Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Photo : DR / DR / Bertrand Stofleth


Mercredi 23 décembre

Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l'ambiance fêtes si ce n'est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin.

Jeudi 24 décembre

Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l'un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l'entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier.

Vendredi 25 décembre

En cette journée de Noël, c'est cinéma d'animation. Mais cinéma d'animation qui parle à tout le monde, petits comme grands. Rendez-vous à 17h10 au Méliès pour voir Avril et le monde truqué, sorti début novembre. Et si le monde s'était arrêté à l'âge du charbon en 1870 ? À partir de l'univers de Tardi, Desmares et Ekinci signent une uchronie palpitante mêlant politique, aventures, science et rétro-anticipation. Du steampunk à la française digne de Jules Verne.

Samedi 26 décembre

Pour digérer la dinde de Noël, The DARE night a pensé à tout. Afin d'éliminer cette orgie culinaire, l'association de musique électronique nous donne rendez-vous au bar Le Mark XIII dès 18h. Au programme, une véritable armée de DJs avec quelques bonnets déjà passés dans le coin : Pause, Wayatt, Encore, Karl Keis, mais aussi Odessa et Koeten. À noter la venue de Jacques & Bernadette. Un plateau de fête, gratuit, pour un moment qui s'annonce « technoment » jouissif.

Dimanche 27 décembre

Les bals des Barbarins fourchus sont légendaires. Dans leur Salle noire (quartier Bouchayer-Viallet) transformée en dancefloor décalé, l'ambiance est toujours chaleureuse, loin (très loin même) de la boîte de nuit impersonnelle. Avec eux, on danse sur du rock'n'roll, du rockabilly ou encore du rythm'n'blues, souvent dans des tenues improbables. Légendaires qu'on vous dit. Rendez-vous à 20h. Tarif : de 8 à 12€.

Lundi 28 décembre

De la « chanson électro-acidulée pour marmots » ? C'est ce que propose la compagnie grenobloise Intermezzo (celle qui porte notamment Le Big Ukulélé Syndicate ou encore le spectacle Lilith, Manifeste rock) avec Macadam Bonbon. Sur scène, deux musiciens-chanteurs (Valérie Liatard et Erwan Flageul) embarquent les plus jeunes dans un spectacle-concert qui a l'air énergique et barré au vu de sa bande-annonce. Ça se passe à la Basse cour du dimanche 27 au mardi 29 décembre, à 10h30 et 15h30. Tarif : de 8 à 10€.

Mardi 29 décembre

La rédaction du Petit Bulletin Lyon est fan du Roi Carotte, opéra d'Offenbach mis en scène par le fameux Laurent Pelly que l'on connaît bien à Grenoble – il a dirigé le (feu) Centre dramatique des Alpes pendant onze ans, livrant des spectacles grandioses et accessibles à tous. Faites donc confiance à nos confrères lyonnais et direction l'Opéra de Lyon. Sachant qu'en plus, Pelly est encore plus fou et plus libre lorsqu'il s'attelle à un opéra. Tarif : de 14 à 94€.

Mercredi 30 décembre

Camille Grillon ? Un « jeune guitariste prodige de 19 ans » nous assure le club de jazz La Soupe aux choux qui le programme ce soir-là. À l'écoute de ses compositions chantées et de ses diverses reprises de titres plus ou moins récents, on veut bien le croire – il semble très agile de ses doigts ! De quoi passer une agréable soirée dans un lieu qui l'est tout autant avant de se retourner la tête le lendemain pour définitivement oublier 2015. Tarif : de 0 à 12€.

Jeudi 31 décembre

Le dernier jour de 2015 dans l'un des plus beaux et riches musées de France ? Pendant les vacances, le Musée de Grenoble organise chaque jour à 14h30 une visite guidée de son exposition Georgia O'Keeffe et ses amis photographesjusqu'au 31 décembre sauf le mardi (jour de fermeture hebdomadaire) et le jeudi 24. Un moment privilégié pour tout savoir sur cette peintre américaine assez méconnue en France. Inscription conseillée, Tarif 5€ (+ l'entrée au musée).

Vendredi 1er janvier

Reposez-vous.

Samedi 2 janvier

Dernier week-end pour aller découvrir l'expo Confidences d'outre-tombe, squelettes en question proposée par le Musée dauphinois : l'une des plus grandes réussites de l'année (voir nos PB d'or). Et une approche joyeuse (voire festive) de notre rapport à la mort avec de l'archéologie, de l'histoire… Musée ouvert tous les jours sauf le mardi et les 25 décembre et 1er janvier.

Dimanche 3 janvier

Dernier jour aussi pour découvrir Double cross au Centre d'art Bastille, exposition d'art contemporain ardue mais passionnante (ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h, tarif : 1€). Et puis ce sera aussi l'occasion de monter là-haut à pied, histoire de se décrasser après les fêtes. Bonne année au fait !


Georgia O'Keeffe et ses amis photographes


Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Confidences d'outre-tombe. Les archéologues interrogent les squelettes


Musée dauphinois 30 rue Maurice Gignoux Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Double cross

De Jacopo Miliani et Alessandro Di Pietro. Project room "Live sport" : Mikaël Belmonte
Centre d'Art Bastille Site sommital de la Bastille Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Funky Caravane

Concert dansant
Square du Docteur Martin Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Before réveillon

Avec Premiata Sound System
La Salle Noire 19 rue des Arts et métiers Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


À la santé de Django

La Soupe aux Choux 7 route de Lyon Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Simo Cell et Abdullah Miniawy, explorateurs sonores

MUSIQUES | C’est ce qu’on pourrait appeller une rencontre à haut potentiel. D’un côté Simo Cell, jeune espoir de la scène électronique française arpentant depuis cinq/six (...)

