Vie

(Théâtre)

D'Émilie Chevrier et Renaud Dupré, dès 5 ans. Au fil de tableaux où beauté et poésie se côtoient, un petit clown nous invite à partager son émerveillement face aux spectacles étonnants qu'offrent la nature et les petits riens du quotidien, le tout dans une ode au vivant sous toutes ses formes.

AllĂ´ Stella

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Romain Triouleyre, 1h, dès 15 ans. Stella Ferrera anime tous les jours une émission de radio de minuit à 3h du matin dans laquelle elle reçoit au téléphone ses auditeurs et auditrices pour écouter leurs problèmes et partager leurs joies. Mais un soir, un enchainement d’appels semblant être liés les uns aux autres emmène Stella à fantasmer les vies de celles et ceux qui l’appellent. S’entretenant avec chacun d’eux, elle devient le témoin des drames silencieux que leurs voix camouflent.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Cadeaux improvisés

(Impro)

Pour celles et ceux qui ne savent pas quoi mettre dans leur liste au Père Noël, la compagnie Improcité propose une soirée où la bonne humeur sera empaquetée avec amour, où tout sera improvisé, même les pires cadeaux !

Junior Ballet de l'Opéra national de Paris

(Danse)

Chorégraphies de George Balanchine, Maurice Béjart, Anabelle López Ochoa et José Martinez, 1h45, dès 12 ans. En 2024, l’Opéra national de Paris lançait son Junior Ballet, une pépinière de jeunes danseurs internationaux de 18 à 25 ans. Cette année, ils interprèteront Allegro Brillante de George Balanchine, Cantate 51 de Maurice Béjart, Requiem for a Rose d'Anabelle López Ochoa et Mi favorita de José Martinez.

Notre avis : Certains se plaignent parfois de ne pas pouvoir voir, à Lyon, de la danse "classique", hormis dans le cadre de superproductions souvent coûteuses. Les vingt-quatre jeunes danseurs du Junior Ballet de l'Opéra de Paris viendront les combler cette année avec une affiche 100% néoclassique : Allegro Brillante de George Balanchine, Cantate 51 de Maurice Béjart, Requiem for a Rose d'Annabelle López Ochoa qui fait tourbillonner les interprètes en jupes roses sur une musique de Schubert, Mi Favorita de José Martinez rendant hommage à Marius Petipa et Fred Astaire.

Les petites filles modernes

(Théâtre)

De Joël Pommerat, 1h30. Deux jeunes filles s’aiment et pour vivre leur pacte d’amitié qu’elles veulent indestructible, elles déjouent les lois du monde réel et des adultes. Dépassant la peur et la colère face à des règles imposées, elles trouvent dans le surnaturel la clé pour affronter des réalités inconcevables.

Balanchine / Béjart / López Ochoa / Martinez

(Danse)

1h45, dès 10 ans. Nouvellement créé, le Junior Ballet de l’Opéra national de Paris est invité par la Maison de la danse pour interpréter un programme de quatre pièces classiques et néo-classiques, parmi lesquelles Allegro Brillante de George Balanchine, Cantate 51 de Maurice Béjart, Requiem for a Rose d'Anabelle López Ochoa et Mi Favorita de José Martinez.

Fun times

(Théâtre)

Mise en scène de Yvan Clédat et Coco Petitpierre, 1h, dès 15 ans. Sur scène, les deux acteurs tissent un univers où les corps deviennent des sculptures mouvantes explorant la matière et le geste comme source d’émerveillement pour déjouer les conventions en jouant avec les limites de la forme.

GuiHome

(Humour & Café Théâtre)

Dans GuiHome vous détend. Après de nombreuses vidéos YouTube et une tournée belge à guichets fermés, GuiHome reprend du service et part à la rencontre de son public français pour lui présenter son spectacle parlant du passage douloureux de l’enfance à l’âge adulte.

Les brins d'herbe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Sidonie Fauquenoi, 1h30, dès 11 ans. À la suite d’un événement qui met brutalement le monde en pause, quatre adolescents se retrouvent au bord d’une rivière, à proximité d’une forêt. Instinctivement, ils se lient d’amitié. Autour d’eux, le monde des adultes s’agite. Dylan, Prune, Azra et Nilo préfèrent se tenir à distance de cette frénésie. Pour surmonter l’angoisse environnante, le petit groupe fait le choix de l’entraide et de la rêverie.

Courgette

(Théâtre)

D'après Gilles Paris, mise en scène de Pamela Ravassard, par la compagnie Paradoxe(s), 1h30, dès 10 ans. Courgette avait une maman, pas forcément gentille, pas forcément aimante, qui lui a donné ce surnom. Maintenant qu’elle n’est plus là, le voici placé au foyer des Fontaines, une maison « pour enfants écorchés » où il rencontre Simon, Ahmed, Camille et Raymond le gendarme, qui va peu à peu endosser le rôle de père de substitution, et qui va aussi reprendre goût à la vie.

La Barbichette Cabaret

(Spectacles Divers)

Dans la lignée des Madame Arthur ou Le Secret, Monsieur K. orchestre un joyeux chaos où le public devient complice et glisse, l’air de rien, des réflexions tendres et piquantes sur notre société dans son cabaret sensuel, joyeusement irrévérencieux, où se mélangent poésie, satire et musique live.

Notre avis : « C'est une pochette-surprise pimentée ; une nuit mi-câline, mi-sauvage. Comme un parc à jouer pour enfant, mais version grand gamin ; un espace pour faire des bêtises. » Voilà les mots qui étaient sortis de la bouche de Jérôme Marin, alias Monsieur K., lorsqu'on lui avait demandé l'an dernier de définir son cabaret La Barbichette. Le voici de retour dans la région, cette fois à Vaulx-en-Velin, avec toujours cette ambiance chantante et interlope, façon show d'un autre temps et pourtant tellement d'aujourd'hui.

La terre

(Théâtre)

Mise en scène d'Anne Barbot, 2h20, dès 15 ans. Après L’Assommoir, Anne Barbot adapte La Terre de Zola, se déroulant dans une ferme familiale. Devenu trop vieux, le père Fouan fait don de ses terres à ses trois enfants. Cet héritage divise le clan : vaut-il mieux cultiver sa propre terre et l’utiliser pour se nourrir, ou investir et emprunter pour récolter plus ? Au fil des saisons dominées par la nature, les scènes s’enchaînent dans le décor de la ferme familiale ouverte sur la grange à foin, entre mariages, repas, labour et récoltes.

Julia Mével

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça pop pop pop ! À la fois autrice, actrice et chanteuse, Julia Mével peint sur scène une bande dessinée humoristique, soulignée par son humour culotté.

Felix Dhjan

(Humour & Café Théâtre)

Dans Nuances. Avec ses nombreuses facettes et son énergie contagieuse, Felix Dhjan propose un nouveau spectacle, qui promet toute une palette d'émotions et de réflexions à travers une mise en scène soignée et une écriture fine.

Martin Eden

(Théâtre)

D'après Jack London, mise en scène de Mélodie-Amy Wallet, 2h20. Marin des bas-fonds, Martin Eden mène une rude existence faite de voyages, de basses besognes et de bagarres dans les bars. Mais sa vie bascule lorsqu’il rencontre Ruth Morse, une jeune femme issue de la haute bourgeoisie californienne dont il tombe amoureux. Pour lui plaire, il découvre l’univers des mots, de la pensée, du théâtre et de la poésie, auquel il prend goût, et fait le choix de devenir écrivain.

