Jeudi 19 octobre 2023 La standing ovation finale récompensait-elle le spectacle ou la carrière sportive incroyable de Martin Fourcade ? Difficile à dire tant Hors-piste, dont (...)
Une colère sociale encore contenue ?
Par La rédaction
Publié Samedi 20 mars 2021

Photo : (c) Hugo Verit
Printemps culturel / Samedi 20 mars au matin, au cinquième jour d’occupation de la MC2, un nouveau rassemblement a été organisé sur son parvis, dans le calme. On y a vérifié que le gouvernement était attendu sur la réouverture des lieux de spectacle, mais pas seulement. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui, acteurs du monde culturel, élus ou citoyens solidaires, se sont réunis, pour prendre le pouls du mouvement.
Compte-rendu : Martin de Kerimel
Témoignages : Hugo Verit et Martin de Kerimel
Ce qui s’est passé samedi…
Descendus du tram, nous sommes arrivés à la MC2 un peu avant 11h, sous un vent glacial. Un rassemblement devait y démarrer à l’heure pile, à l’appel du Syndeac et de l’Association des Scènes nationales, mais il n’y avait alors pas grand-monde dehors. Encore peu de fleurs visibles, également, alors même qu’il avait été proposé aux participants d’en apporter pour défendre un « printemps inexorable », évoqué en son temps par le poète chilien Pablo Neruda. La MC2 étant occupée, ses portes étaient ouvertes. Il nous a suffi d’entrer pour constater que c’est là, dans un premier temps, que les personnes mobilisées avaient décidé de se réunir. La foule s’est progressivement densifiée. Avec le froid et les contraintes sanitaires, le nombre des présents nous est apparu encore modeste à l’échelle de l’agglo grenobloise…
Vers 11h20, en ressortant de la MC2, on est entré dans le vif du sujet. Artistiquement, d’abord, avec une courte performance d’acrobates en équilibre les uns sur les autres, puis un concert de percussions proposé par les jeunes de la BatukaVI. La suite était plus attendue, avec des discours de représentants syndicaux ou d’élus locaux. En l’absence du maire de Grenoble, on a notamment relevé la présence de Christine Garnier, adjointe aux écoles, et de Pascal Clouaire, conseiller municipal et vice-président de la Métropole en charge de la Culture. Lucille Lheureux, adjointe aux Cultures de Grenoble, s’était quant à elle déjà exprimée dans un communiqué : « Face aux difficultés économiques liées à la crise sanitaire, face à l’incertitude liée à la réforme de l’assurance-chômage, face à la fermeture des lieux de diffusion culturelle, la colère et l’inquiétude des acteurs culturels doivent être entendues. »
Comme mardi 16, premier jour d’occupation de la MC2, on a constaté que, si la réouverture des salles de spectacle est bien une revendication unanime, elle est loin d’être la seule. Les orateurs n’ont cependant pas été chahutés et l’assemblée générale organisée à l’intérieur de la MC2 après leur intervention, vers 12h30, n’a attiré que peu de public – moins que la jauge limitée à une cinquantaine de personnes. Pas facile de fédérer, mais l’heure n’est pas au renoncement, au contraire : d’autres rassemblements sont cependant annoncés, dont, le vendredi 26 mars à midi, un happening géant et une grande manifestation place de Verdun, à l’initiative du collectif Culture en lutte 38.
Notez aussi...
D'autres photos sont en ligne sur notre page Facebook et Instagram.
