Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

Nicolas Bros | Jeudi 8 décembre 2016

Photo : © Ville de Roche-la-Molière


La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de leur château. Ce prix, lancé en 1994 sous le nom de "Villes et Villages gagnants", récompense avec des prix nationaux, régionaux et départementaux, des communes qui ont entrepris des travaux de rénovation et de mise en valeur de leur patrimoine bâti. Concernant le château de Roche-la-Molière, ce sont plus d'1, 1 M d'Euros qui a été investi dans ces travaux depuis 2002. Retrouvez l'ensemble des opérations lauréates ici.

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Le Palais des Spectacles de Saint-Étienne se tourne vers le cinéma

Lieu | Le Palais des Spectacles de Saint-Étienne va connaître une suite à son histoire. Le bâtiment en forme de dôme situé sur l’ex Plaine-Achille va accueillir des studios de cinéma ainsi que des extensions de l’École de la Comédie de Saint-Étienne et du Fil.

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le Palais des Spectacles de Saint-Étienne se tourne vers le cinéma

Saint-Étienne, nouveau centre privilégié de tournage pour les films et séries ? Possible. En tout cas, c’est bien l’intention affichée par la municipalité qui vient de voter en conseil municipal le lancement d’un projet de réhabilitation du Palais des Spectacles en « pôle cinéma ». Ce dernier va accueillir d’ici 2024 des studios de cinéma ainsi que des salles de répétitions pour l’École de la Comédie et le Fil, voisins de l’équipement. « Nous avions depuis longtemps l’idée de créer des structures afin d’accompagner les tournages sur le territoire stéphanois, explique Marc Chassaubéné, adjoint à la culture à la Ville de Saint-Étienne. Nous avions travaillé avec les associations existantes autour notamment du Bureau d’accueil des tournages, le BAT, une proposition de Ciel ! Les Noctambules qui n’a malheureusement pas abouti. Nous avons repris les choses en main en faisant le constat qu’il y avait de plus en plus de tournages à Saint-Étienne, de longs-métrages comme de séries avec par exemple Les Sauvages. Les retours de professionnels très encourageants, nous disant que Saint-Étienne disposait de tous les paysages possibles : industriel, naturel ou u

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7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Littérature | Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste des lauréats 2020 : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne : Thibault Bérard, « lauréat pour les qualités stylistiques, l'approche générationnelle originale et émouvante de son récit Il est juste que les forts soient frappés, publié aux éditions de L'Observatoire. » - Prix Littéraire Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : Gwenaël David « séduit le jury par la très grande actualité de son propos environnemental, sa tonitruante drôlerie et le caractère aussi insolite que réaliste de Kid au 1er sommet des animaux publié aux éditions Hélium. » - Prix Design de Littérature Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : c'est Nuit polaire de Delphine Chedru publié aux éditions Sarbacane qui est couronné. « Un objet fascinant, onirique et très beau où chaque page est une aventure.

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Saint-Etienne Métropole annule les Journées du patrimoine

ESCAPADES | Après l'annonce de Firminy, c'est au tour de la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole d'annuler les Journées européennes du patrimoine prévues (...)

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Saint-Etienne Métropole annule les Journées du patrimoine

Après l'annonce de Firminy, c'est au tour de la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole d'annuler les Journées européennes du patrimoine prévues les 19 et 20 septembre. « Dans un souci constant de santé publique et de sécurité sanitaire, face à la recrudescence de l'épidémie de la Covid-19 dans le département de la Loire, la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole, en lien avec la préfecture de la Loire, l'Agence régionale de santé (ARS) et le CHU ont pris la décision d'annuler à Saint-Étienne et dans les structures de Saint-Étienne Métropole, les manifestations, visites et animations organisées dans le cadre des journées européennes du patrimoine qui devaient se dérouler samedi19 et dimanche 20 septembre. » En guise de consolation, les musées d'Art et d'industrie, de la Mine et d'Art moderne et contemporain seront en entrée libre et

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Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

ACTUS | Après le passage en rouge du département de la Loire, les annonces d'annulation d'événements continuent de tomber.

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

Alors que la Loire est passée en zone rouge, signifiant que le département subit une circulation active de la Covid-19 et que Firminy fait partie des communes dans lesquelles le port du masque va devenir obligatoire dès demain, la Ville de Firminy a décidé d'annuler la tenue des Journées européennes du patrimoine sur son sol. « Du fait du contexte sanitaire local, avec une circulation active du virus dans la Loire (classée en rouge depuis le 11 septembre) et dans notre ville, l’équipe municipale a décidé d’annuler les évènements proposés à Firminy dans le cadre des Journées du Patrimoine ​» explique la municipalité sur son site internet. Le Site Le Corbusier reste cependant ouvert aux horaires habituels : samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Parallèlement, le Hall Blues Club de Pélussin vient également d'annoncer l'annulation des concerts qu'il devait accueillir entre aujourd'h

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Le thème des prochaines Journées du patrimoine dévoilé

Patrimoine | La 37ème édition des Journées européennes du patrimoine devrait se dérouler, si tout va bien, les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre. Le thème de cette cuvée 2020 vient d'être dévoilé.

Nicolas Bros | Lundi 20 juillet 2020

Le thème des prochaines Journées du patrimoine dévoilé

Pour leur 37e édition, les Journées européennes du patrimoine prennent un parti très pédagogique. Le thème choisi cette année tourne autour de "Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie". Il est vrai que cet événement est propice à la découverte du patrimoine mais également à l'éveil et à l'apprentissage. « La 37ème édition des Journées européennes du patrimoine a pour ambition de reconnecter les visiteurs aux connaissances, aux traditions et aux savoir-faire qui définissaient jadis le lieu de vie, et, ce faisant, réinventer ce que signifie l'éducation au 21ème siècle » explique le ministère de la Culture. Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont près de 5 000 monuments historiques qui ouvritont leurs portes aux visiteurs. Notamment des châteaux, usines, églises, jardins, ponts, fermes, moulins, écoles, musées... Il y en aura pour tous les goûts. Dans la Loire, deux sites participent pour la première fois à l'événement : Saint-Julien-Molin-Molette et Doizieux Le programme complet de l'événement sera mis en ligne dans le courant de l'été à cette adresse.

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Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

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À Roche aussi...

Fête de la Musique 2020 | À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

À Roche aussi...

À l'instar de Saint-Étienne, la commune de Roche-la-Molière propose également une Fête de la musique 2020 malgré les restrictions sanitaires. Au programme des concerts live d'Alkabaya, Organ Trio, Les Tit'Nassels, Les Mirabelles Kitchen et de l'incontournable rappeur gaga MC Pampille. Ces prestations seront retransmises le 21 juin sur la page Facebook de la ville de Roche-la-Molière et chez nos confrères de TL7. À noter, que Roche étant un centre reconnu dans le domaine de l'art urbain, les concerts seront accompagnés par des performances de PEC, FACÉE, AZOTE, DAVILA et d'autres "street artistes".