Damien Grimbert | Lundi 14 juin 2021

Simo Cell et Abdullah Miniawy, explorateurs sonores

C’est ce qu’on pourrait appeller une rencontre à haut potentiel. D’un côté Simo Cell, jeune espoir de la scène électronique française arpentant depuis cinq/six ans des territoires sonores singuliers quelque part entre techno, bass music britannique, ambient et musiques expérimentales, avec un goût prononcé pour les rythmes percussifs, le sound design, la gestion des silences et les infrabasses démesurées. De l’autre Abdullah Miniawy, jeune poète, chanteur, compositeur et trompettiste égyptien militant passionné de musique répétitive, de free jazz et transe soufie, dont la carrière débute au Caire en 2011, à l’orée des premiers soulèvements révolutionnaires qui aboutiront à la démission du président Hosni Moubarak. Entamée au cours de l’hiver 2018, sous la forme de longues sessions d’enregistrement faisant la part belle à l’improvisation, leur collaboration va d’abord donner naissance à un album rêche, hybride et avant-gardiste d’une puissance d’évocation impressionnante, Kill Me or Negotiate, sorti en octobre 2020 sur le label lyonnais Brothers From Different Mothers. Puis à une déclinaison live que le public grenoblois aura le privilège d’être l’un des tous premiers à

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"Harvey" : Laurent Pelly, avec plaisir

Théâtre | Théâtre. Un homme et son ami imaginaire... qui se trouve être un lapin : c'est le nouveau spectacle de Laurent Pelly qu'on pourra découvrir à la MC2 début janvier.

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2020

« Bien sûr que le théâtre est avant tout du plaisir, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement », nous avait déclaré un jour en interview Laurent Pelly (que l’on connaît bien à Grenoble pour avoir dirigé le feu Centre dramatique national des Alpes il y a une quinzaine d’années et offert un paquet de créations inoubliables). Voilà, résumé en quelques mots, pourquoi le metteur en scène est de ceux qui font du bien à un monde théâtral français parfois vraiment trop prise de tête. Avec lui, la scène devient le réceptacle à tout un imaginaire débridé, le sien comme celui du public qu’il n’enferme pas, au contraire, chacun étant libre de s’évader à ses côtés. Début janvier, on sera donc dans la grande salle de la MC2 pour la première de son nouveau spectacle justement créé à la MC2, avec pas mal de monde au plateau, dont le très connu Ja

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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The DARE Night : « Notre programmation a évolué en même temps que notre maturation musicale »

ACTUS | Après une dernière date vendredi 27 septembre à l’Ampérage, l’association grenobloise The DARE Night va mettre en pause l’organisation de soirées pour se concentrer sur le développement de ses artistes. Décryptage avec l’aide de Reda Mazigh, cofondateur du collectif.

Damien Grimbert | Mardi 24 septembre 2019

The DARE Night : « Notre programmation a évolué en même temps que notre maturation musicale »

Ces dernières années, on a beaucoup parlé des soirées de The DARE Night. Et pour cause : depuis quelque temps, le collectif électronique avait mis les bouchées doubles, augmentant non seulement la fréquence de ses évènements mais aussi l’ambition de ses line-ups. De Legowelt à Soichi Terada en passant par DJ Stingray, Objekt, The Pilotwings,

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Les trois soirées de la mi-juin

Soirées | Suivez-nous au Vieux Manoir, à l'Ampérage et à la Bobine.

Damien Grimbert | Lundi 10 juin 2019

Les trois soirées de la mi-juin

14 & 15.06.19 > Vieux Manoir Manoir Solidaire C’est le genre d’initiative qu’on ne peut que cautionner : vendredi 14 et samedi 15 juin au club le Vieux Manoir, l’entrée sera délivrée gratuitement en échange d’une denrée alimentaire non périssable (riz, pâtes, conserves…) qui sera reversée aux Restos du cœur. L’occasion rêvée de découvrir aux platines un line-up composé de quelques-unes des principales forces vives de la scène électronique locale, avec Tauceti (photo), Jissbass et Endrik Schroeder le vendredi, et Easy Tiger, Vouiz, Polaar et Sinnermen le samedi. 15.06.19 > Ampérage Subversion #7 Lancées à l’automne dernier, les soirées Subversion du collectif The Dare Night auront vu en l’espace de six éditions défiler la crème de la nouvelle scène techno, indus et EBM européenne, dans une ambiance exaltée. Pour ce septième et ultime volet en forme de bouquet final, c’est le Berlinois Inhalt der Nacht qui tiendra le haut du pavé avec un DJ-set de 3h. Également au line-up, deux lives haute intensité, l'un signé par le duo toulousain Imperial Black Unit et l'autre par

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Émotions fortes Sentimental Rave

Soirée | La DJ/productrice dont on entend de plus en plus parler sera samedi 18 mai au Drak-Art. On vous la présente.

Damien Grimbert | Mardi 14 mai 2019

Émotions fortes Sentimental Rave

De passage ce samedi 18 mai au Drak-Art pour un DJ-set long format (3h) à l’invitation de The Dare Night, la jeune DJ/productrice Sentimental Rave, basée à Saint-Denis, défend une approche de la techno purement émotionnelle, à mille lieues du fonctionnalisme sans âme qui plombe trop souvent les dancefloors. Autrice de mixes aussi éclectiques qu’énergiques, riches en bifurcations soudaines où s’entrecroisent sans fin influences gabber, hardcore, techno, trance, bass, breakbeat, acid et expérimental, elle reflète dans sa musique une naïveté et une pureté qui ne sont pas sans évoquer celles des premières raves françaises des années 1990, lorsque tout semblait encore possible. Une période que Soraya Daubron de son vrai nom, 25 ans au compteur, n’a bien entendu pas connu, mais dont elle délivre une sorte d’écho 2.0, fantasmé, déformé mais jamais nostalgique, d’une sincérité sans commune mesure. De quoi expliquer sans doute son ascension fulgurante de ces dernières années, qui l’ont vue s’imposer comme une étoile montante de la jeune scène européenne.

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DJ Stingray, renaissance électro

Soirée | Fervent défenseur d’une électro sombre, breakée et futuriste, DJ Stingray est une véritable légende de l’ombre de la scène de Détroit, au sein de laquelle il officie depuis plus d’une trentaine d’années. Retour sur son parcours peu commun à l’occasion de son passage mardi 7 mai à l’Ampérage, à l’initiative de The Dare Night et du festival lyonnais Nuits Sonores.