Témoignages
Claire, distributrice de tracts :
« Les lieux de culture sont des lieux d’expression et de révolte. Ce n’est pas possible de les enfermer ! Je suis engagée depuis le 4 février aux cotés de la CGT culture. J’avais pris l’engagement de relayer leurs actions autour de moi. Je crois que le public doit vraiment être solidaire de tous les salariés : artistes, techniciens, directeurs de salles. Tout le monde souffre et nous, le public, aussi. Martinéroise, je vais régulièrement à Mon Ciné, à l’Espace Vallès, dans les musées, à la MC2, à l’Hexagone, à la Rampe, à l’Heure Bleue. Tous les étés, en festival. J’en ai vraiment besoin. Il faut rouvrir les salles de spectacle, bien sûr, mais aussi refuser la réforme de l’assurance chômage. »
Véronique, en train de signer une pétition pour débaptiser la rue Thiers :
« Je travaille pour le Planning familial. J’aurais beaucoup à dire, mais je ne suis pas très à l’aise avec l’idée d’en parler. Il faut prendre conscience que des choses importantes sont en train de passer à l’as ! La culture, c’est aussi un mode de transmission et il ne faut pas perdre ça. Mon combat, c’est la femme et l’égalité, mais la culture apporte également beaucoup dans ce registre. Je ne veux pas scinder : on se rejoint sur tellement de choses. J’espère un jour qu’on arrivera à quelque chose de plus collectif, de plus unanime. »
Willy Lavastre, directeur de la BatukaVI :
« Nous sommes un peu, à notre niveau, un trait d’union entre les gens. On est également venu pour représenter les quartiers populaires et les deux Villeneuves, de Grenoble et d’Échirolles. Chose importante : on a pu rencontrer plusieurs fois le nouveau directeur de la MC2, avant même qu’il soit en poste. La nouvelle présidente, elle aussi, est à notre écoute. La batucada est un outil pour sortir un peu du quartier et voir autre chose. Un projet social, avant d’être un projet artistique. On subit la crise comme les autres. Certains de nos jeunes avaient beaucoup travaillé pour partir aux Jeux de Tokyo et ont fini par lâcher. Et on a été privé de salles de répétitions pendant plusieurs mois ! »
Arnaud Meunier, directeur de la MC2 :
« On peut s’interroger : tout cela est-il la meilleure manière de parler au gouvernement ? Je me pose toujours la question, mais le coup est parti. Je comprends parfaitement les revendications et j’y adhère. Il y a aujourd’hui une forme de colère, de désarroi et d’incompréhension. La chose importante est d’arriver à ne pas être seulement en dialogue entre nous, mais aussi de pouvoir parler en dehors de nos propres cercles. Je n’ai pas été surpris par l’occupation de la MC2 ! Cela se passe du mieux possible. Je remercie les occupants de leur sérieux et de la prise en compte réelle des contraintes sanitaires. Ils ont également compris que les équipes de la MC2 travaillent et que trois compagnies y sont également en répétition. Il faut arriver à préserver cela. Le mot d’ordre aujourd’hui, c’est que le printemps est inexorable : j’espère qu’il sera porteur de bonnes nouvelles. Je trouve ahurissant qu’on en soit encore là aujourd’hui, alors que la France s’enorgueillit constamment de son exception culturelle. »
Pascal Clouaire, vice-président de la Métropole en charge de la culture :
« Nous avons voté un vœu pour être un territoire d’expérimentation d’une reprise de vie dans les lieux culturels, dès que la ministre donnera son feu vert. On est dans les starting blocks. Les syndicats et les acteurs culturels ont présenté aux autorités tous les protocoles possibles et imaginables. Ils sont aujourd’hui dans des situations difficiles ou dramatiques. Cela fait un an qu’ils produisent sans se produire, ce qui va poser des difficultés pour la diffusion des œuvres ! Pour rouvrir, il faudra bien sûr voir avec chaque directeur de salle s’il peut mettre en œuvre les protocoles qui seront définis. Notre volonté est que, partout où ce sera possible dans la Métro, cela puisse se faire. »
Laetitia Rabih, conseillère métropolitaine et présidente du conseil d’administration de la MC2 :
« Du côté de la MC2, tout est prêt. Je ne suis pas en gestion de la crise, mais je dis que ce qui est possible pour réguler les jauges dans d’autres établissements économiques doit l’être pour la culture. Cette crise sanitaire a révélé combien sont essentielles les politiques publiques. Le public attend ! Tant que nous ne sommes pas dans une zone de reconfinement total, il y a la possibilité d’ouvrir. La MC2 s’est inscrite dans cette démarche. Au ministère de donner le top départ : il n’a pas à se retrancher en éludant la question. Il faut qu’il trouve une manière graduée de rouvrir les lieux culturels. »
Marie Roche, directrice du Pacifique – Centre de développement chorégraphique national de Grenoble :