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Flower power

Relève | Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Flower power

Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition À la peinture et aux fleurs, à découvrir jusqu’au 15 décembre dans les murs de l’ancienne école des Beaux-arts. À partir d’éléments graphiques glanés ici ou là, dans des musées ou des églises mais également au fil de ses voyages, l’artiste construit ses tableaux comme le récit pictural de ses souvenirs personnels. Chaque toile déploie un décor unique où les sensations florales sont construites autour d’un nouveau motif, traité de façon changeante. Chaque oeuvre s’offre ainsi au regard tel un écrin végétal où l’explosion vibratoire des couleurs et le rythme des volutes témoignent chez Mélissa d’une sincère passion pour l’univers des fleurs. Pour la jeune femme, cette série est aussi un terrain de jeu dans lequel elle se réapproprie intelligemment tout un pan de l’histoire de l’'art... Mélissa Sinapan s’était fait remarquer pour la qualité de son travail, au printemps dernier, lors de l’'exposition Starting Blocks qui mettait en avant les nouveaux diplômés de l'ESADSE. Mélissa Sinapan,

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Ivanov rode

Humour | Si Alban Ivanov laisse à penser qu'il est à l'écran plus que sur scène (Le sens de la fête, Le Grand Bain...), il reste un humoriste de scène avant tout. Avant de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Ivanov rode

Si Alban Ivanov laisse à penser qu'il est à l'écran plus que sur scène (Le sens de la fête, Le Grand Bain...), il reste un humoriste de scène avant tout. Avant de repartir en tournée avec son nouveau spectacle Vedette, qu'il présentera d'ailleurs les 11 et 12 mars 2020 au Centre des Congrès de Saint-Étienne, il propose quelques dates de "rodage" dont une le mercredi 4 décembre du côté de L'Opsis à Roche-la-Molière. Alban Ivanov en rodage, mercredi 4 décembre à 20h30 au Centre culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Faire étape(s) sur la ViaRhôna

ESCAPADES | Avec ses plus de 800 km de voies, la ViaRhôna offre, sur son parcours, de nombreuses pauses dans des villes et villages à se pâmer. Exemples en série pour se départir du mistral.

Nadja Pobel | Mercredi 4 septembre 2019

Faire étape(s) sur la ViaRhôna

Le Lac du Bourget Et si le départ était fixé au Lac du Bourget ? Le trajet Lyon / Aix-les-Bains est l’un des plus agréables qui soient en TER, tant il longe le lac. Si jamais prendre la voie cyclable pour rallier la ViaRhôna n’était pas assez exotique, il est possible, dès cet été, d’emprunter la navette bateau-vélos ! Autre nouvelle infrastructure dans ces environs : la passerelle de la Balme à Virignin reliant sur 160 mètres la Savoie à l’Ain en évitant la RD 1504 chargée de camions. Grâce au financement d’1, 8M€ porté par ces deux départements, la Région, l’Europe et la CNR (Compagnie Nationale du Rhône, premier producteur français d’énergie renouvelable qui exploite et aménage le fleuve depuis plus de 80 ans), place aux modes doux. Tout doux ! Vienne Il n’est pas interdit de grimper dans un train entre Miribel et Vienne (changement à Lyon) pour garder la tête hors des pots d’échappement de ces goulots d’étranglement urbain. Descendre à Vienne, qui n’est pas seulement une porte vers le Sud mais aussi une cité antique dont les amphithéâtres sont si saisissants pleins (Jazz à Vienne, chaque mois de juillet et 17500 spectateurs par jour) que vid

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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BWd12 allonge d'un concert

Festival classique | Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

BWd12 allonge d'un concert

Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge le plaisir avec un cinquième concert le dimanche 13 octobre à l'Opsis de Roche-la-Molière avec le Quatuor Capriccio. Pour l'occasion, seront entre autre proposés le Quatuor n°12 (Quartettsatz) de Franz Schubert, la Pièce pour quatuor à cordes de Félix Mendelssohn ou encore le Quatuor Serioso de Ludwig van Beethoven. Quatuor Capriccio, dimanche 13 octobre à 17h au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Culture sèche

Musée | Branle-bas de combat au Musée d'Art Moderne et Contemporain ! La semaine denrière, des infiltrations d'eau ont été constatées à l’intérieur du bâtiment. En (...)

Antoine Desvoivre | Lundi 1 juillet 2019

Culture sèche

Branle-bas de combat au Musée d'Art Moderne et Contemporain ! La semaine denrière, des infiltrations d'eau ont été constatées à l’intérieur du bâtiment. En cause : une toiture grandement endommagée par l'orage de grêle du 15 juin dernier. Heureusement, le personnel s'est mobilisé aussi sec et aucune œuvre n'a été dégradée. Toutefois, certaines salles restent fermées au public et une partie de l'exposition est placée en "cale sèche" pour des raisons de sécurité et de conservation. Des interventions d'urgence sur la toiture sont prévues pour retrouver des conditions normales d'accueil du public dans les plus brefs délais. Une période de fermeture totale du musée est prévue du 23 au 29 septembre, pour une phase de travaux consacrés à la reprise complète de l'étanchéité. L'occasion pour le MAMC+ de renouveler intégralement sa collection.

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Un nouveau nom pour une deuxième vie

Patrimoine / Maison dite François 1er | Trois étages, une façade à pans de bois croisés, une autre en pierres taillées et une vue sur la place Boivin, à deux pas de la Grand'église de Saint-Étienne. Si vous ne l'avez pas reconnue, il s'agit de la Maison François 1er ou plutôt la demeure Chamoncel comme il convient désormais de l'appeler.

Antoine Desvoivre | Vendredi 7 juin 2019

Un nouveau nom pour une deuxième vie

L'une des bâtisses les plus emblématiques du vieux bourg stéphanois reprend sa dénomination historique et reçoit une nouvelle vocation. La demeure Chamoncel (plus connue sous le nom de Maison François 1er) accueillera à partir du second semestre 2020, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine (CIAP) de Saint-Étienne. Cette maison renaissance sera affectée à la promotion du patrimoine et des lettres de notre cité. Mise en valeur du patrimoine stéphanois C'est au XVIe siècle, que Monsieur Chamoncel, forgeron de son état, a fait bâtir cette maison. Si Saint-Étienne n'a connu de réel développement qu'à la révolution industrielle (début XIXe siècle), le bourg existait déjà bien avant. L'édifice, aujourd’hui classé Monument Historique, constitue l'une des traces encore visibles de cette époque. C'est la présence de trésors d'architecture classique à l'instar de la demeure Chamoncel qui a permis à la ville de Saint-Étienne d'obtenir le label Ville d'art et d'histoire en 2001 (convention renouvelée en 2017). « Nombreux sont ceux qui reconnaissent que, quand on prend la peine de lever la tête, on découvre une qualité arch

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Street heart

ARTS | Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Street heart

Qu’on se le dise : le Street Art Festival In Roche-la-Molière en remet une couche (déjà la cinquième édition) un peu partout sur les murs de la cité rouchonne, invitant le public à découvrir de nouvelles réalisations à ciel ouvert qui viennent chaque année compléter les précédentes. S.A.F.I.R., jusqu’au 26 mai, Roche-la-Molière

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Alexandre Léger, lauréat du prix des partenaires du MAMC+

Art contemporain | Après Maxime Duveau (2018), Jérémy Demester (2017) ou Agathe Pitié (2014), c'est Alexandre Léger qui obtient le Prix des partenaires du Musée d'art moderne et (...)

