Théâtre, danse, cirque, humour... : les 30 spectacles à voir à Grenoble avant l'été

Panorama / Sur les centaines de spectacles prévus à Grenoble et dans l'agglomération d'ici l'été, tous listés dans notre numéro Panorama de mi-saison daté du 4 janvier, on vous a sélectionné ceux qui nous enthousiasment le plus. De quoi bien commencer 2023 ! Par Aurélien Martinez & Nadja Pobel

François Mallet

« Bipolaire, gay et patineur artistique », voilà comment l’humoriste François Mallet se présente au public dans Heureux soient les fêlés. Un cocktail détonant pour un spectacle surprenant, inattendu et, surtout, hilarant. En s’égratignant avec tendresse (notamment lorsqu’il parle de sa maladie) et en faisant preuve d’un sens affûté de l’écriture, il inscrit sa griffe décalée dans le monde de l’humour. On (l’)adore.

Du jeudi 19 au samedi 21 janvier à la Basse Cour ; de 12€ à 18€


Froid – Biographies d'ombres

Très pertinent double spectacle autour de deux pièces brûlantes et fortes du Suédois Lars Norén par le collectif 70 issu de la 70e promo de l’Ensatt, prestigieuse école lyonnaise des arts et techniques du théâtre. La radicalisation, la droite extrême et la violence sont au cœur de ces récits portés de façon très brute, sans artifice inutile, par une troupe soudée. Avec notamment celui qui, depuis quelques années, égaye intelligemment les cafés-théâtres (dont la Basse Cour à Grenoble) : Jean-Rémi Chaize.

Mardi 24 et mercredi 25 janvier au TMG – Théâtre de Poche (Grenoble) ; de 5€ à 16€


Vincent Dedienne

Quand la MC2 programme de l’humour, elle fait dans le nec plus ultra avec Un soir de gala, le deuxième seul-en-scène de Vincent Dedienne. Soit un comédien qui, après avoir parlé de lui dans son premier spectacle (programmé, pour la petite histoire, en 2014 dans le cadre des 20 ans du PB), livre ici une galerie de personnages hilarants et tendrement (ou pas) fêlés. Avec, surtout, une écriture affûtée (ce sont de véritables petites histoires et non une simple succession de vannes) et un talent d’interprétation parfait. La classe ultime – et on ne parle pas que de son costard.

Vendredi 27 et samedi 28 janvier à la MC2 ; 38€


To like or not to like

C’est un spectacle en plusieurs morceaux de puzzle qui vous rend votre prime adolescence – ou la fait vivre en accéléré à celles et ceux qui auraient raté l’épisode des premières boums. La compagnie Ex voto à la lune d’Émilie Anna Maillet (artiste en résidence à la MC2) propose ainsi que nous enfilions un casque de réalité virtuelle afin de nous immiscer dans une fête, puis que nous déambulions dans une installation à la découverte de dix comptes Instagram fictionnels d’ados. Au bout du compte, on se retrouve confrontés à ce qu’un jeune adulte traverse pour exister face aux autres, avec ses malaises, ses joies, ses emportements, ses renoncements… Assez abyssal.

Du mardi 31 janvier au vendredi 3 février à la MC2 ; de 5€ à 28€


Life

Il y a une dizaine d’années, Gandini Juggling, compagnie de cirque contemporain basée à Londres, nous enthousiasmait avec Smashed, spectacle dans lequel neuf jongleurs rendaient hommage à la chorégraphe Pina Bausch avec des pommes et mettaient en compote les idées reçues sur leur discipline. Ils sont de retour dans l’agglo avec Life, nouvelle création en hommage à une autre figure culte de la danse : Merce Cunningham, dont le centenaire a été célébré en 2019 (il est mort dix ans plus tôt). Comme on n'est jamais rassasiés de leurs jongleries, on ira les voir les yeux fermés – on les rouvrira dans la salle.