Damien Grimbert | Mardi 30 avril 2019

DJ Stingray, renaissance électro

Si, pour le commun des mortels, le terme "électro" sert avant tout de bannière un peu floue pour définir l’ensemble des musiques électroniques, il désigne aussi un courant musical bien spécifique, né au début des années 1980 de la rencontre entre la synth-pop des groupes Kraftwerk et Yellow Magic Orchestra et les rythmiques naissantes du hip-hop. À la suite du succès massif du Planet Rock d’Afrika Bambaataa en 1982, l’électro va se diffuser comme une traînée de poudre, de Los Angeles à Miami en passant par Détroit, où, sous l’influence de Juan Atkins et de son groupe Cybotron, elle va progressivement donner naissance aux rythmes 4x4 répétitifs de la techno… qui ne tarderont pas à l’éclipser sur les pistes de danse. Si elle reste depuis confinée à un relatif underground, l’électro n’a pourtant jamais vraiment disparu, et reste la principale force motrice d’artistes comme DJ Stingray. Patience et longueur de temps DJ depuis 1983 et producteur depuis 1987, Sherard Ingram de son vrai nom est pendant longtemps resté dans l’ombre. Alors que tant d’artistes de Détroit voient leur carrière décoller, il passe les années 1990 à tra

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The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Soirée | Afin de célébrer ses 9 ans, le collectif grenoblois investit pour la première fois la Belle électrique ce samedi 16 mars.

Damien Grimbert | Mardi 12 mars 2019

The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Présent depuis maintenant neuf ans au sein de la scène électronique grenobloise, le collectif The Dare Night n’a cessé de gagner en ampleur et en diversité au fil des années, multipliant à n’en plus finir les formats de soirées et les expériences musicales différentes avec une belle intensité. Il était donc logique de le voir enfin investir, à l’occasion de son neuvième anniversaire, un lieu aussi emblématique que la Belle électrique, le temps d’une soirée qui prendra pour le coup la forme d’une véritable déclaration d’amour aux rythmes martiaux, rugueux et dépouillés de la scène techno européenne. Au line-up, on retrouvera ainsi un live du Parisien Shlømo, fondateur du label Taapion et résident de longue date des soirées Concrete (Paris) ; un set hybride du Berlinois SNTS, fervent défenseur d’une techno sombre et industrielle dénuée de tout compromis ; et enfin un DJ-set du poids lourd de la scène britannique Perc (photo), activiste de la première heure avec son label

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Envolées cosmiques grâce à The Dare Night et Hard Fist

Soirée | L'équipe de l'association grenobloise The Dare Night investira toute la Bobine (bar et salle) ce vendredi 8 mars pour une soirée consacrée au très bon label lyonnais Hard Fist, spécialisé en musiques tribales voyageuses et propices à la transe.

Damien Grimbert | Mardi 5 mars 2019

Envolées cosmiques grâce à The Dare Night et Hard Fist

C’est une soirée spéciale à plus d’un titre qu’organise l’équipe de The Dare Night ce vendredi 8 mars. Par sa configuration d'abord, puisqu’elle investira à la fois et le bar et la salle de concert de la Bobine (moyennant une entrée à 6 euros, mais aussi une prolongation du son jusqu’à 1h30). Par sa programmation ensuite, puisqu’elle accueillera pour la première fois des artistes du très bon label lyonnais Hard Fist, spécialisé en musiques tribales voyageuses et propices à la transe – italo, cosmic disco, new wave, rock psychédélique, musiques folkloriques du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie… En tête d’affiche, on retrouvera ainsi le musicien d’origine jordanienne Shadi Khries (photo), découvert par le biais de ses collaborations avec Acid Arab, mais surtout de son très bon projet King Ghazi aux côtés de Gilb’r, boss du fameux label Versatile. Il viendra pour l’occasion dévoiler un nouveau live entre musiques arabes et techno planante, mêlant à la fois machines et instruments acoustiques. Autre live à ne pas manquer, celui du

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Les 4 soirées du premier week-end de mars

MUSIQUES | Rendez-vous à l'Ampérage, au Black Lilth et/ou à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 26 février 2019

Les 4 soirées du premier week-end de mars

01.03.19 > Ampérage Subversion #5 avec Schwefelgelb Nouvelle édition pour les soirées mensuelles techno, indus et EBM du collectif The Dare Night, qui invite pour l’occasion en tête d’affiche Schwefelgelb (photo), surefficace duo "techno body music" de Berlin. En activité depuis le milieu des années 2000, et auteur ces dernières années de plusieurs EPs très remarqués pour le label de référence aufnahme + wiedergabe, Schwefelgelb est particulièrement réputé pour ses performances live d’une intensité sans égale, noyées sous une pluie de stroboscopes. 01.03.19 > Black Lilith Un an du Black Lilith Pour fêter comme il se doit son premier anniversaire, le Black Lilith a ouvert ses portes au collectif électronique Carton-Pâte Records, qui dévoilera pour l’occasion sa premi

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Trois soirées pour bien commencer février

Soirées | Bloquez votre vendredi 1er et samedi 2 février. Et le dimanche 3 pour vous en remettre.

Damien Grimbert | Mardi 29 janvier 2019

Trois soirées pour bien commencer février

01.02.19 > Ampérage Subversion #4 avec Phase Fatale Nouvelle année et nouveau line-up pour les soirées techno, indus et EBM du collectif grenoblois The Dare Night, qui accueillent en tête d’affiche pour leur quatrième édition une nouvelle pointure de la scène actuelle. En l’occurrence Hayden Payne alias Phase Fatale, jeune New-Yorkais installé à Berlin qui n’a, depuis quatre ans, cessé d’enchaîner les sorties sur les labels les plus influents du genre, d’Avant! et aufnahme + wiedergabe à Jealous God en passant par Hospital Productions, BITE et Ostgut Ton. 02.02.19 > Belle électrique AZF & Manu Le Malin Pour sa nouvelle soirée à la Belle électrique, l’association Icône a décidé de frapper fort, en rassemblant sur scène deux figures françaises iconiques de la techno sans concession : le vétéran Manu Le Malin, véritable légende de la scène hardcore française depuis le début des années 1990 qui n’a rien perdu de sa puissance d’impact, et la charismatique

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Marc Rebillet : house’n’roll

Soirée | C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé (...)

Damien Grimbert | Mardi 15 janvier 2019

Marc Rebillet : house’n’roll

C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé et le one-man-show. Le tout avec suffisamment d’enthousiasme, d’énergie, d’humour et de second degré pour montrer qu’on n’est pas là non plus pour se prendre trop au sérieux. Invité ce jeudi 17 janvier à l’Ampérage par l’équipe de The Dare Night le temps d’une soirée qui affiche complet depuis longtemps, Marc Rebillet, jeune gringalet extraverti originaire de Dallas et véritable sensation du moment sur les réseaux sociaux, ne marquera pas forcément l’histoire de la musique électronique. Mais combinés à sa personnalité charismatique et ses nombreuses interactions au micro avec le public, ses irrésistibles tubes house à la fois funky, minimalistes et bruts de décoffrage, n’en devraient pas moins garantir un excellent moment aux nombreux curieux venus le découvrir.