Nicolas Bros | Lundi 1 avril 2019

Alexandre Léger, lauréat du prix des partenaires du MAMC+

Après Maxime Duveau (2018), Jérémy Demester (2017) ou Agathe Pitié (2014), c'est Alexandre Léger qui obtient le Prix des partenaires du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Né en 1977, l'artiste est sorti diplômé en 2003 de l'École des Beaux-Arts de Paris. Il a exposé à Paris, Montpellier, Sarajevo et aux Pays-Bas. Il créé des dessins-poèmes, en petits formats « nous incitant à considérer non seulement l'aritculation entre texte et image, mais aussi l'idée du tecte en tant qu'image. » Ses oeuvres seront présentées en septembre 2019 au MAMC.

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Sous la Serre, acte 4

Art contemporain | Le plasticien Loïc-Yukito Nakamura ouvre la quatrième saison de la Serre, amorçant une nouvelle série d’expositions d’art contemporain qui fait la part belle aux artistes émergents issus du foisonnant vivier artistique régional.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Sous la Serre, acte 4

A raison de six expositions annuelles de cinq semaines chacune sur le site de l’ancienne école des Beaux-Arts, la ville de Saint-Étienne a fait de la Serre, depuis janvier 2016, un espace d’exposition spécifiquement tourné vers l’émergence artistique. Traduisant une volonté affirmée d’apporter aide matérielle et soutien logistique à de jeunes plasticiens en voie de professionnalisation, une bourse de trois mille euros est attribuée à chaque artiste sélectionné pour la production d’une exposition personnelle. Mettant l’accent sur l’innovation et l’expérimentation, la programmation à venir s’annonce très prometteuse. Sont attendus les accrochages de Simon Feydieu (avril) et de Léa Bouttier (mai-juin), les sculptures d’Audrey Galais (juillet) et les œuvres de Laurent Da Sylva (septembre-octobre), avant d’accueillir le prochain lauréat du prix Moly-Sabata/Ville de Saint-Étienne. Nippon ni mauvais Néo-stéphanois d’origine nipponne, Loïc-Yukito Nakamura ouvre donc le bal 2019 avec une installation très personnelle, Résonances d’une marge intérieure. Titulaire d’un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) obtenu en 2017 à l'École supérieu

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

Fête du livre | La 33e Fête du livre de Saint-Étienne a dévoilé hier soir le palmarès de ses prix.

Nicolas Bros | Samedi 13 octobre 2018

Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

La Fête du livre de Saint-Etienne est un rendez-vous attendu par le monde littéraire français. Comme tout événément de ce type, plusieurs prix et dotations sont décernés pendant les trois jours de fête. C'est dans l'auditorium du Groupe Casino que les noms des auteurs primés ont été dévoilés vendredi 12 octobre. Voilà la liste des écrivains récompensés : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne pour Vanessa Schneider / Tu t’appelais Maria Schneider aux éditions Grasset - Prix BD STAS – Ville de Saint-Étienne pour Toni Carbos / Le dernier Lapon publié aux Éditions Sarbacane - Prix littéraire Jeunesse – Ville de Saint-Étienne pour Marie Fouquet, illustration Amélie Clavier / Mon ami de la jungle publié aux Éditions Kilowat - Prix Lucien Neuwirth / Maison Thomas – Ville de Saint-Étienne pour le photographe Pierre Grasset et son livre Un café et l’addiction publié en auto édition - Prix du Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne Loire pour Michel Mompontet / L’Etrange et drôlatique voyage de ma mère en Amnésie aux éditions Jean Claude Lattès - Pr

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Caraïbes

MUSIQUES | En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Caraïbes

En voilà un qui a fait un sacré bout de chemin depuis sa première apparition scénique à la Havane à l’âge de quinze ans ! En vingt ans, le pianiste-prodige cubain Roberto Fonseca a enchaîné huit albums solo tout en multipliant les collaborations aux côtés d’Ibrahim Ferrer, Omara Portuando ou encore Fatoumata Diawara, entre autres. Avec Abuc (acronyme inversé de Cuba), le musicien télescope brillamment les musiques qui ont accompagné l’histoire de son île natale, des années 40 à aujourd’hui. Roberto Fonseca III, lundi 22 octobre à 20h30, l’Opsis à Roche-la-Molière

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Notre sélection

Journées européennes du patrimoine 2018 | Les 35e journées européennes du patrimoine se déroulent les 15 et 16 septembre 2018, autour du thème : "L'art du partage". Au-delà des jeux à gratter ou des opérations de sauvegarde du patrimoine, ce week-end est l'occasion de découvrir le territoire sous un autre regard, avec parfois quelques lieux insolites, ouvert de manière inédite.

Nicolas Bros | Mercredi 12 septembre 2018

Notre sélection

À Saint-Étienne : - La Maison François Ier ouvre ses portes exceptionnellement pour quelques visites guidées dimanche matin (prévoir des chaussures adaptées à une visite de chantier) mais également pour des concerts, lectures et projections organisés par le service Ville d'art et d'histoire, les médiathèques et la cinémathèque le samedi de 14h à 18h. Enfin, une exposition de quelques pièces réalisées par le Conservatoire des Meilleurs ouvriers de France est prévue dimanche à partir de 14h. - Une belle occasion aussi de découvrir les nouveaux bâtiments de La Comédie de Saint-Étienne, pour les mauvais élèves qui ne seront pas venus à La Fête de rentrée ! de vendredi 14 septembre, à 18h, avec la répétition publique de Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche avec Vincent Dedienne, un Apéro festif avec Le Turak Théâtre, un bal animé par la Cie La Guinche... Des visites des bâtiments sont prévues pour ces retardataires le samedi de 9h30 àç 11h et de 11h30 à 13h. Inscription au 04 77 25 14 14 - Des shows devant

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"Shéhérazade" : La belle et le crevard

Prix Jean-Vigo | À peine sorti de prison, Zak s’esquive du foyer pour mineurs où on l’a placé, sa mère ne souhaitant plus héberger cet ado à problèmes. Recalé par le caïd de son (...)

