Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à enseigner le français à mi-temps dans les ZEP stéphanoises tout en tournant avec son premier groupe, Basta, il devient enfin intermittent du spectacle et donne aussitôt sa démission à l'Éducation Nationale.

Basta

Dans les années 80, la planète musique est secouée de toute part. « Entre la new wave, le punk et l'arrivée en France du rap américain, on a également observé un come-back de la musique folk... La région stéphanoise, elle, vibrait au son du reggae des Babylon Fighters ! Alors qu'on ne parlait pas encore de world music, je me souviens avoir partagé une scène avec les Grenoblois de Gnawa Diffusion. » Mais c'est peut-être parce que l'on écoutait très peu de musique à la maison que Tibert a toujours préféré la pratiquer. Le jeune musicien n'était pas de ceux qui traînaient chez les disquaires à la recherche d'une perle rare. Tout au long de sa carrière, il ne fera quasiment jamais de reprises, davantage attiré par la composition et l'écriture. Pour autant, au fil des tournées et des rencontres avec d'autres artistes, Tibert a développé une curiosité musicale qui le conduira à faire jouer les autres. L'année 1991 voit ainsi la naissance du festival des Oreilles en Pointe. Auteur-compositeur-interprète, notre homme enfile une nouvelle casquette, celle d'organisateur. Et tout s'enchaîne naturellement. Déjà « coup de cœur France Inter », Basta décroche la timbale au Printemps de Bourges en 1994 et lance pour de bon la carrière de Tibert. « J'ai sorti mon premier album solo deux ans plus tard et j'ai eu la chance de nouer très tôt des connexions avec l'international, d'abord du côté de la Suisse puis avec le Canada. »

Acadie

Grâce à la musique, Tibert fera ses plus belles rencontres humaines. « En 1999, alors que je jouais au Connemara Pub de la Fouillouse, j'ai fait la connaissance de représentants acadiens invités au Salon de l'été indien qui se tenait à Andrézieux-Bouthéon. Une vraie amitié est alors née avec un certain Denis Laplante, lui-même en pleine préparation d'un festival franco-acadien au Nouveau-Brunswick. » Depuis lors, la carrière solo de Tibert mais aussi le festival qu'il porte ont développé de nombreux atomes crochus avec toutes les régions du Canada où vivent des communautés francophones. L'Acadie est cette partie Est du Canada où des gens de culture française ont été pogromisés par les Anglais dès 1755. « Là-bas, les gens savent pourquoi ils parlent en français et chantent dans cette langue. Ils sont aujourd'hui encore une minorité, à peine 500 000, en lutte contre une assimilation culturelle qui menace toute leur histoire. Cette réalité fait écho aux musiques actuelles qui en Europe sont à 80% anglophones. Cela me mine. » En France, si le slam et le rap chanté semblent manifester un regain d'intérêt pour les textes en français, la défense de la langue française reste pour Tibert un juste combat à mener. « Des artistes comme Oxmo Puccino se disent rappeurs, mais pour moi c'est de la chanson française. Promouvoir la chanson d'auteur qui raconte des choses en français, c'est soutenir la poésie vivante ! » En trente ans, les Oreilles en Pointe auront porté haut la langue de Molière, fidélisant son public année après année et drainant une infaillible équipe de bénévoles.

Le voyage est une mécanique qui me porte, me nourrit, me transforme et m'ouvre l'esprit.