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PB d'or 2018 : musique

C'était 2018... | Avec des musiciens du coin, un festival ou encore des associations locales.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : musique

Le PB d’or de la meilleure reprise de l’année : "Elle a les yeux revolver" par M-O-R-S-E C’est de loin l’un des morceaux qu’on a le plus écouté en boucle ces derniers mois – alors qu’on n’est pourtant pas spécialement fans de l’original. Porté par une maîtrise parfaite de l’autotune et une mélancolie prégnante, la reprise par le Grenoblois M-O-R-S-E du tube 80’s de Marc Lavoine nous a plongés dans un état de béatitude totale, au même titre d’ailleurs que les autres chansons de son excellent premier album Apathique, sorti à l’automne sur le label Cindys Tape. Le PB d’or du festival qui a enfin trouvé sa formule idéale : Jour & Nuit Une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante à même de satisfaire tous les publics

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Danser la fin du monde avec Broken English Club

MUSIQUES | « Voyage au bout de la nuit au travers les sonorités techno, industrial et electronic body music, telle est la visée des soirées "Subversion" » annonce l'asso The Dare Night qui les organise. Et qui propose une deuxième édition, samedi 10 novembre à l'Ampérage, prometteuse.

Damien Grimbert | Mardi 6 novembre 2018

Danser la fin du monde avec Broken English Club

Cela n’aura pas échappé aux adeptes : ces cinq dernières années ont été marquées, au sein de la sphère techno, par un regain d’intérêt conséquent pour les sonorités rêches et froides des musiques industrielles. Une tendance lourde à laquelle l’asso grenobloise The Dare Night a logiquement décidé de dédier une soirée thématique, Subversion, qui, après un premier volet marqué par les prestations de Codex Empire et J-Zbel, fait son retour ce samedi avec deux nouveaux lives a priori tout aussi incandescents. Notamment celui de Broken English Club, side-project industriel volontiers expérimental du vétéran techno Oliver Ho, qui enchaine les sorties à un rythme prononcé depuis 2014. On l’avait ainsi repéré en 2015 avec son EP Scars pour le label Cititrax, d’où surnageait le formidable Channel 83, porté par des rythmiques downtempo oppressantes et… des hurlements de loups. Trois EPs et deux albums plus tard (The English Beach et White Rats, tous deux sortis sur l’excellent label L.I.E.S. de Ron Morelli), le Britannique n’a visiblement rien perdu de sa capacité à créer des ambiances apocalyptiques qui semblent figée

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Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

ACTUS | Samedi 13 octobre, le tout frais collectif Résonance, se présentant comme « l'union de près d'une quinzaine de structures grenobloises défendant les musiques électroniques », organise un double événement de lancement. On a rencontré trois de ses membres histoire d’en savoir plus sur cet ambitieux projet.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

Comment est né le collectif ? Émilie Angénieux (association Hadra) : Le collectif est né en novembre 2017 quand il y a eu le deuxième appel à projets de la Ville de Grenoble concernant le bâtiment Clé de Sol [situé dans le parc Hoche – NDLR]. À ce moment, beaucoup d’associations se sont réunies pour parler des musiques électroniques et de leur place à Grenoble. Et on s’est une nouvelle fois dit que même si le vivier grenoblois était énorme, il n’y avait pas d’accompagnement des pratiques qui était fait, et pas de visibilité institutionnelle. D’où l’idée de faire quelque chose ensemble et de candidater à l’appel à projets. Après l’audition en janvier, la Ville nous a contactés pour nous dire que notre projet était intéressant, mais que MixLab [association pilotant la Belle électrique – NDLR] serait gestionnaire du bâtiment [avec un projet d’accompagnement de la scène musicale locale – NDLR]. Tout en nous précisa

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Mix à contre-courant avec DJ Normal 4

Soirée | Membre d’une scène européenne émergente en pleine ascension depuis quelques années, l'Allemand DJ Normal 4 ressuscite dans ses DJ-sets foisonnants les trésors cachés des mouvances musicales les plus obscures des décennies passées. On a échangé quelques mots avec lui en amont de son passage à la Bobine mardi 2 octobre, à l’invitation de The Dare Night.

Damien Grimbert | Mardi 25 septembre 2018

Mix à contre-courant avec DJ Normal 4

Pour le commun des mortels, la scène "breakbeat hardcore" anglaise du début des années 1990 n’évoque sans doute pas grand-chose. Intimement lié au phénomène des raves sauvages alors en pleine effervescence en Angleterre, ce genre éphémère, qui allait donner naissance à la plus populaire jungle quelques années plus tard, prenait la forme d’une vaste matrice musicale où se croisaient influences hip-hop, reggae et acid-house sous un véritable déluge de samples, de rythmes et d’infrabasses. Aux côtés d’une poignée d’autres artistes comme Luca Lozano, fondateur du label Klasse Wrecks, DJ Normal 4 est l’un des premiers DJs à avoir remis ce style au goût du jour, comme il nous l'a expliqué. « J'adore l’absence de frontières propre à ce style : on y entend les prémices de la jungle, des influences reggae, des samples vocaux qui rappellent Mickey Mouse, mais aussi des basses sombres et inquiétantes, des sonorités futuristes… C’est vraiment le genre que j’ai le plus exploré ces derniers temps. » Mais certainement pas le seul. Après avoir fait ses débuts de manière plus conventionnelle (« j’étais vraiment le prototype du DJ house/disco/tech

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Avec Codex Empire et J-Zbel, ce sera dansant et sans concession

Soirée | Rendez-vous vendredi 28 septembre à l'Ampérage pour s'en rendre compte.

Damien Grimbert | Mardi 25 septembre 2018

Avec Codex Empire et J-Zbel, ce sera dansant et sans concession

Dans la vie, il faut savoir prendre parti. C’est ce qu’a bien compris l’équipe du collectif grenoblois The Dare Night avec ses nouvelles soirées Subversion dédiées au versant le plus "sauvage" des musiques électroniques dansantes – techno, rave, indus, EBM… Ce qui n’empêche pas pour autant une réelle diversité comme en témoigne leur premier line-up qui frappe par son bel éclectisme. En tête d’affiche, on retrouvera ainsi l’Anglais basé à Vienne Mahk Rumbae qui, fort de plusieurs décennies d’activisme au sein des scènes indus, expérimental et minimal wave, s’adonne depuis peu au live techno avec son nouveau projet Codex Empire. À ses côtés, un autre live très attendu, celui des Lyonnais de J-Zbel (photo), électrons libres du label défricheur Brothers From Different Mothers dont on vous a déjà vanté plus d’une fois les mérites dans ces pages. Adepte d’une approche jouissive et décomplexée en mode « tout est permis » et capable de passer sans prévenir de la jungle

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Six soirées à ne pas louper à Grenoble les quinze premiers jours de mai

MUSIQUES | Rendez-vous au Drak-Art, au Black Lilith, à la Bobine ou encore au Bauhaus.