Vincent Raymond | Vendredi 31 août 2018

À peine sorti de prison, Zak s’esquive du foyer pour mineurs où on l’a placé, sa mère ne souhaitant plus héberger cet ado à problèmes. Recalé par le caïd de son quartier, Zak se lance dans le proxénétisme pour le fric et par amour pour Shéhérazade… Portrait rude et âpre d'une jeunesse en déshérence encore bien proche de l’enfance — mais qui s'illusionne d'être parvenue à l'âge adulte pour fuir sa détresse — Shéhérazade explique sans jamais recourir au “didactisme” du film-dossier comment des gamins abandonnés tombent dans la spirale sans fin de l’autodestruction. Cependant subsiste en eux une malingre et parfois inattendue étincelle, suffisamment vivace pour les ramener du côté de la lumière. Mais à quel prix ! — voir l’excellent De toutes mes forces de Chad Chenouga. Jean-Bernard Marlin capte avec talent ce mixte d’innocence et de violence, toutes deux consécutives à l’immaturité et à l’inculture des personnages : absence de repères, de sécu

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93 montées et toujours pimpante

Sport-loisir | La plus célèbre épreuve cycliste ligérienne, la montée Vélocio, fête ses 93 printemps avec toujours le même état d'esprit, prôné par Paul de Vivie : ouverture et bonne humeur.

Nicolas Bros | Jeudi 31 mai 2018

93 montées et toujours pimpante

« La bicyclette n'est pas seulement un outil de locomotion ; elle devient encore un moyen d'émancipation, une arme de délivrance. Elle libère l'esprit et le corps des inquiétudes morales, des infirmités physiques que l'existence moderne, toute d'ostentation, de convention, d'hypocrisie – où paraître est tout, être n'étant rien – suscite, développe, entretient au grand détriment de la santé. » Cette longue citation, datant de 1903, est celle de Paul de Vivie, plus connu sous le nom de Vélocio. Et elle résume assez bien dans quel état d'esprit se déroule l'épreuve phare du vélo dans la Loire : la montée Vélocio. Correspondant à la montée du Col de la République (1 161 m), l'événement attire chaque année plusieurs centaines de participants de tout âge. Créée en 1922 par Albert Raimond, Jean Frédéric Boudet et Jules Barellon, la montée chronométrée d'un peu plus de 12 kilomètres fait partie des plus anciens rendez-vous consacrés au cyclotourisme en France. Pour sa 93e édition, ce dimanche 3 juin, Vélocio propose, outre l'épreuve reine, plusieurs autres parcours dont une nouveauté : le parcours VTT. Pour résumer, ce seront quatre épreuves qui seront proposées pour cette jo

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La barbe ! (à ras) : "Barbara" de Mathieu Amalric

Biopic | de et avec Mathieu Amalric (Fr., 1h37) avec également Jeanne Balibar, Vincent Peirani…

Vincent Raymond | Vendredi 8 septembre 2017

La barbe ! (à ras) :

Une comédienne endosse pour les besoins d’un film le rôle de le chanteuse Barbara. On la suit hors et sur le plateau, tentant de s’approprier ce personnage fantasque et nocturne ; cette icône qui, en réalité, est une idole que fantasme un réalisateur obsessionnel… Mathieu Amalric succombe à son tour à la mode du biopic, tentant une approche conceptuelle d’un fragment de l’existence de la longue dame brune. En l’occurrence, il mêle les répétitions d’une actrice-jouant-Barbara à des images d’archives de l’authentique Barbara répétant en tournée. Un collage-hommage dont on devine l’intention : montrer la convergence de démarches artistiques absolues tout en provoquant un trouble visuel et mental chez le spectateur grâce à la “performance” de la comédienne. Las ! De confusion, il n’y a guère : le mélange d’images fait surtout rejaillir l’artifice et l’inanité du simulacre. Si Jeanne Balibar, tristement horripilante dans le surjeu maniéré dont elle est coutumière, semble donner l’impression de se regarder jouer — et de s’écouter chanter, Amalric se ménage une issue en campant un ci

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L'épopée des cartes

Musée | Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 septembre 2017

L'épopée des cartes

Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son fils Jean-Dominique Cassini ont ainsi réalisé, à l'échelle 1/86 400, la cartographie de l'ensemble du Royaume de France. Une prouesse à l'époque qui continue d'être une référence pour tout géographe qui se respecte. À la Maison du patrimoine et de la mesure de La Talaudière, l'exposition Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée propose de plonger dans les cartes et leur parcours de création. Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée, jusqu'au 27 avril 2018 à la Maison du patrimoine et de la mesure

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Le Prix du succès : La rançon de la gloire (et la monnaie de sa pièce)

Drame | de Teddy Lussi-Modeste (Fr., 1h32) avec Tahar Rahim, Maïwenn, Roschdy Zem…

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Le Prix du succès : La rançon de la gloire (et la monnaie de sa pièce)

Sur scène, Brahim fait rire. Et son succès profite à toute sa famille, en particulier à son irascible aîné Mourad qui le cornaque depuis toujours. Violent, jaloux de Linda (la fiancée et metteuse en scène de Brahim) Mourad devient un obstacle dont son frère décide se séparer. Sans le lui dire… Teddy Lussi-Modeste quitte le monde gitan servant de décor à Jimmy Rivière, sa première réalisation, mais n’abandonne pas pour autant les histoires d’emprises claniques, où la parole (autant le verbe que la promesse) joue un rôle central. Il reste également proche des Écritures : ces histoires de bisbille entre frères, de prodigalité, de respect des anciens, de trahison des proches, de tentation… tout cela à des relents ma foi bien bibliques. Mais si la progression dramatique de son intrigue impliquait un inéluctable virage vers le genre polar, celui-ci intervient hélas trop tard, dans un croupion de film — alors qu’il y avait matière à en faire un ressort palpitant : la cristallisation amère des rancœurs ravalées ; la sanglante matérialisation du prix du succès.

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L’incompris

"Faute d’amour" | « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Deux parents obnubilés par leurs égoïstes bisbilles vont méditer sur Lamartine après que leur fils a disparu. Un (trop modeste) Prix du Jury à Cannes a salué ce film immense et implacable du puissant Zvyagintsev.

Vincent Raymond | Mardi 5 septembre 2017

L’incompris

Moscou, de nos jours. Un couple se déchire dans la séparation, se querellant sur la vente de son appartement et se désintéressant du fruit de son union, Alyocha. Lorsque celui-ci disparaît subitement, ils prennent conscience de leur faute d’amour. Mais n’est-ce pas trop tard ? « Une bête, il faudrait être une bête pour ne pas être ému par la dernière scène de "Paris, Texas". » C’est par ces mots que Serge Daney débutait sa critique du film de Wim Wenders (1984) dans Libération, trahissant l’urgence de se délivrer (et de partager) l’absolue incandescence d’une séquence rejaillissant sur un film tout entier. Gageons que Daney aurait éprouvé un bouleversement jumeau devant Faute d’amour, et ce plan aussi admirable qu’atroce sur le visage défiguré par la douleur d’un garçon hurlant un cri muet, et dont le silence va résonner longtemps dans le crâne des spectateurs. Ce masque de désespoir flottant dans la pénombre, c’est l’effondrement en temps réel d’un enfant qui, témoin invisible d’une dispute entre ses parents, a compris qu’il était de trop.