« Cette année, je préside l’Association des centres de développement chorégraphique nationaux. Nous sommes pleinement engagés dans les mobilisations pour la réouverture des lieux de culture. On a beaucoup participé aux discussions avec les ministères pour la mise en place de protocoles et on est au point depuis longtemps. On a aussi voulu marquer les revendications au-delà du secteur de la culture pour être solidaires tous ensemble. Si les lieux de culture peuvent abriter d’autres revendications, on ne va pas s’en plaindre. On doit tous défendre notre démocratie, bien mise à mal aujourd’hui. Le Pacifique, lui, est prêt à rouvrir, comme il l’a fait à l’automne. Il faudra voir avec quels protocoles : le passeport et le test à l’entrée poseraient de vraies questions. »
Benjamin, occupant de la MC2, à l’accueil :
« Je suis technicien du spectacle vivant et syndiqué à la CGT. Nous occupons la MC2 et je suis là pour parler avec les gens, mais aussi pour les compter, du fait des conditions sanitaires. Cela me permet de prendre des contacts et d’expliquer ce qu’on fait là. On voit des acteurs de la culture, mais aussi des jeunes qui entrent dans la vie active, des personnes du public… tous les jours, de vieilles dames nous apportent de la bouffe. Du côté des jeunes, il y a plein d’idées et un vrai sens de l’organisation. On arrive à maintenir une assemblée générale tous les jours : c’est bien aussi. Je sens un réel consensus pour dire que la situation actuelle ne va pas du tout ! Peut-être que je pèche par excès d’angélisme, mais il me semble que les gens comprennent que nous ne sommes pas que des fainéants ! Ils ont compris qu’on était là pour défendre nos métiers et la culture pour tout le monde. On tient d’ailleurs à se démarquer des positions qui ne viseraient à ne mettre en avant que la simple réouverture des théâtres. »
Françoise, spectatrice :
« Au-delà de la manifestation que je soutiens, je suis aussi venue pour fêter l’arrivée du printemps : c’est un geste poétique. Et sans la poésie, on perd le goût de vivre. Les spectateurs doivent se mobiliser aux côtés des artistes. C’est un tout. »
Babeth, spectatrice :
« J’ai conscience d’être très pessimiste mais je constate que dans les sociétés fascistes, c’est d’abord la culture qui est attaquée. Ça m'inquiète… »
Léa, musicienne de la compagnie Mégaptère, occupante de la MC2 :
« J’avais besoin de retrouver du lien social et un espace de convivialité pour lutter. Nous sommes aujourd’hui une vingtaine dans le collectif d’occupation, avec des parcours très différents. Moi, je suis aussi là pour représenter la Villeneuve et apporter mon soutien à la jeunesse des quartiers populaires. Avec la pandémie, ça a été très compliqué de continuer les activités d’éducation populaire. »
Clarinha, comédienne pendant 18 ans, actuellement modèle vivant :
« Il faut aussi qu’on entende la voix de ceux qui ne travaillent pas dans le spectacle vivant et pour qui il n’y a pas d’intermittence, pas d’aide, hormis le RSA. C’est le cas notamment dans les arts plastiques. »
Francine, spectatrice :
« Je suis venue parce que je suis en manque d’émotions. Les théâtres me manquent trop. Oui, il y a aujourd’hui certaines propositions en streaming mais ça ne me touche pas du tout. Le spectacle vivant ne passe pas à travers un écran. J’ai besoin de vivre les choses avec d’autres personnes dans une même salle. »
pour aller plus loin
vous serez sans doute intéressé par...
Lundi 18 septembre 2023 On attend avec impatience la création d'Olivier Martin-Salvan, Péplum médiéval, présenté comme une déclaration d'amour au Moyen Âge.
Mercredi 28 juin 2023 Il y a 3 ans, Martin Fourcade a raccroché les skis ; et le voici désormais, comme il le dit lui-même, « sur d’autres planches ». Celles du théâtre, et plus (...)
Vendredi 9 juin 2023 Avant la présentation de saison au public prévue jeudi 15 juin à 19h30 et l’ouverture de billetterie du samedi 17 juin à 13h, on détaille une partie de ce que l’on pourra voir entre septembre 2023 et mai 2024 sur les différentes scènes de la MC2. Et...
Lundi 24 avril 2023 Le secteur culturel grenoblois s’empare, depuis peu mais à bras-le-corps, du sujet épineux de la transition écologique. Mobilité des publics, avion ou pas avion pour les tournées des artistes, viande ou pas viande au catering, bières locales ou pas...
Lundi 14 mars 2022 Réalisateur des très reconnus "Concerts à emporter" dans les années 2000 – où l’on pouvait notamment voir Arcade Fire jouer un morceau impromptu dans un ascenseur –, Vincent Moon se consacre depuis 2009 à "Petites Planètes", une série de films...
Lundi 14 mars 2022 La MC2 inaugure cette année le Mois du mouvement, qui se traduit par deux événements aux antipodes : Transe-en-danses et la Journée des danses urbaines. Deux salles, deux ambiances.
Mardi 1 mars 2022 Il déboule en courant, parle à toute allure. Il y a urgence. L'excellent Thomas Rortais dit les heures qu'il reste à vivre pour ce type qui est entré dans une (...)
Lundi 14 février 2022 Il a nagé, épaule contre épaule, auprès d’un requin blanc femelle de 5, 5 mètres et 1, 5 tonne, ne répondant pas au doux nom de Lady Mystery. Ancien conseiller scientifique du commandant Cousteau, docteur en océanographie, François Sarano sera à...
Lundi 31 janvier 2022 Après Möbius, l’ancien codirecteur du CCN2 Rachid Ouramdane propose avec Corps extrêmes un travail de recherche sur l’envol, et plus largement sur le dépassement de soi. Il entoure ses huit acrobates de deux sportifs jusqu’ici étrangers aux plateaux...
