Subversion à la slovène avec le NSK Rendez-Vous

CONNAITRE | Du jeudi 19 au samedi 21 mai, le Mark XIII et le cinéma Juliet Berto se proposent de décrypter le NSK (l’acronyme du "Neue Slowenische Kunst – Nouvel Art Slovène"), mouvement artistique méconnu en France.

Damien Grimbert | Mardi 17 mai 2016

Mouvement artistique aussi passionnant que méconnu, le NSK (pour Neue Slowenische Kunst, ou Nouvel Art Slovène) interroge avec force les jonctions entre art, politique et propagande. Créé en 1984 dans ce qui est encore la Yougoslavie, le collectif pluridisciplinaire, qui regroupe le fameux groupe de musique industrielle Laibach (en photo), la troupe de théâtre contemporain Noordung et les artistes plasticiens d'IRWIN, va créer une véritable onde de choc. Et pour cause : en se réappropriant les codes et l'esthétique propagandiste de régimes totalitaires antagonistes tout en refusant systématiquement de s'en justifier, le NSK confronte la société de son époque à des questionnements et tabous qu'elle aurait préféré esquiver. « Toute forme d'art est soumise à la manipulation politique, excepté celle qui utilise le langage même de cette manipulation » expliqueront plus tard les théoriciens du collectif.

Dédiée à mettre en lumière l'univers riche et complexe du mouvement, la manifestation NSK Rendez-Vous regroupera sur trois jours une exposition, une soirée multimédia autour de Laibach, et surtout la projection d'un documentaire rarissime, Predictions of Fire, qui relie le NSK au contexte historique troublé qui l'a vu émerger.

NSK Rendez-vous
Au Mark XIII et à la salle Juliet Berto du jeudi 19 au samedi 21 mai


Kamarade A.


Redrum (ex Mark XIII) 8 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


We come in peace

Lady Hex + Le Chiffre + G.G. (indus post punk)
Redrum (ex Mark XIII) 8 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Predictions of Fire

Documentaire de Michael Benson sur le mouvement NSK, projection suivie d'un échange avec Valnoir, designer graphique, Tatiana Dumas Rodica, consule de Slovénie, et Roman Uranjek du collectif plasticien slovène IRWIN
Salle Juliet Berto Passage de l'ancien Palais de Justice Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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The Demon Inside

"The Demon Inside" : satanique son père | De Pearry Reginald Teo (É.-U., 1h27) avec Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

The Demon Inside

Affecté par la mort de son épouse et traité pour troubles schizophréniques, Joel élève son fils Mason aidé par une baby-sitter mais sous surveillance d’une psy. Lorsque d’étranges phénomènes conduisent un exorciste à s’intéresser à Mason, son foyer chancelant bascule pour de bon… Qu’on aimerait ne pas avoir à renvoyer cette triste série B' à Friedkin, étant donné qu’elle semble insister davantage sur le ressenti douloureux du malade psychique que sur le tintouin grand-guignolesque de la liturgie de dépossession. Sauf que… Trop occupé, sans doute, à peaufiner son décor bleu éteint et à triturer l’esthétique de ses images subjectives, joliment irisées façon kaléidoscope, Pearry Regnald Teo n’a pas jugé utile de proposer quelque nouveauté dans la représentation de l’exorcisme d’un gamin : voix rauque borborygmant du latin, pustules diverses, reflux œsophagien sur curés… Pas l’once d’une nouveauté audacieuse au tableau. Mais le pompon, en ce XXIe siècle censément spirituel, c’est lorsque le prêtre convainc le père aux abois que sa pratique magique est légale, garantie par « le premier amendement ». Aussi imparable, justifié et d’actualité que le port d’

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"Roxane" : les œufs de la rampe

ECRANS | De Mélanie Auffret (Fr, 1h28) avec Guillaume de Tonquédec, Léa Drucker, Lionel Abelanski…

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

La coopérative du village ayant mis un terme au contrat le liant à son exploitation avicole, Raymond tente le tout pour le tout pour sauver ses poules : lui, le passionné de théâtre, se filme sur Internet en train de déclamer des vers à ses gallinacés. Au cas où ça ferait un buzz… Pas très éloigné en thématique (ni sur la carte) du pathétique Normandie nue (2018), ce premier long-métrage de Mélanie Auffret touche infiniment plus juste que la pantalonnade téléfilmesque de Philippe Le Gay. Oh, il y aura bien des esprits forts pour dénigrer par principe une comédie sociale s’inscrivant dans la ruralité ou moquer certains raccourcis. N’empêche : Roxane parle avec une appréciable fraîcheur de sujets aussi profonds que ceux abordés par Hubert Charuel dans Petit paysan (2017) : le cynisme des gros agro-industriels organisant la disparition des petites exploitat

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Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Festival | Troisième édition déjà pour ce festival dédié au passionnant collectif d’art politique slovène Neue Slowenische Kunst. L’occasion d’explorer cette fois son intervention en 1995 à Sarajevo, en plein cœur d’une ville exsangue car assiégée depuis trois ans.

Damien Grimbert | Lundi 13 mai 2019

Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Un peu de contexte pour commencer. En 1984, quatre ans après la mort de Tito, dans la partie slovène de ce qui est encore la Yougoslavie, naît le NSK, collectif pluridisciplinaire d’avant-garde dédié à l’exploration des liens explosifs entre art, politique et propagande. En son sein, on retrouve le fameux groupe de musique industrielle Laibach et les artistes plasticiens d’IRWIN, auxquels se joindront par la suite différents "départements" explorant des domaines contingents – théâtre, graphisme, art vidéo, philosophie, architecture… Sept années plus tard, en 1991, la Slovénie devient indépendante, au seuil d’une guerre de dix jours qui va amorcer le démantèlement progressif de l’État yougoslave. Le NSK se métamorphose alors en NSK State In Time, micronation utopique et transnationale définie par des frontières non pas géographiques mais temporelles. C’est à cette période clé que s’attache en grande partie cette troisième édition grenobloise du NSK Rendez-vous. Culture et obus Outre une exposition de l’artiste Bojan Stojčić à la galerie Showcas

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"Fugue" : fermez la parenthèse

ECRANS | De Agnieszka Smoczynska (Pol-Tch-Sué, 1h40) avec Gabriela Muskala, Lukasz Simlat, Malgorzata Buczkowska…

Vincent Raymond | Lundi 6 mai 2019

Sortie de nulle part, Alicja a échoué sur un quai de métro, amnésique. Deux ans plus tard, elle est identifiée par sa famille et se découvre un époux (qui a refait sa vie), un fils, des parents, une existence rangée, loin de sa nouvelle apparence plus "déstructurée". Pourra-t-elle s’y réintégrer ? La réelle question posée par Fugue n’est pas tant la possibilité de restaurer sa mémoire et sa vie passée, mais plutôt le droit à "l’évaporation" telle qu’évoquée jadis par le cinéaste japonais Shohei Imamura – fût-elle comme ici accidentelle. L’amnésie ayant transformé Alicja en une personne différente (et lui ayant conféré une nouvelle identité), elle se trouve confrontée à un traumatisme supplémentaire : se soumettre à un désir de conformité social qui lui est totalement étranger. Comment en effet éprouver sur commande un amour viscéral pour de parfaits étrangers ? Elle et sa famille ont fait leur deuil ; il leur est pourtant imposé de reprendre le cours de leur vie commune, comme si de rien n’était. Déroutant, voire perturbant si l’on s’en tient aux critères habituels du récit raccommodant à tout crin le passé, Fugue

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Kavinsky : pour l’amour des synthés (et du Spring’Alp festival)

Festival | Tête d’affiche, aux côtés de Cut Killer, Bon Entendeur et Joris Delacroix, de la première édition du Spring’Alp, festival électro prévu ce vendredi 29 mars au Palais des sports de Grenoble, Kavinsky défend depuis maintenant plus de douze ans une vision fantasmée des années 1980 où synthés et grosses cylindrées règnent en maîtres. Explications.

Damien Grimbert | Lundi 25 mars 2019

Kavinsky : pour l’amour des synthés (et du Spring’Alp festival)

Si, pour beaucoup, le nom de Kavinsky restera à jamais associé à la bande-son de Drive, polar ouaté et atmosphérique de Nicolas Winding Refn sorti en 2011, la carrière de l’artiste parisien né en 1975 n’en a pas moins démarré cinq ans plus tôt, en 2006 précisément. Ami de longue date du cinéaste Quentin Dupieux alias Mr Oizo (il figurait ainsi à l’affiche de son premier long-métrage Nonfilm en 2001), Vincent Belorgey de son vrai nom fait ainsi des débuts remarqués sur la scène électronique dès son premier EP Teddy Boy, sorti sur le label Record Makers et porté par le tube fracassant Testarossa Autodrive. D’emblée, l'homme porte haut ses influences : un univers profondément marqué par les séries B américaines badass des années 1980 et leurs bandes-son synthétiques vintage, à commencer par celles du cinéaste et compositeur culte John Carpent

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Les neuf vies de Brodinski

Soirée | De ses débuts fulgurants dans le deejaying à son statut actuel de producteur pour la nouvelle génération de rappeurs d’Atlanta, Brodinski n’a cessé d’accumuler les casquettes et les expériences à une vitesse démesurée. Récapitulatif à l’occasion de son passage jeudi 14 mars au Black Lilith.

