Quelques mots d'amour avec l'association À bientôt j'espère

CONNAITRE | L’Amour au risque de réel : tel est le nom du cycle que proposera pendant un mois l'asso grenobloise qui s'intéresse au cinéma documentaire. On vous en dit plus, avant le début des hostilités le lundi 7 novembre à la Cinémathèque de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mercredi 2 novembre 2016

Un peu d'histoire (récente) pour commencer. Depuis 2012, l'association grenobloise À bientôt j'espère s'est spécialisée dans la diffusion de films documentaires hors des salles classiques, comme nous l'explique Cyril Hugonnet : « On a voulu créer des dispositifs où il y a de la place pour parler et se rencontrer autour du cinéma documentaire, un des cinémas les plus vivants et inventifs, un cinéma qui parle de nous, les humains. » Pendant les premières années, le mot d'ordre a donc été : direction « là où vivent les gens ». « On a fait 135 séances de cinéma chez l'habitant. Puis on a aussi imaginé des salons mobiles dans des centres sociaux, des maisons des habitants, à la prison de Varces… »

Tout ça pour, aujourd'hui, réintégrer des salles plus classiques pendant un mois avec l'événement L'Amour au risque de réel, qui s'installera ainsi à la Cinémathèque, à Mon Ciné mais aussi au 102 ou au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas. « L'idée est de prendre ensemble le risque de regarder un film que l'on n'aurait jamais regardé. » Et de parler d'amour donc. « On s'est demandé : dans le cinéma documentaire qui filme le réel, comment fait-on pour filmer cette chose très intime qu'est l'amour ? » Réponses avec du Marguerite Duras, du Boris Gerrets (en sa présence) et d'autres.

L'Amour au risque du réel
Dans divers lieux du lundi 7 novembre au jeudi 8 décembre


Les Mains négatives

De Marguerite Duras (1979, Fr, 14 min) documentaire Inspiré par les dessins de mains retrouvées dans les cavernes préhistoriques, ce court-métrage est une ode à l'humanité et à tous ses exclus, que le jour, à peine levé sur Paris, n'a pas encore forcés à disparaître.
Cinéma Juliet-Berto Passage de l'Ancien Palais de Justice Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


People I could have been and maybe I am

De Boris Gerrets (2010, PB, 54 min) documentaire Se sevrant de son téléphone portable comme caméra de poche, Boris Gerrets suit les hasards et ses désirs pour rencontrer l'inconnu(e). Le film ne nous enferme jamais dans les stéréotypes ou le voyeurisme, et nous entraîne avec son réalisateur dans l'irrésistible mouvement de l'amour
Cinéma Juliet-Berto Passage de l'Ancien Palais de Justice Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Monde au coin de la rue, histoires d’ici et d’ailleurs

Festival | Dédié aux multiples facettes du documentaire de création, le festival "Le Monde au coin de la rue", initié par l’association A Bientôt J’espère, revient cette année encore investir le quartier Alma-Très-Cloîtres. Décryptage d’une initiative passionnante.

Damien Grimbert | Mardi 5 octobre 2021

Le Monde au coin de la rue, histoires d’ici et d’ailleurs

C’est une mission pour le moins ambitieuse, dont "Le Monde au coin de la rue" s’acquitte néanmoins avec un succès renouvelé année après année : faire découvrir à une multiplicité de spectateurs venus d’horizons différents la frange la plus défricheuse du cinéma documentaire, en projetant des films « dont on n'a la plupart du temps jamais entendu parler ». Un objectif qui, pour être mené à bien, implique pour l’équipe d’A Bientôt J’espère une incursion prolongée dans la vie du quartier et de ses habitants. Comme l’explique Cyril Hugonnet, « chaque année, on passe beaucoup de temps à arpenter les rues, à boire des cafés, à manger des kebabs pour rencontrer les gens, les structures qui font du travail social ou qui ont leurs activités dans le quartier. Et à partir de ces rencontres, qui petit à petit s’additionnent et nous permettent de créer des liens, on va penser à des films, et à des manières de les montrer, qui vont résonner avec ce qu’on a ressenti comme enjeux dans le quartier. Derrière chacun de ces films, il y a souvent une rencontre, et même si on ne va pas l’expliciter, on sait pourquoi ces films sont là ». Cinéma éphémère

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L’asso À bientôt j’espère lance ses ciné-banquets

CONNAITRE | L’association grenobloise organise cette semaine sa première série de ciné-banquets au Petit 38, autour du film "Quand je serai dictateur" de Yaël André. Un projet dans la droite lignée de leur concept de « cinéma chez l’habitant » développé depuis trois ans. On vous en dit plus. Noémie Le Page

Noémie Le Page | Vendredi 15 avril 2016

L’asso À bientôt j’espère lance ses ciné-banquets

Mercredi 13 avril, 19h, on a rendez-vous au Petit 38, situé rue Saint-Laurent à Grenoble. Loïc Cloez et Cyril Hugonnet, membres de l’association À bientôt j’espère, proposent leur premier cinéma-banquet. Une sorte de prolongement de leur concept de "cinéma chez l’habitant" qu’ils développent depuis trois ans. Le principe est simple : après avoir regardé un reportage, les convives partagent leurs impressions autour d’un repas. Le succès de cette expérience les a amenés à se tourner vers un lieu ouvert à tous (et non un appartement privé). Les voici cette semaine au Petit 38. Mercredi pour la première, une vingtaine de personnes (entre 30 et 70 ans) participaient au visionnage. Des habitués du cinéma chez l’habitant comme des néophytes. Car en investissant la salle de spectacle, c’est un public plus éclectique qu’ont souhaité voir apparaître Loïc et Cyril. L’ouverture, donc. Mais leur ligne reste la même : la diffusion de reportages souvent inconnus du public. Loïc sourit en expliquant que les reportages choisis sont « leurs blockbusters du cinéma ». Après la séance

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