Tranche désir

Dans la lignée de ses précédents albums, le nouvel opus de Tibert reprend avec force les thèmes chers à l'artiste. Il y est question de rencontres humaines et amoureuses, de batailles perdues et d'autres à mener. De fraternité aussi : ta maison est ma maison. De Granville à Vancouver, de Hastings aux îles Sanguinaires, Tranche désir est assurément un album à feuilleter comme on parcourt un carnet de voyages, des traversées au long cours mais aussi des vols intérieurs, plus intimes. « Comme un virus que je portais en moi depuis toujours et que j'ai fini par découvrir, le voyage est une mécanique qui me porte, me nourrit, me transforme et m'ouvre l'esprit car chez moi la routine est assez destructrice. » Pour Tibert, voyager est nécessairement une forme d'échange : prendre et apporter à la fois. « Je vis une partie de l'année sur un voilier. Bien qu'ayant des attaches en différents lieux comme des ports où j'aime retrouver des amis, je reste tout de même un nomade qui s'accommode assez bien de la solitude. »

Sur cales

En plus de trente ans de carrière, Tibert a connu de bien belles aventures, esquivant les vents contraires quand ils s'annoncent, à l'image des Oreilles en Pointe, plus ancien festival ligérien dédié à la chanson et toujours debout. Pour autant, l'année 2020 aura été source de très grandes frustrations, à bien des égards. À l'impossibilité de voyager, s'est ajoutée l'annulation du festival. « Nous nous apprêtions à célébrer son trentième anniversaire. C'est moche. » À titre personnel, l'artiste devait partager une chaleureuse soirée avec Maxime Le Forestier, le 21 novembre dernier au Firmament. La sortie du nouvel album ne se sera pas non plus déroulée dans les conditions initialement prévues. Mais gageons que Tibert retrouvera son cap lorsque la tempête s'essoufflera... Sur le site web du festival il est inscrit : « Serrons-nous les coudes et merci pour tout votre soutien passé et à venir. » Dont acte.


Repères

1961 : naissance à Saint-Étienne

1991 : création du festival Les Oreilles en Pointe

1996 : C'est là-bas, premier album

1999 : J'entaille

2003 : Universel Souk

2008 : D'autres visages

2014 : Sortir

2020 : Tranche désir

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Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Immersions colorées

« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière » assurait l'architecte Le Corbusier. Cette sentence du créateur franco-suisse se reflète brillamment dans le travail du photographe Frédéric Laban, présenté sur les murs de l'église Saint-Pierre de Firminy mais également en grands formats sur les pilotis soutenant l'Unité d'habitation appelouse. À travers ses images allant de la figuration à l'abstraction, l'artiste présente son regard sur les rues intérieures des immeubles monumentaux construits en France par Le Corbusier (Firminy, Marseille, Rezé-les-Nantes, Briey-en-Forêt). Cette collection de vues floues, réalisées en déambulant dans ces espaces pensés volontairement assez sombres, nous amène à porter un regard nouveau sur ces bâtiments. Jouant sur la luminosité et les quatre teintes privilégiées par l'architecte (bleu, rouge, jaune et vert), l'oeuvre de Laban s'apparente à un parcours à la progression fuyante dans cet univers géométrique, fondu dans les courbes et les lignes. On se laisse happer par l'image, dans le prolongement de ces couloirs semblant sans fin. Minimalisme et réalisme En ayant

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Mate moi ça

MUSIQUES | « Nous ne voulions pas faire un disque de vieux revenants avec des mélodies calmes et des thèmes assagis » assène Éric Digaire, bassiste de (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Mate moi ça

« Nous ne voulions pas faire un disque de vieux revenants avec des mélodies calmes et des thèmes assagis » assène Éric Digaire, bassiste de Matmatah. Sans conteste, le retour du groupe breton est loin d'être une petite ballade champêtre dans les allées de tilleuls en fleurs. Avec leur album Plates Coutures, le quatuor a surpris son monde. Tenu secret pendant de longs mois, le "retour aux affaires" du groupe s'est accompagné d'un album sec, puissant, à l'énergie communicative. Revigorés par l'envie de refaire de la musique ensemble et s'appuyant sur l'arrivée du guitariste Emmanuel Baroux, Tristan "Stan" Nihouarn, Éric Digaire et Benoît "Scholl" Fournier n'ont pas faibli avec les années. Si La Ouache et Lambé An Dro ont presque 20 ans d'existence (sortie de l'album en 1998), les nouvelles compositions du groupe donnent un joli coup de pied dans la fourmilière et arborent un côté sombre assez fascinant, à l'image des titres Marée Haute ou Petite

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Dualité-Dualitas

SCENES | Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les (...)