Damien Grimbert | Mardi 12 mars 2019

Les neuf vies de Brodinski

Toujours en décalage, mais toujours au bon endroit : c’est peu ou prou ce qui caractérise Brodinski depuis ses débuts il y a maintenant une douzaine d’années. À l’époque, l’opposition est farouche entre garants de l’orthodoxie électro-techno et jeunes pousses grandies à la blog-house et au téléchargement illégal. Une guerre des tranchées à laquelle le Français Louis Rogé de son vrai nom refuse d’emblée de prendre part, ponçant les classiques des décennies passées tout en restant à l’affût des dernières tendances. Ce qui ne l’empêche pas de connaître des débuts fulgurants, enchaînant les DJ-sets à l’international avant même ses vingt ans. Déjà doté d’un solide background en musiques électroniques, il se prend rapidement de passion pour le rap contemporain, qu’il vienne d’Atlanta, Memphis, Houston, Chicago ou la Bay Area. C’est autour de cette double identité qu’il va construire en 2011 l’esthétique musicale de son label Bromance, qui va rapidement servir de terre d’accueil à toute une petite famille d’artistes. Un amour partagé qui va aussi lui permettre de collaborer en 2013 avec Kanye West sur son avant-gardiste album Yeezus, aux côtés de son

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"Rosemary’s Baby" : beauté (cinématographique) du diable

ECRANS | Le Ciné-Club de Grenoble lancera mercredi 5 décembre son cycle "Ô Diable" avec ce film culte de Roman Polanski.

Vincent Raymond | Mardi 27 novembre 2018

Mercredi 5 décembre, le Ciné-Club de Grenoble entamera son cycle "Ô Diable" en invoquant une œuvre à la sulfureuse réputation : Rosemary’s Baby (1968). Oh, il ne la doit pas tant à son histoire délicieusement inquiétante de possession et d’enfantement satanique savamment ourdie par un Roman Polanski alors galvanisé par son premier tournage à Hollywood et la promesse de son avenir radieux avec Sharon Tate ; ni à l’interprétation terrifiante de retenue de John Cassavetes ; pas plus qu’à la puissance de la suggestion qui fit croire à des milliers de spectateurs qu’ils avaient vu le visage du bébé. Ce qui, hélas, a contribué à la postérité de ce film, ce sont les tragédies bien réelles que d’aucuns ont bien voulu lui rattacher : le meurtre de Sharon Tate par les émules de Charles Manson, l’assassinat de John Lennon devant l’immeuble servant de décor, les "errements" de Polanski – et l’on en passe. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et revoyons le film pour ce qu’il est : un chef-d’œuvre de l’épouvante, qui glace le sang dès les premières mesures du générique, sur cette berceuse dissonante chantée par une mère détraquée, à qu

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Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Avec une multitude de propositions, le Mois de le Photo, organisé par la Maison de l'Image de Grenoble, est l'occasion rêvée de se faire une cure photographique. Après débroussaillage et repérage dans le vaste programme, nous avons sélectionné quelques-unes des expositions qui ont accroché notre regard. Dont, forcément, celle, place forte de l’événement, proposée à l'Ancien musée de peinture autour du « corps en présence ».

Benjamin Bardinet | Mardi 13 novembre 2018

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

Chaque année, le cœur battant du Mois de la photo se trouve dans le magnifique (même si plus très en forme) Ancien musée de peinture, place de Verdun. Pour cette édition, le parcours débute avec une présentation des cinq lauréats de l'appel à photo organisé par la Maison de l’image autour du thème « corps en présence ». Ô joie, c'est avec deux propositions inattendues et réussies que s'ouvre la sélection. Dans ses photos, Pablo-Martín Córdoba a enregistré le flux des citadins canalisés par les espaces architecturaux, tandis que Gilberto Güiza-Rojas propose de sobres mais percutantes mises en scène interrogeant la place du corps dans le monde du travail – anonyme pour les uns, bête de somme pour les autres. Autre bonne surprise : plus loin, immergé dans des raves-party dionysiaques, Étienne Racine nous crache à la figure des corps imbibés d'alcool et ruisselants de sueur – à l'opposée de l'imagerie aseptisée des corps stéréotypés de la pub et du cinéma.

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Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

GUIDE URBAIN | Le fameux bar grenoblois, très branché culture underground, officialisera ce changement mercredi 31 octobre.

Damien Grimbert | Lundi 29 octobre 2018

Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

Cinq années après avoir repris le Mark XIII, fameux bar de la rue Lakanal, Luc Andriot, l’actuel propriétaire du lieu, a décidé qu’il était temps d’en faire un endroit « plus à son image ». Adieu le Mark XIII donc, et bienvenue au Redrum, nom choisi en référence à un passage clé du fameux film de Stanley Kubrick The Shining. Si le bar garde bien sûr sa vocation de terre d’accueil des cultures underground, le nom n’est pour autant pas la seule chose qui va changer. À partir du mercredi 31 octobre, on pourra ainsi découvrir une déco entièrement remaniée pour rendre hommage « aux films d’horreur les plus emblématiques des années 1960 à 2000 ». Une transformation déjà partiellement entamée cet été (avec par exemple le déplacement de la cabine DJ au fond du bar pour laisser plus de place au dancefloor), et qui connaitra une deuxième étape au printemps avec une transformation de l’étage en salon 60’

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Aurélie Dos Santos : « Le NSK détourne pour mieux questionner »

Festival | Conférences, expositions, projections, rencontres… Après une première édition remarquée en 2016, le NSK Rendez-vous prend de nouveau ses quartiers dans divers lieux grenoblois du jeudi 11 au dimanche 14 octobre. Mais c’est quoi le NSK exactement ? Aurélie Dos Santos, déléguée du festival, nous explique les tenants et aboutissants de ce mouvement artistique subversif d’une puissance peu commune.

Damien Grimbert | Mardi 9 octobre 2018

Aurélie Dos Santos : « Le NSK détourne pour mieux questionner »

Comment présenteriez-vous le NSK ? Aurélie Dos Santos : Le NSK, ou "Neue Slowenische Kunst", est un collectif d’art politique né sur les bases du punk, qui questionne les notions d’art, de propagande, d’identité et d’idéologie. Il est apparu au début des années 1980 en Slovénie, après la mort de Tito et avant la dislocation de la Yougoslavie. C’est un mouvement marqué à la fois par la culture industrielle très forte de Trbovlje, la ville de mineurs qui l’a vu naître, et par les grandes avant-gardes historiques et révolutionnaires – dadaïsme, surréalisme, constructivisme… – qui l’ont précédé. Son objectif était de faire réfléchir la jeunesse yougoslave aux rapports entre l’art et la politique, très ancrés dans les pays d’Europe de l’Est de l’époque. Les artistes du NSK sont donc arrivés avec une démarche très punk : faire du graphisme, de la musique, de la peinture, du théâtre, en détournant les images de propagande des grandes idéologies communistes et nazies, et par la suite capitalistes. Et de fait, ils ont rapidement été interdits en Slovénie, parce qu’ils mélangeaient dans une même affiche, par exemple, des symboles commu

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Classique enflammé avec l’Orchestre de chambre de Bâle

Concert | Et c’est parti pour une nouvelle saison musique classique à la MC2. Pour débuter, on a rendez-vous avec du lourd : l’Orchestre de chambre de Bâle (...)

Régis Le Ruyet | Mardi 25 septembre 2018

Classique enflammé avec l’Orchestre de chambre de Bâle

Et c’est parti pour une nouvelle saison musique classique à la MC2. Pour débuter, on a rendez-vous avec du lourd : l’Orchestre de chambre de Bâle programmé vendredi 28 septembre à 20h30. Avec une invitée de marque en la personne de Patricia Kopatchinskaja. Venue du « pays de nulle part » (c’est elle qui le dit), la violoniste moldave arpente pieds nus les parquets du monde. D'un tempérament éclair, son jeu ébouriffant défrise à grands coups d'archet des œuvres que l'on peut juger académiques. Une étincelante frondeuse dont l'interprétation laisse rarement indifférent son auditoire. Avec la formation dirigée par Heinz Holliger, elle devrait notamment donner du fouet au Concerto pour violon en sol majeur de Joseph Haydn. Un concert à retrouver dans le cadre de la thématique musique et humour en place cette saison à la MC2.

