Comment le design scandinave a envahi l'Occident

CONNAITRE | Les Amis du musée de Grenoble proposent une conférence pour révéler tous les secrets de l'inévitable design scandinave.

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Photo : Ant chair _ DR


Chez maman ou au resto du coin, où que l'on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d'obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et consort rayonne dans tout l'Occident.

Partons sur les bonnes bases : le fondement du design, c'est l'utilité alliée à la beauté. Quant à la Scandinavie, elle regroupe trois pays (Suède, Norvège, Danemark). Et non, l'engouement pour le design suédois n'est pas né avec Ikea.

Une fois cela dit, rendez-vous avec Laurent Abry, historien de l'art, qui date très précisément le moment où le monde s'est épris du mobilier nordique. « La grande exposition de Stockholm en 1930 a donné un coup de projecteur sur le style scandinave », grâce à la présence de deux de ses précurseurs, Ferdinand Boberg et Eero Saarinen. Père de la chaise tulipe, ce dernier a « eu un impact très important sur la nouvelle génération de designers, qui vont beaucoup s'en inspirer ». Dans son sillage, Alvar et Aino Aalto, Arne Jacobsen et ses "ant chairs" (chaises fourmis), Hans Wegner - courtisé par John F. Kennedy pour le confort de ses chaises, Verner Panton et ses transats épurés… Aujourd'hui encore, la créativité scandinave est ultradynamique, avec des designers comme Monica Förster, Alexander Lervik… « Les nuits sont longues pendant six mois puis c'est l'inverse, le climat est rude, et la famille est un pilier de la religion luthérienne. Les Scandinaves ont besoin d'un effet cocon, de luminosité, et de prendre soin de leur intérieur et de se protéger. » Ikea a de beaux jours devant lui : nous aussi, latins, on aspire de plus en plus à se lover dans un intérieur tout doux…

Les secrets du design scandinave conférence le 1er décembre au musée de Grenoble

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"Flaques, fantômes et le voisin" : couleurs pop et imaginaire spirite

Exposition | L'École supérieure d'art et de design de Grenoble a deux invités jusqu'au 18 décembre : Nicolas Momein et Hoël Duret. Deux imaginaires qui se rapprochent idéalement.

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Une fois par an la Résidence Saint-Ange, à Seyssins, s’invite à l’École supérieure d’art et de design de Grenoble pour y exposer le travail produit par les deux artistes ayant bénéficié de son accompagnement. N’hésitez donc pas à franchir la porte de l’école, car cela donne lieu à des accrochages qui, de ce qu’on a vu jusqu’à présent, valent le détour. Réunis à l’occasion de cette exposition qui conclut leur temps de résidence, Nicolas Momein et Hoël Duret donnent l’impression d’un dialogue spontané entre leurs univers. L’accrochage entremêle joyeusement leurs productions au point qu’on ne sait plus trop qui fait quoi dans cette exposition intitulée Flaques, fantômes et le voisin. Si les flaques du titre renvoient à la technique de Nicolas Momein qui consiste à jouer de la fluidité expansive de la résine colorée pour produire des formes abstraites aux couleurs pop, la présence de "fantômes" est du fait d’Hoël Duret qui joue des représentations archétypales des esprits et des expérimentations à base de matériaux phosphorescents. De l’ensemble se dégage une force plastique indéniable, attestant d’un goût de l’expérimentation oscillant entre formes zoomorphes, co

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Sample Space Design : musique, culture et architecture

Événement | Voilà le vaste (et alléchant) programme de la journée organisée vendredi 12 avril à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 9 avril 2019

Sample Space Design : musique, culture et architecture

C’est un événement culturel, scientifique et festif d’une ambition peu commune (par son approche, résolument transdisciplinaire, mais également par ses thématiques, aussi novatrices que rarement abordées) qui se déroulera vendredi 12 avril à l’École d’architecture de Grenoble sous l’intitulé Sample Space Design. Jugez plutôt : une table ronde réunissant des architectes, DJs et producteurs de musique, un atelier d’expérimentation de "hardware" (machines, synthétiseurs…), des projections de films et documentaires sur la culture et les espaces alternatifs underground... Et, en point d’orgue, une série de trois conférences aux intitulés hautement alléchants : "Musique électronique et cinéma", "Cerveau et perception musicale" et "Architecture de la dance : un regard croisé sur l’architecture et les cultures dans la musique". Mais ce n'est pas tout : la nuit venue, place cette fois à la dimension festive, avec le CarparkProject V. 2.0, soit une gigantesque soirée dans un ancien parking entièrement scénographié pour l’occasion, au cours de laquelle se succéderont têtes d’affiches techno (Jeff Amadeus, Matthieu F., Maxime Dangles, Paul Nazca

