Champo & co

CONNAITRE | À l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, l’égyptologue Karine Madrigal donne une conférence le 17 janvier à l’auditorium du musée de Grenoble. Le public grenoblois sera mis au parfum des récentes découvertes issues du fonds d’archives départementales de l'Isère.

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Photo : DR


« Jacques-Joseph Champollion (l'aîné des deux frères, NDLR) correspondait avec à peu près tout le milieu savant du XIXe siècle, qu'il soit grenoblois, français ou européen et qu'il ait un lien avec leurs travaux de recherche ou pas du tout. Nous avons pu répertorier 1500 correspondants », déclare Karine Madrigal, chargée de l'inventaire du fonds d'archives départementales de l'Isère depuis 2010. Grâce au référencement systématique de cette fantastique mine d'informations, l'égyptologue donne à voir et comprendre l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes sous un nouveau jour. Sans nier le génie du jeune Jean-François Champollion, ni la dextérité avec laquelle il rend intelligible le système hiéroglyphique, la conférence souhaite éclairer le contexte dans lequel s'inscrit cette découverte majeure.

Avant internet, le cloud et les mails, des correspondances aussi volumineuses que celles des Champollion témoignent de l'importance du partage d'informations dans la marche scientifique. L'héritage des Lumières imprègne toute l'intelligentsia du XIXe siècle, qui partage notamment les idéaux de recherche et de diffusion des savoirs au plus grand nombre. Le mythe Champollion est une fierté du Dauphiné qu'il n'est jamais trop tard pour découvrir ou redécouvrir. La conférence de Karine Madrigal met le doigt sur ce que le grand public ignore peut-être : l'effervescence dans laquelle trempent les deux hommes et à laquelle ils contribuent de fait ! Dans ce dense réseau de correspondants entretenu par les frères férus d'Égypte, Karine Madrigal déniche des noms et des intrigues qui sauront piquer la curiosité du public.

« En 2022, ça va être la fête. On célèbre un double anniversaire avec le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion et le centenaire de la découverte de la tombe de Toutânkhamon », s'enthousiasme la conférencière passionnée. Interrogée sur le métier atypique d'égyptologue, celle-ci confie que l'Égypte est un port d'attache de l'imaginaire collectif. Malgré les efforts pour rationaliser les choses, les égyptologues sont parfois pris à parti par des théoriciens du complot. À celles et ceux qui pensent qu'ils font de la rétention d'informations, Karine Madrigal adresse un petit message salutaire : « Si on ne dit pas, c'est tout simplement parce qu'on ne sait pas ! »

Récentes découvertes dans le fonds d'archives de Champollion par Karine Madrigal, lundi 17 janvier à 18h30 à l'auditorium du musée de Grenoble, 4€/8€/10€

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Comment le design scandinave a envahi l’Occident

CONNAITRE | Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Comment le design scandinave a envahi l’Occident

Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et consort rayonne dans tout l’Occident. Partons sur les bonnes bases : le fondement du design, c’est l’utilité alliée à la beauté. Quant à la Scandinavie, elle regroupe trois pays (Suède, Norvège, Danemark). Et non, l’engouement pour le design suédois n’est pas né avec Ikea. Une fois cela dit, rendez-vous avec Laurent Abry, historien de l’art, qui date très précisément le moment où le monde s’est épris du mobilier nordique. « La grande exposition de Stockholm en 1930 a donné un coup de projecteur sur le style scandinave », grâce à la présence de deux de ses précurseurs, Ferdinand Boberg et Eero Saarinen. Père de la chaise tulipe, ce dernier a « eu un impact très important sur la nouvelle génération de designers, qui vont beaucoup s’en inspirer ». Dans son sillage, Alvar et Aino Aalto, Arne Jacobsen et ses "ant chairs" (chaises fourmis), Hans Wegner - courtisé par John F. Kennedy pour le confort de ses chaises, Verner Panton et ses transats épurés… Aujourd’hui encore, la créativité scandinave es

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Une balade égyptienne avec les Champollion

ACTUS | Ouverture. Cette fois, ça y est : depuis quelques jours à peine, le Musée Champollion, à Vif, est ouvert au public (sur réservation). L’établissement nous invite à suivre le parcours du déchiffreur des hiéroglyphes de l’Égypte antique, mais aussi celui de son frère aîné, au rôle souvent ignoré.