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"The Last Family" : il était une fois Zdzisław Beksiński

ECRANS | de Jan P. Matuszynski (Pol., 2h03) avec Andrzej Seweryn, Dawid Ogrodnik, Andrzej Chyra…

Vincent Raymond | Mardi 16 janvier 2018

Principalement connu des amateurs d’art et de faits divers, Zdzisław Beksiński (1929, assassiné en 2005) est un peintre polonais dont la singulière existence, au moins aussi atypique que ses toiles (classées "surréalistes"), méritait a minima un coup de projecteur. Créant de l’étrangeté par son hypernaturalisme, ce biopic propose une approche astucieuse des trente dernières années de ce plasticien vivant quasi reclus avec sa famille (comptant un fils bancal et suicidaire), en faisant se succéder de longues séquences empruntées à leur quotidien. L’acte créatif ne figure pas au centre du propos du réalisateur polonais Jan P. Matuszynski : c’est bien la vie privée, ce ferment de l’imaginaire, qui l’intéresse. Beksiński y apparaît comme exagérément stable dans des situations requérant des émotions chez des individus lambda (comme la maladie ou la mort de ses proches), doublé d’un authentique maniaque enregistrant tout, jusqu’aux conversations domestiques. Imperméable à ce qui se passe hors de son pâté de maison, il l’est aussi aux chamboulements considérables rencontrés par la Pologne durant ces trois décennies : c’est le

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Petit Fantôme et Chapelier Fou : 50 muances de pop

Concert | Posté, a priori, chacun à une extrémité du spectre des musiques actuelles, il se pourrait bien que les deux locataires d'un soir de la Belle électrique – l'electronicien classique Chapelier Fou et son ouvreur rock DIY Petit Fantôme – aient beaucoup plus à voir l'un avec l'autre que supposé.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 novembre 2017

Petit Fantôme et Chapelier Fou : 50 muances de pop

À première vue, il n'y a pas grand-chose de commun entre les deux artistes français qui se partageront la scène de la Belle électrique ce soir du 1er décembre. Pas grand-chose à part un nom qui évoque l'univers du conte pour enfants : Chapelier Fou pour l'un, Petit Fantôme pour l'autre. Pour le reste, l'un est lorrain et verse dans un savant alliage d'électronica premium et de musique classique ; l'autre est basque et se révèle enfant du rock "do it yourself", de la pop sucrée, des guitares saturées et des synthés vintages. De fait, rien ne pourrait davantage éloigner deux personnages dont la transversale géographique n'a d'égale que la diagonale musicale qui les sépare plus qu'elle ne les relie. Pourtant, si l'on se penche plus avant sur le cas de Louis Warynski et Pierre Loustaunau, on s'aperçoit qu'au-delà des esthétiques propres à chacun et de leurs sobriquets, il y a comme un cousinage : une histoire de démarche, une manière d'être à la musique dans sa conception, un amour commun pour le travail de laborantin et le syncrétisme musical. Quand l'un, Chapelier fou, accouche dans son home-

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Gore Verbinski : « "A Cure for Life" essaie de pénétrer en vous psychologiquement »

Interview | Réalisateur des trois premiers volets de "Pirates des Caraïbes", de "Rango" (2011) et de "Lone Ranger" (2013), Gore Verbinski s’essaie au thriller fantastico-métaphysique avec "A Cure for Life". Rencontre.

Vincent Raymond | Mardi 14 février 2017

Gore Verbinski : «

Pourquoi avoir situé A Cure for Life en Suisse germanophone ? Gore Verbinski : Parce que notre influence principal avec le coscénariste Justin Haythe, c’était La Montagne magique de Thomas Mann. Nous voulions l’idée d’un sanatorium en hauteur depuis des siècles, contemplant la société, et qui ait été le témoin de la révolution industrielle, de l’avénement des ordinateurs. En somme, toutes ces choses ayant petit à petit mis l’Homme moderne dans la condition de maladie où il se trouve. Ce lieu est aussi un endroit de purification, comme une bulle, hors de l’espace-temps : quand l’on s’en approche, les portables ne marchent plus, les montres s’arrêtent, le temps s’écoule dans un registre différent. Lorsque le héros y arrive, il est "ailleurs". Quelles sont vos autres influences, en particulier cinématographiques ? Au moment de la production, alors que le film était déjà écrit, l’un des producteurs m’a conseillé de regarder Trai

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"A Cure for Life" : le conte (gothique) n'est pas bon

ECRANS | de Gore Verbinski (ÉU.-All, 2h27) avec Dane DeHaan, Mia Goth, Jason Isaacs…

Vincent Raymond | Mardi 14 février 2017

Impatient de gravir les échelons de son entreprise, l’ambitieux Lockhart accepte une étrange mission : aller chercher l’un de ses patrons en cure dans une clinique suisse. Mais, sur place, le jeune trader se trouve piégé dans cet institut aux procédés peu orthodoxes. Au point d’en devenir patient… La lecture de La Montagne magique de Thomas Mann peut entraîner des effets secondaires différant selon les tempéraments. Ainsi, quand Wes Anderson développe un Grand Budapest Hotel d’une noire fantaisie baroque, le bien prénommé Gore Verbinski accouche d’une série B horrifique aux tendances schizoïdes. Las ! Sa symbolique ampoulée suggère plutôt le Alan Parker tardif découvrant les mutations stylistiques des années 1990, tout en le plaçant bien loin des atmosphères Mitteleuropa saturées de vapeurs jaunâtres exhalées par

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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Les huit expositions à voir ou à revoir pendant les fêtes

Sélection | Si la vie culturelle de l’agglo est loin d’être intense pendant les vacances de Noël, pas mal de lieux d’exposition, eux, restent ouverts pour assurer au public un service d’intérêt général. Nous vous avons du coup sélectionné les huit propositions immanquables du moment, à parcourir en famille ou entre adultes consentants. Bonne(s) visite(s).

La rédaction | Mardi 20 décembre 2016

Les huit expositions à voir ou à revoir pendant les fêtes

Kandinsky au Musée de Grenoble C’est la grosse expo du moment, comme seul (ou presque) le Musée de Grenoble sait le faire. Se concentrant sur la période parisienne de l’artiste (de 1933 à 1944), le musée dévoile les dernières années de création de Vassily Kandinsky avec une scénographie sobre et chronologique. Les toiles du père de l’abstraction jouent avec les formes et les couleurs, ouvrant ainsi un nouveau monde sensible. La sélection présentée dévoile alors une nouvelle grammaire plastique marquée par le biomorphisme et une palette chromatique plus douce, pour une exposition céleste. Tlj sauf mar de 10h à 18h30 (17h30 sam 24 et 31 décembre). Fermé les dim 25 déc et 1er janv 8€ (5€ en tarif réduit, et entrée libre pour certains publics – demandeurs d’emploi ou moins de 26 ans notamment) Ateliers et visites guidées complets pendant les vacances ________ Pic & Bulle au Musée de l’Ancien Évêché

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"Une semaine et un jour" : cocotte-minute, sauce demi-deuil

ECRANS | Sa semaine rituelle de deuil accomplie, un couple de quinquagénaires ayant perdu son fils prend des détours baroques pour achever sa consolation. Tout sauf funèbre, cette tranche de vie après la mort est l’œuvre d’un prometteur jeune cinéaste israélien, Asaph Polonsky.

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

La perte d’un enfant possède la peu enviable réputation de surpasser en abomination tous les chagrins ; d’être également, pour les auteurs les moins scrupuleux (ou les plus crapuleux), un fructueux gisement romanesque. Si Asaph Polonsky a choisi, pour son premier long-métrage, de tourner autour de ce noir sujet, il l’aborde presque à contrepied : en arrivant "après la bataille", c’est-à-dire après le trépas du fils. Il nous épargne la maladie, l’agonie, puis la disparition du corps. Pour autant, la guerre, loin d’être gagnée, ne fait que commencer pour les parents. La vie, après la mort En particulier pour le pittoresque personnage du père incarné par Shai Avivi, que l’accablement et la colère vont désinhiber à la manière de Kevin Spacey dans American Beauty : comportements impulsifs face à ses voisins, petites (ou grosses) transgressions en compagnie de leur grand rejeton, semi-fugue… Autant de sorties de routes incongrues, jusqu’à une rencontre fortuite avec la mort – une autre mort – parvenant à lui faire digérer sa révolte et accepter l’inacceptable. Polonsky se sert du contexte d’un service funèbre pour cristalliser

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Kandinsky au Musée de Grenoble

ARTS | Un reportage sur l'exposition "Kandinsky - Les années parisiennes (1933-1944)" proposée jusqu'au dimanche 29 janvier au Musée de Grenoble

La rédaction | Mercredi 7 décembre 2016

Kandinsky au Musée de Grenoble

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Musée de Grenoble : Kandinsky ou l’abstraction affranchie

ARTS | Pionnier de l’abstraction, animé par une « nécessité intérieure », Vassily Kandinsky (1866-1944) a fait œuvre de spiritualité dans sa peinture. Une peinture qui versa dans le biomorphisme durant ses dernières années à Paris, centre de la nouvelle exposition du Musée de Grenoble. Une présentation qui dévoile les tenants, plastiques et symboliques, de cette période pour une exposition céleste.

