Une autre vision du documentaire avec Le Monde au coin de la rue

Événement | Pendant une semaine (du vendredi 12 au vendredi 19 octobre), l'association grenobloise À bientôt j’espère va investir le quartier Alma – Très-Cloîtres avec son ambitieux cinéma éphémère.

Damien Grimbert | Mardi 9 octobre 2018

Photo : Karim Sayad


Une semaine de regards singuliers sur le monde : c'est à peu de choses près ce que propose l'association À bientôt j'espère avec la troisème édition de son événement phare Le Monde au coin de la rue. Chaque jour, dans la salle polyvalente de la Maison des habitants du centre-ville (quartier Alma – Très-Cloîtres à Grenoble) transformée pour l'occasion en véritable cinéma éphémère, seront ainsi projetés des documentaires de création loin du tout-venant.

Comme Bovines, de Emmanuel Gras, qui nous emmène à la rencontre des ruminants du bocage normand ou Quelle folie, de Diego Governatori, qui accompagne Aurélien, atteint du syndrome autistique d'Asperger. Babor Casanova et Des Moutons et des hommes (en photo), de Karim Sayad, dressent quant à eux un portrait en creux de l'Algérie contemporaine en s'attachant au quotidien d'une poignée d'individus. Et Hôtel Echo, d'Eléonor Gilbert, prend pour décor une tour de guet perchée sur un mont ardéchois.

Quelques exemples (parmi de nombreux autres !) des microcosmes que nous propose d'explorer ce festival alléchant. Découpé en séances du soir… et du matin (les cafés-docs), sans oublier le cabaret de cinéma d'ouverture et la triple séance de clôture (respectivement les vendredi 12 et 19), le programme s'annonce aussi chargé que passionnant.

Le Monde au coin de la rue
À la Maison des habitants du centre-ville de Grenoble du vendredi 12 au vendredi 19 octobre


Le Monde au Coin de la rue - édition #3

Séances sur grand écran
Maison des habitants Centre-Ville 2, rue du Vieux Temple Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Le plus petit multiplexe du monde

ECRANS | Du vendredi 17 au dimanche 19 juillet, l’association A Bientôt J’espère organise au beau milieu du Trièves, en plein cœur de la forêt d’Esparron, "Les Vacances au risque du réel", un multiplexe éphémère dédié au cinéma documentaire, réunissant quarante films hors du commun. Décryptage d’une initiative passionnante qui affiche d’ores et déjà complet.

Damien Grimbert | Mardi 7 juillet 2020

Le plus petit multiplexe du monde

Imaginez : un endroit fascinant, méconnu et reculé, en pleine forêt, où personne ne se rend jamais ou presque. Une clairière pour bivouaquer, un ancien ermitage en ruines et une ferme/refuge situés à une dizaine de minutes de sentier et, un peu plus loin, un canyon pour se baigner. C’est ce décor improbable que l’association A Bientôt J’espère a décidé d’investir pour le transformer, trois jours durant, en un multiplexe éphémère composé de six salles improvisées pouvant accueillir chacune… entre 10 et 25 personnes. On l’imagine aisément, dans un cadre pareil, l’objectif n’est pas de projeter les derniers blockbusters hollywoodiens, loin s’en faut. Fruit d’une résidence annuelle organisée dans le cadre de Paysage > Paysages, événement culturel porté par le Département de l’Isère, Les Vacances au risque du réel se donnent au contraire pour objectif de « questionner le paysage tout en s’inscrivant à l’intérieur de ce paysage », comme l’explique Cyril Hugonnet, concepteur de l’événement aux côtés de Loïc Cloez. « Chaque année, on part toujours avec une feuille blanche : on a sillonné le Trièves, on a visité plein de lieux, rencontré plein de gens… E

Continuer à lire

Le Monde au coin de la rue : documentaires sur tapis rouge

Événement | Du mercredi 9 au vendredi 18 octobre, c'est à la Maison des habitants du centre-ville de Grenoble que ça se passera grâce à l'association À Bientôt J’espère.

Damien Grimbert | Mardi 8 octobre 2019

Le Monde au coin de la rue : documentaires sur tapis rouge

C’est une tradition désormais bien établie : chaque année, l’association À Bientôt J’espère investit dix jours durant le quartier Alma-Très-Cloîtres pour y proposer un cinéma éphémère tout entier voué au documentaire de création. Si l’on n’a pas pu, loin s’en faut, voir l’intégralité des films projetés, on peut néanmoins vous recommander quelques temps forts comme le cabaret d’ouverture, programmé par les détenus de la Maison d’arrêt de Varces. L’occasion de découvrir le court-métrage Les Misérables de Ladj Ly, décliné par la suite en long-métrage avec le succès que l’on sait (Prix du Jury au dernier Festival de Cannes), Les Indes Galantes, dernier court du réalisateur de Braguino Clément Cogitore ou encore Le Saint des voyous de Maïlys Audouze, passionnante conversation entre un ex-voyou et sa fille. À ne pas manquer non plus, les « cafés-doc » du matin : outre Un Solo Amore, déjà évoqué dans ces pages lors de

Continuer à lire