Monique Bonnefond | Mardi 31 octobre 2017

Dualité-Dualitas

Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les créateurs. C'est ce qui inspire Nono Battesti dont l'ombre se matérialise sous la forme de son double : Dyna B, danseuse et chanteuse soul. Cela engendre un spectacle envoûtant, mêlant hip-hop et danse contemporaine, le tout mâtiné de musique soul. Double, jeudi 16 nov à 20h30, à la Maison de la Culture Le Corbusier à Firminy.

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Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

MUSIQUES | En 2008, quelle a été la motivation initiale du projet Frère Animal ? Florent Marchet : Avant tout, il y avait le fait de faire quelque chose (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

En 2008, quelle a été la motivation initiale du projet Frère Animal ? Florent Marchet : Avant tout, il y avait le fait de faire quelque chose avec Arnaud. Nous nous sommes rencontrés en 2004 et avons rapidement commencé à effectuer des lectures musicales, mélangeant des extraits de romans d'Arnaud à mes créations musicales. Cela a bien fonctionné. Parallèlement, nous nous sommes rendus compte que nous arrivions à écrire ensemble, ce qui n'est pas si évident car ce n'est pas facile de partager l'écriture. C'est très intime comme processus de création. Du coup, nous avons eu envie d'aller plus loin. Quelle a été la raison de ce Second Tour ? Arnaud Cathrine : Il y a deux choses qui entrent en jeu. Dans le premier volet, pour aller au bout de la tournée, nous avons appelé à rescousse Nicolas Martel et Valérie Leulliot. Au fil des dates, nous sommes vraiment devenus un groupe. Au départ, c'est Florent qui assumait la musique live, aidé par quelques bandes sons. Mais nous nous sommes vite rendus compte que si nous voulions passer un pallier en terme de live, il allait falloir que tout le monde s'y mette. Valérie s'es

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Oh ouï

MUSIQUES | Il est agaçant OUÏ, le dernier album de Camille sorti il y a quelques mois. Agaçant car la chanteuse semble donner raison à tous ses contempteurs, se (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 octobre 2017

Oh ouï

Il est agaçant OUÏ, le dernier album de Camille sorti il y a quelques mois. Agaçant car la chanteuse semble donner raison à tous ses contempteurs, se renfermant dans une sorte de musique trop intellectualisée et donneuse de leçons (notamment sur l’écologie). N’empêche, se glissent ici et là quelques morceaux magnifiques, comme le single Fontaine de lait à l’érotisme décalé ou le très beau Seeds tout en anglais, confirmant ainsi que Camille est bien la plus grande chanteuse française de ces dernières années. Et même qu’elle restera dans l’histoire de la chanson française – les draps avec lesquels elle joue en concert sur cette tournée moins.

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

MUSIQUES | Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Camille dit "OUÏ" à Saint-Étienne

MUSIQUES | La chanteuse Camille, qui vient de sortir son nouvel album OUÏ le 2 juin dernier, est annoncée en concert au Fil le jeudi 12 octobre à 20h30 au Fil. Les (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 juin 2017

Camille dit

La chanteuse Camille, qui vient de sortir son nouvel album OUÏ le 2 juin dernier, est annoncée en concert au Fil le jeudi 12 octobre à 20h30 au Fil. Les places sont d'ores et déjà en vente.

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Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

MUSIQUES | Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers (...)

Nicolas Bros | Vendredi 28 avril 2017

Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers bretons de Matmatah qui reviennent en 2017 avec un nouvel album, Plates coutures, après neuf ans d'absence et qui fouleront la scène de La Forge au Chambon-Feugerolles le 16 novembre prochain. Le 10 novembre ce sera CharlÉlie Couture qui montera sur la scène du Firmament de Firminy. Matmatah, le 16 novembre à 20h30 à La Forge au Chambon-Feugerolles CharlÉlie Couture, le 10 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy Plus d'infos sur le festival : Les Oreilles en Pointe

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Divas

MUSIQUES | Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche (...)