Charline Corubolo | Lundi 31 octobre 2016

Musée de Grenoble : Kandinsky ou l’abstraction affranchie

Des lignes anguleuses découpant la couleur aux cellules constellant la toile, l’œuvre de Vassily Kandinsky est animée par le même dessein, ponctué d’évolutions plastiques qui creusent, au début du XXe siècle, le sillon de l’abstraction. Né à Moscou en 1866, l’artiste russe connaîtra plusieurs exils qui marqueront son art. C’est dans ce contexte que le Musée de Grenoble dévoile l’exposition Kandinsky, les années parisiennes [1933-1944] et cherche ainsi à parcourir l’œuvre d'un des pères de l’abstraction à travers le prisme de son histoire personnelle, marquée par diverses ruptures qui influencent alors sa touche. Au début de sa carrière, Kandinsky déploie une abstraction profondément mentale d’abord à Munich, en théorisant notamment l’abondant de la figuration au profit d’une « nécessité intérieure » dans Du spirituel dans l’art en 1911, puis au Bauhaus de Weimar, école allemande dans laquelle il enseigne jusqu’à sa fermeture par les nazis. L’artiste explore une abstraction picturale plus douce et imagée lors de

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Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Saison 2016 / 2017 | Cette année, direction le Musée de Grenoble, la galerie Spacejunk, le Musée dauphinois, le Musée de l'Ancien Évêché ou encore la Ville d'Échirolles.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Le bleu de Paris Les femmes (Georgia O'Keeffe et Cristina Iglesias) vont laisser place aux artistes disparus au Musée de Grenoble. Et si en mars prochain l'institution se consacrera à la touche d'Henri Fantin-Latour, sa saison s'ouvrira avec les années parisiennes de Vassily Kandinsky (1866-1944). Père de l'art abstrait dont l'œuvre est principalement connue pour sa construction géométrique, le peintre russe a laissé son style flirter avec le biomorphisme durant ses dernières années à Paris (1933-1944), lorsqu'il fuyait le nazisme. Les angles deviennent courbes, manifestation de sa passion pour les sciences, comme autant d'organismes cellulaires perdus dans le Bleu du ciel, pour une abstraction au plus près de la nature sous forme de synthèse d'œuvre. L’exposition de cette rentrée 2016. Kandinsky, les années parisiennes (1933-1944)

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Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

Nouveau lieu | Le fondateur de l’emblématique bar de la rue Lakanal, qu’il a vendu en 2013, revient aux affaires près de l’Ancien palais de justice de Grenoble avec le Keep It Weird. Inauguration ce samedi 10 septembre avec The Hacker aux platines.

Aurélien Martinez | Mardi 6 septembre 2016

Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

« Keep It Weird : encore un nom compliqué ! En fait, c’est un clin d’œil à Portland, une des villes les plus créatives et underground des États-Unis dont le slogan est "Keep Portland Weird" – gardez Portland étrange, bizarre… » Voilà comment Aymeric Ponsart, fondateur de l’emblématique Mark XIII (vendu en 2013 même s’il reste propriétaire de la marque), présente sur Facebook son nouveau bar qu’il inaugurera rue du Palais, en plein centre-ville de Grenoble, samedi 10 septembre. Un retour en terres grenobloises donc pour celui qui avait quitté la ville pour « prendre du recul après 20 ans de bar musical ». Des années de pause qui l’ont notamment conduit à Portland pour essayer d’ouvrir un Mark XIII avec son associé des débuts installé aux États-Unis depuis 15 ans. Sauf que l’aventure s’est avérée compliquée à monter, même si le projet est toujours en cours… « Un cabinet de curiosités » « Pour le Mark XIII là-bas, je voulais une déco complètement européenne. Bah ici j’ai fait l’inverse ! » no

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Kandinsky au Musée de Grenoble fin octobre

ARTS | Considéré comme l'un des pionniers de l'art abstrait, Vassily Kandinsky (1866 - 1944) fera l'objet d'une exposition au Musée de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 27 juillet 2016

Kandinsky au Musée de Grenoble fin octobre

Considéré comme l'un des pionniers de l'art abstrait, Vassily Kandinsky (1866 - 1944) fera l'objet d'une exposition au Musée de Grenoble (du 29 octobre 2016 au 29 janvier 2017) centrée sur ses années dites "parisiennes", de 1933 à 1944. Des années marquées par son intérêt accru pour les sciences et la spiritualité, et, plastiquement, par une synthèse entre son vocabulaire géométrique et des tracés plus aléatoires et ondulants. Pour en savoir plus sur cette exposition, et plus largement sur toutes celles prévues cette saison à Grenoble et dans l'agglo, rendez-vous le mercredi 28 septembre, date de sortie de notre numéro Panoram’Art.

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Les soirées de l’été à Grenoble

MUSIQUES | Où danser cet été ? Plusieurs choix s’offrent à vous. Les voici.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Les soirées de l’été à Grenoble

La Bobine maintient ses apéro-mixes du mardi tout l’été avec une programmation aussi riche que diversifiée. À ne pas manquer non plus, les deux barbecues-mixes en journée les dimanches 24 juillet (Dub on The Beach) et 28 août (Garden Boogie). Les Mercredis Pimentés restent actifs au Canberra (sur le campus) pendant tout le mois de juillet, avec notamment le crew strasbourgeois cosmopolite Caterva en renfort des Narco Polo le 13, et une soirée réunissant tous les crews résidents le 27. Le bar de la Belle électrique accueillera le collectif de turntablists Downtown Mayhem à deux reprises les vendredis 8 et 29 juillet, mais également les filles du Grenoble Mixing Girls Club le vendredi 22 juillet. Le Drak-Art propose encore quelques soirées les 8, 9, 13 et 16 juillet, avant de clôturer sa saison avec la fameuse Maliboule Pool Party d’Eddy Rumas le samedi 30 juillet. Au programme : barbecue, pétanque, piscine et sound-system en plein air de 15h à 22h, suivi d’une bass party en intérieur jusqu’au petit matin ! Le Mark XIII ne restera

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"Le Labyrinthe du silence" : le passé allemand regardé en face

ECRANS | Mon Ciné, à Saint-Martin-d'Hères, organise ce mercredi un ciné-débat autour du film de Giulio Ricciarelli sorti en avril 2015. Soit, en 1958, l'histoire d'un jeune procureur qui met la main sur des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS...

Vincent Raymond | Lundi 13 juin 2016

Si le match France-Albanie de ce mercredi 15 juin ne suscite en vous qu’une curiosité modérée, préférez au petit écran l’immersion dans la grande Histoire proposée par Mon Ciné à l’occasion d’un ciné-débat autour du film Le Labyrinthe du silence (2015). Soit un retour aux temps du "Wirtschaftswunder", c’est-à-dire l’époque où l’économie de l’Allemagne de l’Ouest se relevait triomphalement, conduisant un pays pacifié malgré sa partition à sa réintégration dans le concert des nations. Un pays où, durant près de quinze ans après les procès de Nuremberg, le passé honteux et criminel du régime nazis avait été comme tu, permettant à des dignitaires SS reversés dans la haute administration ou le patronat de mener une carrière florissante sans être inquiétés. Jusqu’à ce qu’une troupe de magistrats opiniâtres ouvre une instruction en 1958, et mène devant les tribunaux des anciens tortionnaires d’Auschwitz. Très proche du récent Fritz Bauer, un héros allemand, le film de Giulio Ricciarelli relate

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Passeurs d'histoires au Centre d'art Bastille

ARTS | Dans une ère accélérée, la maxime « résister au temps » tend à accentuer la nécessité de se raconter. Un socle réflexif pertinent proposé par le Centre d'art Bastille dans le cadre de ses dix ans, avec l'exposition collective "N(v)otre H(h)istoire". Une sorte de rétrospective qui interroge les murs du lieu mais aussi la pérennité de l'art contemporain, à travers nos histoires individuelles et communes.