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Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

120 BATTEMENTS PAR MINUTE | Auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, le scénariste et réalisateur de 120 battements par minute revient sur la genèse de ce film qui fouille dans sa mémoire de militant.

Vincent Raymond | Lundi 21 août 2017

Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

Comment évite-t-on de tomber dans le piège du didactisme ? Robin Campillo : Ça fait longtemps que se pose pour moi le problème des scénarios qui prennent trop le spectateur par la main comme un enfant et qui expliquent absolument tout ce que vivent les personnages. La meilleure façon que j’aie trouvée, c’est de reprendre ce truc à Act Up Paris : il y avait un type qui fait l’accueil, qui expliquait très bien comment fonctionnait la prise de parole. Mais ensuite, quand on était dans le le groupe, on ne comprenait absolument plus rien à la manière dont fonctionnaient les gens : il y avait trop d’informations ! On s’apercevait que le sujet sida était éclaté en plein d’autre sujets, et on était perdus. J’ai donc voulu jeter le spectateur dans cette arène, comme dans une piscine pour qu’il apprenne à nager tout seul. Je voulais qu’il n’ait pas le temps de réagir à ce qui se produisait, aux discours ni aux actions, lui donner l’impression que les choses arrivaient sans qu’il ait le temps d’en prendre conscience. Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu, quand on ne sait pas ni où ni à quel moment on est. Et comme ce

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Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Jazz | Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 juillet 2017

Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne depuis 13 ans. Cette année, neuf groupes se sont présentés devant le jury composé de Laurent Courthaliac (président du jury, musicien), Ashley Kahn (journaliste, conférencier et écrivain) et Gérard Chrétien (ex-directeur général de Focal). Ces derniers ont décerné le prix à Gauthier Toux Trio. Accompagné sur scène par le contrebassiste danois enneth Dahl Knudsen (Jaleel Shaw, Gilad Hekselman, Jonhatan Blaque...) et le batteur français Maxence Sibille (Erik Truffaz, Flavio Boltro, Matthieu Michel...), le pianiste français Gauthier Toux explore le jazz et sa diversité. Formé à la Haute École de Musique de Lausanne, il a sorti un deuxième album avec son trio en 2016. Intitulé Unexpected Things, ce disque a été remarqué pour sa qualité.

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Les gardiens du patrimoine

Patrimoine | Dans le but de valoriser le patrimoine industriel social et culturel de la Loire et de créer une force d'action plus grande, le collectif “Lieux et Mémoires de nos Vallées“ a vu le jour en 2016. Composé par 23 associations et 2 musées municipaux, situés en majorité dans la zone de Saint-Étienne Métropole, le regroupement travaille sur la thématique Eau et Feu. Explications. Léa Pternitis et Nicolas Bros

Léa Pternitis | Mardi 6 juin 2017

Les gardiens du patrimoine

Bien décidées à mutualiser leur force et leurs moyens pour se faire entendre, 25 structures ligériennes du patrimoine - 23 associations de sauvegarde du patrimoine et 2 musées municipaux (Maison du patrimoine et de la mesure de La Talaudière et la Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds) - se sont regroupés au sein du collectif “Lieux et Mémoires de nos Vallées“. Travaillant autour de la thématique Eau et Feu, cette nouvelle structure doit permettre de créer une synergie entre les différents participants. « Ce collectif a pour but un enrichissement commun et une coopération accrue entre les différents adhérents », explique Jean-Michel Chauvet, Président de l'Association de Sauvegarde et d'Animation de la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez. « La vocation de chaque membre du collectif est sensiblement la même : conserver, protéger et faire de la veille patrimoniale. Il était logique de se regrouper afin de continuer à agir collectivement pour davantage de diffusion de nos actions auprès du grand public et des décideurs locaux. » Autres points communs de chaque structure fondatrice de ce nouveau collectif : un travail axé sur le patrimoine industriel, soc

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Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Sono mondiale | Avec son nouvel album en poche, La Vida Se Vive, le groupe Kumbia Boruka a repris la route et sévit sur toutes les scènes qu'il foule.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 mars 2017

Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Si notre région a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès avec notamment un album La Vida Se Vive qui suit un mini-album sorti à l'été 2016n entérine l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce samedi avec une date de leur tournée au Cristal de Roche-la-Molière. Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumbia est vivace. Là-bas, aux percussions, il a fait ses armes au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de

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Libres

Des Fourmis dans les Mains | Avec déjà quatre albums au compteur, Des Fourmis dans les Mains continue à mettre l’énergie du rock et la liberté du jazz au service de la poésie française. Douce gifle dont la puissance n’enlève rien à la sensibilité, le groupe cultive ses envolées lyriques où les cascades de mots livrent bataille à des projections de notes dans une valse percutante, bavarde mais pas avare de sens profond. L’écriture de son leader, Laurent Fellot, met en résonance l’ordre implacable de la nature et le désordre de nos vies, dans des chansons-histoires où l’imaginaire se joue de la réalité. Rencontre.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Libres

A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts et avec le texte parlé, je peux raconter encore plus de choses. Mais c’est vrai, je reconnais que je suis très bavard ! Les chœurs qui habillent le texte sont autant une façon d’explorer la voix qu’un moyen de contrebalancer le texte parlé. On se rapproche presque du chant lyrique, c’est très jouissif à faire, même sur scène. Par moment la voix te fait plus vibrer que l’instrument. Vos textes sont malmenés par le vent, les pluies diluviennes mais aussi l’oubli et le regret, dans un monde qui semble au final plutôt tourmenté… Dans ce que j’écris ressort forcément un ressenti par rapport au monde dans lequel je vis, que je digère et restitue avec ma propre sensibilité. Ecrire permet souvent de se resituer soi-même, de se demander si l’on est libre de faire ce que l’on veut, si l’on peut encore vivre ses envies sans un regard extérieur parfois inquisiteur et surtout si l’on a encore la force de changer les choses. On perçoit aussi dans vos textes une fort

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Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

ESCAPADES | Même si, de prime abord, l'expression "Journées européennes du patrimoine" fait très pompeuse, il n'en est rien de l'événement en lui-même qui demeure une fantastique occasion de découvrir des lieux de la région sous un autre oeil ou bien d'en visiter d'autres que l'on ne peut pas visiter le reste l'année. Petit tour d'horizon de quelques étapes que nous avons sélectionnées pour l'édition 2016, qui porte la thématique Patrimoine et citoyenneté.