Mercredi 1er et jeudi 2 février à l’Hexagone (Meylan) ; de 6€ à 23€


Oüm

Chorégraphe à la tête du Centre chorégraphique national du Havre depuis le 1er janvier 2022, Fouad Boussouf poursuit, avec ce spectacle, sa série de créations sur le monde arabe. Oum, qui donne son titre à la pièce, c’est Oum Kalthoum, chanteuse égyptienne légendaire. Mais plus qu’une évocation de la vie de la diva, Fouad Boussouf propose une aventure impressionniste avec musique live et, pour la chorégraphie, six interprètes au plateau. Envoûtant.

Jeudi 2 février à la Rampe (Échirolles) ; de 9€ à 31€


En avant toutes

Seule en scène comme une enfant prête à jouer avec ses figures et son castelet, la comédienne Zoé Grossot invite le public à questionner notre passé et ainsi constater le nombre de femmes illustres que l’histoire a oubliées. Erreur réparée avec son spectacle qui met ainsi en avant, avec beaucoup d’humour, ces femmes rayées des grands récits comme celles, inconnues, qui ont fait bouger les lignes. Une leçon vivante et vivifiante.

 Jeudi 2 février à l’Ilyade (Seyssinet-Pariset) ; de 9€ à 16€


2 sœurs

Le conteur moderne Marien Tillet nous embarque dans une histoire qui nous mènera jusqu’en Irlande, il y a de nombreuses années, à la découverte de deux sœurs persécutées par leurs voisins. Pour y arriver, il se lance dans de nombreuses digressions avec un talent certain. Car Marien Tillet (ou plutôt Marc, son personnage d’ethnologue spécialiste des hystéries collectives) a l’art de capter l’attention du public pour ne plus la lâcher. Et pour montrer que « le spectateur est une sorcière comme les autres ». À noter qu’il sera également début mai à l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères avec son autre spectacle Le Dernier ogre.

Jeudi 23 février à la Ponatière (Échirolles) ; de 8€ à 18€


Paul Mirabel

Dans la catégorie humoriste nonchalant, on demande Paul Mirabel, drôle de Zèbre (c’est le nom de son spectacle) qui cartonne depuis quelques années. De ce qu’on peut en écouter à la radio et voir sur le web ("Je me suis fait racketter", la vidéo de son passage au festival de Montreux, affiche tout de même 24 millions de vues), on adore son style qui tranche avec le tout-venant. Et qui, visiblement, au vu des retours, en impose (à sa façon !) aussi sur scène.

Jeudi 23 février à l'Heure bleue (Saint-Martin-d'Hères) ; de 5€ à 27€


Climax

« Tirer la sonnette d’alarme et (r)éveiller notre prise de conscience écologique » : telle est la mission que s’est donnée la Compagnie Zygomatic. Pour ce faire, elle n’a pas choisi l’axe du spectacle sérieux mais le burlesque musical, tout en étant parfaitement solide sur ses assises – et les connaissances scientifiques. En plusieurs tableaux décalés (tels ces Jeux olympiques obligés d’être organisés sur une banquise du fait du réchauffement climatique), ces clowns engagés frappent juste. Et, paradoxe ultime au vu de leur sujet, nous font beaucoup rire.

Au Prisme (Seyssins) jeudi 23 février ; de 11€ à 18€
Au Jeu de Paume (Vizille) vendredi 24 février ; de 11€ à 13€


This is how you will disappear 

Ni metteuse en scène, ni chorégraphe, ni plasticienne, mais un peu tout ça à la fois, Gisèle Vienne est l’une des faiseuses de spectacle les plus passionnantes en France en ce moment. Après les chocs Crowd et L’Étang, la MC2, qui en a fait l’une de ses artistes associés, programme une ancienne pièce de 2010 créée pour le Festival d’Avignon. Sur scène, une grande forêt et trois personnages qui la traversent. Une expérience sensorielle forte sur la beauté et la violence qui nous marque encore.