Niko Rodamel | Jeudi 12 janvier 2017

Divas

Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche : celle de Fairouz, artiste libanaise considérée comme l’une des plus grandes chanteuses du monde arabe et celle de Barbara, la singulière et mystérieuse interprète parisienne (Göttingen, L’aigle noir, Ma plus histoire d’amour…) disparue il y a trente ans déjà. Ce sont sans doute les arrangements de l’accordéoniste Daniel Mille qui parviennent à connecter des mélodies libanaises et françaises. Entre Occident et Orient, l’accordéon, la guitare, le violon, les percussions et les deux ouds participent ensemble à l’alchimie qui opère autour de la voix de la chanteuse. Dorsaf Hamdani poursuit un long tour de champ depuis la sortie en 2013 de l’album sobrement intitulé Barbara-Fairouz et réalise un vrai tour de force, parvenant à jeter des ponts entre le spleen de la première et le romantisme oriental de la seconde. Une parenthèse musicale à savourer le vendredi 27 janvier au Majestic, à Firminy.

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Chansons en pagaille

MUSIQUES | Voir la vie en rose À 29 ans, Sarah Mikovski n'est pas un "perdreau de l'année". Après avoir suivi des enseignements avec la Maîtrise de la Loire à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Chansons en pagaille

Voir la vie en rose À 29 ans, Sarah Mikovski n'est pas un "perdreau de l'année". Après avoir suivi des enseignements avec la Maîtrise de la Loire à Montbrison, en musicologie à la fac de Saint-Étienne puis un double cursus (chant lyrique et jazz) au Conservatoire de Lyon, elle s'est lancée dans la composition. Entre humour, pétillance et malice, Sarah Mikovski croque un univers joyeux, constellé de chansons "poptimistes". En 2015, elle sort un premier EP, Ressuscitée puis récidive fin 2016 avec Ma Vie en rose. Elle revient une nouvelle fois aux Poly'Sons, armée de ses nouvelles chansons qui devraient séduire par leurs joyeuses envolées. Sarah Mikovski, jeudi 12 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Marcellin-en-Forez Les naufragés rescapés Voilà la réunion trsè classe de deux artistes autour d'un répertoire de chansons françaises oubliés. D'un côté Cyril Mokaeish, chanteur engagé, qui remue la scène de la chanson depuis 2011 en solo avec lasortie de son album Du rouge et des passions. De l'autre bord, un pianiste jazz d'exception, Giovanni Mirabassi. En reprenant des titres injusteme

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Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

MUSIQUES | Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 novembre 2016

Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 à la Forge au Chambon-Feugerolles. Les billets en date du 17 novembre restent valables pour le 20 novembre. L'organisation précise également que le concert de Barbara Weldens le 17 novembre à 20h30 est maintenu. Plus d'infos sur le site du festival.

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Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

MUSIQUES | Vous dites que vous êtes un voyeur de l'être humain et que vous absorbez tout ce qui se passe autour de vous. C'est tout ceci qui vous aide à écrire ? (...)

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

Vous dites que vous êtes un voyeur de l'être humain et que vous absorbez tout ce qui se passe autour de vous. C'est tout ceci qui vous aide à écrire ? L'être humain est mon inspiration pour faire de la musique et pour écrire des textes. Comme je l'ai toujours dit, je suis influencé par tout ce qu'il fait de bien mais aussi de mal. Tout le bazar qu'il peut faire. On vit peut-être pour le moment comme dans les années 30. Je n'ai pas vécu cette décennie mais de ce que je sais de l'histoire, on se retrouve dans le même bazar... Le conservatisme est en érection comme la Tour Eiffel. Mais ce n'est pas seulement en Europe. Quand tu regardes ce qu'il se passe en Amérique, avec une figure comme Donald Trump pouvant devenir président des États-Unis... il y a cinq ans c'était impossible. « Quand je m'ennuie, je suis dans les bars et c'est très mauvais pour mon foie. » Est-ce que les attentats ont provoqué une réaction des artistes du côté de la Belgique ? Il n'y a rien eu du tout. Nous ne sommes pas dans les années 60... Aujourd'hui, il n'y a plus de rock'n'roll. Il n'y a plus de révolution d

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Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun (...)