Lundi 31 janvier 2022 Lignes tendues de nappes de guitare en continu, souffle lourd faisant onduler sur scène une cinquantaine de miroirs qui reflètent l'image du public, entrées (...)
Lundi 31 janvier 2022 Nouvelle agora et décor à couper le souffle : Emmanuel Meirieu adapte Les Naufragés de Patrick Declerck qui a écouté, soigné, pansé les clochards que la société efface. Spectacle hors normes.
Mardi 18 janvier 2022 Tam tam tam, tam tam tam ! Les pieds nus claquent sur le sol du studio de danse du Pacifique. Ce mercredi matin, neuf danseurs pro ou semi-pro de (...)
Lundi 22 novembre 2021 La nouvelle création de la compagnie Les Veilleurs, mise en scène par la Grenobloise Emilie Le Roux, aborde le sujet de la vie et la mort. Pensée aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, La Morsure de l’Âne, issue d’un texte de Nathalie...
Lundi 29 novembre 2021 La MC2 de Grenoble accueille les 14 et 15 décembre le maître néoclassique qu'est William Forsythe, pour A Quiet Evening of Dance.
Mardi 16 novembre 2021 Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à (...)
Mardi 24 août 2021 Contrairement à d'autres salles de l'agglo, la MC2 avait choisi de ne pas dévoiler sa programmation avant l'été, pour laisser toute la lumière sur son temps (...)
Vendredi 30 avril 2021 On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le...
Mardi 16 mars 2021 Douze jours après le Théâtre de l’Odéon, à Paris, la MC2 a rejoint, mardi 16 mars à la mi-journée, la liste des théâtres occupés en France. Le mouvement, qui associe des artistes, des techniciens et des étudiants, s’organise pour durer. Jusqu’à...
Mardi 23 février 2021 La Ville de Grenoble en appelle à la jeunesse : jusqu’au 26 février, les jeunes de l’agglo, âgés de 15 à 25 ans, peuvent s’inscrire pour participer à la septième édition d’Émergences, qui doit les conduire sur la scène de la MC2. Explications.
Vendredi 15 janvier 2021 Lors de la conférence de presse du jeudi 14 janvier, le gouvernement, à travers la voix de la ministre de la culture Roselyne Bachelot, a expliqué que « la situation était trop instable pour évoquer une date de réouverture » des établissements...
Samedi 28 novembre 2020 Un concert comme si vous y étiez ! C’est la promesse du Centre international des musiques nomades, qui co-accueille le Quatuor Béla et Wilhem Latchoumia à la MC2 samedi 28 novembre. Un événement retransmis en direct sur Internet… et dont nous...
Mardi 22 septembre 2020 On a appris cet été que le 1er janvier 2021, le metteur en scène Arnaud Meunier succédera à Jean-Paul Angot à la tête de la MC2, l’une des plus importantes scènes nationales de France. On l’a rencontré début septembre alors qu’il se rendait à ses...
Jeudi 16 juillet 2020 C’est Arnaud Meunier qui succédera le 1er janvier 2021 à Jean-Paul Angot à la direction de la Maison de la Culture de Grenoble, Scène nationale. Il quittera ainsi la Comédie de Saint-Étienne qu’il dirige depuis 2011, ainsi que l’école supérieure...
Mardi 9 juin 2020 Alors que la vie culturelle reprend doucement son cours avec des règles sanitaires contraignantes, la plupart des salles de spectacle françaises restent encore fermées, espérant que tout reviendra à la normale pour la rentrée de septembre et le...
Mardi 12 février 2019 Depuis plusieurs mois, la situation entre la MC2, immense scène nationale grenobloise, et le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), hébergé en son sein, est plus que tendue. « M. Jean-Paul Angot, directeur de la MC2, a pour projet...
Mercredi 21 novembre 2018 Samedi 17 novembre, comme quelque 400 autres courageuses et courageux, nous avons passé la journée enfermés dans la MC2 afin de retracer 50 ans (voire plus) d’histoire de cette maison de la culture phare en France. Vous n’y étiez pas ? Voici un...
Mardi 13 novembre 2018 Cette année, la Maison de la culture de Grenoble, rebaptisée MC2 en 2004, a 50 ans – elle a été inaugurée en février 1968. Un anniversaire fêté (plutôt sobrement) depuis quelques mois, avec comme « point d’orgue » une grande journée samedi...
Lundi 17 septembre 2018 Début des festivités samedi 22 septembre avec une soirée consacrée au metteur en scène Geroges Lavaudant.
Mercredi 29 août 2018 Son album Rest, paru l’an passé, est une pure merveille (clivante, certes !) dans laquelle la chanteuse et actrice se livre comme jamais. Bonne (...)