Charline Corubolo | Mardi 3 mai 2016

Passeurs d'histoires au Centre d'art Bastille

Si la dernière exposition du Centre d'art Bastille questionnait notre mémoire collective à travers l'Histoire des déportés politiques sous l'empire colonial, l'actuelle s'insère dans un souvenir local et artistique, où chacun se raconte. N(v)otre H(h)istoire, regroupant 15 œuvres d'artistes français et étrangers, interroge le temps qui passe à travers la notion d’implantation, sur le site même de la Bastille comme carrefour historique et touristique grenoblois, et la persistance de l'art, en tant qu'objet mais aussi expérience. En une décennie, une cinquantaine de projets ont eu lieu entre ces murs de pierres, et tel un mémento artistique introspectif, l'exposition sonde les esprits sur ce qui doit rester de ces dix ans. Face à la perte de mémoire, l'Histoire et les histoires intimes s'entremêlent pour résister à l'effacement. Des souvenirs croisés que le centre d'art tente de rejoindre en présentant quelques artistes déjà passés ici, comme pour défier le temps qui passe et réactiver un moment où plusieurs éléments étaient en jeu : l'expérience individuelle, la participation commune à une exposition et l'apport de l'art contemporain. Rémin

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Le Trésor

ECRANS | Touchant à tous les registres sans faire de tapage, Corneliu Porumboiu compose, film après film, une peinture méticuleuse de la société roumaine contemporaine. Et s’impose comme le plus important cinéaste actuel de son pays. Nouvelle perle à sa filmographie, “Le Trésor” ne fait que le confirmer. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 9 février 2016

Le Trésor

Qu’est-ce qu’un trésor ? À cette question, chacune et chacun possède au moins deux réponses. L’une sentimentale, se référant à un objet matériel ou immatériel dénué de toute valeur marchande ; l’autre, absolue, désignant un bien universellement reconnu comme précieux, source de richesse potentielle pour son détenteur. Il est rare dans notre monde matérialiste que les deux définitions se superposent ou que l’une parvienne à se substituer à l’autre, à moins que l’on ait conservé une âme innocente. C’est le cas de Corneliu Porumboiu qui, malgré sa lucidité d’adulte, sait encore décocher des regards en direction d’un naturel merveilleux. Avoir un tel sens de l’absurdité et faire preuve d’autant de poésie relève du prodige. De l'ironie à la pelle Chaque époque connaît sa quête du Graal, plus ou moins ludique, plus ou moins comique. Ce film en est une, qui renvoie à un temps et à un imaginaire révolus – celui des romans peuplés de pirates dissimulateurs, ou de ces contes que le héros Costi lit le soir à son fils. Seulement, en étant transposée de nos jours à l’échelle d’un jardin, l’aventure se trouve comme vidée de sa substance héroïque, de son éclat, d’une form

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Le Labyrinthe du silence

ECRANS | De Giulio Ricciarelli (All, 2h03) avec Alexander Fehling, André Szymanski…

Christophe Chabert | Mardi 28 avril 2015

Le Labyrinthe du silence

Alors que les spectateurs français ne manifestent pas une passion débordante pour l’Histoire contemporaine de leur propre pays, ils ont tendance à acclamer la moindre fiction évoquant celle de l’Allemagne. Le Labyrinthe du silence a déjà moissonné on ne sait combien de prix du public dans les festivals et s’apprête à faire le bonheur des enseignants lors des séances scolaires, le film étant taillé sur mesure pour être transformé en chair à débats et exposés. Niveau cinéma, en revanche, l’affaire est carrément discutable. Car s’il est bon de rappeler que l’Allemagne a mis près de vingt ans à instruire le procès des criminels SS qui, la guerre terminée, avaient tranquillement retrouvé une place dans l’establishment du pays, on aurait aimé que Giulio Ricciarelli empoigne le sujet avec autre chose qu’une reconstitution ripolinée, une mise en scène impersonnelle à l’Américaine et quelques bons gros clichés qui, c’est un comble, finissent par semer le doute sur la crédibilité de ce que l’on nous raconte. Il faut dire qu’à force de brushings impeccables (l’ambassadeur américain, proche de la parodie façon OSS 117), de musiques emphatiques et de grands élans

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Rocktambule : vingt ans et toutes ses bulles

MUSIQUES | Fini l’adolescence, le festival Rocktambule a atteint ses vingt ans ! Et compte bien les fêter de la plus belle manière, c’est-à-dire en musique et pendant trois soirs d’affilée, sur le site de l’esplanade. De notre côté, on a été piocher dans la prog’ nos petits favoris, avec l’éternelle subjectivité qui nous caractérise. Damien Grimbert et Stéphane Duchêne

Damien Grimbert | Mardi 7 octobre 2014

Rocktambule : vingt ans et toutes ses bulles

Rustie & Hudson Mohawke Jeunes prodiges de la fertile scène de Glasgow devenus en l’espace de quelques années de véritables stars internationales, Rustie et Hudson Mohawke n’ont rejoint que tardivement la programmation du festival, mais cette nouvelle n’aurait pu nous faire plus plaisir. Déjà parce qu’on les suit depuis leurs presque tous débuts, aux alentours de 2008, lorsqu’à peine sortis de l’adolescence, ils repoussaient du fin fond de l’Écosse les frontières devenues encombrantes à leurs yeux entre électronica scintillante, rap mutant, R’n’B dégoulinant et bass music acérée. Ensuite parce que leur formule a depuis fait recette, leur permettant de signer sur le label de référence Warp en 2009, puis de conquérir progressivement la planète électronique comme les ténors du rap U.S. mainstream dans les années qui suivent, engendrant même au passage une nouvelle esthétique musicale (la trap). S’ils ont toujours su garder une distance prudente avec les excès pas toujours très finauds de cette dernière, leur marque de fabrique s’est néanmoins construite sur une fine frontière entre une production maximaliste (basses surpuissantes, synthés toni

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The dark side of the art

ARTS | Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires (...)

Aurélien Martinez | Mardi 2 septembre 2014

The dark side of the art

Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires d’ouverture ont été rallongés, les hostilités débutant dès 10 heures du matin. Pour le nouveau couple aux commandes de l’établissement depuis décembre 2013, il s’agit donc de mettre en application un projet voulu depuis le début, notamment par Pauline Clérin, diplômée d’un master management des métiers de la culture. Que verra-t-on à l’année au Mark XIII ? Principalement de l’art expressionniste et singulier (Pauline explique être moins sensible à l’abstraction) porté par des « artistes contemporains outsiders ». Mais surtout un art qui correspondra parfaitement à l’ambiance dark du Mark XIII et à ses murs sombres rénovés pour présenter au mieux les œuvres choisies. Les gérants ont déjà reçu plusieurs demandes d’artistes souhaitant investir le lieu, sachant que les expositions auront une durée de vie de quatre à six semaines. Jusqu’au 10 septembre, c’est un pêle-mêle hétéroclite qui est affiché, avec plusieurs œuvres inquiétantes d’artistes variés, dont des dessins au stylo à l’étage. Prochain vernissage : JA

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Les soirées de février

MUSIQUES | Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, (...)

Damien Grimbert | Mardi 4 février 2014

Les soirées de février

Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, placée sous le double signe de la musique balkanique et des bazars forains d’antan. Au programme, des Dj-sets orientés balkan beat par le Barcelonais Grounchoo (photo) et les locaux du BSP Crew (Little Tune, Matt Tracker et DJ Akor), mais également trois spectacles visuels signés par les Lyonnais de Freaks Factory : Lady Dada (show burlesque), Erica Jolibellule (hula-hoop) et E Kartel Perf (fakirisme). Le tout sous l’égide de la mystérieuse femme à barbe Jessica Morrigan, qui jouera le rôle de maîtresse de cérémonie tout au long de la soirée. Histoire de rajouter encore un peu à l’ambiance, précisons que les déguisements insolites seront les bienvenus… Balkan Beat Circus, samedi 8 février au Drak-Art

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À la guerre comme à la guerre

SCENES | Il y a plusieurs façons de tirer sa référence lorsqu’on est mis à la porte. On peut, par exemple, jouer la carte du contre-pied frondeur, façon de signifier à (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 17 janvier 2014

À la guerre comme à la guerre

Il y a plusieurs façons de tirer sa référence lorsqu’on est mis à la porte. On peut, par exemple, jouer la carte du contre-pied frondeur, façon de signifier à ceux qui vous ont viré qu’ils ont fait une belle connerie. On peut aussi continuer sa route comme si de rien n’était, en restant fidèle à son univers, quitte à donner raison à ses contempteurs. C’est cette deuxième voie qu’a choisie le metteur en scène Jacques Osinski, directeur jusqu’au 31 décembre 2013 du Centre dramatique national des Alpes. Un CDNA qui a disparu depuis, sur décision des différentes tutelles, et dont les missions seront avalées par la MC2 (mais c’est encore flou). Pour sa dernière pièce à domicile (oui, même si le 31 décembre est passé, la MC2 a quand même tenu ses engagements de programmation décidés avant la fusion), Jacques Osinski renoue avec le dramaturge de langue allemande Ödön von Horváth qu’il affectionne tant (il a déjà monté plusieurs de ses textes). Son Don Juan revient de guerre reste alors dans la lignée de ses précédentes créations : même scénographie froide, même héros en retrait