Quichotte

(Théâtre)

D'après Miguel de Cervantes, mise en scène de Gwenaël Morin et Léo Martin, 1h45. Après Le Songe, Gwenaël Morin revient aux Célestins avec une adaptation endiablée de Don Quichotte dans une mise en scène épurée, condensant mille pages en une intense cavalcade d’un homme qui croit en ses utopies.

Icare

(Théâtre)

Mise en scène de Julien Gauthier. Le théâtre des Marronniers accueille une adaptation musicale du mythe d'Icare, pour transposer cette quête de sens dans le monde contemporain.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Encabanée

(Théâtre)

Mise en scène de Lou Martin-Fernet et Christophe Gaultier, 1h10, dès 14 ans. Lassée de son quotidien, Anouk quitte Montréal pour un refuge forestier délabré du Kamouraska. Loin de tout dans le plus rude des hivers, elle couche sur papier la métamorphose qui s’opère en elle, entre journal de bord pragmatique et manifeste écologiste profond. Elle livre, dans une fièvre poétique, sa rencontre avec un environnement hostile, sa prise de conscience politique et le bouleversement généré par ce confinement volontaire.

Plateau Stand up Comedy

(Humour & Café Théâtre)

Tous les mardis, l'Espace Gerson invite une sélection de standuppers pour découvrir des nouveautés, que ce soient des extraits de spectacle ou des tests de nouveaux sketches.

M.A.I.S.O.N

(Cirque)

Mise en scène de Coline Garcia, par la compagnie Scom, 45 min, dès 6 ans. Dans son dernier spectacle, Coline Garcia explore les questions de la famille, à savoir ce à quoi on peut la reconnaître, où elle commence, et comment peut-on vivre ensemble, le tout à travers un spectacle-collage émouvant où se croisent le cirque, la vidéo et la musique jouée en direct.

Manu Payet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Emmanuel 2. Si dans son précédent spectacle, Manu Payet se dévoilait sans pudeur et abordait des souvenirs d'adolescence et la vie de couple, il raconte dans ce nouvel opus le papa boomer qu'il est devenu, avec toute la simplicité et la décontraction qui le caractérisent.

(d)RiiiiNG

(Spectacles Divers)

Par le groupe L'Effet Vapeur, 45 min, dès 6 ans. Entre manège de jouets suspendus, cartes sonores et batailles d’instruments, (d)RiiiiNG, le nouveau spectacle musical du groupe L'Effet Vapeur, offre une histoire poétique portée par l’interaction et une scénographie foisonnante, entre lumières, costumes et décors.

Yann Marguet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Exister : définition. Pour son premier spectacle, Yann Marguet propose, avec son humour absurde, d'essayer de comprendre le sens de la vie et de relativiser sur les tracas du quotidien, que l'on partage tous.

Notre avis : Après Marina Rollman, Thomas Wiesel et Alexandre Kominek, c'est au tour de Yann Marguet de faire gausser Lyon. Comme quoi le gratin de l'humour francophone vient en bonne partie du pays des montres. On avait surtout appris à le connaître au gré de ses chroniques dans l'émission de France Inter, Zoom zoom zen ou encore dans l'émission de TF1, Quotidien. Décomplexé, presque désinvolte, il performe une fausse naïveté charmante pour mettre en lumière les atrocités de ce monde, sans jamais se départir d'un ton badin qui fonctionne et qui tape là où ça fait mal, et ça fait du bien.

Fun times

(Danse)

Chorégraphie de Ruth Childs, 1h10, dès 12 ans. Dans un cabaret aussi joyeux que troublant, cinq interprètes virtuoses oscillent entre légèreté et désordre, portés par une danse déchaînée et des vocalises désaccordées.

Caroline Vigneaux

(Humour & Café Théâtre)

Dans In Vigneaux Veritas. Caroline est à la moitié de sa vie, pile entre les jeunes et les vieux : mintenant qu'elle est en haut de la montagne, elle a décidé de dire la vérité sur son angoisse de l’IA, les masculinistes, les limites du féminisme, les dangers du porno chez les jeunes, et les problématiques de genre.

Nino Arial

(Humour & Café Théâtre)

Dans Pas comme eux. Depuis ses débuts, Nino Arial se démarque sur la scène comique grâce à ses observations astucieuses sur notre quotidien. Dans ce nouveau spectacle, il rappelle à quel point l'humour peut être un miroir de notre société, et que chaque rire peut être une prise de conscience.

Le cabaret de madame Arthur

(Théâtre)

Comme à chaque période de fêtes, le cabaret de Madame Arthur revient au théâtre de la Croix-Rousse, cette année avec une thématique basée sur l'univers de Disney. À l'affiche de cette nouvelle édition : Charly Voodoo, La Biche et Bili L’arme à l’œil, accompagné·es de Diamanda Callas pour envoûter le public avec fantaisie et dérision.

Notre avis : Le fameux cabaret parisien Madame Arthur est comme chez lui au Théâtre de la Croix-Rousse, qui l'invite une nouvelle fois Ă  l'occasion des fĂŞtes de fin d'annĂ©e. Pour cette troisième venue, quatre des meilleurs artistes du lieu (le pianiste-taulier Charly Voodoo et les crĂ©atures chantantes Bili L'arme Ă  l'œil, La Biche et Diamanda Callas) proposeront un show joyeusement rĂ©gressif autour des chansons de Disney, qu'ils dĂ©tourneront Ă  l'envi... ou pas.

Sans tambour

(Théâtre)

Mise en scène de Samuel Achache, 1h40. Dans une maison ouverte à tous les vents, avec des murs de parpaings à nu, des bouts de plancher et des bâches en plastique, un couple se dispute et détruit, au sens propre comme au figuré, le foyer qu’il a construit. Au milieu des décombres où se mêlent traces du passé et déchirures du présent, un petit orchestre s’extirpe des ruines et déploie son art, entre échappées lyriques et retours à la réalité pour fouiller la mythologie du couple, à la recherche de l’amour idéal.

Notre avis : Adepte d'un théâtre aux accents musicaux, Samuel Achache met sur pied des créations pleines d'inventivité et de fantaisie. Comme ce Sans tambour dévoilé en 2021 qui tourne toujours. Basé sur les lieder de Schumann, le spectacle évoque de manière astucieusement imagée « l'histoire de l'effondrement qui arrive sans crier gare d'une maison et des personnes qui l'habitent ». Pour tirer évidemment de nombreux fils, tant sur le fond que la forme. Brillant.

Suzanne : une histoire du cirque

(Théâtre)

Mise en scène d'Anna Tauber et Fragan Gehlker, 1h20, dès 10 ans. Dans les années 1950, Suzanne et son mari présentent à travers le monde un numéro de voltige époustouflant à dix mètres de hauteur, sans filet. Soixante ans plus tard, Anna rencontre Suzanne, nonagénaire, découvre son histoire et s’interroge sur le cirque de la « grande époque », les servitudes qu’il imposait et la liberté qu’il offrait tout en interrogeant ce qui résiste au passage des années.