Martin de Kerimel | Mardi 8 juin 2021

Une balade égyptienne avec les Champollion

« Je suis tout à l’Égypte. Elle est tout pour moi » : quelques mots suffisent-ils à résumer une vie ? Celle de Jean-François Champollion fut courte : le père de l’égyptologie est mort en 1832, à 41 ans seulement. L’histoire a retenu qu’il souffrait alors de plusieurs maladies, mais personne n’a identifié celle qui l’a emporté. Bientôt deux siècles plus tard, ce détail macabre s’est donc effacé, mais le nom de Champollion, lui, résonne encore comme celui d’un illustre scientifique des premières décennies du XIXe siècle. L’ouverture récente d’un Musée Champollion à Vif laisse imaginer que c’est légitime. Ce projet, porté par le Département de l’Isère, était dans les tuyaux depuis longtemps. La responsable du Musée, Caroline Dugand, dit avoir travaillé dessus pendant près de quatre ans avant qu’il aboutisse enfin. La pandémie n’est pas pour rien dans cette durée, bien sûr, mais elle n’explique pas à elle seule que les travaux préparatoires aient été aussi longs. On le comprend mieux quand on découvre le site d’implantation du Musée : le bâtiment qui sert d’écrin aux collections n’est rien d’autre qu’une maison des champs, ayant appartenu à la famille de Jacques-J

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Un musée vu de l'intérieur

ARTS | Si le public devra encore attendre quelques mois pour y être convié, le Musée Champollion rythme la vie de nombreuses personnes depuis déjà un bon moment ! Nous avons rencontré deux des parties prenantes d'un chantier plein de surprises, impatientes, elles aussi, de voir l'établissement ouvrir enfin.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Un musée vu de l'intérieur

Caroline Dugand, conservatrice du Musée Champollion : « Nous allons passer à une phase concrète » L’équipe du Musée Champollion va désormais s’installer en ses murs. Comment cela va-t-il se passer ? Cela va représenter un grand changement pour nous ! Jusqu’à présent, nous préparions le projet scientifique et culturel, autour des demandes de prêt d’œuvres et de la restauration de certaines d’entre elles, ainsi que l’installation de la muséographie. Nous allons désormais passer à une phase concrète, en nous installant dans nos bureaux. Il faut faire revenir sur site le fonds Champollion, actuellement dans des réserves externalisées, sortir les œuvres des conditionnements où elles attendent depuis plusieurs années pour les préparer à l’accrochage dans le musée. Il faut également accueillir les dépôts des autres musées, en coordonnant l’arrivée des œuvres et en organisant un planning des taches pour leur installation. Un travail à mener dans une maison qui ne sera pas strictement identique à celle que les frères Champollion ont connue… En effet. Le bâtiment est ici classé au titre des monuments historiques. Il a f

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Ouverture programmée chez Champollion !

Musée | Du neuf au sujet du Musée Champollion de Vif : toujours en chantier, l’établissement a reçu la visite d’élus conduits par Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère, venu annoncer une ouverture possible le 29 mai prochain. Nous étions là aussi pour en savoir plus.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Ouverture programmée chez Champollion !

Impossible d’y échapper : à l’entrée du vaste domaine qui accueillera bientôt le Musée Champollion, une pancarte signalait encore, jeudi 25 février, une livraison du bâtiment… au printemps 2020 ! La crise sanitaire est passée par là et a retardé le chantier de ce qui sera prochainement le onzième Musée du Département de l’Isère. Vous êtes impatients de le visiter et de mieux connaître le parcours de Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes de l’Égypte antique en 1822 ? Ce devrait être possible dans un peu plus de trois mois. En fixant au 29 mai la date d’ouverture au public, le président du Conseil départemental de l’Isère est resté prudent derrière son masque et a aussitôt précisé que cette échéance serait tenue si les conditions sanitaires le permettaient. En réponse à l’une de nos consœurs, il s’est fait une joie de préciser que l’accès au Musée serait gratuit pour tout le monde, que ce soit pour l’exposition permanente ou les expositions temporaires qui rythmeront la vie de ce nouvel établissement. Une longue histoire à raconter Pour l’heure, le chantier est encore en cours, mais le plus gros du travail est achevé. Au total, pas moins d