Damien Grimbert | Mercredi 2 mai 2018

Six soirées à ne pas louper à Grenoble les quinze premiers jours de mai

Bashment Au Drak-Art vendredi 4 mai Retour printanier pour les soirées Bashment de l’asso Eddy Rumas, dédiées aux musiques dansantes caribéennes et à la culture sound-system dans toute son ampleur (reggae, dancehall, carnival, soca, bass music). Aux platines, les résidents Bassroom Sound, Tropikal Selecta et Badman & Gringo et, en invité spécial, Soul Crucial Sound, activiste dancehall de la première heure et résident des fameuses soirées Nice & Easy à la Bobine. Dreaming Back To Future Au Bauhaus samedi 5 mai Sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la vie nocturne grenobloise, les soirées Dreaming Back réunissent aux platines deux DJs passionnés à la complémentarité évidente et à l’ouverture musicale sans égale (Youpidou et Phrax Bax) autour d’une sélection affûtée allant du reggae-dub à la techno, en passant par la disco, la house, le zouk, les musiques ethniques, l’ambient, les bandes-son psyché vintage ou encore l’expérimen

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Mission évasion avec "The Dare night x Nuits sonores"

Soirée | House cristalline, disco déviante, synthés planants, percussions tribales et sonorités cosmiques… : loin de l’habituel grand défouloir du week-end, The Pilotwings, Too Smooth Christ et Bufiman, à découvrir à l'Ampérage dans le cadre d'une collaboration entre les Grenoblois de The Dare night et le festival lyonnais Nuits sonores, proposent à travers leur musique une véritable invitation au voyage. Portraits.

Damien Grimbert | Mardi 20 mars 2018

Mission évasion avec

La musique, c’est un peu comme la cuisine : à force de manger tout le temps les mêmes plats, on finit par ne plus les apprécier vraiment à leur juste valeur. D’où l’intérêt de passer de temps en temps le relai à des artistes audacieux et iconoclastes, en charge de nous initier à des saveurs exotiques ou de nous faire redécouvrir sous un nouveau jour des recettes que l’on croyait connaître par cœur. Prenez le jeune duo lyonnais The Pilotwings (photo) par exemple. Plutôt que d’utiliser les mêmes ingrédients house et techno que tout le monde, ils préfèrent piocher dans des univers comme l‘ambient baléarique, le zouk antillais, la synth-pop japonaise, la trance old-school, la jungle, l’électro-funk 80’s, l‘ambient new age et les musiques de vieux jeux vidéo pour composer des morceaux à la fois dansants, planants et rafraîchissants au possible, qui sonnent paradoxalement aussi familiers que novateurs. Entamée en 2014, leur modeste mais essentielle discographie, regroupée en bonne partie sur le label lyonnais Brothers From Different Mothers, flirte ainsi en permanence avec la house, la disco et la techno… Sans jamais tomber vraiment dedans non plus.

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I Hate Models : le feu et la glace

Soirée | « I Hate Models est une des figures fortes de la techno française en ce début d'année 2018 » nous assure l’asso The Dare Night qui le programme vendredi 9 mars à l’Ampérage. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 6 mars 2018

I Hate Models : le feu et la glace

À l’instar de bon nombre d’artistes évoluant aux confins de la scène techno industrielle européenne actuelle, le Français I Hate Models fusionne dans ses productions comme dans ses DJ-sets diverses influences qui pourraient – a priori – sembler contradictoires. D’un côté, une force de frappe sans commune mesure et un goût affirmé pour les sonorités sombres, rugueuses et brut de décoffrage. Et de l’autre une facette plus mélodique et subtile, issue d’un héritage mélancolique qui trouve ses sources dans la synth-pop, la cold-wave et l’ambient, ainsi que les premières vagues rave et trance du tout début des années 1990. Cette confluence entre puissance d’impact et sophistication, atmosphères éthérées et brutalité rythmique, est pour beaucoup dans l’accueil chaleureux reçu par la flopée d’EPs sortis par le jeune artiste entre 2016 et 2017 pour des labels comme Arts, Columbia, Monnom Black, Voitax ou Toxic Waste Buried. On retrouve d’ailleurs un goût du paradoxe assez similaire (mais dans une veine plus déconstruite et expérimentale) dans la musique du Parisien Paulie Jan (Container, Tripalium Corp, Intervision), dont la performance live de

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Les 5 soirées de la fin février

MUSIQUES | Allons danser à l'Ampérage, à la Belle électrique, à la Bobine ou encore à Eve et au Jules Verne.

Damien Grimbert | Mardi 20 février 2018

Les 5 soirées de la fin février

Vendredi 23 février > l'Ampérage Le Camion Bazar Auteurs de DJs sets groovy, pointus et ultra-éclectiques, Romain Play et Benedetta Bertella alias Le Camion Bazar défendent une conception de la fête conviviale, décontractée et à échelle humaine, qui ne rechigne pas sur les confettis, les couleurs fluo et les boules à facettes pour mettre tout le monde dans l’ambiance. Après un premier passage remarqué à la Bobine au printemps dernier, leur retour à l’Ampérage aux côtés des Rouennais du Collectif Lucien et des locaux de Carton-Pâte Records s’annonce donc haut en couleur. Samedi 24 février > la Belle électrique Michael Mayer + Fort Romeau + Uppah Vétéran de la scène minimale de Cologne et co-fondateur du prestigieux label Kompakt, Michael Mayer est de retour à la Belle électrique pour délivrer l’un des DJ-sets épurés, élégants et mélodiques dont il a fait sa marque de fabrique. À ses côtés, Michael Greene alias Fort Romeau

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Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Soirée | DJs défricheurs aussi passionnés que passionnants, les Français DJ AZF et Simo Cell apportent, chacun dans leur registre, un vent de fraîcheur bienvenu au sein d’une scène techno encore trop souvent engoncée dans ses conservatismes et ses conventions. Ils seront vendredi 5 janvier sur la scène de l'Ampérage.