Jeudi 2 et vendredi 3 mars à la MC2 ; de 5€ à 30€


Showgirl

En voilà un spectacle ovniesque, défendu par Marlène Saldana. La comédienne, vue notamment dans les pièces de Christophe Honoré, s’est lancée dans un remake théâtral du film Showgirls de Paul Verhoeven, détesté à sa sortie en 1995 mais réévalué depuis par une poignée de fans. Une histoire de jeune danseuse de strip-tease qui rêve de gloire, dont Marlène Saldana s’éloigne pourtant rapidement afin de disserter sur tout un tas d’autres choses (et ainsi mieux revenir à son sujet). Sur scène, tout est excessif, kitsch et queer avec, en sus, la musique de Rebeka Warrior (Sexy Sushi, Mansfield.TYA, Kompromat). Coup de cœur.

Samedi 4 mars à la MC2 ; de 5€ à 28€


De Béjaïa à Voiron

Claire Diterzi est une autrice-compositrice-interprète incroyable qui devrait avoir une carrière moins confidentielle – ceci n’engage que nous, certes, mais si vous voulez vous faire un avis, écoutez des morceaux comme Infidèle, À quatre pattes ou Ce que j'ai sur le cœur et on en reparle. La voici aux commandes d’un spectacle, au titre différent selon les villes, qui part sur les traces d’une immigrée algérienne. « À la parole poétique et malicieuse de la vieille femme, captée en vidéo ou incarnée par une comédienne, répondent les mélodies des chansons mêlées aux sonorités de la musique traditionnelle. »

Mardi 7 mars au Grand Angle (Voiron) ; de 12€ à 28€


La Mouette

Passé maître dans l’art des "performances filmiques" (sur scène, la vidéo est un outil à part entière, permettant, lors de certaines scènes, d’être au plus près des comédiennes et comédiens, au cœur de leur intimité), le metteur en scène Cyril Teste déploie son dispositif sur un texte du répertoire, et non des moindres : La Mouette d'Anton Tchekhov. Le résultat est, comme toujours avec lui, d’une grande précision. Et quel plaisir de retrouver le merveilleux comédien Mathias Labelle dans le rôle de l’écrivain Konstantin Treplev, amoureux transi et malheureux de l’héroïne Nina…

Du mercredi 8 au vendredi 10 mars à la MC2 ; de 5€ à 28€


Fukushima – work in progress

Audrey Vernon est une humoriste révoltée par l’état de notre monde, comme elle l’a prouvé avec ses spectacles comme Billion Dollar Baby (où elle alerte son bébé sur ce qui l’attend, notamment au niveau écologique) ou encore Comment épouser un milliardaire (sur les ultrariches). Le 11 mars 2023, elle sera sur scène avec Thomas Vandenberghe (le vrai nom de l’humoriste Thomas VDB) pour ce spectacle qui évoquera l’accident nucléaire qui a eu lieu pile douze ans plus tôt au Japon. « La représentante de Tepco, la compagnie électrique de Fukushima, relate jour par jour l’accident. Elle toise le monde paysan. » Voilà qui s’annonce corrosif.

Samedi 11 mars à l’Hexagone (Meylan) ; de 6€ à 23€


Tout mon amour

Un deuil. Celui du père. Le fils et sa femme débarquent dans la maison du défunt afin de régler les affaires familiales. Les expédier même. Mais tout ne se passera pas aussi simplement… Arnaud Meunier, directeur de la MC2 depuis 2021, a gardé sa casquette de metteur en scène pour porter sur le plateau la première pièce de l’écrivain Laurent Mauvignier. Une grande réussite à l’atmosphère tendue, pleine de non-dits, portée notamment par un duo remarquable : Philippe Torreton et Anne Brochet.

Du jeudi 16 au samedi 18 mars à la MC2 ; de 5€ à 30€


Pénélope

Versant féminin de son mythique Ulysse créé en 1981, Pénélope est la nouvelle grande création du chorégraphe Jean-Claude Gallotta, qui a vu le jour en octobre. « Aux XXe et XXIe siècles, plusieurs écrivains et poètes ont commencé à revisiter le personnage pour le sortir de la représentation immémoriale de la femme, fidèle à l’homme absent, asservie à une inachevable tapisserie, vertueuse jusqu’à la ruse face aux convoitises masculines. Pour Jean-Claude Gallotta, il était donc assez naturel d’élargir le regard qu’il porte sur l’épopée homérique et de l’aborder du point de vue de Pénélope. » On ira voir ce que cela donne avant les dates grenobloises.