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Le Musée de Grenoble se met en mode nocturne pour la fin de son exposition "Servir les dieux d’Égypte"

ARTS | Ce n’est pas tous les jours qu’une foule fait la queue devant le Musée de Grenoble pour espérer y entrer. Mais c’est souvent le cas depuis la fin octobre (...)

La rédaction | Mardi 15 janvier 2019

Le Musée de Grenoble se met en mode nocturne pour la fin de son exposition

Ce n’est pas tous les jours qu’une foule fait la queue devant le Musée de Grenoble pour espérer y entrer. Mais c’est souvent le cas depuis la fin octobre et l’ouverture de l’exposition imaginée avec le Musée du Louvre Servir les dieux d’Égypte – Divines adoratrices, chanteuses et prêtres d'Amon à Thèbes qui a accueilli son 100 000e visiteur la semaine dernière. De quoi dépasser le record de 2011 avec la proposition consacrée à Chagall qui avait été arpentée par plus de 140 000 personnes ? Réponse dimanche 27 janvier au soir, date de la fermeture de l’exposition. Sachant que pour permettre à un maximum de monde de profiter de cette immense réussite, le musée proposera trois nocturnes exceptionnelles vendredi 25 (comme tous les vendredis), samedi 26 et dimanche 27 janvier jusqu’à 20h30.

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Le Musée Champollion dans les starting-blocks

ACTUS | Il ouvrira en 2020 à Vif.

Benjamin Bardinet | Mardi 11 décembre 2018

Le Musée Champollion dans les starting-blocks

Ça se concrétise méchamment du côté du Musée Champollion qui devrait voir le jour à Vif fin 2020 – une visite de presse a été organisée fin novembre pour le prouver. En effet, une partie de l'équipe de conservation a commencé le travail de restauration des collections de la famille Champollion et la réhabilitation architecturale de la maison dans laquelle le célèbre égyptologue, premier à avoir su déchiffrer les hiéroglyphes en 1822, a séjourné (elle appartenait à son frère) est déjà tout décidée – elle débutera en 2019. Le projet prévoit de préserver le bâti et de valoriser l'environnement naturel immédiat dont le visiteur pourra pleinement jouir. Les espaces pédagogiques et les expositions temporaires seront situés dans les anciennes dépendances, tandis que l'exposition permanente se déploiera dans le bâtiment principal. On y trouvera, sur trois niveaux, un parcours alternant entre des salles reconstituant l'univers intime des frères Champollion et d'autres consacrées à leurs recherches. Le visiteur pourra ainsi se plonger dans l'atmosphère intellectuelle qui caractérisait le début du

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"Servir les dieux d’Égypte" au Musée de Grenoble : pour la beauté des gestes

Exposition | Que vaut l'exposition exceptionnelle du Musée de Grenoble pensée avec le Musée du Louvre et visible jusqu'au dimanche 27 janvier ? Réponse :

Aurélien Martinez | Mardi 30 octobre 2018

D’une beauté intimidante : ainsi pourrait être qualifiée, de manière lapidaire, la nouvelle exposition du Musée de Grenoble élaborée avec le Musée du Louvre et titrée (à rallonge) Servir les dieux d’Égypte – Divines adoratrices, chanteuses et prêtres d'Amon à Thèbes. Un voyage dans le temps (il était une fois il y a 3 000 ans autour du temple de Karnak) pour mettre en avant une période méconnue loin des symboles (les pyramides, les pharaons stars, Cléopâtre…) durablement associés à l’Égypte antique. Le parcours se découpe donc en plusieurs étapes pour permettre aux néophytes d’acquérir les connaissances nécessaires au voyage (comme le fait que le clergé de l’époque était mixte) ; et est en partie construit autour de la collection d’antiquités égyptiennes détenue depuis le XIXe siècle par le Musée de Grenoble. Une collection renforcée pour l’occasion par la présentation de nombreux trésors venus de divers et prestigieux musées européens – le Louvre, ou encore le British Museum de Londres et le Kunsthistorisches de Vienne. On se retrouve alors face à une exposition d’une grande ambition qui se comprend autant qu’elle se ressent. Et c’e