Damien Grimbert | Mardi 19 décembre 2017

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Il n’y a rien à y faire. Année après année, on reste abasourdi par l’écart béant entre l’incroyable champ des possibles offert par l’univers des musiques électroniques dansantes et l’usage extrêmement restreint, polissé et propre sur lui auquel le cantonnent la plupart des DJs en activité. Depuis quelques années néanmoins, le paysage est progressivement en train de changer : plus divers, plus ouvert, plus varié… Et parmi les forces actives de ce changement, on peut notamment compter DJ AZF. Auditrice de rap passée par la case free party avant de devenir l’un des véritables piliers de la scène club parisienne actuelle, AZF n’est pourtant pas du style à jouer la carte de l’éclectisme dans ses sets : amatrice d’une techno énergique, sale, sombre et suintante imprégnée d’influences acid, rave et industrielles, elle aime quand ça tape fort. Mais l’implication et l’engagement hors norme dont elle témoigne dans ses sets se retrouvent également en dehors du dancefloor. Au travers de ses émissions sur Rinse France, de ses résidences à la Java ou du festival "Qui embrouille qui" auquel elle a donné naissance cette année, elle préfère confier les platin

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Fabrizio Rat : techno-piano

Soirée | Vendredi 29 septembre au Drak-Art, on aura droit au live d'un "technopianiste". C'est-à-dire ? On vous explique tout sur cet intrigant projet dans cet article.

Damien Grimbert | Mardi 26 septembre 2017

Fabrizio Rat : techno-piano

Si, sur un plan purement théorique, techno et musique contemporaine semblent faites pour s’entendre, force est de reconnaître que dans les faits, c’est souvent nettement moins évident. Que ce soit des grands noms de la techno s’adjoignant les services d’un orchestre de musique contemporaine pour tenter d’asseoir leur crédibilité artistique, ou à l’inverse des compositeurs contemporains désireux d’intégrer des beats techno dans leur travail pour donner l’impression de rester dans l’ère du temps, les résultats sont souvent bancals, maladroits… voire parfois franchement insipides. Coupons net tout suspens : le projet La Machina de Fabrizio Rat constitue l’antithèse parfaite de toutes ces tentatives de fusion forcées. Pianiste talentueux fort de nombreuses années d’études au sein des conservatoires de Turin et de Paris, le musicien italien entretient en effet une passion de longue date pour ces deux univers musicaux, mais a surtout attendu patiemment d’atteindre la maturation artistique nécessaire avant de tenter d’en opérer la synthèse. Élaboré à l’aide d’un piano customisé relié à différentes boîtes à rythmes, le live hors norme auquel il a donn

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Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

MUSIQUES | Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces (...)

Damien Grimbert | Mardi 27 juin 2017

Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces vives issues de la scène associative électronique locale. Du côté de La Métamorphose, le ton sera résolument techno avec aux platines Optamystik, qui sera ensuite rejoint par son complice PGHN aux côtés duquel il forme le duo QADIK, plus orienté rave. Chez Mouvement Perpétuel c’est cette fois le groove et la house music qui seront à l’honneur, par l’intermédiaire des sets d’Amen et de Maxime Krk. Groove toujours pour Mogan et Bernadette, en charge pour leur part de défendre les couleurs du collectif Groove Jam. Enfin, les assos The Dare Night et Nymphony Records, représentées respectivement par Pause et Karl Keis pour la première et Merick pour la seconde, joueront de leur côté la carte de la conciliation en oscillant à tour de rôle entre house et techno.

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Legowelt : la techno réenchantée

MUSIQUES | Depuis plus de 25 ans, le Hollandais Danny Wolfers alias Legowelt construit pièce après pièce un édifice sonore unique en son genre, véritable constellation de petites perles électroniques fantasmatiques et habitées. Il sera vendredi 2 juin en live à l'Ampérage, invité par l’asso The Dare Night.

Damien Grimbert | Mardi 30 mai 2017

Legowelt : la techno réenchantée

C’est l’un des nombreux paradoxes de Danny Wolfers : il a beau réfugier ses créations derrière plus d’une vingtaine de pseudos différents, produire des morceaux plus vite que son ombre et aborder une gamme de styles musicaux plus vaste qu’un océan, on reconnaît toujours sa patte à l’œuvre dès la première écoute. Éternel outsider, jamais dans les tendances du moment, mais toujours signé sur les labels les plus à la pointe, il est en effet l’auteur d’un univers sonore d’une puissance d’évocation sans pareil, où le fonctionnel est relégué au second plan pour laisser toute leur place à des mélodies souterraines qui semblent hantées par les spectres rétrofuturistes de vestiges passées. Mystiques, profondes et surréelles, les compositions électroniques de Legowelt font écho à une quête d’évasion qui semble profondément ancrée dans l’ADN du producteur. Passionné de science-fiction, de fantasy et de synthétiseurs vintages, auteur d’un fanzine cyberpunk en ligne en hommage aux premières heures de l’internet et de nombreuses émissions cultes sur la station Intergalactic FM, Wolfers passe ainsi son temps à surfer sur les frontières entre imaginaire et réalité.

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Les 3 (voire plus) soirées du week-end

Soirées | Rendez-vous à l'Ampérage, au Musée dauphinois, au Drak-Art et à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 28 mars 2017

Les 3 (voire plus) soirées du week-end

31.03.17 > Musée dauphinois / Ampérage Antigone + SHXCXCHCXSH + Truncate + Modgeist Gros vendredi en perspective pour le collectif house/techno The Dare Night, avec deux évènements le même soir. Début des hostilités dès 20h au Musée dauphinois avec une soirée en plein air pour la clôture du Festival étudiant Monstre qui réunira le live de SHXCXCHCXSH et Pedro Maia et un DJ-set du Parisien Antigone. Puis à partir de minuit, rendez-vous à l’Ampérage pour une deuxième partie de soirée avec en tête d’affiche l’Américain Truncate alias Audio Injection et le Parisien Modgeist, qui viendra présenter son live modulaire. ________ 31.03.17 > Drak-Art

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Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | On va clubber où ces prochains jours ? Réponses : au Vertigo, à la Bobine et au Mark XIII.