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La Vénus à la fourrure

ECRANS | Une actrice, un metteur en scène, un théâtre et "La Vénus à la fourrure" de Sacher-Masoch : un dispositif minimal pour une œuvre folle de Roman Polanski, à la fois brûlot féministe et récapitulatif ludique de tout son cinéma. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 6 novembre 2013

La Vénus à la fourrure

À sa sortie, on avait pris Carnage pour une sorte de repli stratégique de la part de Roman Polanski. L’adaptation de la pièce de Yasmina Reza venait après ses déboires avec la justice suisse, et le choix d’un huis clos à quatre personnages lui permettait de tourner vite en déclinant en virtuose sa science du découpage et de la mise en scène. Surtout, il y circulait une rage que l’on imaginait circonstanciée, là encore liée à cette énième humiliation dans une vie déjà chaotique. Derrière sa réjouissante santé, par-delà la comédie de mœurs labyrinthique à laquelle Polanski nous convie, La Vénus à la fourrure poursuit ce double geste de façon enthousiasmante. C’est une charge virulente contre l’époque et ses travers, ici pris sous l’angle de la lutte des sexes, et c’est à nouveau un huis clos tiré d’une pièce de théâtre, signée cette fois David Ives ; sauf que cette fois, le théâtre est le lieu et la matière du film, même si, en transparence, le cinéaste vise aussi tout ce qu’i

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"L’Histoire du soldat / L’Amour sorcier" : mention assez bien

Spectacle | Réunir les trois directeurs des centres de création affiliés à la MC2 pour un spectacle forcément événement : voilà le projet du diptyque composé de "L’Histoire du soldat" d'Igor Stravinsky et de "L’Amour sorcier" de Manuel de Falla. Avec donc aux commandes Marc Minkowski des Musiciens du Louvre Grenoble, Jacques Osinski du Centre dramatique national des Alpes, et Jean-Claude Gallotta du Centre chorégraphique national de Grenoble. Pour une création agréable mais finalement assez convenue.

Aurélien Martinez | Jeudi 17 octobre 2013

C’est l’histoire de trois artistes (plus ou moins) installés dans les murs de la MC2, évoluant chacun dans son domaine (la musique classique pour Minkowski, la danse contemporaine pour Gallotta et le théâtre pour Osinski), livrant régulièrement de nouvelles propositions artistiques. Trois figures emblématiques d’une certaine culture grenobloise qui ont fini par bosser ensemble – une idée vieille comme le monde comme nous l’expliquait le trio en interview. Le fil directeur de leur réunion ? Un projet qui puisse laisser chacun de trois participants s’exprimer. Le choix effectué ? Un diptyque composé du ballet-opéra de chambre L’Histoire du soldat (1917) d’Igor Stravinsky et du ballet-pantomime L’Amour sorcier (1915) de Manuel de Falla, dévoilé mercredi 16 octobre à la MC2. La soirée se découpe donc en deux parties. On a d’abord droit à une Histoire du soldat tirée à quatre épingles, où l’histoire (justement) de ce soldat pactisant avec le diable se

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Mark XIII : une page se tourne

GUIDE URBAIN | « Après 10 ans, il est temps de passer la main. » C’est officiel : Aymeric Ponsart, le fondateur du Mark XIII, a vendu l’emblématique bar de la rue Lakanal à de nouveaux propriétaires qui, il l’assure, conserveront l’esprit des lieux. On fait le point avec lui, à l’occasion de la grosse soirée d’anniversaire des 10 ans.

Aurélien Martinez | Vendredi 11 octobre 2013

Mark XIII : une page se tourne

« Musique électro, goth, indus, métal, rock, punk, et plein d'autres » : depuis dix ans, le Mark XIII est le bar référence en la matière à Grenoble. Un espace intimiste animé par la fois inébranlable d’Aymeric Ponsart en sa cause – pas forcément très populaire. Quand il nous reçoit la semaine passée, au lendemain de l’officialisation de la vente du bar, il apparaît serein, et un brin ému. Normal, le Mark XIII, c’est son bébé. Des dix ans derrière le comptoir (et parfois aux platines), il garde d’excellents souvenirs. Et une satisfaction : avoir pu faire changer les mentalités sur ce lieu dépeint par certains comme un « bar de gothiques » (ou d’autres dénominations réductrices). Alors que pas du tout, comme on l’a constamment rappelé dans ces colonnes. Les aficionados du 8 rue Lakanal ? Un public très varié, allant du simple client venant pour l’ambiance à l’amateur de musique électro. Car le Mark XIII, ce n’est pas qu’un bar. Aymeric a d’ailleurs une fierté : avoir accueilli certains DJs avant qu’ils ne deviennent des stars – Vitalic, Gesaffelstein, ou encore l’incontournable grenoblois The Hacker. Aucune amertume affichée donc de la part de celui qu

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Les trois mousquetaires

SCENES | Casting de luxe pour le diptyque "L’Histoire du soldat" / "L’Amour sorcier". Aux commandes de ce double spectacle, qui sera dévoilé cette semaine, rien de moins que les trois artistes résidents de la MC2 : Marc Minkowski des Musiciens du Louvre Grenoble, Jacques Osinski du Centre dramatique national des Alpes, et Jean-Claude Gallotta du Centre chorégraphique national de Grenoble. Du coup, on a rencontré les trois. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 11 octobre 2013

Les trois mousquetaires

La collaboration Marc Minkowski : Réunir les directeurs des trois centres de création de la maison, c’est en discussion depuis que je suis arrivé ici, il y a 17 ans. Le projet était déjà évoqué du temps de Laurent Pelly, le prédécesseur de Jacques, mais n’a jamais abouti...Jacques Osinski : Quand je suis arrivé en 2008, l’idée est revenue, mais elle a mis du temps à se matérialiser compte tenu des agendas de chacun. Et surtout du fait que l’on devait apprendre à se connaître...Jean-Claude Gallotta : Une fois le projet lancé, j’étais sur l’idée de l’amitié, de faire quelque chose ensemble. On est partis sur ces deux pièces, mais à la limite – et c’est un peu con ce que je vais dire ! –, ils auraient proposé n’importe quoi, j’aurais quand même accepté ! L’Histoire du soldat MM : Avec Jean-Claude, on a souvent parlé de Stravinsky, et notamment du Sacre du printemps, qu’on avait imaginé faire ensemble – mais ça ne s’est pas fait. Puis Jacques est arrivé dans la boucle : j’ai alors essayé d’imaginer une œuvre qui mélange nos trois disciplines. L’Histoire du soldat

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Tendance sombre

MUSIQUES | Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations (...)

Damien Grimbert | Samedi 5 octobre 2013

Tendance sombre

Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations différentes, mais partageant un amour commun pour le versant le plus sombre des musiques électroniques. Honneur aux plus anciens, on commence avec l'Italien Alexander Robotnick (photo), figure tutélaire de la scène électronique européenne issu de l'avant-garde florentine du début des années 80. Révélé au grand jour en 1983 avec le fameux tube italo-disco Problèmes d'amour, Maurizio Dami de son vrai nom va progressivement bifurquer vers les musiques ethniques, avant de retourner à ses premiers amours disco, new wave et électro il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Un curieux parcours pour un passionnant personnage ! Place ensuite au Marseillais David Carretta, déjà présent lors du premier anniversaire du lieu, et cette fois de retour avec son acolyte Workerpoor, pour livrer un live électro/techno dark et puissant, une discipline dont il est (aux côtés de son ami

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L'union des trois

MUSIQUES | Belle ouverture symbolique : pour la première fois les trois compagnies associées à la MC2 – les Musiciens du Louvre Grenoble, le Centre Dramatique National (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