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« Ça fait longtemps que je n’ai pas vu une exposition d’art égyptien de cette ampleur et de cette qualité ! »

Exposition | Le soir de l’inauguration de "Servir les dieux d’Égypte" au Musée de Grenoble, le directeur du Musée du Louvre, présent vu que son établissement a collaboré à l’élaboration (avec des prêts et une aide scientifique), est ressorti conquis. Et il y a de quoi, tant le résultat est grandiose – même si un peu intimidant. Afin d’en savoir plus, on en a parlé avec des spécialistes. Morceaux choisis.

Aurélien Martinez | Mardi 30 octobre 2018

« Ça fait longtemps que je n’ai pas vu une exposition d’art égyptien de cette ampleur et de cette qualité ! »

Sur la période traitée par l’exposition Florence Gombert-Meurice, conservatrice en chef du département des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre : Nous sommes entre 1069 et 655 avant J.-C., période que l'on appelle intermédiaire, la troisième entre deux grandes autres : le Nouvel Empire, avec les pharaons bien connus comme Séthi Ier et Ramsès II, et la Basse époque. C'est une période de mutations où l'Égypte n'a pas son unité. Les grands monuments que l’on voit en Égypte ne sont d’ailleurs pas de cette époque plutôt méconnue, qui se découvre alors dans des musées et avec des expositions comme celle-ci. Sur le choix d’une telle exposition Guy Tosatto, directeur du Musée de Grenoble : On a, au Musée de Grenoble, de remarquables collections d’antiquités égyptiennes qui, en importance, sont les troisièmes en région après Marseille et Lyon. Mais elles sont présentées au sous-sol, de manière très discrè

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Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec de la photographie, du graphisme, de l'art contemporain, de l'égyptologie ou encore des sciences de l'univers.

La rédaction | Mardi 25 septembre 2018

Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Les Mondes inconnus Intrigante sur le papier cette exposition baptisée Les Mondes inconnus que l'on pourra découvrir à la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble), au Muséum et à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble (sur le campus). Une triple proposition qui a pour but de faire découvrir au public (et notamment aux plus jeunes) les mystères des sciences de l'univers via, à ce qu'on nous en a dit, une scénographie ludique et interactive – comme, par exemple, un voyage dans une fusée ! Plus d'infos mi-octobre, dès que nous aurons visité tout ça. À la Casemate, au Muséum et à l'Osug du samedi 13 octobre au dimanche 28 juillet Allons voir la mer avec Doisneau De Robert Doisneau (1912 – 1994), figure majeure de la photographie humaniste,

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L’exposition de rentrée du Musée de Grenoble sera consacrée à l’Égypte antique

Annonce | Rendez-vous fin octobre pour le vernissage de cette « plongée archéologique dans la puissante ville de Thèbes ».

La rédaction | Jeudi 19 juillet 2018

L’exposition de rentrée du Musée de Grenoble sera consacrée à l’Égypte antique

Habituellement, les expositions temporaires du Musée de Grenoble mettent en avant des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art (Delacroix, Fantin-Latour, Kandinsky…) ou qui comptent en ce moment sur la scène nationale voire internationale (Daniel Dezeuze, Cristina Iglesias,

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Sébastien Valignat, maître de (la) conférence

Théâtre | Le comédien et metteur en scène adapte (librement) sur scène le fameux "Petit traité de toutes vérités sur l'existence" de Fred Vargas, et c'est une réussite. Le résultat est à découvrir mardi 7 mars à l'Ilyade de Seyssinet-Pariset.

