¡ Abre los ojos ! avec le festival Ojo Loco

Le festival grenoblois centré sur le cinéma ibérique et latino-américain revient pour une septième édition prévue du mardi 26 mars au dimanche 7 avril. On déroule son programme.

Le cinéma est une toute petite planète sans cesse balayée de bourrasques et de vents fluctuants. Pendant la Nouvelle Vague, le battement d’ailes d’un papillon français faisait la pluie et le beau temps sur les écrans mondiaux ; les années 1990 ont vu les maîtres asiatiques triompher à Paris et Los Angeles. Et aujourd’hui, alors que les cinéastes mexicains dominent Hollywood, la production latino-américaine contemporaine s’affirme par sa qualité, sa diversité et son influence comme incontournable. Un âge d’or dont l’association grenobloise Fa Sol Latino récolte les fruits avec le festival Ojo Loco qu’elle organise : sur la soixantaine de films qu’elle programme, seuls dix viennent de la péninsule ibérique, Espagne et Portugal confondus.

S’ouvrant par un pré-festival itinérant intégrant le prophétique Domingo, ce septième Ojo Loco propose notamment un focus brésilien en plusieurs étapes à la Cinémathèque, panorama d’un bel éclectisme réunissant l’Ours d’or Tropa de elite (2008) de Jose Padilha comme le Furia à Bahia pour OSS 117 d'André Hunebelle. Centre de gravité de la manifestation, deux sections mettront en compétition fictions et documentaires, et donneront lieu à de nombreuses rencontres avec des cinéastes de ces œuvres pour la plupart inédites.

Enfin, on ne manquera pas de saluer le fort contingent d’avant-premières, qu’elles soient accompagnées par leurs auteurs (comme le pervers conte familial Petra du brillant Jaime Rosales et Le Grain et l’ivraie de Fernando Solanas) ou pas. Si on attend beaucoup de Yuli de Icíar Bollaín (sur un scénario de Paul Laverty), de Tremblements de Jayro Bustamante et de Meurs, Monstre, Meurs d'Alejandro Fadel, on peut recommander les déboires d’une femme de chambre dans La Camarista de Lila Avilès et, surtout, le film de clôture, thriller poétique sur fond de cartels de drogue : Les Oiseaux de passage (photo) signé Ciro Guerra et Cristina Gallego. Ne faites pas l’impasse !

Ojo Loco
Au Méliès, au cinéma Juliet-Berto et sur le campus du mardi 26 mars au dimanche 7 avril

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