Une belle saloperie, « ce n'est pas du trash pour du trash »

Événement | Moins de 18 ans s’abstenir : du jeudi 17 au dimanche 27 janvier, l’association grenobloise RbGp propose la deuxième édition de son événement à caractère érotique lié au papier et à la microédition. Aux manettes, Richard Bokhobza, graphiste et éditeur, et Gaëlle Partouche, directrice de la librairie Les Modernes. Le premier nous en a dit un peu plus.

Alice Colmart | Lundi 14 janvier 2019

Photo : Flore Kunst / Gang of Four


« Tout de suite, le nom interroge ! » lance Richard Bokhobza de l'association grenobloise RbGp en présentant la manifestation gratuite Une belle saloperie, « émanation du Microsaloon, vivier de la microédition que l'on organise chaque année en mai ». Mais si le Microsaloon n'a pas de thème particulier, Une belle saloperie prend en l'occurrence un parti bien précis, puisque les expositions, les rencontres et l'installation interactive traitent d'érotisme.

« On a une attirance pour l'immoralité, une volonté d'irrévérence. Tout tourne autour de l'imagerie du corps, sans censure ni limite. Mais ce n'est pas non plus du trash pour du trash ! » En effet, l'événement vise avant tout à détourner les stéréotypes autour de la pornographie. « Lorsque l'on parle d'érotisme, on pense à des endroits très identifiés autour de thématiques, à des lieux où l'on vend des sextoys… Ce n'est pas l'idée de ce festival. »

Luxe, bordel et volupté

Se voulant « plus institutionnalisé », Une belle saloperie proposera pendant dix jours quatre temps forts, dont une exposition à la galerie Le Mur « qui accueillera le travail de Sarah Fisthole et Flore Kunst, une petite star du collage français, de la gravure, du dessin ». Mais aussi, à la librairie Les Modernes, une seconde exposition « de collage-illustration à quatre mains » et des rencontres. « La première aura lieu jeudi 17 janvier avec Marie Savage Slit qui présentera sa revue Berlingot où se concentre l'œuvre de quarante artistes autour de la sexualité, des genres et des corps. » L'autre, jeudi 24 janvier, est prévue avec Jessica Rispal, créatrice du Bateau, « revue d'art érotique libre, sexy, curieuse et impertinente ».

Enfin, vendredi 25 janvier, « une installation interactive pour public averti » sera proposée dans un lieu mystère donné sur réservation. Gardez ça secret, mais il s'agirait « d'une piñata pour adultes » avec des cadeaux à la clé…

Une belle saloperie
À la librairie Les Modernes, la galerie Le Mur et dans un endroit secret (sur réservation : microsaloon@gmail.com) du jeudi 17 au dimanche 27 janvier


Gang of Four : encore...

Dessins et collages d'Audrey La Delfa et Sarah Fisthole autour de l’imagerie du corps
Librairie Les Modernes 6 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Flore Kunst et Sarah Fisthole

Collage, illustration autour de l’imagerie du corps
Le Mur 144 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Marie Savage Slit

Rencontre autour de la revue "Berlingot" où se concentre l’œuvre de quarante artistes autour de la sexualité, des genres et des corps
Librairie Les Modernes 6 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Jessica Rispal

Rencontre avec la fondatrice de la revue Le Bateau autour de l'art libre sur le corps et les sexualités
Librairie Les Modernes 6 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Événément | Cinquième édition ce samedi 25 mai pour le salon de microédition à ciel ouvert au succès sans cesse renouvelé, organisé à Grenoble dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet (quartier Championnet) par l’asso RbGp. L’occasion de faire le point avec ses deux fondateurs, Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza.

Damien Grimbert | Mardi 21 mai 2019

Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Ce n’est pas une mince affaire que de fédérer un public aussi large autour d’une pratique aussi confidentielle que celle de la microédition. C’est pourtant la gageure remportée depuis cinq ans par le Microsaloon, porté à bout de bras par Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza. Une manifestation aujourd’hui bien inscrite dans le paysage, comme l’explique le duo. « Ça reste un événement singulier, mais le fait que ça se passe dehors, dans la rue, en accès libre et gratuit, permet de limiter le risque d’entre-soi. Le public est très passant, très familial, et ça crée un brassage, des discussions, qu’on ne pourrait pas avoir dans un lieu fermé : beaucoup tombent dedans à la sortie du marché des créateurs, on les voit arriver, et 1h30 plus tard, ils sont encore là. C’est là qu’on se dit que c’est gagné. » Un succès que l'on doit aussi à la programmation. « Il y a du renouveau dans les exposants, on accueille des gens de Grenoble mais aussi de Lyon, de Turin, de Bordeaux, de Lille, de Paris, de Belgique… Certains reviennent d’année en année, d’autres viennent pour la première fois, il y a des jeunes de 20

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Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Événement | Du jeudi 18 au dimanche 28 janvier est organisé à Grenoble un curieux événement pour adulte fait d'expositions, rencontres, cinéma « et autres trucs plutôt corporels et tendancieux ».

Damien Grimbert | Lundi 15 janvier 2018

Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Nouvelle manifestation initiée par les organisateurs du salon de la microédition de Grenoble (le bien nommé Microsaloon, dont la quatrième édition se déroulera le 26 mai), Une belle saloperie rassemble, à travers quatre rendez-vous répartis sur dix jours, toute une gamme d’alléchantes propositions artistiques et éditoriales "pour adultes" autour du thème de l’érotisme. L’occasion de rencontrer les fondateurs d’Aventures, nouveau magazine regroupant photographies, illustrations, bandes dessinées et nouvelles érotiques rétro et actuelles, ou encore le créateur des confidentielles mais ô combien stimulantes éditions Bettie, qui mettent en correspondance dans un fascinant fourre-tout graphique diverses images et photographies récoltées sur le web. Également au programme, une prometteuse exposition collective où se croiseront les classieux collages contemporains de Bill Noir, les invraisemblablement trash dessins « pornapocalyptiques » de Mavado-Charon, une fresque grand format de Matthieu Chiara et une collaboration sonore entre les éditions Douteuses et le collectif Super Sexouïe. Et enfin, histoire de clôturer en beauté la mani

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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Le théâtre jeunesse en vitrine le 1er juin

Théâtre / lecture | Deuxième édition pour l'événement national baptisé "Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse". À Grenoble, il aura lieu à la librairie Les Modernes et au Muséum.

Tiphaine Lachaise | Mardi 24 mai 2016

Le théâtre jeunesse en vitrine le 1er juin

Le mercredi 1er juin, jeunes et moins jeunes sont invités à se retrouver autour des écritures théâtrales jeunesse avec en stars des textes souvent méconnus du grand public. Après une première édition l'an passé au Musée de Grenoble qui « a su trouver son public » (selon Gaëlle Partouche, responsable de la librairie Les Modernes qui coorganise l’événement), cette nouvelle se déroulera en deux temps. Tout commencera à 17h dans la vitrine de la librairies Les Modernes (rue Lakanal), avec la lecture de L’Ogrelet de Suzanne Lebeau par les Grenoblois d'Anagramme. Oui, dans la vitrine. Une expérience peu ordinaire qui permettra d’entendre le texte de l’intérieur du magasin comme de l’extérieur, invitant curieux et passants à le découvrir. La suite se déroulera dans le jardin des plantes du Muséum de Grenoble, « avec une solution de rechange si jamais il pleut ». Quatre associations se relaieront pour des lectures d’œuvres choisies, comme le fameux Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon récemment mis en scène par la Grenobloise Émilie Le Roux. Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse Aux

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