Shame of Thrones - La fin d'un règne

(Théâtre)

De Brigitte Chambon et Jacques Chambon, ms Alban Marical, 1h15. Depuis des années, un roi et une reine tyranniques règnent sans partage ni pitié sur le pays, méprisant le peuple et manipulant le gouvernement. Mais petit à petit, le peuple commence à se soulever : l'occasion pour la reine de donner un nouveau tour à sa vie, ce que le roi n'entend pas de la même oreille.

Dual Reality

(Cirque)

Par la compagnie Les 7 doigts de la main, 1h20. Après son épopée ferroviaire Passagers, la compagnie québécoise Les 7 doigts de la main revient à Lyon avec une reprise du mythe de Roméo et Juliette, dans lequel Vérone prend les atours d’une arène sportive : face à un arbitre prêt à siffler, les familles ennemies prennent tour à tour l’assaut dans une joute acrobatique de haute volée.

Mourir d'Aimer - Les Amants Maudits de Mai 68

(Théâtre)

Écrit par Fabrice Gauvin et Grégory Fostier, 2h15. Marquée par les mouvements populaires de contestation s'étant développés lors du mois de mai, l'année 1968 a bouleversé la France. Au cœur de ce contexte fragilisé, une histoire d'amour secoue également l'opinion publique, celle d'Emma, professeure de français, et Pierre, son élève lycéen voulant vivre leur amour.

Fusées

(Théâtre)

Mise en scène de Jeanne Candel, par la compagnie La vie brève, 55 min, dès 8 ans. Une nuit de Saint‑Sylvestre, deux astronautes apprennent que leur retour sur Terre est reporté sans date prévue. Alors que le plus inquiet se souvient du sort tragique de la chienne Laïka, l’autre savoure la sensation d’être en apesanteur. Pour communiquer avec la Terre, une femme est à la fois le relais des scientifiques et l’incarnation de l’ordinateur du vaisseau spatial et des IA.

On a failli t'appeler Marthe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Sara Charrier, 1h, dès 13 ans. À 15 ans, Sara tombe amoureuse d’Alizée, la chanteuse du télécrochet Graine de Star. Venant d'un milieu catholique, elle prie le seigneur pour ne pas devenir lesbienne, mais cela ne marche pas. À 18 ans, elle quitte le clan familial pour s’installer en ville et y côtoyer le milieu de la culture.

40 ans du théâtre des Marronniers

(Théâtre)

Pendant six jours, le théâtre des Marronniers célèbre ses 40 ans. Au programme : une conférence d'Yves Pignard, une soirée carte blanche à Cécile de Boever, une soirée poésie, une table ronde autour de l'histoire des MJC, un hommage aux comédiens du Théâtre de la Cité et une représentation de Devos, rêvons de mots ! par la Compagnie Théâtre en pierres dorées.

Lucas Hueso

(Humour & Café Théâtre)

En pleine création de son prochain spectacle, Lucas Hueso monte sur la scène de l'Espace Gerson pour peaufiner ses derniers sketches.

Le Père Noël est une ordure !

(Théâtre)

D'après le Splendid, 1h25. Un soir de Noël, à la permanence téléphonique parisienne de l’association SOS Détresse Amitié, deux bénévoles, Pierre et Thérèse, sont perturbés par l’arrivée de personnages marginaux et farfelus provoquant des catastrophes en chaîne.

Lucas Hueso

(Humour & Café Théâtre)

En pleine création de son prochain spectacle, Lucas Hueso monte sur la scène de l'Espace Gerson pour peaufiner ses derniers sketches.

Monsieur Segur

(Humour & Café Théâtre)

Dans À quoi ça sert l'amour ? Avec malice, humour et sincérité, Monsieur Segur s’interroge sur l'utilité de l'amour et navigue sur cette grande question existentielle, pour le meilleur et pour le pire.

Santa Park

(Théâtre)

Mise en scène d'Ambre Kahan, 1h30, dès 8 ans. Après son ample adaptation de L’Art de la joie de Goliarda Sapienza, Ambre Kahan explore les peurs de l’enfance qui paralysent autant qu’elles libèrent en faisant cohabiter les morts et les vivants dans une cabane au cœur d’une vieille forêt abandonnée.

François Guédon

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le procès Guédon. Alliant l’intelligence à la vanne et la démonstration à la parole, le comique clame son innocence face à un tribunal l'accusant de ne rien respecter.

Le Petit Coiffeur

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, chorégraphie de Florentine Houdiniere, 1h10. Inspirée par la célèbre photo de Robert Capa, « La tondue de Chartres », cette pièce vise à imaginer la vie du coiffeur qui a rasé la tête de cette femme.

Des étoiles plein les yeux

(Cirque)

Conçu par Ouhlala Lyon, ce spectacle comprendra des représentations de danse, d'acrobaties, de chant, de diabolo, de jonglage, de percussions et de beatbox.

Ka-in

(Cirque)

Mise en scène et chorégraphie de Raphaëlle Boitel, par le Groupe acrobatique de Tanger, 1h15, dès 7 ans. Baigné dans un clair-obscur transpercé par un puissant bleu du Maroc, le nouveau spectacle du Groupe acrobatique de Tanger se joue des tensions entre les gestes de ses treize interprètes pour raconter une épopée inspirée par la quête d’émancipation de la ville de Tanger, au carrefour des mers et des continents.

Julien Sonjon

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un spectacle de type magie. Formé au théâtre d'improvisation, Julien Sonjon est un comédien mélange sur scène stand up, improvisation et magie dans un spectacle inspiré de la formule de l'improvisation, progressant comme un dialogue spontané entre lui-même et le public.

Mickaël Bièche

(Humour & Café Théâtre)

Dans Classe moyenne. Quarantenaire, Mickaël Bièche rit dans son spectacle de la « moyennitude » des classes moyennes avec panache, entre stand-up ciselé et personnages osés.

Le grand soir de l'année

(Humour & Café Théâtre)

Après le succès des éditions précédentes, Le Grand Soir de l'Année est de retour pour fêter le nouvel an ! Au programme, Tristan Lucas, Cécile Marx, Umut Köker, Lise Dehurtevent, Antek et Rémi Boyes, le tout présenté par Tristan Lucas.

Arnaud Cosson

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le syndrome de la page blanche. Dans ce one man show, Arnaud Cosson affranchit son imagination de tous les doutes pour faire face au syndrome de la page blanche et livrer une expérience personnelle qu’il fera vivre au public de l’intérieur, entre humour, authenticité et émotion.

Réveillon du 31

(Théâtre)

Pour finir l'année en beauté, le Rikiki accueille trois représentations de la pièce Un ascenseur pour deux de Julien Bourières, racontant l'histoire de Sarah et Tom, condamnés à répéter la même journée en boucle.

Dernier réveillon avant l'année prochaine

(Théâtre)

Texte par la compagnie du Bistanclac, mise en scène de Valérian Moutawe, 1h25. 31 décembre. Un tueur en série particulièrement sordide est repéré dans les hauteurs de Gap. Pendant ce temps-là, Émile, Louise et Alexie sont en route, direction le réveillon de la Saint Sylvestre. Perdus au milieu des Alpes alors qu’une tempête historique se lève, ils décident de s’arrêter dans une station-service avec pour seul occupant, un personnage pour le moins inquiétant.

Madame Arthur fĂŞte le Nouvel An

(Spectacles Divers)

L'Opéra de Lyon accueille 2026 en grande pompe avec le cabaret de Madame Arthur. Pour l'occasion, la célèbre institution parisienne dévoilera un show inédit en live piano-voix avec Martin Poppins, Odile de Mainville, La Baronne du Bronx, Cosme Mc Moon et Arnaud Boursain.