L'union des trois

Belle ouverture symbolique : pour la première fois les trois compagnies associées à la MC2 – les Musiciens du Louvre Grenoble, le Centre Dramatique National des Alpes et le Centre Chorégraphique national de Grenoble – se retrouveront réunis sur un même plateau. Selon leurs affinités, chacun des directeurs a pris part au projet monté autour de L'Histoire du soldat d'Igor Stravinsky et de L'Amour sorcier de Manuel de Falla. Marc Minkowski ayant proposé dans le rôle de l'ardente gitane la non moins incandescente Olivia Ruiz, c'est à Jean-Claude Gallota qu'il échoit de régler les pas de danse tandis que Jacques Osinski officie à la mise en scène des intrigues. En toile de fond, la figure du mal et de l'amour. Ainsi le ballet-opéra de chambre de L'Histoire du soldat cristallise, par le gage avec le diable d'un violon contre le livre de la fortune, la concupiscence et la perte du soldat. Quant au ballet pantomime L'amour sorcier, c'est le spectre de l'ancien amant que vient contrarier l'union de la belle Candelas à son hidalgo. RLR L'Histoire du soldat / El Amor brujo, du mercredi 16 au samedi 19 octobre, à la MC2

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L’insolente jeunesse des vieux cinéastes

ECRANS | Alors que la rentrée cinéma est dominée par des cinéastes entre 40 et 60 ans, deux octogénaires vont surprendre par la vigueur de leurs derniers opus, aussi inattendus que flamboyants de maîtrise : Woody Allen avec "Blue Jasmine" et Roman Polanski avec "La Vénus à la fourrure". Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 27 août 2013

L’insolente jeunesse des vieux cinéastes

Une expression bien aimée de la critique française parle des "films tardifs" des grands cinéastes pour évoquer leurs derniers opus. Manière élégante de dire qu’ils sont comme les combats de trop d’anciens puncheurs n’ayant plus les jambes pour suivre le rythme imprimé par la génération montante et réclamé par un public avide de nouveautés. Si les exceptions ne sont pas rares – de John Huston à Kinji Fukasaku – on a pris cette habitude de regarder vieillir les metteurs en scène que l’on aime avec un mélange d’affection et d’affliction. Or, en cette rentrée 2013 riche en événements, ce sont deux cinéastes ayant dépassé les 80 printemps qui vont frapper très fort, et montrer que le talent, mieux que les cellules, se régénèrent au contact de défis inédits dans leur carrière. Deux cinéastes nomades En même temps, quoi de plus différent que Blue Jasmine de Woody Allen et La Vénus à la fourrure de Roman Polanski ? Et quoi de commun entre les deux cinéastes – à part, diront les mauvais esprits, les scandales de mœurs auxquels ils ont été mêlés ? Allen enchaîne tel un métronome un film par an, au risque pas tou

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Lone Ranger

ECRANS | Curieux cocktail du duo Verbinski / Depp, entre hommage sincère et pastiche façon Pirates des caraïbes, qui tente de retrouver l’esprit des westerns de série en le mâtinant de réflexion politique sur l’origine de l’Amérique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 7 août 2013

Lone Ranger

Un gamin américain joufflu déguisé en cowboy fausse compagnie au cours d’une fête foraine à ses parents et va s’aventurer sous une tente qui célèbre l’histoire de l’Ouest américain. Dans cette attraction désuète à base de statues de cire façon musée Grévin, le gosse s’arrête devant la reproduction folklorique d’un campement avec un vieil Indien figé et fripé trônant en son centre. Soudain, ses yeux se mettent à bouger ; la statue était en fait un véritable indien, mais ce petit tour de passe-passe pose aussi le vrai propos politique de Lone Ranger. Ce n’est pas seulement ce qui reste d’une culture qui se retrouve dans cette scénographie tristement folklorique, mais aussi ses derniers descendants, contraints de rejouer muets et immobiles le rôle que les pionniers ont fini par leur donner, des sauvages pittoresques rétifs aux avancées de la civilisation capitaliste. De la part de Gore Verbinski et de Johnny Depp (qui, sous la couche de maquillage, incarne l’Indien Tonto), une telle ambition peut surprendre. C’est même un sacré pied de nez aux Pirates des Caraïbes, franchise née d’une attraction populaire des parcs Disney. Verbinski et Depp avaient déjà tâ

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Promised land

ECRANS | Sur un sujet ô combien actuel — l’exploitation du gaz de schiste —, Gus Van Sant signe un beau film politique qui remet les points sur les i sans accabler personne, par la seule force d’un regard bienveillant et humaniste sur ses personnages. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 15 avril 2013

Promised land

Quelque part au fin fond de l’Amérique, dans une de ses petites villes rongées par la crise et la pauvreté, un tandem de lobbyistes à la solde de Global Crosspower solutions vient vendre aux habitants le remède miracle pour sortir de la mouise : la cession de leurs terres pour en extraire du gaz de schiste. Des millions de dollars sont en jeu, pour la compagnie mais aussi pour les autochtones. Steve (Matt Damon) et Sue (Frances MacDormand) ont une technique bien rodée pour convaincre leurs interlocuteurs : se fondre dans les coutumes (et les costumes) du coin, faire valoir leur propres origines populos et, in fine, les prendre par les sentiments  – en l’occurrence, ici, le portefeuille. Tout se passe comme prévu, jusqu’à ce qu’un vieux physicien à la retraite (Hal Holbrook) puis un militant écolo (John Krasinski) pointent chacun du doigt les dangers environnementaux de cette exploitation. La terre outragée Avec un sujet si actuel et une répartition des rôles a priori manichéenne, il y avait tout pour faire de Promised land un pamp

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Oblivion

ECRANS | Après "Tron l’héritage", Joseph Kosinski avait toutes les cartes en main pour confirmer son statut de nouveau maître de la SF avec cette adaptation de son propre roman graphique. Hélas, le voilà rattrapé par son fétichisme kubrickien, qu’il tente vainement de transformer en blockbuster à grand spectacle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 11 avril 2013

Oblivion

Dans une des pubs qui l’avaient fait connaître, Joseph Kosinski s’amusait à faire circuler le spectateur dans la reproduction virtuelle de l’hôtel Overlook imaginé par Stanley Kubrick pour Shining. Dans Tron l’héritage, qui marquait ses débuts prometteurs au cinéma, il recréait la chambre de 2001 et faisait circuler ses personnages dans un bar qui ressemblait comme deux gouttes de lait à celui d’Orange mécanique. Autant dire que Kosinski fait une fixette sur l’immense Stanley ; ce qu’on ne lui reprochera pas, loin de là, mais disons qu’il faut avoir les épaules solides pour oser se mesurer à un tel monument. Face à Oblivion, qui croule sous les références à 2001 — jusqu’au nom d’une des boîtes de production du film, Monolith pictures ! — on ne peut que constater que cette obsession est filtrée par une culture geek avec qui elle ne fait pas forcément bon ménage. Et que l’univers visuel et virtuel de Tron collait dans le fond beaucoup mieux à l’

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Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

ACTUS | Ça bouge dans le milieu théâtral : l’historique Centre dramatique national des Alpes, aujourd’hui dirigé par Jacques Osinski, va disparaitre en 2014, absorbé par la MC2 qui l’accueille dans ses murs. Une fusion décidée par la mairie de Grenoble et, surtout, le ministère de la culture, que Michel Orier, ancien directeur de la MC2, a rejoint l’été dernier. Une décision et un casting qui, forcément, interrogent. Retour sur une mort annoncée, avec les principaux acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Lundi 4 mars 2013

Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

Cette semaine, le metteur en scène Jacques Osinski, directeur du Centre dramatique national des Alpes depuis 2008, dévoilera, sur le plateau de la MC2, son nouveau spectacle Orage, d’après le texte d’August Strinberg. Mais l’actualité de l’homme est ailleurs : le 15 février dernier, il a appris qu’il ne serait pas reconduit à la tête du CDNA (il postulait pour un troisième mandat de trois ans), ce dernier allant tout simplement disparaître, avalé par la MC2 qui l’héberge dans ses murs (avec le Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski). Une décision visiblement ancienne puisqu’actée en août dernier, par la ministre de la culture et le maire de Grenoble. Et une décision qui questionne beaucoup, à Paris comme à Grenoble. Issus des politiques de décentralisation menées depuis cinqua

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Noirs enchantements

ARTS | Associant les œuvres de deux artistes américains actuels (Chris Mars & Chet Zar) à celles du précurseur polonais Zdzislaw Beksinski, qui les a tous deux (...)

Damien Grimbert | Lundi 25 février 2013

Noirs enchantements

Associant les œuvres de deux artistes américains actuels (Chris Mars & Chet Zar) à celles du précurseur polonais Zdzislaw Beksinski, qui les a tous deux inspirés, la nouvelle exposition présentée dans les murs de Spacejunk constitue une belle introduction à l’univers encore méconnu du Dark Art. Influencé par les esthétiques gothiques et horrifiques, des courants comme le surréalisme et l’expressionnisme, la philosophie métaphysique ou encore le monde des rêves et particulièrement des cauchemars, ce mouvement artistique sombre et dérangeant n’a évidemment pas vocation à séduire tous les publics, mais retient néanmoins l’attention par son caractère hybride et non-consensuel. Essentiellement axé autour de portraits à l’exécution virtuose, qui ne devraient pas dépayser les amateurs de Tim Burton ou des premiers films de Caro et Jeunet, le travail de Chris Mars et Chet Zar ne manque certes pas d’atouts intrinsèques, mais rivalise néanmoins avec difficulté avec le pouvoir d’évocation incroyable des toiles de leur maître à penser Zdzislaw Beksinski. À la fois peintre, sculpteur et photographe, cet adepte du « réalisme fantastique » parcouru

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Retour de flamme

MUSIQUES | Près d’un an et demi après son rendez-vous manqué avec le public grenoblois lors de la première édition du festival Jour & Nuit (où son set avait été annulé par (...)