Mercredi 22 et jeudi 23 mars à la MC2 ; de 5€ à 30€


Sarrazine

« Poétesse, prostituée, prisonnière, impatiente à vivre, c’est le parcours de l’écrivaine Albertine Sarrazin (1937-1967) que met en lumière le spectacle Sarrazine. » Et c’est une réussite, tant la vie de l’autrice de La Cavale ou L’Astragale fut riche ; et tant l’autrice Julie Rossello Rochet, la metteuse en scène Lucie Rébéré et la comédienne Nelly Pulicani ont savamment pensé la façon de délivrer leur récit, fragmenté et vivant. Une ode à la liberté et à l’anticonformisme doublée d’un beau moment de théâtre.

Jeudi 23 mars au TMG - Théâtre 145 ; de 5€ à 16€


Boule de suif [la meute]

Nouvelle de Guy de Maupassant qui, en 1880, l’a imposé comme un grand nom de la littérature française, Boule de suif raconte la bassesse de l’âme humaine à travers le personnage d’une prostituée mal considérée par des gens dits du monde. Avec un comédien sur scène, la compagnie Les Moutons Noirs nous raconte habilement cette histoire pour retranscrire toute la force du récit de Maupassant comme pour tisser des ponts avec le présent. Intelligemment efficace.

Vendredi 31 mars à la Faïencerie (La Tronche) ; de 8€ à 15€


Sacre

Maître circassien de l’Australie avec sa compagnie Circa, Yaron Lifschitz, très porté sur une pratique ultraphysique de son art, se confronte au mythique Sacre du printemps de Stravinski, série de cérémonies de l'ancienne Russie allant jusqu’au sacrifice d’une jeune fille. En découle un spectacle pour dix acrobates qui, au fil de la représentation, devient de plus en plus virtuose. De quoi nous en mettre plein les yeux.

Mardi 4 et mercredi 5 avril à la Rampe (Échirolles) ; de 9€ à 31€


Si vous voulez bien passer à table ?

« Durée : le temps de préparer un repas » annonce le (très drôle) metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive sur le site de sa compagnie. C’est que sa prochaine création, qui sera dévoilée à la MC2, tournera autour de la nourriture. « L’organisation d’une brigade est proche d’un théâtre. La complexité de la préparation d’un plat, la pression que ressent celui qui le prépare pour que celui qui le déguste passe un bon moment… » Voilà qui nous fait saliver d’avance.

Du mardi 4 au vendredi 7 avril à la MC2 ; de 5€ à 28€


Othello

Jean-François Sivadier est l’un des faiseurs de théâtre français les plus passionnants, capable notamment de captiver le public avec presque n’importe quel texte du répertoire. Le voilà qui s’attaque au fameux Othello de Shakespeare, avec comme toujours son génial comédien Nicolas Bouchaud, et le tout aussi génial Adama Diop dans le rôle-titre. Une très longue tournée en France est organisée cette saison avant les dates grenobloises. On en reparle donc en temps voulu.

Du mercredi 26 au vendredi avril à la MC2 ; de 5€ à 30€


Alex Vizorek 

Voilà, tout simplement, l’un des meilleurs spectacles d’humour de ces dernières années. En partant du thème universel de la mort, l’humoriste belge et chroniqueur sur France Inter Alex Vizorek a construit un seul-en-scène baptisé Ad Vitam parfaitement ciselé et empli de bons mots (certains très noirs). Et place l’art du rire à son sommet. Où il est question, forcément, du décès de chacun, mais aussi de tout un tas d’autres choses (les petits chiens, les écoles de commerce, le sexe, RTL…) autour du passage de vie à trépas. MDR.