La véritable fausse histoire de Jack l'Éventreur

(Théâtre)

Texte de Nicolas Delahaye, mise en scène de Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, 1h20, dès 12 ans. Jack l'Éventreur, le célèbre tueur au couteau, a enfin été identifié ! Le nouveau chef de Scotland Yard, Macnaghten, revient sur le succès de son enquête avec le journaliste Andrew Long, dans un huis-clos absurde rythmé au piano live.

Patrick Chanfray

(Humour & Café Théâtre)

Dans Advienne que devra. Dans le pays numéro un des consommateurs d’anti-dépresseurs, il faut être épanoui, collectionner les réussites, manger bio, rester soi-même et surtout se détendre, ce que propose Patrick Chanfray dans son spectacle.

Mon pote

(Impro)

Texte et mise en scène d'Alexandre Schreiber, 45 min, dès 3 ans. L'un est issu de famille d’accueil, le second est le petit nouveau de la classe ; deux garçons vont petit à petit devenir copains, amis, puis potes, malgré les différences et le regard des autres.

Fabien Olicard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Une heure de mentalisme. Dans son nouveau spectacle, Fabien Olicard mêle humour, histoires passionnantes et mentalisme à travers des numéros jamais dévoilés, créant une expérience interactive avec le public.

Alex Vizorek

(Humour & Café Théâtre)

Dans 2 1/2. Pour son troisième spectacle, Alex Vizorek repart en tournée avec seulement un pied de micro, au lieu des mises en scène ambitieuses des deux précédents. Cette fois-ci, il se laisse la liberté d’improviser, de parler de l’ère du temps, de faire plus d’introspection, le tout dans un cadre plus intime imposé par de plus petits lieux.

Notre avis : Vizorek a décidé de se moquer de nos angoisses. Et quelle angoisse plus universelle que celle de la mort ? Après l'art, l'humoriste belge, ex-star de France Inter et désormais sur RTL, a choisi une posture de conférencier philosophe pour faire d'un thème funèbre l'objet principal de son deuxième one-man-show. Classieux, brillant, il mêle avec habileté sujets intellos et blagues potaches sur la masturbation.

[Rakatakatak] C'est le bruit de nos cœurs

(Théâtre)

Mise en scène de Logan De Carvalho, par la compagnie Tracasse, 1h50, dès 14 ans. En 2087, dans une périphérie urbaine nommée « la zone », où la vie est difficile, Driss et Trac s’aiment et expérimentent un amour sans possessivité, à distance du patriarcat. Les deux amants se retrouvent alors au cœur des affrontements entre la population de « la zone » et celle, plus riche, des « villes dômes ».

Laurent Gerra

(Humour & Café Théâtre)

Dans Laurent Gerra se met à table. Avec une nouvelle carte composée de plats signature, Laurent Gerra a confectionné un nouveau spectacle et il y en aura pour tous les goûts : de la politique à la chanson en passant par la télévision et le cinéma, l'actualité passe à la casserole.

Majorettes

(Danse)

De Mickaël Phelippeau, par la compagnie Bi-Portrait, 1h, dès 12 ans. Mickaël Phelippeau invite sur scène les Major’s Girls, une troupe de femmes d’une soixantaine d’années, pour un hommage vivant aux majorettes qui l’ont fasciné enfant. À travers leurs récits, leurs gestes et leur énergie, le chorégraphe célèbre l’amitié, l’effort, la fierté d’être ensemble, loin des clichés.

Notre avis : Quand un chorégraphe (Mickaël Phelippeau) adepte des portraits de groupe s'intéresse à un club de majorettes (les Major's Girls) dont la plupart des membres ne sont plus très jeunes, ça donne un spectacle d'une grande émotion et d'une immense vitalité. Entre moments de pure démonstration d'un art souvent vu comme désuet voire ringard et d'autres de confessions touchantes ou drôles, Majorettes est une sorte de parenthèse hors du temps emplie de générosité.

Pillowgraphies

(Danse)

Chorégraphie de Sarah Crépin, mise en scène de Étienne Cuppens, par la compagnie La BaZooKa, 45 min, dès 6 ans. La compagnie La BaZooKa investit pour la première fois la Maison de la Danse avec Pillowgraphies, une fantasmagorie pour sept interprètes recouverts de draps blancs. Grâce à un jeu de lumière noire, les corps semblent flotter au-dessus du sol, donnant l'illusion d'un ballet de fantômes.

Paul Mirabel

(Humour & Café Théâtre)

Dans Par amour. Révélé grâce à son humour pince-sans-rire et son attitude nonchalante sur scène, Paul Mirabel revient à Lyon dans le cadre de la tournée de son nouveau spectacle, où il fera son petit inventaire d'anecdotes rocambolesques du quotidien.

Nora Hamzawi

(Humour & Café Théâtre)

Sur scène, Nora Hamzawi revient au plus près de son intimité avec un franc parler en utilisant son couple comme sas de décompression au chaos extérieur.

Notre avis : Figure de l'humour miroir, Nora Hamzawi se livre spectacle après spectacle, avec un talent certain d'interprétation, sur son quotidien et ses obsessions. Aujourd'hui mère, la voilà de retour avec un troisième stand-up dans lequel elle se dévoile anxieuse face à l'époque actuelle. « Plus je suis inquiète sur l'état du monde, plus je consulte pendant des heures des trucs artificiels, comme des tutos de maquillage » déclarait-elle au Monde il y a quelques mois. Autodérision, toujours.

Parler pointu

(Théâtre)

Texte de Benjamin Tholozan et Hélène François, mise en scène d'Hélène François, 1h25, dès 11 ans. Benjamin a grandi dans un village du midi, où toute sa famille vit encore, et parlent avec l’accent. Sauf lui, qui a dû gommer son accent pour devenir acteur. Au-delà du comique, Benjamin Tholozan soulève une question hautement politique qui parle de l’abandon progressif des accents, des langues régionales et de la diversité des identités.

Swann Périssé

(Humour & Café Théâtre)

Dans Calme. Avec son nouveau spectacle, Swan Périssé aborde avec légèreté et sarcasme des thématiques contemporaines comme l'écologie et les relations modernes, le tout dans un mélange de comédie et de critique sociale inspiré de ses expériences personnelles et de l'actualité.

Sophia Aram

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le monde d’après. Pour son cinquième spectacle, Sophia Aram a choisi de s’amuser avec les folies de notre époque, sans filtre mais pas sans conviction, aussi ferme dans ses motifs d’indignation que drôle dans sa manière de les mettre en scène.

Notre avis : Revoilà Sophia Aram, humoriste estampillée France Inter qui tourne en ce moment avec "Le Monde d'après", un cinquième spectacle qui déplore l'état de la société française d'aujourd'hui. Un one-woman-show en forme de longue chronique d'actualité qui se voudrait au-dessus de la mêlée et du camp d'où elle vient : la gauche. Mais une longue chronique dont ne ressort qu'une triste amertume et pas mal d'obsessions de droite. Ainsi qu'un fataliste "c'était mieux avant" qui, une fois les applaudissements terminés, nous fait penser que Sophia Aram, c'était en effet mieux avant.