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Par monts et merveilles

ARTS | Un élément imposant s'expose actuellement au couvent Sainte-Cécile, siège des éditions Glénat : la montagne. Mais cela se fait avec subtilité, intelligence et poésie, grâce aux créations d'une quarantaine de designers français et étrangers qui présentent des prototypes usant des codes des sommets blancs. Entre assises, luminaires et étagères, la montagne se décline et séduit. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 3 février 2015

Par monts et merveilles

Le 12 mars prochain, Saint-Étienne va se transformer en capitale du design avec la neuvième édition de la Biennale internationale design, véritable marathon d'un mois qui nécessite un entraînement solide. Montagne design : nouvelles inspirations, la nouvelle exposition du couvent Sainte-Cécile, semble tout indiquée pour cela. Présentée par le Fonds Glénat, dont les missions sont de valoriser et diffuser la création culturelle auprès du public, l'exposition met en avant une quarantaine de designers, français et étrangers, dont les créations réalisées entre 2010 et 2015 ont été fortement influencées par la montagne. Au gré d'une scénographie attractive, l'idée, la forme ou encore la couleur du paysage montagneux sont déclinées d'objet en objet, mettant en lumière les deux composantes qui ont conduit à cette exposition : la montagne comme muse et la montagne comme ressource. Richesses inspirantes La montagne comme source d'inspiration créative est réellement à l'origine de la démarche artistique des de

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« Friend request » du Musée de Grenoble

ACTUS | On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 octobre 2014

« Friend request » du Musée de Grenoble

On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de l’art, on en reste pas moins comme tout le monde : on a besoin de l’affection d’amis attentionnés. Nichés au cœur du musée, et travaillant en étroite collaboration avec les conservateurs du lieu, les Amis du Musée de Grenoble offrent ainsi tout leur amour à l’institution, et ce depuis 1987. Sauf que ces fameux Amis du Musée aimeraient bien que tout le monde soit au courant de leur existence et de leurs nombreuses activités – conférences, ateliers, visites privées, voyages culturels... Notamment les jeunes adultes, cible qu'ils ont plus de mal à toucher. Hervé Storny, le président de l’association, et la secrétaire générale Annie Panel nous ont donc sollicités pour lancer une « invitation » amicale à de nouveaux publics. On a dit oui, parce que comme eux, on adore le Musée de Grenoble.

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L’ÉSAD c’est :

ACTUS | - un nouveau nom depuis la fusion avec l’école de Valence : l’École Supérieure d’Art et Design – Grenoble et Valence - 290 étudiants : 130 à Grenoble, 160 à (...)

Laetitia Giry | Vendredi 26 octobre 2012

L’ÉSAD c’est :

- un nouveau nom depuis la fusion avec l’école de Valence : l’École Supérieure d’Art et Design – Grenoble et Valence - 290 étudiants : 130 à Grenoble, 160 à Valence - 16 professeurs et autant de cours : culture générale, ateliers de recherche et création (ARC), histoire et actualité de l’art, etc. - un concours d’entrée basé sur des entretiens, la personnalité et la motivation des étudiants - le DNAP (diplôme national d’arts plastiques, obtenu après trois ans d’études) - le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique, obtenu après cinq ans d’études) - deux lieux d'exposition : la galerie de l'ÉSAD (dans l'école), et la galerie Xavier Jouvin (quai Xavier Jouvin)

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École d’art : pression / dépression

ACTUS | Comme de nombreuses écoles françaises, l’École d’art de Grenoble a vécu une refonte assez radicale de son fonctionnement ces dix dernières années. Plus que jamais, la question du « pourquoi » et du « comment » transmettre « l’art » se pose… Plus que jamais, le terrain semble miné. Alors une question : le dynamisme espéré n’est-il qu’une promesse ? Laetitia Giry

Laetitia Giry | Vendredi 26 octobre 2012

École d’art : pression / dépression

L’École supérieure d’art et de design (plus connue sous le nom obsolète d’école des Beaux-arts) de Grenoble a sa petite réputation, et n’est pas mal placée dans le classement des formations artistiques dont s’extraient des personnes qui deviendront de fait actives dans le monde de l’art. En franchir les portes aujourd’hui, en tant que simple visiteur, donne pourtant l’impression de pénétrer un vieux squelette. Une charpente de souvenirs, des lieux dont la grandeur passée ne laisse aucun doute, mais qui semblent désormais laissés à l’abandon… Les salles défilent, immenses, lumineuses, étonnamment vétustes. Les ateliers pullulent d’objets et d’outils : on sent la fabrication possible. Les désirs peuvent se mettre en œuvre, mais le goût reste amer… Pourquoi diable ne pas restaurer la splendeur des lieux ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de pouvoir s’affirmer comme vitrine ? Porter des étudiants vers une vie artistique, c’est les engager dans une voie réflexive s’inscrivant dans le monde de la représentation, c’est donc aussi construire une image. Pour le mo

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