Festival BD de Grenoble : cap à l'ouest

CONNAITRE | Rendez-vous ce week-end à la résidence Le Home.

Benjamin Mialot | Mardi 6 octobre 2015

Photo : Bablet / Ankama


Nouveau lieu, nouveau format et nouveau nom : pour un peu, le festival BD de l'association Dauphylactère serait méconnaissable. Pour un peu, car esthétiquement, on reste en terrain connu, le casting de son édition 2015 (sur le thème de l'ouest lointain) se divisant principalement, à l'instar des précédentes, entre maîtres transalpins trop méconnus et jeunes talents régionaux.

Parmi les premiers, on prendra acte des présences de Paolo Eleuteri Serpieri, pornographe virtuose (Druuna) dont on redécouvre les très emblématiques westerns pro-Amérindiens ; de Stefano Casini, auteur, notamment, d'un très prenant thriller sur fond de révolution cubaine (Hasta la victoria!) ; et de Lele Vianello, émérite disciple de Pratt (l'aventure en haute mer, les grands conflits, l'aquarelle...) s'il en est.

Chez les seconds, on accordera une attention particulière au Chambérien Bablet, petit prodige de la perspective vertigineuse (via le diptyque mythologique Adrastée) et à Marie Avril, pour sa belle adaptation de Confidences à Allah, le monologue anti-patriarcal d'une bergère par tradition et putain par nécessité de Saphia Azzeddine, que cette Lyonnaise transfigure par une mise en images à la douceur paradoxale d'un conte Disney.

Benjamin Mialot

Festival BD de Grenoble, samedi 10 et dimanche 11 octobre, à la Résidence Le Home

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Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Découverte | Changement de programme. À défaut de pouvoir jouer son spectacle immersif tiré de la BD éponyme de Mathieu Bablet, Christelle Derré, directrice artistique du collectif poitevin Or Normes, est venue à l’Hexagone de Meylan lundi 29 et mardi 30 mars, à la rencontre d’étudiants. Des échanges fructueux dont elle nous a parlé dans la foulée.

Martin de Kerimel | Mercredi 31 mars 2021

Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Souvenez-vous… ou fouillez nos archives : au Petit Bulletin, en octobre dernier, nous vous avions parlé de la nouvelle BD de Mathieu Bablet, Carbone et Silicium. Le jeune auteur nous avait alors expliqué qu’il avait dû prendre du recul après le succès de son précédent album, Shangri-La, en lice au Festival international d’Angoulême et vendu à plus de 100 000 exemplaires. On a vite fait le rapprochement quand le même titre est réapparu du côté de l’Hexagone, coproducteur et promoteur d’un concert visuel et immersif inspiré de l’ouvrage. L’univers SF de Mathieu Bablet est si puissant que l’on regrette que les dates prévues à Meylan aient été annulées cette année. Ce maudit coronavirus ! Une œuvre recomposée En attendant, c’est avec une sincère curiosité que l’on a discuté avec Christelle Derré, la directrice artistique d’Or Normes, le collectif à l’origine du spectacle. Faute de jouer, la jeune femme a rencontré des collég

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Mathieu Bablet : la SF les pieds sur terre

Bande dessinée | Focus sur la nouvelle bande dessinée "Carbone et Silicium" de l'auteur d'origine grenobloise.

Sandy Plas | Mardi 20 octobre 2020

Mathieu Bablet : la SF les pieds sur terre

Il aura fallu quatre ans à Mathieu Bablet pour digérer le succès de Shangri-La, son précédent album vendu à plus de 100 000 exemplaires et sélectionné dans la short-list du Festival international de la BD d’Angoulême en 2017. Quatre ans pour « prendre du recul, dépasser une forme de paralysie » et se lancer pleinement dans l’écriture et le dessin de Carbone et Silicium, paru à la rentrée. Mathieu Bablet pose cette fois-ci son regard sur la confrontation entre la technologie et l’intelligence artificielle, incarnées par les deux robots Carbone et Silicium, et la théorie de l’effondrement, sur fond de crise environnementale, économique et migratoire. « Je trouve mon inspiration dans les sujets contemporains. Ce travail de prospective et le fait de se poser des questions sur le futur, est selon moi la raison même d’exister de la SF. » Et pour aborder la question de l’effondrement et de la crise environnementale, celui qui a nourri sa passion pour la science-fiction depuis son plus jeune âge, en dévorant les livres d’Asimov ou de Philip K.Dick, s’est appuyé sur les toutes dernières études scientifiques e

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Grenoble BD : la BD sous toutes ses coutures

Festival | Samedi 11 et dimanche 12 novembre aura lieu la vingt-sixième édition du festival de l'association Dauphylactère. Avec, en invité d'honneur, le dessinateur Lele Vianello, qui accompagna le grand Hugo Pratt durant les vingt dernières années de sa vie.

Alice Colmart | Mardi 7 novembre 2017

Grenoble BD : la BD sous toutes ses coutures

Pendant deux jours, crayons et fusains vont être de sortie à la résidence étudiante Le Home, près de Chavant, l'association Dauphylactère donnant rendez-vous ici aux fans du neuvième art. Et pour cette 26e édition, elle a fait de Lele Vianello, assistant d’Hugo Pratt sur la fameuse série Corto Maltese, son invité d’honneur. Le dessinateur et aquarelliste vénitien viendra présenter son dernier album Adriatica dans lequel il retrace les aventures de l'inspecteur Conrad, confronté à un meurtre des plus étranges dans la Venise d’après-guerre. Également invité de cette édition, le dessinateur marseillais Serge Scotto pour La Gloire de mon père, reprise en BD du roman éponyme de Marcel Pagnol dans laquelle il imagine les souvenirs d’enfance du fameux écrivain. En tout, une vingtaine d’auteurs et de scénaristes dédicaceront leurs bandes dessinées et de nombreux bouquinistes proposeront des albums à petit prix À noter qu'en amont du festival (vendredi 10 novembre à 20h), une conférence sur l'atelier d'Hugo Pratt, menée par Lele Vianello et Michel Jans, sera proposée à la médiathèque l’Éllipse de Sassenage.

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Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Nouvelle soirée | Depuis presque 25 ans, le Loco Mosquito fait fiévreusement se déhancher les aficionados de salsa. Mais vendredi 10 mars, c’est le funk qui mettra l’ambiance au 56 rue Thiers, le patron lançant un nouveau type de soirée dans son bar. Tenue vintage conseillée.

Charline Corubolo | Mardi 7 mars 2017

Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Le moustique qui a piqué Javier Colli, taulier du Loco Mosquito, était sans nul doute porteur d’un joyeux virus gorgé de salsa. Ce dernier a ainsi pris possession du bar du bout de la rue Thiers en 1994 pour en faire une véritable institution grenobloise de la nuit latine. Tous les mardis, chez lui, c’est scène ouverte ; et du mercredi au samedi, on plonge dans la chaleur hispanique avec soirée salsa et initiation à la danse, tout ça dans la convivialité et la gratuité. « J’ai fait un bar à l’espagnol, assez chaleureux. Au début c’était plutôt étudiant. Après presque 25 ans d’existence, maintenant il y a de tous les âges. » Fief du déhanché latino, le Loco Mosquito était également jadis un lieu de passage pour les DJs locaux et souhaite envoyer du mix à nouveau. Vendredi 10 mars, le Last train to London Town sera du coup piloté par Dr J avec une sélection « funk, soul, ska ». « On va essayer de relancer les soirées avec des DJs. Pour cette première, c’est un peu dans l’idée des Dynamita’s nights à la Belle électrique, histoire de revivre les années 1970 avec un dress cod

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