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

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Libres

MUSIQUES | A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts (...)

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Libres

A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts et avec le texte parlé, je peux raconter encore plus de choses. Mais c’est vrai, je reconnais que je suis très bavard ! Les chœurs qui habillent le texte sont autant une façon d’explorer la voix qu’un moyen de contrebalancer le texte parlé. On se rapproche presque du chant lyrique, c’est très jouissif à faire, même sur scène. Par moment la voix te fait plus vibrer que l’instrument. Vos textes sont malmenés par le vent, les pluies diluviennes mais aussi l’oubli et le regret, dans un monde qui semble au final plutôt tourmenté… Dans ce que j’écris ressort forcément un ressenti par rapport au monde dans lequel je vis, que je digère et restitue avec ma propre sensibilité. Ecrire permet souvent de se resituer soi-même, de se demander si l’on est libre de faire ce que l’on veut, si l’on peut encore vivre ses envies sans un regard extérieur parfois inquisiteur et surtout si l’on a encore la force de changer les choses. On perçoit aussi dans vos textes une fort

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Engagée

MUSIQUES | Surnommé "l’Afrique en miniature" en raison de sa diversité géographique, humaine et culturelle, le Cameroun compte plus de trois cents groupes (...)

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Engagée

Surnommé "l’Afrique en miniature" en raison de sa diversité géographique, humaine et culturelle, le Cameroun compte plus de trois cents groupes ethniques et dialectes différents. En ce sens, Kareyce Fotso est une digne représentante de ce pays d’Afrique centrale : née au sein d'une famille bamiléké, elle sera élevée par une famille béti, tribu descendant des bantous. Depuis ses débuts, la chanteuse façonne ses chansons avec les cultures qui l'ont nourrie, signant des textes qui interpellent entre gravité et ironie, toujours empreints d’une émotion sincère. Dans la plus pure tradition, Kareyce accompagne sa voix intense d’une guitare, d'une sanza, d'un tambour de bois ou de sonailles, mais son modernisme donne finalement à entendre un folk-blues africain très personnel. Après Mulato (2009) et Kwegne (2010), les douze titres de Mokte, majoritairement enregistrés au studio Moto Records de Yaoundé, font mouche et marquent dans l’évolution de Kareyce Fotso une certaine maturité artistique. Just believe Artiste engagée, la musicienne est aussi une femme en colère, notamment contre le tribalisme qui sclérose la société africa

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

MUSIQUES | Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et (...)

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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La vie quoi !

MUSIQUES | Avec le soleil dans la voix, Cali (Bruno Caliciuri de son nom à la ville) fait partie de ces artistes qui n'hésitent pas à s'engager pour les causes qui (...)

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

La vie quoi !

Avec le soleil dans la voix, Cali (Bruno Caliciuri de son nom à la ville) fait partie de ces artistes qui n'hésitent pas à s'engager pour les causes qui sont importantes à ses yeux. Ce combat passe très souvent par la scène qu'il affectionne tout particulièrement. La preuve : sa tournée suivant la sortie son dernier alubm au nom en forme d'hommage à Léo Ferré (L'âge d'or) à peine terminée, qu'il annonçait déjà l'écriture d'un nouvel album et un nouveau départ en tournée, cette fois-ci en solo. Une occasion immanquable pour le festival de le faire revenir lors de la vingt-sixième édition avant de continuer sa route qui le mènera jusqu'au Bataclan en mars 2017. Une date qui s'annonce exceptionnellement forte en émotions pour celui qui avait publié trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, une chanson pour toutes les victimes intitulée On ne se lâchera pas la main. C'est donc avec le coeur chargé comme un fusil que le chanteur perpignanais repart sur les routes, toujours aussi généreusement. Il prévient que la vie est une menteuse mais que c'est La vie quoi !. Une vie qu'il aime par-dessus tout et qui l'inspir