Nicolas Bros | Jeudi 15 septembre 2016

Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

Site Le Corbusier à Firminy-Vert Incontournable, forcément. Avec l'inscription de la Maison de la culture au Patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet dernier, l'ensemble de constructions érigé par l'architecte suisse Le Corbusier à Firminy fête désormais cette entrée en grandes pompes dans ce cercle prestigieux. Les Journées européennes du patrimoine 2016 seront l'occasion de visites libres mais également d'ateliers gratuits destinés au jeune public, "l'architecture et l'urbanisme d'hier et d'aujourd'hui" le samedi et le dimanche à 14h pour les 5-12 ans, à 15h et à 16h pour les 7-12 ans. Le chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne La Comédie de Saint-Étienne va vivre sa dernière saison du côté de l'avenue Émile Loubet. En effet, dès 2017, les équipes du Centre dramatique national investiront de nouveaux locaux situés entre Le Fil et le Zénith, dans le futur "quartier des spectacles". Pour les Journées européennes du patrimoine, vous pourrez enchaîner la visite de la désormais future-ex-Comédie le samedi 17 à 11h (réservation obligatoire au 04 77 25 14 14) puis vous rendre sur le chantier de la future nouvelle Comédie avec une visite gu

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Firminy, une candidature bétonnée

ESCAPADES | Passionnant parcours au cœur de l’architecture du XXe siècle, le site Le Corbusier de Firminy, le plus important d'Europe du maître franco-suisse, est depuis le 17 juillet inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO avec seize autres réalisations. Description des enjeux de ce changement de statut. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 5 juillet 2016

Firminy, une candidature bétonnée

Depuis le 17 juillet, à l'issue d'un vote à main levée, Firminy se trouve aux côtés de Rome, Grenade, New York ou Jérusalem dans la liste des villes abritant un site culturel classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. En Rhône-Alpes, la cité a rejoint le site historique de Lyon, la Grotte Chauvet (et le Puy-en-Velay, compris dans le Chemin de Saint-Jacques-de Compostelle). Le sort a en été décidé à Istanbul, lors de la quarantième session du Comité de cette prestigieuse émanation de l'ONU. Retoqué en 2011, le dossier avait cette fois-ci de très fortes chances d'être accepté. En effet, si comme la première fois, Firminy ne se présente pas seule devant les jurés, elle a su s'entourer cette année d'un allié de choc : la ville de Chandigarh, qui abrite la plus grande étendue réalisée au monde par Le Corbusier. Et, comme le relève Marc Petit, maire communiste de Firminy, « puisque l'UNESCO considère qu'aujourd'hui trop de biens culturels sont situés dans les pays occidentaux, la venue de l'Inde est un atout de taille ». Jusque-là, cette ville se heurtait au gouvernement indien qui craignait les règles strictes de protection qui nécessitent les ouvrages classés.

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Le ruban, cet accessoire de mode

ARTS | L'exposition Le ruban c'est la Mode proposée au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne, du 2 juin 2016 au 2 janvier 2017, est l'occasion rêvée de se (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Le ruban, cet accessoire de mode

L'exposition Le ruban c'est la Mode proposée au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne, du 2 juin 2016 au 2 janvier 2017, est l'occasion rêvée de se plonger dans les riches et magnifiques collections de cet établissement. C'est également tout un pan de l'histoire industrielle de la cité forézienne qui se déroule sous nos yeux. À noter un partenariat avec le musée du Chapeau de Chazelles-sur-Lyon qui propose un concours international aux modistes sur le thème du ruban. NB

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Il n'y a point de travail honteux

ARTS | Pour sa réouverture après des travaux d'aménagements engagés en octobre 2015, le musée d'Allard de Montbrison propose une expostion axée sur la représentation du travail dans la peinture du XIXe et du XXe siècle avec une soixantaine d'oeuvres où l'agriculteur, l'artisan et l'ouvrier sont magnifiés, au cours de l'époque "pré-révolution industrielle". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Il n'y a point de travail honteux

Le travail est un leitmotiv de l'actualité et cela se ressent forcément dans les oeuvres proposées par les établissements culturels ligériens : prochaine Biennale design avec pout thématique Les mutations du travail, saison de la Comédie de Saint-Étienne constellée de nombreux spectacles traitant du travail, ... À Montbrison, c'est le musée d'Allard qui s'y colle en proposant une première exposition temporaire intitulée Art et Métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles pour sa réouverture après sept mois de travaux d'aménagements. Jusqu'au 30 octobre, il est possible de découvrir un joli panel - une soixantaine d'oeuvres présentées - de peintures des XIXe et XXe siècles, de tous les courants, mettant en avant la "valeur travail". Offrant des visions du labeur guidées par des prismes variant selon les salles traversées, allant de la mise en lumière du corps et du geste, de la matière travaillée ou de l'outil, cette exposition est un véritable état de l'économie avant la révolution industrielle qui se profilait à l'horizon. Les représentations du peuple en action Les points forts de cette expositi

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La cinémathèque

CONNAITRE | Créée en 1922 sous le nom d'Office du Cinéma Éducateur, la Cinémathèque de Saint-Étienne est une des seules en France à être municipale. Situé depuis 1993 à côté de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

La cinémathèque

Créée en 1922 sous le nom d'Office du Cinéma Éducateur, la Cinémathèque de Saint-Étienne est une des seules en France à être municipale. Situé depuis 1993 à côté de la Médiathèque du quartier de Tarentaize, l'établissement est caractérisé par son gigantesque fonds d'archives. Ce dernier est constitué de films pédagogiques, amateurs, publicitaires et de répertoires (7800 titres) ainsi que de 2 800 ouvrages et 120 titres de revue de cinéma de 1924 à nos jours. Une collection de matériel est également conservée avec notamment des projecteurs ou des appareils photo. Enfin, elle accueille également jusqu'à 110 spectateurs dans sa salle de projection. NB Cinémathèque de Saint-Étienne, 24 rue Jo Gouttebarge

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Les maisons sans escaliers

GUIDE URBAIN | Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Les maisons sans escaliers

Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre commercial Centre Deux (qui a pris la place d'une ancienne prison lors de son ouverture en 1979), les deux maisons sans escalier siègent aux numéros 54 et 56 du boulevard Daguerre. La particularité de ces deux immeubles, conçus par l'architecte Auguste Bossu, se situe dans le hall : une unique rampe hélicoïdale avec une pente faible (« une montée par galerie en plan incliné » dixit Bossu), permettant à tous les appartements d'être desservis. Avec un décor des parties communes très art déco, cette réalisation n'entraînera pas un mouvement architectural massif, mais inspirera notamment la célèbre rampe du musée Guggenheim de New-York. Rien que ça ! Maisons sans escaliers, 54 et 56 bd Daguerre à Saint-Étienne

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Lafayette l'Altiligérien

GUIDE URBAIN | À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Lafayette l'Altiligérien

À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, plus connu en tant que marquis de La Fayette, est né le 6 septembre 1757. Si le nom de La Fayette, héros de l'indépendance américaine, a été donné à plusieurs dizaines de lieux aux États-Unis (dont le square faisant face à la Maison Blanche), c'est aussi dans ce château qu'une partie de l'histoire rocambolesque du marquis s'est déroulée. Aujourd'hui, le château accueille un musée dédié au fameux général et arbore devant son entrée la bannière étoilée conjointement au drapeau français. À Chavaniac-Lafayette, il flotte ainsi encore un lien fort entre l'Amérique toute jeune et le "Vieux Continent". NB www.chateau-lafayette.com