Damien Grimbert | Lundi 7 janvier 2013

Retour de flamme

Près d’un an et demi après son rendez-vous manqué avec le public grenoblois lors de la première édition du festival Jour & Nuit (où son set avait été annulé par le déclenchement d’un énorme orage), Brodinski est de retour à Grenoble à l’initiative des associations Oscar et sa bande et Touche Française. Alors, quoi de neuf pour celui qui s’est imposé en l’espace de quelques années seulement comme l’un des DJs les plus emblématiques de la scène électronique française ? Considéré par beaucoup comme le chaînon manquant entre l’orthodoxie électro-techno old-school et l’effervescence stylistique de la nouvelle génération, Louis Rogé de son vrai nom a lancé fin 2011 un nouveau label, Bromance Records, qui reflète à merveille son ouverture musicale. On y trouve ainsi aussi bien ses propres productions (en solo ou au côté de Guillaume de The Shoes sous l’alias Gucci Vump) que celles de Gesaffelstein (qui viendra lui nous voir fin février), les jeunes prodiges Club Cheval, le rappeur de Detroit au flow éraillé Danny Brown, ou encore la star électro anglaise Stuart Price (sous l’alias Jacques Lu Cont). Sans oublier Monsieur Monsieur, redoutable duo techno originaire de Reims et dernièr

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Désacraliser Bourdieu

CONNAITRE | Réfléchissons ! C’est l’injonction que nous lance le festival Mode d’emploi, qui débarque à la MC2 le temps d’une soirée consacrée au renouveau de la critique sociale. Avec, comme intervenants, Luc Boltanski et Nancy Fraser. Aurélien Martinez (avec Jean-Emmanuel Denave)

Aurélien Martinez | Lundi 19 novembre 2012

Désacraliser Bourdieu

À Lyon, un nouveau festival vient de voir le jour, à l’initiative de la Villa Gillet (ce « lieu de recherche et de dialogue autour de la pensée et des arts contemporains ») : Mode d’emploi. « L’idée, confie son directeur Guy Walter, est de redonner au débat intellectuel toute sa vigueur, surtout en ces temps de crise où se pose le problème crucial du vivre ensemble. » Selon ce dernier, nous serions aujourd’hui, après la disparition des grandes figures intellectuelles dans les années 1990, dans une période de retour des penseurs, « avec de nouveaux questionnements sur les thèmes de l’environnement, de la mondialisation, des nouvelles technologies ; avec une nouvelle urgence à penser ». Si l’essentiel de la manifestation se déroulera à Lyon, l’équipe organisatrice fera un crochet cette semaine par Grenoble, avec une conférence qui n’est pas forcément la plus simple et grand public. Son thème ? « Domination et émancipation : pour un renouveau de la critique sociale. » Les intervenants ? Le sociologue Luc

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Je me souviens

MUSIQUES | C'était comment la nuit grenobloise il y a quinze vingt ans? Retour sur quelques lieux et figures marquants de l'époque. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Lundi 29 octobre 2012

Je me souviens

Au mitan des années 90, l'activité des bars de nuit se concentrait dans un périmètre compris entre la rue Brocherie et la place aux Herbes. Dans ce carré, la place Saint-André (appelée aussi place du Trib') figurait comme le point central de ralliement pour les étudiants. Sans téléphones portables et réseaux sociaux, les rendez-vous entre amis ne pouvaient qu'avoir lieu ici. Le samedi soir, à l'heure de fermeture du Café du Tribunal et du Bagatel, la place devenait noire de monde et l'on pouvait compter plus de mille personnes sur ses pavés. Seul le Saxo place de Gordes se trouvait en dehors de cet espace. Tous les bars qui seront en périphérie de ce micro centre comme ceux de la place Notre-Dame ouvriront plus tard, après 1995. En ce qui concerne le quartier Championnet, c'était quasiment la Terra incognita. Excentré par rapport au centre-ville, deux trois magasins de fringues un peu branchés et surtout un magasin de disques, Rock Contact, tenu par Raymond, donnaient un peu vie à la rue Lakanal. Rock Contact D'abord situé place Notre-Dame, le magasin de disque Rock contact déménage pour la rue Lakanal. Disquaire indé, l'endroit devient le repaire des passionné

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SCENES | Dans la famille classique, après pêle-mêle Shakespeare, Marivaux, Tchekhov, Buchner et autres, voici Molière ! Jacques Osinski a choisi de monter le très (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2012

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Dans la famille classique, après pêle-mêle Shakespeare, Marivaux, Tchekhov, Buchner et autres, voici Molière ! Jacques Osinski a choisi de monter le très vaudevillesque George Dandin, du nom de ce paysan cocu qui veut prouver à sa belle-famille fortunée que sa femme est tout sauf respectable. Sauf qu’il n’y parvient jamais... Une pièce énergique qu’Osinski situe dans un grand hall d’immeuble bourgeois. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça, il faut bien trouver un décor. Sur la pièce en elle-même, rien à dire de plus que ce que l’on avait déjà écrit sur Jacques Osinski lors de la création d’Ivanov. Oui, on fait les fainéants, mais bon, là, on est au bord de la dé

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Nuit de rave

MUSIQUES | Neuvième édition déjà pour la soirée d’anniversaire du Mark XIII, qui nous réserve cette année encore de belles surprises avec la venue de l’excellent duo parisien Scratch Massive et du prometteur nouveau venu Museum. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 septembre 2012

Nuit de rave

C’est devenu avec le temps l’événement de référence de la rentrée pour les amateurs de musique électronique, LA soirée à ne pas manquer pour ceux qui privilégient les esthétiques sonores sombres sophistiquées et racées nées dans les recoins les plus obscurs des années 80 au simple défouloir dancefloor tapageur. Que ce soit au cours de leur premier acte au bar de la rue Lakanal, ou lors du second dans l’enceinte du Drak-Art, les Mark XIII Birthday Party affichent en effet une véritable empreinte musicale et un état d’esprit underground, qui pouvaient sembler évidents au début des années 2000, mais dont on commence tout juste à mesurer la singularité à l’heure où plus grand-monde ne se soucie vraiment de ce sur quoi il est en train de danser le samedi soir. Mais trêve de beaux discours aux relents nostalgico-passéistes, et rentrons directement dans le vif du sujet. Mélancolie synthétique La tête d’affiche incontestée de cette nouvelle édition, c’est bien entendu le duo Scratch Massive, fort de ses treize ans d’activité et de ses quatre albums au compteur. Après des débuts placés sous le signe de l’électro-rock, une résidence remarquée au Pulp (Paris) au commencem

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Boys in the Wood

MUSIQUES | Le géant vert des festivals de fin d'été (voir le logo de l'édition) a une fois de plus et peut-être encore plus que d'habitude choisi d'opter pour le mélange (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Boys in the Wood

Le géant vert des festivals de fin d'été (voir le logo de l'édition) a une fois de plus et peut-être encore plus que d'habitude choisi d'opter pour le mélange des genres. Un peu comme ses salades de riz dont on s'empiffre tout l'été avec bonheur mais qu'en hiver on ne peut plus voir en peinture. Et comme Woodstower clôt chaque année la saison des festivals, il fallait que celle-ci soit goûteuse et variée. Et à base de "bonhommes". En tête d'affiche, même s'il a perdu de sa superbe musicale, JoeyStarr reste un plat de choix, ne serait-ce que parce que sa présence scénique fait la différence. Oui, JoeyStarr est le Johnny des quarantenaires, il faudra s'y faire. Pour coller avec l'esprit du festival, on ne pouvait guère trouver mieux, que l'on aime ou pas, que Birdy Nam Nam ou Shantel, Dj allemand aux aspirations balkaniques auquel on doit la bande originale du film de Fatih Akin, De l'autre côté. C'est également à un film que l'on doit la présence de Kavinsky (photo), musicien, Dj et acteur (Steak de Quentin Dupieux) pratiquement inconnu au-delà d'un cercle restreint jusqu'à ce que Ryan Gosling fasse vrombir sa grosse cylindrée au son du Nightcall du mêm

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