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Firminy enfin reconnue

ESCAPADES | Après avoir vu sa candidature à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, Firminy a pu savourer en juillet dernier l'inscription de la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 septembre 2016

Firminy enfin reconnue

Après avoir vu sa candidature à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, Firminy a pu savourer en juillet dernier l'inscription de la Maison de la Culture conçue par Le Corbusier, lors de la 40e session du Comité, qui s'est tenue à Istanbul en juillet dernier. La candidature validée par l'UNESCO regroupait dix-sept sites Le Corbusier, répartis sur sept pays (France, Suisse, Allemagne, Belgique, Inde, Japon, Argentine). Cette reconnaissance, tant attendue par les pouvoir politiques locaux, devrait augmenter le nombre de visiteurs en terres appelouses, si l'on en croit les chiffres avancés par Saint-Étienne Métropole, qui annonce une augmentation moyenne de 30% du nombre de touristes lors d'une inscritption au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'objectif affiché est de passer de 25 000 visiteurs actuels à 50 000 en 2017 puis 80 000 à 100 000 à long terme. Pour fêter cette inscription, des festivités ont été programmées en septembre, dont voici le programme : - 10 et 11 septembre : Street art à l'honneur avec concert de Prise II Conscience, atleiers créatifs par Romain Minotti, performances par six artistes - 17 et 18 s

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Manu Dibango, le baron du ténor

MUSIQUES | Il n'est pas l'homme d'un seul tube. Si Soul Makossa l'a fait roi en pleine ère early disco, il est bon de rappeler que Manu Dibango (...)

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Manu Dibango, le baron du ténor

Il n'est pas l'homme d'un seul tube. Si Soul Makossa l'a fait roi en pleine ère early disco, il est bon de rappeler que Manu Dibango est venu à la musique par le jazz, qu'il découvrît peu après son arrivée en France, où il était venu poursuivre ses études muni de Trois kilos de café qui devaient lui permettre de payer ses frais avec l'argent de la revente et donnèrent bien des années plus tard son titre à une autobiographie fascinante tant le Camerounais a voyagé, innové, rencontré, symbolisant à merveille la délicieuce époque des indépendances africaines, quand l'espoir faisait briller les yeux d'une jeunesse pétrie de talent. Politique (le panafricanisme emmené par Kwame Nkrumah), photographie (l'immense Malick Sidibé, récemment décédé), mode, et bien sûr musique (la rumba zaïroise !)... Les swinging sixties ne se cantonnaient pas à Londres ou San Francisco, mais essaimaient aussi à Bamako, Kinshasa et Addis-Abeba. Manu Dibango, lui, découvre d'abord le jazz et ne l'abandonnera plus jamais. Nous sommes dans les années 50 et il côtoie Francis Bebey, qui l'initie et lui apprend les fondamentaux du genre venu des États-Unis.

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Place aux notes

MUSIQUES | À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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Le plus grand site urbain européen de Le Corbusier

CONNAITRE | Plus que tout autre de ses constructions en Europe, Firminy-Vert incarne la vision architecturale de l'architecte suisse Le Corbusier. Composé de quatre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Le plus grand site urbain européen de Le Corbusier