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Les collections du MAMC

GUIDE URBAIN | Si Archéologie du Présent, l'exposition passionnante en place actuellement au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, présente quelques 150 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 avril 2016

Les collections du MAMC

Si Archéologie du Présent, l'exposition passionnante en place actuellement au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, présente quelques 150 oeuvres issues des collections de l'établissement muséal, ce n'est qu'une infime partie des créations composant ce fonds artistique hors normes. En effet, ce sont plus de 19 000 oeuvres ou ensembles monographiques uniques qui sont inscrits dans les registres du MAMC. Il y a notamment des ensembles dans la photographie, l'abstraction américaine, la peinture allemande... C'est tout simplement la deuxième plus grande collection publique en France d'art moderne après celle du Musée National d'Art Moderne ou Centre Georges Pompidou de Paris. Musée d'art moderne et contemporain, rue Fernand Léger à Saint-Priest-en-Jarez (www.mamc-st-etienne.fr)

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Les musées au numérique

ACTUS | Pendant une semaine, du 28 mars au 3 avril, les internautes peuvent découvrir les institutions muséales du monde entier sous différents prismes via la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 mars 2016

Les musées au numérique

Pendant une semaine, du 28 mars au 3 avril, les internautes peuvent découvrir les institutions muséales du monde entier sous différents prismes via la Museum Week. Chaque jour de cette semaine, par le biais d'un hashtag dédié ( #secretsMW, #peopleMW, #architectureMW, etc), les établissements mettront en avant un aspect de leur quotidien ou de leur histoire. Ainsi le personnel, les bâtiments, les collections, ... seront présentés de manière inédite via les réseaux sociaux. Une occasion de découvrir le patrimoine différemment. À titre d'exemple, la Ville de Saint-Étienne via un hashtag propre (#saintéculture) s'est lancée dans cette initiative. NB

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Croire en son imagination

ARTS | Depuis six ans, le Musée d'art moderne et contemporain propose, via le prix annuel décerné par son club de partenaires, à un jeune artiste des arts (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 décembre 2015

Croire en son imagination

Depuis six ans, le Musée d'art moderne et contemporain propose, via le prix annuel décerné par son club de partenaires, à un jeune artiste des arts graphiques, vivant en France, d'exposer quelques œuvres, puis en acquiert une, à l'issue de ce temps d'accrochage. Après Agathe Pitié en 2014, c'est Pierre Seinturier qui s'y colle. Avec un parcours énigmatique au cœur du musée ou l'on plonge successivement entre les peintures, un diorama, des dessins ou encore des gravures, l'exposition proposée par Seinturier est un jeu de piste très complet, tel un cabinet de curiosités édifié par un talent émergent possédant déjà de l'expérience. Une exploration construite autour de quatre séquences distinctes mais cohérentes. Inspiré autant par la littérature que par l'architecture ou la musique (beaucoup de titres de ses œuvres sont des références à des chansons), le diplômé des Arts Déco s'amuse à nous prendre par la main et nous invite à fureter entre les dolomites ou à nous pencher sur des pastels sombres très cinématographiques. On retrouve du Hopper ou du Modiano, on plonge dans cette collection d'œuvres travaillant sur les couleurs, la lumière et la matière. « Chaque visiteur est le p

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Le beau geste frère des Innocents

MUSIQUES | Loin du tapage d'une reformation hystérique, JP Nataf et Jean-Christophe Urbain ont ravivé avec l'impeccable "Mandarine" la flamme mélomane des Innocents. Réhabilitant au passage le souvenir parfois faussé d'un groupe qui compte finalement beaucoup plus que l'enfilade de tubes livrés deux décennies durant au cœur d'une véritable encyclopédie pop. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Le beau geste frère des Innocents

Chienne de vie. Vraiment. Quand on voit la vitesse à laquelle s'est rempli le Transbordeur lyonnais à l'annonce d'un concert surprise des Insus (soit Téléphone reformé en mode clando pour faire genre) et qu'on constate avec quelle discrétion est accueilli le retour des Innocents, eh bien messieurs dames on vous le dit comme on le pense, quelque chose branle dans le manche, il y a du mou de veau dans l'Hygiaphone et le monde est décidément « aussi parfait qu'il est plat » – c'est-à-dire surtout plat. Parce que, si on peut se permettre de parler un peu musique, les Innocents, c'est quand même un Autre Finistère que Téléphone. Ironique, quand on songe que les deux groupes ont été portés par une ribambelle de tubes dopés par les radios. Sauf que, concernant Téléphone, il y a les tubes, taillés pour les stades ou les soirées quadras qui dégénèrent après minuit et c'est tout. Du côté des Innocents, il y a les tubes aussi mais ceux-ci cachent un énorme malentendu. Geste frère, frères de geste Car, lorsqu'on écoutait dans les années 80-90's tous leurs hits (on vous fait grâce de la liste,

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Boualem Sansal couronné

CONNAITRE | Le palmarès des prix de la 30ème Fête du livre de Saint-Étienne a été dévoilée. Le détonnant "2084" de Boualem Sansal est incontestablement l’œuvre majeure mise en avant lors de cette édition. Et c'est absolument mérité. NB

Nicolas Bros | Dimanche 18 octobre 2015

Boualem Sansal couronné

Pamir les nombreux prix littéraires décernés lors de la 30ème édition de la Fête du livre de Saint-Étienne qui se clôt aujourd'hui, retenons principalement deux prix. Mention spéciale pour la plume dissonnante et dérangeante de Boualem Sansal et son intense 2084 qui reçoit le Grand prix de la ville. Ce texte de projection ne peut laisser indifférent en posant des interrogations fondamentales. À découvrir absolument. Ensuite, Jean-Luc Seigle, prix Charles Exbrayat pour Je vous écris dans le noir. Un drame qui voit la médiatisation extrême fondre sur une jeune femme. Un livre beau et dur. Signalons que nous avions chroniqué ces deux titres dans un article à lire juste ici. Pour le reste des prix, la liste se trouve ci-dessous : - Grand prix de la ville de Saint-Etienne (récompense une œuvre douée de créativité et d'originalité) : Boualem Sansal, 2084 (Gallimard) - Prix bande dessinée STAS - ville de Saint-Etienne (r

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Promis, juré !

CONNAITRE | En octobre prochain le lauréat du 27ème prix Charles Exbrayat sera élu par un collège de lecteurs des médiathèques de Saint-Étienne et du Pilat. Trois titres sont en lice, trois auteurs, deux hommes et une femme. Zoom sur l’ouvrage de Jean-Guy Soumy, "La Promesse". Tenue !

Florence Barnola | Mardi 2 juin 2015

Promis, juré !