Bovary Madame

(Théâtre)

D'après Gustave Flaubert, mise en scène de Christophe Honoré, 2h45, dès 15 ans. Sur la scène du théâtre, Christophe Honoré mêle le cirque et le cinéma pour donner corps aux Mœurs de province décrites par Flaubert, et réinterprète l'histoire d'Emma Bovar, coincée dans une petite ville de province et son mariage sans éclat, qui ne renonce pourtant pas à ses aspirations romantiques.

Notre avis : Le cinéaste Christophe Honoré aime les auteurs et les autrices, surtout quand il les amène au théâtre. Lui qui, en tant que metteur en scène, a déjà approché le courant du Nouveau Roman, le monument Marcel Proust ou encore certaines figures littéraires tragiquement mortes du sida, revisitera, dans son prochain spectacle et avec des interprètes fidèles (dont Ludivine Sagnier), le mythique Madame Bovary de Flaubert. Création mi-septembre en Suisse avant une tournée en France.

Funny funny bones

(Théâtre)

De Rui Paixão, 30 min, dès 12 ans. Avec audace et minimalisme, Rui Paixão réinvente le clown comme figure brute et libératrice, où le rire et les émotions s’entrelacent dans une expérience cathartique, sans histoire, sans masque et sans artifice.

Orchestre vide, longing for you

(Danse)

Chorégraphie et mise en scène d'Habib Ben Tanfous, 45 min, dès 14 ans. Au cours d'une soirée karaoké, cinq personnages aussi éclectiques que singuliers se racontent et dévoilent leurs propres failles à travers les mots de chansons d’une époque qu’elles et ils n’ont pas connue, entre mouvement et silence, transformant le corps en un instrument qui révèle l’invisible.

[Rakatakatak] C'est le bruit de nos cœurs

(Théâtre)

Mise en scène de Logan De Carvalho, par la compagnie Tracasse, 1h50, dès 14 ans. En 2087, dans une périphérie urbaine nommée « la zone », où la vie est difficile, Driss et Trac s’aiment et expérimentent un amour sans possessivité, à distance du patriarcat. Les deux amants se retrouvent alors au cœur des affrontements entre la population de « la zone » et celle, plus riche, des « villes dômes ».

Jimmy

(Danse)

Chorégraphie de Pierre Pontvianne, 50 min, dès 14 ans. Pierre Pontvianne invite le danseur Jazz Barbé à s’emparer de la scène dans un nouveau rêve éveillé. Le visage à quelques centimètres du sol, l’interprète déplie sa danse géométrique, calculant chaque geste avec une précision mathématique.

Diane Segard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Parades. Mêler comédie et introspection, c'est la recette qui a mené à l'élaboration du nouveau spectacle de Diane Segard, qui explore les thèmes des défis de la vie moderne et les complexités des relations humaines avec un humour incisif.

Mirage

(Danse)

Chorégraphie de Damien Jalet, 1h, dès 14 ans. Pour la première fois, le public lyonnais aura l'occasion de découvrir le Ballet du Grand Théâtre de Genève à travers une création cosignée par le chorégraphe Damien Jalet et le sculpteur-scénographe Kohei Nawa, quatrième volet de leur collaboration mettant en scène une nouvelle confrontation entre l’homme et la matière.

Notre avis : Attention, choc plastique et visuel ! S'inspirant du phénomène des mirages et de la Fata morgana, ces illusions d'optique liées à des conditions météorologiques spécifiques, le chorégraphe Damien Jalet et l'artiste visuel Kohei Nawa plongent 17 interprètes du Ballet de Genève dans une sorte de désert métaphorique. Des interprètes aux corps maquillés et transformés en figures fantasmatiques ou spectrales qui errent dans ce désert, à la recherche d'eux-mêmes à travers moult métamorphoses.

Annette

(Théâtre)

Mise en scène de Clémentine Colpin, 1h50, dès 13 ans. Il y a huit ans, la metteuse en scène belge Clémentine Colpin fait la connaissance d’Annette, deux fois plus âgée qu'elle. Cela bouleverse son rapport au monde : indomptable, emplie d’un insatiable désir de liberté, Annette a toujours fini par se défaire des rôles de femme, mère, secrétaire, épouse… dans lesquels elle était enfermée pour se réinventer sans cesse. Sur scène, elle rejoue sa vie et se raconte à cœur ouvert, sans tabou, de son enfance dans les années 1950 à sa mort rêvée.

Notre avis : Il faudrait ne rien dire de cette création qui a fait - à juste titre - l'évènement dans le Off d'Avignon cet été, si ce n'est que la créatrice Clémentine Colpin a collaboré déjà avec les hétéroclites et talentueux Christiane Jatahy, Robert Cantarella, Jaco Van Dormael et qu'elle a été formée en Belgique et en Suisse. Elle a décidé de construire son spectacle autour de la septuagénaire Annette et la place au centre de la scène alors qu'elle n'est pas comédienne. Autour d'elle, une jeune troupe d'interprètes fait revivre celles et ceux qu'elle a côtoyés.

L'inhabitante

(Théâtre)

Mise en scène de Maxime Mansion, 1h. Cette pièce met en scène plusieurs générations de femmes qui se croisent, comme Jules, 17 ans, qui quitte l’appartement étroit où elle a grandi pour vivre dans des squats, Denise, qui ne fait que déménager ou Suzanne, travailleuse du sexe, qu’on expulse de la Zone en pleine gentrification.

Jojo Bernard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Tout le monde il est beauf. Après son premier spectacle Sa m'sul tro !!, l'humoriste Jojo Bernard revient sur scène avec un nouveau one man show sur le thème du voyage en racontant son périple jusqu'en Australie depuis son Nord natal pour trouver le plus gros beauf de la planète.

Élodie Poux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le syndrome du papillon. Dans son nouveau spectacle, Élodie Poux utilise son talent d’humoriste pour aborder des sujets tels que les conditions de vie au travail dans les crèches, l'interruption volontaire de grossesse, la santé mentale ou le patriarcat, qu’elle évoque avec légèreté.

Chantal Ladesou

(Humour & Café Théâtre)

Dans On the road again. Malgré les années, Chantal Ladesou continue de marquer les esprits avec son humour et son énergie. Dans son dernier spectacle, qu'elle viendra jouer à la Bourse du Travail, elle donnera son opinion sur les aléas de la vie de famille, le monde du show-business et les absurdités de la société contemporaine.

El camino de mi alma

(Théâtre)

Lors d'un voyage en Andalousie, la chorégraphe Caroline Vialletelle a rencontré le flamenco, une danse qui a marqué son histoire de femme, de danseuse et de chorégraphe. Dans ce seule en scène, elle raconte l’histoire d’une femme qui part à la rencontre d’elle-même, qui se découvre et qui reprend possession d’elle.

Issa Doumbia

(Humour & Café Théâtre)

Dans Monsieur Doumbia. Actif depuis de nombreuses années sur la scène humoristique française, Issa Doumbia est de retour sur scène avec un nouveau spectacle, fidèle à son style naviguant entre des observations fines et des sketchs percutants.

Stéphanie Machart

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre deux. Au quotidien, Stéphanie Machart vit entre deux mondes : le jour, elle est DRH, et le soir, humoriste. Sur scène, elle utilise ce grand écart comme source d’inspiration et d’autodérision.