Damien Grimbert | Mardi 29 novembre 2016

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait parfois presque à oublier que Feadz reste toujours, plus de quinze ans après ses débuts, parmi les meilleurs DJs français en activité. Pionnier des croisements entre électro old-school, house, rap, techno, club, bass et ghetto music, producteur de l’égérie Uffie à ses débuts, auteur d’excellents maxis pour Ed Banger et BPitch Control, Fabien Planta continue aujourd’hui d’électriser les dancefloors aux côtés de la nouvelle génération avec des sorties sur des labels comme Sound Pellegrino, Moveltraxx ou Paradoxe Club. _______ 01-03.12.16 > Mark XIII Anniversaire de la reprise du bar Pour fêter en beauté l’anniversaire des trois ans de la reprise du bar par les deux nouveaux patron Luc et Pauline, le Mark

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Voiski : tête chercheuse

MUSIQUES | Auteur d'une techno ambitieuse et inspirée flirtant volontiers avec l'expérimental, le Parisien Voiski jouera en live à l'Ampérage ce vendredi.

Damien Grimbert | Mardi 19 janvier 2016

Voiski : tête chercheuse

Dans la techno il y a, pour simplifier à outrance, ceux qui aiment avant tout "envoyer du lourd", et ceux, plus rares, qui préfèrent explorer les chemins de traverse. Ces derniers construisent pas à pas une forme de scénographie sonore où prévalent, à travers des atmosphères et des climats sonores soigneusement mis en place, la puissance émotionnelle, les mélodies ambivalentes et les évocations futuristes. DJ/producteur parisien en activité depuis la fin des années 2000, Voiski appartient clairement à la seconde catégorie. Initié à la techno très jeune, il en livre une vision ambitieuse et non-formatée qui a su séduire au fil des années des labels internationaux de premier plan comme L.I.E.S., Delsin, Dement3d ou Construct Re-Form. De son passage à l’école des Beaux-Arts de Cergy, il garde ainsi un goût prononcé pour l’expérimentation et les formes conceptuelles, que l’on retrouve aussi bien au sein des sorties de son passionnant label Silicate Music que dans ses multiples collaborations (Kartei avec Crysta Patterson, Unforeseen Alliance avec Antigone, Zadig et Birth Of Frequency…). Passionné en vrac par les sonorités analogiques, les pionniers de la musique

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"L’Oiseau vert" : du très grand Pelly !

Théâtre | 2h20 qui ne souffrent d’aucun temps mort : avec "L’Oiseau vert" de Carlo Gozzi, Laurent Pelly a mis sur pied une fable visuellement fantastique défendue par des comédiens excellents. Du très bon théâtre, généreux et source de plaisir. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mercredi 6 mai 2015

« Quand on travaille sur des plateaux de la dimension de celui de la MC2, c’est indispensable selon moi de perdre le spectateur dans une image. J’aime bien, quand le spectacle démarre, ne plus savoir où est la réalité concrète, géographique. D’ailleurs, L’Oiseau vert nécessite cette rêverie, cette poésie de l’image. » Voilà ce que nous déclarait la semaine passée le metteur en scène Laurent Pelly juste avant de faire son grand retour à Grenoble avec ce fameux Oiseau vert, spectacle créé à Toulouse que nous n’avions pas pu voir avant sa venue à la MC2. On est donc allés le découvrir le soir de la première grenobloise, dans une salle blindée : ô joie, on a retrouvé Laurent Pelly sous son meilleur jour. Le directeur du Théâtre national de Toulouse est ainsi parfaitement arrivé à « perdre le spectateur dans une image » comme il l’a si souvent fait du temps où il dirigeait

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Laurent Pelly : « Perdre le spectateur dans une image »

SCENES | La légende raconte qu’un jour, dans la bibliothèque du Cargo (le nom de la MC2 au siècle dernier, avant les travaux), le metteur en scène Laurent Pelly tomba (...)

Aurélien Martinez | Mardi 28 avril 2015

Laurent Pelly : « Perdre le spectateur dans une image »

La légende raconte qu’un jour, dans la bibliothèque du Cargo (le nom de la MC2 au siècle dernier, avant les travaux), le metteur en scène Laurent Pelly tomba par hasard sur la pièce L’Oiseau vert de Carlo Gozzi. Coup de foudre immédiat pour cet auteur italien du XVIIIe siècle aujourd’hui oublié, l’histoire ayant plutôt retenu son rival Carlo Goldoni. Pelly trouva pourtant dans ce texte une matière propice à déployer son univers théâtral grandiose – il est question de princes qui s’ignorent, de tentative de mariage entre un père et sa fille et, forcément, d’un animal étrange. Laurent Pelly : « L’œuvre de Gozzi ne ressemble à aucune autre. Son théâtre est joyeux, burlesque, violent, extrêmement poétique… » Pourtant, à l’époque, alors qu’il était au Centre national des Alpes, il n’a jamais touché à la pièce. C’est chose faite aujourd’hui, puisqu’il l’a mise en scène il y a quelques mois au Théâtre national de Toulouse qu’il dirige depuis 2008 avec la dramaturge et metteuse en scène Agathe Mélinand. E

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Gagarine’s way

MUSIQUES | Habitué à tutoyer les sommets, Laurent Pelly se confronte ici carrément à l’espace avec "I Cosmonauti Russi", récit musical du dernier voyage d’une équipée interstellaire, avec en toile de fond l'effondrement de la plus grande utopie du XXème siècle. Propos recueillis par Hugo Gaspard

| Mercredi 16 mars 2005

Gagarine’s way

Comment avez-vous découvert l’œuvre de Battista Lena ?Laurent Pelly : Par hasard. J’étais à Nantes où je créais Le Voyage de Monsieur Perrichon. Je cherchais une musique pour le spectacle et je suis tombé sur Banda Sonora, un autre disque de Battista. Je ne l’ai pas choisi pour Perrichon, mais pour mon spectacle suivant, Le Roi Nu. A l’époque, je ne savais pas qu’il y avait un lien entre Michel Orier et lui (Les disques de Battista Lena sont sortis chez Label Bleu, la maison de disque créée et longtemps dirigée par l’actuel directeur de MC2, ndlr). Faut-il voir ici une charge politique contre le communisme, comme justement dans Le Roi Nu ?I Cosmonauti Russi n’a pas vraiment de message idéologique, c’est certes une métaphore du communisme, mais surtout un hommage à ces pionniers de la conquête spatiale, tous ces cosmonautes morts au cours des vols, qui ont été sacrifiés sur l’autel de l’expérimentation en Union soviétique. Avec l’équipe, on a visionné récemment un reportage sur Gagarine qui passait sur la chaîne Histoire. On ne connaît pas forcément l’histoire de celui qui