On a beau prévenir, rien n’y fait, les oublis ou autres dédits se perpétuent inlassablement. Pourtant la littérature s’est échinée à nous démontrer les méfaits de telles attitudes ! Une promesse non tenue est annonciatrice de conséquences, qui sont parfois désastreuses. C’est exactement le sujet du livre de Jean-Guy Soumy au titre explicite, La Promesse. La couverture n’annonce pas que cette histoire est celle d’un amour flamboyant. Qui commence bien et se termine bien, d’un point de vue romantique et poétique. Ne ménageons pas un suspens qui n’a pas lieu d’être, la justesse et la beauté du texte ne viennent pas de coups de théâtre mais d’une promesse oubliée qui sera in fine tenue. Enfin, avec quelques aménagements. Ce pacte proféré entre deux individus, masculin et féminin, l’a été presque depuis toujours. À la post-enfance… Jeanne et Camille «Craché ! Juré !» entend-on encore aujourd’hui dans les cours d’école. Les enfants, les adolescents, aiment se promettre, peut-être parce qu’ils aiment être rassurés. On se jure fidélité : que l’on s’aimera toujours pour se quitter le surlendemain, que l’on n’oubliera jamais les cop

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Les dessous de Feurs

CONNAITRE | C’est une cité antique qui ne se voit plus, et pourtant, tous ses vestiges sont encore là. Feurs, en plein Forez, possédait notamment un théâtre en pierre en (...)

Nadja Pobel | Mercredi 8 avril 2015

Les dessous de Feurs

C’est une cité antique qui ne se voit plus, et pourtant, tous ses vestiges sont encore là. Feurs, en plein Forez, possédait notamment un théâtre en pierre en 50 après JC, version "moderne" d'un ancien théâtre en bois bâti par le prêtre Tiberius Claudius Capito. Cet homme riche était un haut responsable de la ville, alors nommée Forum Segusiavorum et capitale de l'actuelle et approximative zone Loire-Rhône. "Peuple libre", les Ségusiaves avaient obtenu pour leur territoire le statut de cité de droit latin, soit les mêmes droits civils (mais pas les mêmes droits politiques) que les citoyens romains. Stratégiquement située sur la voie Lyon-Saintes via Clermont et Limoges, la bourgade de Feurs s’est rapidement urbanisée avec des thermes, des palais, une basilique et un forum monumental construit sous Tibère, comptant jusqu’à 10 000 habitants, chiffre comparable à l'époque à Paris-Lutèce (mais bien inférieur à Lyon-Lugdunum ou Vienne). Tout cela fut recouvert par les siècles, après que la ville a périclité pour des raisons inconnues au IIIe. Des fouilles ont permis de faire remonter à la surface cette vie disparue, qui aujourd’hui s’expose au musée d’ar

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Novaciéries, une ville dans la ville

CONNAITRE | Situé dans le cœur de ville de Saint-Chamond, Novaciéries est l’un des plus gros projets de réhabilitation de Saint-Étienne Métropole. L’ancien site de GIAT industrie s’étale sur 45 hectares. Pascal Premillieu, responsable du service aménagement opérationnel de Saint-Étienne Métropole explique le projet. Propos recueillis par Florence Barnola.

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Novaciéries, une ville dans la ville

Qu’était à l‘origine le site Novaciéries ? Les Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond sont la plus grosse partie de l’histoire industrielle du site. Au milieu du XIXe siècle, c’était une entreprise très importante connue presque au niveau mondial. Elle fabriquait d’abord des blindages pour faire des coques de cuirassiers puis s’est spécialisée dans l’industrie de l’armement jusqu’après la deuxième guerre mondiale. Le site a connu par la suite des restructurations successives. Une fusion d’entreprises a donné lieu à la naissance de Creusot Loire, l’aventure a duré une trentaine d’années. Enfin, il y a eu GIAT Industrie qui a fabriqué des véhicules blindés entre 1985 et 2005. Comment le projet Novaciéries est-il né ? Dès que les pouvoirs publics ont su que GIAT allait fermer, les premières réflexions ont été engagées pour récupérer le site et envisager un projet de transformation assez important. Il est situé en pleine ville aujourd’hui ce qui n’était pas le cas au XIXe siècle. Très vite, il a été question de récupérer une partie du site industriel pour le transformer en secteur à vocation urbaine. Les études ont

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Cerise sur le gâteau avec Saint-Victor

CONNAITRE | Avec la particularité d'être rattaché depuis 1969 à la commune de Saint-Étienne, le village de Saint-Victor-sur-Loire conserve une saveur particulière. Depuis (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Cerise sur le gâteau avec Saint-Victor

Avec la particularité d'être rattaché depuis 1969 à la commune de Saint-Étienne, le village de Saint-Victor-sur-Loire conserve une saveur particulière. Depuis son centre historique teinté par l'époque médiévale jusqu'à sa plage de sable donnant un accès à la baignade à seulement quinze kilomètres du centre-ville stéphanois, Saint-Victor est un concentré de richesses. D'ailleurs, les "Croque-Cerises", surnom donné aux habitants pour le passé lié à la culture de la cerise dans le village, peuvent s'enorgueillir d'abriter plusieurs atouts en plus de cette "plage des Stéphanois" : l'un des plus importants ports de plaisance en eaux intérieures de France, la roseraie du Berland qui regorge de belles plantes avec ses quatre-cingt cinq variétés de roses et un château datant du XIIIème siècle accueillant concerts et expositions. Saint-Victor-sur-Loire, village médiéval perché au-dessus des magnifiques Gorges de la Loire et situé dans un écrin de verdure protégé, se pose comme une cerise sur le gâteau ligérien. NB Village de Saint-Victor-sur-Loire Le Bourg 42230 Saint-Victor sur Loire Accès libre

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Le prieuré de Pommiers, un héritage millénaire

CONNAITRE | Situé au nord de la plaine du Forez, le Prieuré de Pommiers est l’un des quatre sites touristiques ligériens entretenus par le Conseil général à qui il (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Le prieuré de Pommiers, un héritage millénaire

Situé au nord de la plaine du Forez, le Prieuré de Pommiers est l’un des quatre sites touristiques ligériens entretenus par le Conseil général à qui il appartient depuis 1990. A l’origine, le site fut occupé par une villa gallo-romaine qui lui donna un nom latin, Pommaria, "verger", ou Pomerium signifiant la limite tracée par un sillon de charrue lors d'un rite de fondation. Au IXe siècle, une communauté de moines bénédictins de l’abbaye de Nantua s’y installa. Un siècle plus tard, la communauté se rangea sous l’influence de l’abbaye de Cluny et le restera jusqu'à la Révolution où le prieuré sera confisqué comme "bien national". L'église prieurale "Saint-Pierre et Saint-Paul" a été édifiée au XIe siècle et agrandie au XIIe siècle. L’église paroissiale Saint-Julien (de Brioude) date quant à elle du Xe siècle. Des remparts ont été construits pour protéger le village durant la guerre de Cent Ans. Aux XIXe et XXe siècles, le prieuré devient la propriété de la famille Bourganel avant d’être transformé en maison de repos pour les prêtres. Aujourd’hui, c’est un lieu de visites mais aussi de concerts et d’expositions. FB Prieuré de Pommier-en

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