Plus que tout autre de ses constructions en Europe, Firminy-Vert incarne la vision architecturale de l'architecte suisse Le Corbusier. Composé de quatre édifices (Unité d'habitation, Maison de la culture, stade et église Saint-Pierre) auxquels on peut ajouter la piscine dessinée par André Wogensky, un de ses disciples, la cité ligérienne héberge le plus grand site urbain imaginé par Le Corbusier en Europe. Conçu dans l'idée de faire coexister la vie culturelle et les loisirs avec le sport et le culte, cet ensemble inédit fait partie des attractions touristiques les plus importantes de notre région et recèle de nombreuses curiosités à découvrir. NB Site Le Corbusier à Firminy-Vert (sitelecorbusier.com)

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Arno en novembre au Chambon-Feugerolles

MUSIQUES | Le Belge Arnold Charles Ernest Hintjens, plus connu sous le nom d'Arno, sera sur la scène de la Forge au Chambon-Feugerolles le samedi 19 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 mars 2016

Arno en novembre au Chambon-Feugerolles

Le Belge Arnold Charles Ernest Hintjens, plus connu sous le nom d'Arno, sera sur la scène de la Forge au Chambon-Feugerolles le samedi 19 novembre prochain, dans le cadre des Oreilles en Pointe. C'est le premier nom qui ressort de la future programmation du festival qui fêtera en 2016 ses 25 années d'existence. Ce concert s'effectuera également dans le cadre de sa tournée liée à la sortie de son dernier album Human Incognito, sorti au début de l'année. NB

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BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

MUSIQUES | Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 décembre 2015

BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de Paris, le concert de Bigflo et Oli est programmé à nouveau mercredi 16 décembre à 20h dans la même salle. NB

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Fais tourner le calumet !

MUSIQUES | Chanteuse de sang mêlé, Pura Fé est issue de la communauté iroquoise Tuscarora. Sa musique marie blues, folk song et musique traditionnelle indienne quand (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Fais tourner le calumet !

Chanteuse de sang mêlé, Pura Fé est issue de la communauté iroquoise Tuscarora. Sa musique marie blues, folk song et musique traditionnelle indienne quand sa voix pleine d’émotion transmet le message ancestral d’un monde indigène qui s’évanouit. Avec son dernier LP Sacred Seed, Pura Fé continue de revisiter ses racines amérindiennes et américaines avec d’excellents musiciens dont Eric Longsworth (violoncelle) et Mathis Haug (guitare). NR Pura Fé, dimanche 8 novembre à 20h30, au Quarto à Unieux

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Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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Les bouchées doubles

ARTS | Avec Local Line le Musée d’art moderne et contemporain met en lumière depuis déjà cinq ans de jeunes artistes, issus des régions Rhône-Alpes et Auvergne ou qui (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Les bouchées doubles

Avec Local Line le Musée d’art moderne et contemporain met en lumière depuis déjà cinq ans de jeunes artistes, issus des régions Rhône-Alpes et Auvergne ou qui ont choisi pour un temps d’installer leur atelier sur ce territoire. La cuvée 2015 s’installe sur deux sites différents, le MAMC et le site Le Corbusier à Firminy, en résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon. Parmi artistes exposés au MAMC, Anthony Jacquot-Boeykens présente trois tableaux sur lesquels il superpose des couches de peintures, créant une forme de tissage visuel où la matière épaisse conserve la trace du geste répétitif et de l’outil. L’installation de Baptiste Croze est constituée d’objets disposés le sol comme « une prairie où les herbes chatouillent les genoux des spectateurs ». Quant à Josselin Vidalenc, il présente La chambre d’amis, une installation dont les tubes d’acier jointés forment un étonnant quadrillage architectural sous lequel sont éparpillés divers objets. En marge de l’exposition, l’artiste habitera cet espace par les gestes de son corps lors d’une performance, le 12 novembre à 18h30, dans le cadre de la program

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Le beau geste frère des Innocents

MUSIQUES | Chienne de vie. Vraiment. Quand on voit la vitesse à laquelle s'est rempli le Transbordeur lyonnais à l'annonce d'un concert surprise des Insus (soit (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Le beau geste frère des Innocents