Groseille

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Clémence Baltazard, 1h10, dès 14 ans, Groseille travaille au Doll House Cabaret, un lieu étrange où elle répète jour et nuit les mêmes performances. Elle semble être la seule danseuse de ce cabaret lugubre. Sa féminité, trop lisse, trop parfaite, saturée de stéréotypes, finit toutefois par devenir inquiétante. Quelque chose cloche chez elle, que son majordome Hector doit à tout prix contenir et contrôler.

Numéro deux

(Théâtre)

D'après David Foenkinos, mise en scène de Sophie Accard, 1h30. En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par conséquent, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines de garçons furent auditionnés, pour qu'il n’en reste plus que deux. Ce spectacle raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Notre avis : C'est l'histoire d'un gamin qui a failli jouer Harry Potter au cinéma, sauf qu'il a été doublé dans la dernière ligne droite par Daniel Radcliffe. Ce Numéro deux doit donc regarder la réussite du numéro un de loin. Adapté par Léonard Prain et mis en scène par Sophie Accard, le roman fictionnel de David Foenkinos prend vie dans un spectacle efficace et captivant qui rencontre un succès mérité depuis sa création en début d'année à Paris dans le théâtre privé.

Le roi des ours

(Théâtre)

Mise en scène de Quentin Dubois, 1h, dès 7 ans. Thor est un grizzly majestueux, robuste et solitaire, qui règne sur les montagnes du grand Nord canadien. Quand deux hommes le prennent en chasse et le blessent, une course-poursuite effrénée s’ensuit qui les mènera sur les plus hauts sommets rocheux.

De Bric et de Broc

(Impro)

Composée de six amis, la compagnie Les brasseuses de vent propose un spectacle entièrement inspiré, créé, mis en scène et joué en temps réel sur les suggestions du public, pour partir loin dans des mondes imaginaires.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

Noam Sinseau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Makoumè Superstar. Entre blagues tranchantes, voguing et moments de poésie, Noam Sinseau embarque dans un voyage de la Martinique à Paris. De l'identité à l'émancipation, il casse les codes du genre dans ce spectacle avec humour et sincérité.

C'est la fĂŞte au TNG !

(Spectacles Divers)

Pour fêter le début de sa nouvelle saison, le TNG organise une après-midi d'activités, avec des animations, un brunch, une chasse au trésor et bien d’autres surprises.

Détective Lovecraft

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières 1h15, dès 12 ans. New York, 1943. Le détective Howard Phillips Lovecraft est engagé par Veronica, une femme fatale envoûtante, pour retrouver son mari ainsi qu’un livre occulte légendaire : Le Necronomicon. Très vite, son enquête le plonge dans un univers aussi mystérieux que dangereux.

Nos matins intérieurs

(Théâtre)

Mise en scène de Nicolas Mathis, écrit par Julien Clément, 1h05, dès 10 ans. Cette année, le Quatuor Debussy partagera la scène avec le collectif Petit Travers, pour un spectacle tout en équilibres et en suspensions ; imaginée comme un grand jeu de construction, la scène est constituée de grands cubes dessinant autant de paysages qu’ils offrent de situations de jeu, dix jongleurs et jongleuses accordent leurs rythmes et leurs gestes dans des tableaux d’unisson, alors que les membres du quatuor jouent les maîtres du temps, imposant les vitesses, les cassures et les durées.

Disney sur glace - rĂŞvons ensemble

(Spectacles Divers)

Dans cette nouvelle édition de Disney sur glace, les personnages du studio reviennent pour une nouvelle aventure partageant leur rêves avec le public.

Je me lèverai

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Agathe Groult, 1h, dès 10 ans. Entre documentaire et fiction, Agathe Groult amène le public dans une traversée racontant le parcours des personnes dites sans-papiers.

Cartoon, ou n'essayez pas ça chez vous !

(Théâtre)

Texte de Mike Kenny, mise en scène d'Odile Grosset-Grange, 1h15, dès 7 ans. Jimmy Normal vit avec sa famille dans une maison normale, sur une rue normale, dans une ville normale. Sauf que rien n’est normal, car ce sont des cartoons ! Chaque jour, tout recommence à zéro, personne ne change, jusqu’au jour où une potion ratée transforme le quotidien en chaos : Jimmy devient humain.

Le petit chaperon rouge

(Théâtre)

D'après les frères Grimm, mise en scène de Céleste Germe et Mathilde Wind, 45 min, dès 5 ans. La compagnie Das Plateau décide de reprendre l'histoire très connue du petit chaperon rouge, mais cette fois-ci dans la version des frères Grimm, mettant en scène une petite fille non pas imprudente ni suspecte, mais vaillante et courageuse, le tout dans un jeu de miroirs et de transparence.

Brel, la sueur et les rĂŞves

(Théâtre)

Mise en scène de Julien Tiphaine. D’après les interviews et textes de Jacques Brel, Julien Tiphaine, tire le portrait d’un homme avide d’amour et d’aventure. Mettant en parallèle des extraits de chansons et d’entretiens, ce spectacle invite à naviguer dans l’imaginaire du chanteur, entre désespoir et aspiration à une vie poétique intense et riche.

Match d'impro : Lyon vs France

(Impro)

Nouveau match dans la saison d'impro, et cette fois-ci la Ligue d'improvisation lyonnaise affrontera l'équipe de France, bien déterminée à prendre sa revanche.

Et vous emporterez les restes

(Théâtre)

Mise en scène de Sarah Spaggiari, 1h20, dès 13 ans. Dans un entrepôt imaginé comme un espace du souvenir, deux interprètes-archivistes sont chargés de reconstituer ce qui s’est déjà produit ailleurs et dans un autre temps. En revivant les souvenirs des autres, ils sont, tour à tour, vieille dame au bord de l’eau, fils abandonnés, amoureuse révoltée ou chanteur solitaire.

Mydoom

(Théâtre)

De Lucie Garrigues, 40 min, dès 10 ans. Une jeune-femme libère accidentellement un fantôme prisonnier de son jeu-vidéo d’enfance. Cette créature du passé va peu à peu infiltrer son ordinateur jusqu’à envahir sa chambre et sa vie, le tout dans une scénographie mêlant projections, marionnette et manipulation vidéo pour donner forme à l’invisible.

Les Choix tremblants / Cirkus Nevkus

(Théâtre)

De Daniel Kvašňovský, 35 min, dès 6 ans. Dans ce seul en scène, Daniel Kvašňovský incarne un clown empruntant les codes et l'esthétique d’un cirque non actuel explorant une excentricité timide oscillant entre un minimalisme corporel aux accents absurdes et de grands gestes scintillants qui ramènent à l’imaginaire du cirque.

La Machine de Turing

(Théâtre)

De Benoit Solès, d'après Hugh Whitemore et Andrew Hodges, mise en scène de Tristan Petitgirard, 1h30. Manchester. Hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. Il n’est d’abord pas pris au sérieux par les forces de l'ordre, mais sa présence n’échappe pas aux services secrets grâce à son acharnement pour briser l’Enigma, machine allemande d'encodage pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce spectacle retrace sa vie et ses nombreuses contributions à développer ce qui deviendra l'informatique moderne.

Notre avis : En ayant porté au plateau l'histoire du mathématicien et cryptologue britannique Alan Turing, dont les travaux permirent d'accélérer considérablement la chute de l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, le metteur en scène, comédien et auteur Benoit Solès a livré un spectacle passionnant sur cette figure oubliée des livres d'histoire, notamment du fait de son homosexualité. Un spectacle autant pour la mémoire que pour le plaisir du jeu, qui connaît un succès dingue (et mérité) depuis sa création en 2018, repris à Lyon sur une longue période avec un casting local.