Nadja Pobel | Mardi 28 février 2017

Sébastien Valignat, maître de (la) conférence

Au premier abord, on imagine une récréation. Après s'être attaqué à la finance mondiale via T.I.N.A. puis aux prémices de la Grande Guerre avec Quatorze, Sébastien Valignat (compagnie Cassandre) adapte une drôlerie de l'auteure française Fred Vargas. Un Petit traité de toutes vérités sur l'existence, devenu « conférence » entre ses mains, dispensé à l'ère où il faudrait aussi bien savoir de quoi est composé chimiquement le hachis parmentier de la cantine que la fibre textile du pyjama des enfants. Secondé sur scène par un graphique alambiqué que son acolyte dessine à coups de mots et d'images aimantés au tableau, Sébastien Valignat digresse. Il commence par son village en Normandie et les vers de terre qui « bouffent les morts », fait un détour par l'amour (« mais comment le garder ? »), passe par le mystère du blouson à capuche – et de la pluie qui s'arrête dès lors que l'on s

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Musée Champollion, acte 2

ACTUS | Il y a quelques semaines, le département de l’'Isère annonçait une hausse de 9% du budget de la culture, devant notamment servir à financer un musée (...)

Sandy Plas | Mardi 31 janvier 2017

Musée Champollion, acte 2

Il y a quelques semaines, le département de l’'Isère annonçait une hausse de 9% du budget de la culture, devant notamment servir à financer un musée Champollion. Mais plus qu'’une création de musée, le projet porté par le conseil départemental ressemble davantage à l'’acte 2 d’une pièce débutée en 2001. À cette époque, le département fait l’'acquisition de la maison de Jacques-Joseph Champollion, le « frère de », située à Vif. Ouverte temporairement au public en 2004, la maison ferme ses portes quelques mois plus tard pour préparer son ouverture officielle. Mais le projet s'’enlise au fil des ans et la maison Champollion de Vif, où le jeune Jean-François vécut sa jeunesse, reste fermée. Il faut attendre 2016 pour que le projet qui vise « à faire vivre la légende de Champollion en Isère », selon le Conseil départemental, reprenne des couleurs. Si le flou règne encore sur le calendrier ou la composition des collections, on sait en revanche que le musée reprendra vie dans l’'actuelle maison Champollion, qui sera entièrement repensée. Quant au financement, il proviendra bien d'’un budget propre et ne viendra pas piocher dans l’'enveloppe actuell

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Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Porté par la Maison de l’Image, le Mois de la photo amène le paysage entre les murs de l’Ancien musée de peinture et de la Plateforme. Une proposition éclectique qui s’intéresse aux grands espaces comme aux paysages intérieurs grâce à l'Italien Gabriele Basilico et à onze autres photographes, pour une quatrième édition placée sous le signe d’un dépaysement sublimé.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

Fort d’une proposition dense et variée, l’événement annuel de la Maison de l’image se pare d’un nouveau manteau sémantique en cette rentrée 2016. C’est ainsi que se tient jusqu’au 2 octobre le Mois de la photo, avec pour haut lieu la place de Verdun. Investissant l’Ancien musée de peinture et la Plateforme, la manifestation se révèle intelligente et séduisante notamment grâce à la présentation du travail de Gabriele Basicilo (1944-2013). Prenant pour thème le paysage, en résonance avec la 1ère saison de Paysage > Paysages, l’exposition dévoile une quarantaine de clichés de l’Italien pris entre les années 1980 et 1990. Sur petit ou grand format, en noir et blanc, s’exprime alors tout le génie d’un regard qui aimait prendre son temps afin de capter l’essence de la vue, qu’elle soit urbaine ou sauvage. Avec cet éloge à la lenteur du regard, le photographe s’appliquait à mettre u

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« Friend request » du Musée de Grenoble