Chienne de vie. Vraiment. Quand on voit la vitesse à laquelle s'est rempli le Transbordeur lyonnais à l'annonce d'un concert surprise des Insus (soit Téléphone reformé en mode clando pour faire genre) et qu'on constate avec quelle discrétion est accueilli le retour des Innocents, eh bien messieurs dames on vous le dit comme on le pense, quelque chose branle dans le manche, il y a du mou de veau dans l'Hygiaphone et le monde est décidément « aussi parfait qu'il est plat » – c'est-à-dire surtout plat. Parce que, si on peut se permettre de parler un peu musique, les Innocents, c'est quand même un Autre Finistère que Téléphone. Ironique, quand on songe que les deux groupes ont été portés par une ribambelle de tubes dopés par les radios. Sauf que, concernant Téléphone, il y a les tubes, taillés pour les stades ou les soirées quadras qui dégénèrent après minuit et c'est tout. Du côté des Innocents, il y a les tubes aussi mais ceux-ci cachent un énorme malentendu. Geste frère, frères de geste Car, lorsqu'on écoutait dans les années 80-90's tous leurs hits (on vous fait grâce de la liste,

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Sur son arbre perché

CONNAITRE | Pour ceux qui ont déjà écouté François Chaslin sur France Culture dans l’émission Métropolitains qu’il anima durant 13 ans, il sera tout à fait normal de découvrir (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Sur son arbre perché

Pour ceux qui ont déjà écouté François Chaslin sur France Culture dans l’émission Métropolitains qu’il anima durant 13 ans, il sera tout à fait normal de découvrir que l’architecte et critique ait sorti un livre remarquablement bien documenté sur Le Corbusier. Nous invitant à redécouvrir le plus grand architecte urbaniste du XXe siècle, François Chaslin souligne dès le titre qu’il s’agit d’un portrait qui ne prétend pas révéler des vérités. « C’est un portrait mais aussi une promenade, à certains égards une promenade sentimentale et l’évocation du paysage mental d’un homme d’un autre siècle » explique-t-il. Pour autant, l’ouvrage, constitué de deux parties, nous révèle un personnage à différentes facettes. La première partie intitulée Corbeau envisage les débuts de Charles-Édouard Jeanneret : de sa naissance en Suisse, à La Chaux-de-Fonds, à quelques rues et jours de Blaise Cendrars, jusqu'à ses tentatives avortées de devenir architecte du régime de Vichy. Le Corbusier fasciste ? « plutôt fascisant » répond Chaslin à la lueur de nombreuses sources. La deuxième partie, intitulée Fada, met en lumière l’architecte devenu

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Tout va à Volo

MUSIQUES | Si parfois les événements négatifs vous assomment, certains vous prescriront de vous planquer devant votre télé avec une batterie de « Feel Good (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Tout va à Volo

Si parfois les événements négatifs vous assomment, certains vous prescriront de vous planquer devant votre télé avec une batterie de « Feel Good Movies ». Ces pellicules renfermant des films qui fonctionnent tels des antidépresseurs et vous redonnent goût à la vie. Pour la musique, ça marche aussi. C'est un peu la recette qui fait le succès de Volo depuis dix ans : de jolis mots mis en musique de belle manière. Échappés de l'aventure Wriggles, les deux frères Volovitch décident à l'envolée de créer en 2001 un nouveau projet et en 2005 sort le premier album de cette nouvelle formule : Bien Zarbos. Depuis, le groupe évolu au fil de l'eau, année après année, privilégiant toujours le live au studio même si en dix années cinq disques auront connu le pressage. Le dernier en date - déjà daté puisque sorti en 2013... - est sobrement intitulé Sans rire. Même si avec cette épreuve, les Volo laissent au placard un peu de l'humour qui les caractérisait, ils gagnent en équilibre et en apaisement appuyant là où ça peut faire mal et montrant que tout va (un peu) à vau-l'eau. Portant avec lui une douce " saudade ", ce disque confirme de belle manière que ce petit groupe sait s

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