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Paradoxe onirique

SCENES | Après le beau succès de son Alice au Pays des Merveilles, Laurent Pelly s’attaque à un autre cauchemar scénique présumé : "Le Songe" d’August Strindberg. N’ayant pu assister à une répétition, on se console avec une interview du maestro. Propos recueillis par François Cau

Christophe Chabert | Mercredi 8 mars 2006

Paradoxe onirique

Comment le processus de création a évolué entre les deux temps de répétition ?Laurent Pelly : On a répété un mois cet été, en se focalisant d’abord sur le texte, le sens, et puis un autre mois maintenant. C’est beaucoup et en même temps très peu pour une pièce comme cela, avec tous ses tiroirs et ses ressources infinis… Entre ce laps de temps j’ai travaillé seul, et je me suis rendu compte que la pièce est à la fois autobiographique, qu’il n’y a pas un détail à l’intérieur qui ne se rapporte pas à la vie de Strindberg, à sa personnalité complexe et bouillonnante, et à la fois que le sujet était la contradiction de l’humain, à la petite échelle de l’auteur mais aussi de celle de notre monde. Strindberg joue sur les paradoxes, sur la nature humaine et ce que la société en attend…Oui… Mais ce n’est pas une pièce à message, Strindberg n’est pas un théoricien, il est sur l’instant de manière très violente, ce qui entraîne des fulgurances d’une grande lucidité, des choses qui peuvent se rapporter à chaque personne de manière très intime ; et dans le même temps des délires incohérents, notamment par rapport à la rel

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So long, mister P

SCENES | Si l’année 2007 est a priori sa dernière année comme Directeur du Centre Dramatique National des Alpes (son mandat arrive bientôt à terme), Laurent Pelly n’entend pas se laisser aller à un quelconque vague à l’âme, et nous réserve encore des surprises dont il a le secret pour cette fin de saison. FC

| Mercredi 10 janvier 2007

So long, mister P

La sphère théâtrale française est en ébullition. Hasard des calendriers, un nombre conséquent de structures (théâtres nationaux et centres dramatiques) voient les mandats de leur directeur arriver à terme durant l’année civile 2007. Le hic, c’est que le sort des postes en question est dans les mains de notre Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu De Vabres, dont l’activité (pas catastrophique mais presque) s’est caractérisée par une propension notable à la commisération occasionnelle, et au pourrissement quasi systématique des dossiers urgents. Il y a un mois, on pensait encore, avec cette candeur juvénile qui fait une partie de notre charme, que cet état de fait allait s’appliquer à ce point précis. En d’autres termes, que les mandats allaient être prolongés sans grandes surprises jusqu’aux prochaines élections présidentielles, voire jusqu’aux municipales. Jusqu’à ce que RDDV surprenne son monde en nommant Olivier Py (jusqu’ici en charge du Centre Dramatique d’Orléans) à la succession de Georges Lavaudant au Théâtre de L’Europe – Odéon à Paris. Un choix loin d’être illégitime mais étonnant pour tout le monde (y compris Lavaudant, qui se voyait bien reconduit), qui laisse augu

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Les malades imaginaires

SCENES | Théâtre / Le Centre Dramatique National des Alpes s’empare de l’ultime pièce de Copi, Une Visite Inopportune. Laurent Pelly jubile tandis que le public découvre un texte mordant et horriblement mélancolique. FC

| Mercredi 7 février 2007

Les malades imaginaires

Une Visite Inopportune est une farce superbement grotesque, où les pires mesquineries se hurlent avec une drôle de méchanceté au rythme des claquements de portes. Le dernier projet théâtral de son auteur, qui abordait ici la mort en face avec cynisme avant de l’accueillir à contrecœur. Sur scène, l’espace se fond dans une chambre d’hôpital surdimensionnée, aux murs fatalement mouvants. Sur le lit, Cyrille, acteur de théâtre mourant du sida, jouissant en permanence de son caractère imbuvable sur ses infortunés visiteurs, interprété par le paroxystique Jean-Claude Durand. Cyrille fait son dernier tour de piste, pour les spectateurs les plus improbables qui soit (un très vieux garçon énamouré, un journaliste silencieux, une infirmière opiomane-friendly, une cantatrice en plein «veuvage nerveux», et enfin un professeur affamé traumatisé par les tricycles). Il en fait des tonnes dans l’abject, dans le jeu de l’attraction / répulsion avec orgueil et passion. Pour camper le pivot de cette comédie macabre, le comédien adopte un jeu volontiers outrancier, sur la corde raide du “ça passe ou ça casse“, qui se délite néanmoins au fil des tableaux, et du rapprochement de l’

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Le couple en morceaux

MUSIQUES | Opéra / La Voix Humaine et Le Château de Barbe- Bleue, deux œuvres lyriques courtes, sont transcendées par les interprétations magistrales de Felicity Lott et d’Hedwige Fassbender. SD

| Mercredi 7 mars 2007

Le couple en morceaux

Rapprocher La Voix Humaine de Francis Poulenc du Château de Barbe-Bleue de Bela Bartok, s’avère un choix judicieux de la part de Laurent Pelly. Dramaturgiquement, les liens se font entres ces œuvres toutes deux en un acte. Dans le monologue très fragmenté de La Voix humaine, tragédie amoureuse, intelligente d’écriture musicale et littéraire (le texte est de Jean Cocteau et l’adaptation musicale fut réalisée en 1958 par Poulenc), une femme seule, abandonnée par son “chéri” s’entretient au téléphone avec lui. L’atmosphère, est dès le début, angoissée. Le rôle est chanté et vraiment joué par la très intense soprano Felicity Lott à la prononciation parfaite. Émouvante, légère, elle est aussi profondément femme blessée - sa voix aérienne devient alors aigus clairs sans stridence, et évoque le désespoir rentré, contenu. Car cette femme aime encore cet homme qui la quitte, et cette rupture - à laquelle elle ne parvient à se résoudre - la rend coupable. L’œuvre lacunaire, morcellée, du fait de la conversation téléphonique où le contact se rompt pérpétuellement, contraste avec Barbe-Bleue. Dans, cette dernière pièce, Judith, la quatrième femme de Barbe-Bleue qui a quitté famille et vie “

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