Une pièce sous influence

(Théâtre)

Texte de Martin Legros, mise en scène de Sophie Lebrun et Martin Legros, 1h35. Deux couples rentrent du carnaval et se font face le temps d’une nuit. Anna, déguisée en mariée zombie annonce à son mari qu’elle a invité les acheteurs de leur maison à venir boire un verre alors qu’ils les détestent… Au milieu des confettis, commence alors une nuit de confessions et de révélations entre ces deux couples que tout oppose.

Notre avis : Une mariée dans une robe ensanglantée et un homme dans une parure de chevalier : voici Anna et Mathias tels qu'ils apparaissent d'entrée de jeu de ces 95 minutes toutes aussi tristes que drôles. Le couple a perdu son enfant il y a trois ans et s'apprête à vendre sa maison-mausolée à un autre couple qui débarque sur scène. Entre Ibsen et Lars Norén, la troupe du collectif caennais La Cohue sait parfaitement varier l'intensité des émotions pour absorber dans un sens de la fête indéniable les ressentis les plus sombres.

La guerre n'a pas un visage de femme

(Théâtre)

D'après Svetlana Alexievitch, mise en scène de Julie Deliquet, 2h30. Après Welfare, Julie Deliquet poursuit son travail documentaire en adaptant cette fois-ci le premier livre de la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch sur les 800 000 femmes mobilisées dans la Grande Guerre patriotique, largement invisibilisées jusqu'en 1985 et la sortie de son essai, résultat de sept ans de travail.

Notre avis : Quand nous nous asseyons, elles sont déjà là, dans leur appartement communautaire. Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, les a rencontrées individuellement et a fait de leur récit son premier ouvrage, censuré, au mitan des années 80. Julie Deliquet prend le relais pour sortir de l'ombre ces femmes ukrainiennes, biélorusses, russes qui ont combattu avec les armes de l'armée de l'URSS après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941. Un grand spectacle d'une des meilleures metteuses en scène actuelles, déjà bluffante avec Welfare ou 8 heures ne font pas un jour récemment.

Un ascenseur pour deux

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières, 1h15, dès 10 ans. Le 15 avril à 10h30, Sarah et Tom entrent dans un ascenseur. Ils ne se connaissent pas, mais vont au 8ème étage. L’ascenseur va alors tombe en panne. Une fois réparé, Sarah et Tom vont se séparent et sont de nouveau propulsés dans l’ascenseur. Piégés dans une boucle temporelle, Sarah et Tom vont revivre la même journée, encore et encore.

Le Père Noël est une ordure !

(Théâtre)

D'après le Splendid, 1h25. Un soir de Noël, à la permanence téléphonique parisienne de l’association SOS Détresse Amitié, deux bénévoles, Pierre et Thérèse, sont perturbés par l’arrivée de personnages marginaux et farfelus provoquant des catastrophes en chaîne.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Dispak Dispac'h

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Patricia Allio, 2h30. Après Autoportrait à ma grand-mère, Patricia Allio transforme la scène en agora et invite le public à se rassembler dans un espace intime pour explorer les mémoires conscientes et inconscientes, le tout rythmé par des performances et la musique de Léonie Pernet.

Le Grand Sommeil

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Marion Siéfert, 1h, dès 14 ans. Dans ce duo interprété en solo, Marion Siéfert interroge notre rapport à la norme et ce qu’il faut transgresser pour grandir et représenter le lien adulte-enfant autrement qu’à travers la rivalité ou le classique rapport mère‑fille.

Cédric Salaun

(Humour & Café Théâtre)

En plein rodage de son prochain spectacle, Cédric Salaun prend la route pour tester ses nouveaux sketches, entre danse bretonne, théorème de Pythagore et une pointe de Philippe Douste-Blazy.

By heart

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Tiago Rodrigues, 1h45, dès 13 ans. Pour la première fois à Lyon, le directeur du festival d'Avignon vient produire son œuvre la plus connue, le plaçant seul sur scène face à dix personnes du public pour apprendre un poème choisi au préalable.

Carte blanche : mémoires queer

(Théâtre)

De la compagnie La Chataîgne, 1h, dès 15 ans. À la frontière entre le manifeste et la confession, cette pièce invite le public à rencontrer les univers des performeur·euses drag, entres les mémoires d'hier et de demain.

Bollywood Masala

(Danse)

Entre danses entrainantes, costumes colorés, romance et comédie, ce nouveau spectacle créé par Toby Gough reprend les chansons cultes de films Bollywood à succès tels que Devdas, Lagaan, Dhoom et RRR.

Midi-Minuit

(Danse)

Chorégraphies de Thierry Malandain, 1h30, dès 10 ans. Les vingt-deux interprètes du Malandain Ballet Biarritz investissent la Maison de la Danse sous la direction de Thierry Malandain pour y interpréter un récital composé des chorégraphies Midi pile ou le concerto du soleil, Minuit et demi, ou le cœur mystérieux et Boléro, le tout sur des airs de Poulenc, Saint-Saëns et Ravel.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Pierre-Emmanuel Barré revient sur les planches avec un nouveau spectacle, toujours à la frontière de la critique sociale et de l’humour noir, porté par un ton corrosif repoussant les limites du politiquement correct.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Toujours armé de son style à la frontière de la critique sociale et de l’humour, Pierre-Emmanuel Barré est de retour sur scène avec un nouveau spectacle pour souligner les absurdités du monde contemporain.

Notre avis : En 2031, Pierre-Emmanuel Barré, chantre français de l'humour noir, vulgaire et politique, sera has-been prophétise-t-il lui-même. Alors il livrera un spectacle, titré Come-back, pour revenir coûte que coûte sur le devant de la scène. C'est ce spectacle en forme de dystopie que PEB parfait depuis des mois en tournée. Au vu des précédentes propositions de celui qui se qualifiait dans un ancien titre de « sale con », nous irons découvrir celle-ci avec curiosité.

Mesure pour mesure

(Théâtre)

D'après William Shakespeare, mise en scène de Lucile Lacaze, 1h35. Le jeune Claudio est alors condamné à la décapitation pour fornication par le puritain Angelo, régent de la ville. Sa sœur Isabella, novice dans un couvent, tente d’obtenir sa grâce auprès d’Angelo, qui lui propose la vie de son frère en échange de sa virginité. Obligée de sortir du couvent, elle se retrouve prise au piège de ce monde d’hommes qu’elle avait fui.

Ivanov

(Théâtre)

D'après Anton Tchekov, mise en scène de Jean-François Sivadier, 2h30. Il y a un an, Ivanov avait un domaine, se sentait fort et était apprécié de ses voisins. Aujourd'hui, il n’est plus que l’ombre de lui-même, envahi par un fort sentiment de culpabilité et de solitude alors que sa vie est livrée aux rumeurs de la société qui l’entoure, entre ennui, alcool et méchancetés sur fond d’antisémitisme après son mariage avec Anna Petrovna, une jeune fille juive.

London Fog, folksongs à l'heure du thé

(Théâtre)

Dans un boudoir londonien, une soprano, une contralto et une pianiste se retrouvent, entre fragments de vie et confidences pour une plongée au cœur de la musique anglaise d’hier et d’aujourd’hui.

