Jour de fête à ciel ouvert au Prunier sauvage

Ouverture de saison | « Pour sa cinquième rentrée automnale, le Prunier sauvage vous invite à une journée exceptionnelle, dans une ambiance festivalière. » Intrigués par le concept et séduits par les propositions artistiques qui nous sont proposées, nous avons voulu en savoir plus. Lisez donc…

Aurélien Martinez | Mardi 27 septembre 2016

Samedi 1er octobre, la journée d'ouverture de la nouvelle saison du Prunier sauvage aura des airs de festival avec de la danse (une interprète de la compagnie du chorégraphe Rachid Ouramdane proposera des « impromptus dansés »), du théâtre (la très drôle compagnie Afag Théâtre débarquera avec une relecture toute personnelle des Trois mousquetaires) ou encore des arts de la rue avec les locaux de Tout en vrac.

Brahim Rajab, directeur des lieux : « C'est presque un festival, oui ! Comme on était un peu frustrés de ne pas pouvoir faire Mistral courant d'airs [la dernière édition date de 2014 – NDLR], on voulait quand même marquer le coup et commencer ainsi à inscrire un projet un peu ambitieux qui s'appelle le Parc des arts. » Un projet « autour des arts de la rue, autour de l'art sur l'espace public » dont on parlait déjà dans nos colonnes en 2015, et qui est donc en route, mais timidement. « On ne sait pas trop quand il va aboutir car ça dépend beaucoup du politique. On espère qu'il verra le jour d'ici 2018 même si ça doit se faire progressivement. »

« Un symbole fort »

Un « lieu ressource des arts de la rue » censé combler un manque ressenti à Grenoble par les acteurs du domaine, et qui prendrait place dans le parc Bachelard. « On imagine un lieu de création à ciel ouvert, et des lieux de diffusion à ciel ouvert : le théâtre de verdure, pourquoi pas une piste de danse… Ce sera un symbole fort qu'il voie le jour dans les quartiers sud de la ville » assure Brahim Rajab, qui déplore une fois de plus que « la place de la culture dans les territoires prioritaires ait été la grande oubliée des politiques culturelles des dernières décennies ».

Et aujourd'hui ? « On est en train de changer de paradigme, du moins on l'espère, sur les liens entre culture et éducation populaire qui, depuis la création du ministère de la culture, se sont toujours regardées en chiens de faïence. Alors qu'il faut arriver à relier les deux sans bien sûr rogner sur l'exigence artistique. »

De manière concrète, il loue « la prise en considération assez nouvelle de l'importance de la culture sur les quartiers sud et une reconnaissance des actions du Prunier sauvage » par la municipalité grenobloise, et se réjouit même qu'au niveau du ministère de la culture, « ça commence à bouger » – la direction régionale des affaires culturelles a récemment accordé une subvention au Prunier sauvage. « Mais après, le Prunier sauvage ne suffit pas, il faut être beaucoup plus audacieux pour revenir sur trente ou quarante ans de manque réel de vision politique et culturelle sur ces territoires-là. »

Ouverture de saison du Prunier sauvage
Au parc Bachelard samedi 1er octobre à partir de 14h


Ouverture de saison

Assemblée générale (14h) + "Impromptus dansés" par le Centre Chorégraphique Nationale de Grenoble (15h45 et 17h30) + "Le Grenier à pépé" par la Cie K-bestan (16h15) + "L'histoire des trois mousquetaires" par la Cie AFAG (18h) + présentation de saison (19h) + Le Cuirassé Potemkine" par la Cie Tout en vrac (21h) + "En bord de route" installation artistique du Collectif Culture Ailleurs
Le Prunier sauvage 63 rue Albert Reynier Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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