ACTUS | On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 octobre 2014

« Friend request » du Musée de Grenoble

On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de l’art, on en reste pas moins comme tout le monde : on a besoin de l’affection d’amis attentionnés. Nichés au cœur du musée, et travaillant en étroite collaboration avec les conservateurs du lieu, les Amis du Musée de Grenoble offrent ainsi tout leur amour à l’institution, et ce depuis 1987. Sauf que ces fameux Amis du Musée aimeraient bien que tout le monde soit au courant de leur existence et de leurs nombreuses activités – conférences, ateliers, visites privées, voyages culturels... Notamment les jeunes adultes, cible qu'ils ont plus de mal à toucher. Hervé Storny, le président de l’association, et la secrétaire générale Annie Panel nous ont donc sollicités pour lancer une « invitation » amicale à de nouveaux publics. On a dit oui, parce que comme eux, on adore le Musée de Grenoble.

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"Circonférence..." : Nicolas Hubert et Michel Mandel sans mots

Spectacle | Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au (...)

Aurélien Martinez | Lundi 2 décembre 2013

Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au contraire (les artistes qui refont les mêmes choses ad vitam aeternam, ça va cinq minutes), même si il y a toujours le risque de désarçonner le public. Ainsi, l’an passé, après des pièces plus narratives (dont l’excellente Work in regress (?), il avait livré (re)flux : une œuvre brute, hypnotique et intense qui a largement séduit, remportant même le prix du public lors de l’édition 2012 du concours [re]connaissance. Pour Circonférence..., sa nouvelle proposition en tant qu’artiste en résidence à la Rampe, Nicolas Hubert prend encore un nouveau chemin, choisissant la forme de la fausse conférence. Avec le

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Regardons puis dansons

SCENES | Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 22 février 2013

Regardons puis dansons

Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on retient néanmoins deux propositions qui ont titillé notre intérêt. D’abord Circonférence (photo), rencontre autour d’une table « préparée » (comprendre sonorisée et amplifiée) entre le clarinettiste Nicolas Mendel et le danseur-chorégraphe Nicolas Hubert, avec pour thème le langage. « Une conférence sur l’absurdité de conférer sans langage ni message, sans théorie ni rhétorique... » Entre écriture sur le plateau et improvisation, le projet du duo intrigue, notamment au vu de l’approche souvent fine et réfléchie de Nicolas Hubert, artiste que l’on a souvent défendu dans ces colonnes. Autre possibilité pour découvrir de la danse cette semaine : la répétition publique qu’offre la compagnie de Jean-Claude Gallotta, qui prépare en ce moment sa prochaine création L’Histoire du soldat, en collaboration avec Jacques Osinski du

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Brouter L'art Brut

CONNAITRE | Non, ce n'est pas une demande aux vaches de modifier leur régime alimentaire, mais le titre poétique (remarquez les répétitions du son "br"), d'une conférence (...)

| Mercredi 24 janvier 2007

Brouter L'art Brut

Non, ce n'est pas une demande aux vaches de modifier leur régime alimentaire, mais le titre poétique (remarquez les répétitions du son "br"), d'une conférence qui risque d'être tout, sauf ennuyeuse. Tout, cela signifie, instructive, drôle, un rien philosophique. Créative. Une conférence un peu sauvage, instinctive comme de l'Art Brut ? Mais qu'est-ce que c'est l'Art Brut ? Éléments de réponse avec cette Conférence / rencontre. D'un côté, Laurent Danchin, qui vient de publier une étude récapitulative intitulée Art Brut, l'instinct créateur dans la collection Découvertes chez Gallimard, - (il est aussi spécialiste des questions passionnantes que soulèvent les œuvres appartenant à l'Art Brut). De l'autre, Enzo Cormann, écrivain, et grand amoureux d'Art et particulièrement d'Art Brut, qui aurait aimé être artiste plasticien et qui s'offre cette vie sous les traits de Vénus, narrateur de son premier roman Le Testament de Vénus. Dans celui-ci, un homme se construit grâce à l'Art : il produit une œuvre (très... Art Brut) foisonnante, symbolisant, exorcisant les événements de sa vie. Rendez-vous le 31 janvier à 20h30 à l'Auditorium du Musée de Grenoble.

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