Madame Fraize

(Humour & Café Théâtre)

Écrit et jeu Marc Fraize (Monsieur Fraize), ms Alain Degois dit "Papy", 1h15

Notre avis : Monsieur Fraize présente madame. Le spectacle créé en 2021 ne cesse de se déployer depuis. Marc Fraize troque son pantalon bleu en velours côtelé trop court pour une robe hollywoodienne, celle d'une prolo qui rêve sa vie même s'il son quotidien c'est Gifi et le fonctionnement du lave-vaisselle. Moins hésitante que monsieur, elle n'en demeure pas moins aussi hilarante que lui. Acteur chez Dupieux, Fraize est un des plus grands comiques de sa génération.

Camille Chamoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça va ça va. Pendant longtemps, Camille Chamoux s'est considérée comme immortelle : elle a ingéré du glutamate, de l'aspartame, du nitrite de sodium... Puis, soudain, ses groupes WhatsApp ont commencé à parler de médicaments contre la polyarthrite précoce. La santé est arrivée dans sa vie, et elle a décidé d'en faire un spectacle.

Notre avis : Ça va ça va, assure l'actrice et humoriste Camille Chamoux dans un quatrième seule-en-scène autocentré pour la bonne cause : celle de faire rire de son quotidien de « quadra occidentale » pour « collectivement oublier qu'on va tous crever comme des merdes ». Où il est question de santé mentale et physique, de mort, du couple, des gosses ou encore des groupes WhatsApp. Rien de très original, certes, mais on ne peut plus efficace.

Les Misérables

(Spectacles Divers)

De Victor Hugo, ms Ladislas Chollat. Comédie musicale

Le bruit des arbres qui tombent

(Théâtre)

Mise en scène de Nathalie Béasse, 1h30, dès 15 ans. Sur le plateau, une bâche devient mer ou ciel, les corps dansent et racontent quand les mots échouent : quatre membres d’une même famille s’essaient à tenir debout, au bord de leurs failles. Entre chutes, élans, souvenirs et silences, tout se mêle et la nature s’infiltre, discrète et insistante.

Notre avis : À la fois plasticienne et comédienne, Nathalie Béasse revient avec un spectacle de 2017 où, comme souvent dans son travail, des personnages sont de passage, un peu égarés. Ils racontent leurs états, leurs rencontres quand ils ne dansent pas ensemble l'espace de quelques instants. Les corps, enrobés dans des costumes très élégants et soignés, apportent une légèreté souvent contradictoire avec ce bruit des arbres qui tombent. La grande classe.

Contre-nature

(Danse)

Chorégraphie de Rachid Ouramdane, 1h, dès 10 ans. Pour continuer d’explorer le mouvement aérien, déjà abordé dans ses précédentes créations Sfumato et Corps extrêmes, Rachid Ouramdane met en scène dix interprètes dans une atmosphère brumeuse, où leurs gestes esquissent des ralentis et des accélérations, à travers des corps à corps et chutes amorties. 

Notre avis : Après sa collaboration avec les circassiens de la Compagnie XY, le chorégraphe Rachid Ouramdane poursuit son exploration du geste et des mouvements aériens. Onze interprètes aux formations différentes occupent dans Contre-nature une scène nue, sculptée par les lumières et augmentée parfois d'images projetées dans la brume. Au-delà du mouvement, le chorégraphe évoque ici le passage du temps, le rapport des vivants aux absents, le vide et le plein, la complexité qui compose un corps et une psyché...

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?

(Théâtre)

De Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, dès 10 ans, 1h35. Novembre 1889. Sherlock Holmes est sur le point d’être condamné à mort pour double homicide ! Les preuves sont accablantes, mais sa mémoire récente accuse quelques lacunes et l'empêche de prouver son innocence.  Ce sera donc au public de jouer le rôle des neurones du détective pour le tirer d'affaire.

Blanche-Neige, histoire d'un prince

(Théâtre)

Écrit par Marie Dilasser, mise en scène de Michel Raskine, 1h, dès 8 ans. Le couple princier bat de l’aile, le royaume est dévasté, la biodiversité en danger à force de fêtes et de guerres. Ces héros mélancoliques et joyeux clopent, chantent, se disputent et divaguent en tricotant. En un tourbillon burlesque, le spectacle plonge dans un récit moderne interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme et l’environnement.

Notre avis : Une histoire très connue comme on ne nous l'a jamais racontée : avec Blanche-Neige, histoire d'un prince, l'autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d'intelligence et d'humour (Blanche-Neige rêve par exemple d'une aventure avec sa copine Peau d'âne) qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) dans la droite lignée d'un théâtre généreux et inventif. On adore.

Eva Rami

(Humour & Café Théâtre)

Dans Va aimer !. Dans son troisième seule-en-scène, Eva Rami incarne à nouveau une multitude de personnages, notamment un groupe de femmes gravitant autour de l’héroïne Elsa. À la manière d’un chœur, ces femmes vont accompagner l’héroïne dans son cheminement vers la libération, avec humour et tendresse.

Notre avis : Brillant geste autofictionnel, Va aimer ! d'Eva Rami est un seule-en-scène (le meilleur de 2024 selon les Molières !) dans lequel le double de la comédienne et autrice s'empare de la scène autant pour se livrer, se pacifier, se réparer, que pour alerter, bouleverser, transmettre.... La force du spectacle vivant, tout simplement.

Numéro deux

(Théâtre)

D'après David Foenkinos, mise en scène de Sophie Accard, 1h30. En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par conséquent, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines de garçons furent auditionnés, pour qu'il n’en reste plus que deux. Ce spectacle raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Notre avis : C'est l'histoire d'un gamin qui a failli jouer Harry Potter au cinéma, sauf qu'il a été doublé dans la dernière ligne droite par Daniel Radcliffe. Ce Numéro deux doit donc regarder la réussite du numéro un de loin. Adapté par Léonard Prain et mis en scène par Sophie Accard, le roman fictionnel de David Foenkinos prend vie dans un spectacle efficace et captivant qui rencontre un succès mérité depuis sa création en début d'année à Paris dans le théâtre privé.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Bun Hay Mean

(Humour & Café Théâtre)

Dans Kill Bun. Avec ce cinquième spectacle, Bun Hay Mean revient sur la période difficile qu'il a connu l'année dernière, avec un point d'honneur à parler de la santé mentale, mais sans oublier le piquant et l'absurde qui font sa renommée.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'ĂŞtre humain brĂ»le de l'Ă©nergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son tĂ©lĂ©phone : voilĂ  qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohĂ©rences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

Absalon Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

ZaĂŻ zaĂŻ zaĂŻ zaĂŻ

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque cette saison à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé il y a deux ans un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : ChorĂ©graphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'ItinĂ©raire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, Ă  travers des pièces mĂŞlant humour et Ă©motion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intĂ©resse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilitĂ© et de la binaritĂ©.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

NĂ´t

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : HabituĂ©e de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient aurĂ©olĂ©e de sa nouvelle notoriĂ©tĂ© depuis qu'elle a créé NĂ´t dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet Ă©tĂ©. La Capverdienne met au cœur de NĂ´t (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupĂ©e. Un autre se balade nu dans le public et Ă©tire le temps jusqu'Ă  l'agacement de certains et une des danseuses, amputĂ©e des jambes, donne la rĂ©plique Ă  ses acolytes.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.