux western en noir et blanc. Les guitares chevauchent de grands espaces, s’appuyant sur une rythmique dépouillée dans laquelle basse et batterie font le job sans esbroufe. Rendez-vous est pris vendredi 2 février à 20h30, au Château de Saint-Victor-sur-Loire.

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Savant mélange de Bob Dylan, Lou Reed et du David Bowie des débuts, le rockeur Elliott Murphy a connu un succès retentissant à la sortie de son premier album, Aquashow (nom emprunté au show aquatique de son père), en 1973. Il n’avait alors que 24 ans. Considéré comme le "nouveau Bob Dylan" et salué par la critique, le jeune Elliott connaît une période difficile, où la pression se fait trop forte. Un passage à vide auquel il a su faire face, notamment grâce à l’aide précieuse de ses amis et fans de la première heure, Lou Reed et Bruce Springsteen. Depuis 1989, le rockeur, qui a grandi à Long Island, a posé ses valises à Paris. C’est en compagnie de son fils de 24 ans, Gaspard - producteur-arrangeur du disque - qu’il a revisité son premier album mythique, renommé pour l'occasion Aquashow Deconstructed. Les dix titres aux textes travaillés et poétiques, souvent accompagnés d’un subtil jeu d’harmonica, se veulent plus acoustiques dans ce second opus. Sa voix, encore plus grave et profonde, souligne le gain d’une certaine maturité chez ce troubadour du folk-rock, âgé de 66 ans. C’est avec plaisir que l’on retrouve le fameux Last of the rock star

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