Vendredi 28 avril au Grand Angle (Voiron) ; de 23€ à 45€


Le Grand sot

Les chorégraphies des clips et des tournées de Christine and the Queens (Redcar aujourd’hui) et Stromae à leurs débuts ? Marion Motin. Celles de la tournée d’Angèle ? Marion Motin aussi. On pourrait continuer la liste encore quelques lignes (en parlant de Madonna par exemple, pour qui elle a été danseuse) afin de présenter celle qui donnera à la Rampe sa dernière création. De la danse parfaitement exécutée (logique) par ses interprètes, et surtout très drôle, la chorégraphe n’hésitant pas à mettre de la parole sur le plateau pour « questionner le rôle et les devoirs d’un chef et se demander en quoi détenir le pouvoir entraîne un comportement si loin de ce que l’on est vraiment ».

Jeudi 4 mai à la Rampe (Échirolles) ; de 8€ à 22€


Le Crocodile trompeur

Il y a neuf ans, sous le titre "Crocodile dandy", nous accordions notre Une à ce spectacle qui nous avait plus qu’enthousiasmés. Qu’il tourne une nouvelle fois ne peut donc que nous ravir. Soit une relecture du tragique Didon et Énée de Purcell mixant, avec beaucoup d’humour, les codes de l’opéra (le travail musical est très précis) et du théâtre. « J’aime bien rire au théâtre, même si c’est un peu con de le dire comme ça ! » nous avait répondu la metteuse en scène Jeanne Candel en interview. Ça tombe bien, nous aussi !

Jeudi 4 et vendredi 5 mai à la MC2 ; de 5€ à 41€


Une nuit à travers la neige

Pas forcément besoin d’un grand dispositif pour proposer un grand spectacle. Ici, une comédienne livre les mots de Victor Hugo piochés dans son roman L’Homme qui rit (1869), et notamment dans les premières pages qui présentent Gwynplaine, enfant mutilé par des adultes. De par son interprétation, incarnée, et le pouvoir du récit de Victor Hugo, riche en images, elle nous entraîne avec elle dans une aventure forte et captivante. Le conte est bon (dans le cadre des Arts du récit, forcément).

Mercredi 10 mai à l'Odyssée (Eybens) ; de 5€ à 18€


Les Femmes de Barbe Bleue 

Les contes ne sont jamais des histoires anodines. Ce spectacle de la metteuse en scène Lisa Guez le prouve une nouvelle fois. « Sur scène, pleines de désir et de vie, les fantômes des femmes de Barbe Bleue racontent comment elles ont été séduites, piégées et n’ont pas pu ou su s’enfuir. » Chacune livre ce qui lui est arrivé. Une création passionnante (et acclamée) qui, à sa façon, ausculte le système de domination patriarcale. À découvrir dans le cadre du festival des Arts du récit.

Jeudi 11 mai à la Rampe (Échirolles) ; de 8€ à 22€


Le Bruit des loups 

Attention, choc visuel et esthétique. Magicien des temps modernes, illusionniste poétique, Étienne Saglio propose un spectacle marquant. Avec lui, la nature reprend ses droits, une forêt s’invitant littéralement sur scène. Entre rêve et cauchemar, sa fable rappelle autant le monde de l’enfance que l’inquiétude du présent, grâce à toute une série de stratagèmes d’une finesse remarquable – même si on imagine facilement tout le travail qu’il doit y avoir en coulisses.

Du mardi 23 au jeudi 25 mai à la MC2 ; de 5€ à 28€


La Douleur

« Peut-être est-il dans la colonne, peut-être avance-t-il courbé, pas à pas, peut-être qu'il ne va pas faire le second pas tellement il est fatigué ? Peut-être que ce prochain pas, il n'a pas pu le faire il y a de cela quinze jours ? Six mois ? Une heure ? Une seconde ? » Dans La Douleur (1985), Marguerite Duras se souvenait de l’après-guerre et de l’attente insupportable de l’être aimé, prisonnier dans un camp de concentration. Créé en 2008 par le metteur en scène Patrice Chéreau (aujourd’hui disparu), ce solo de la comédienne Dominique Blanc tourne de nouveau. Un immense moment d’émotion et de théâtre.

Du mardi 6 au jeudi 8 juin à la MC2 ; de 5€ à 32€


Yourte

Beaucoup de personnes de confiance nous ont dit le plus grand bien de ce spectacle de la compagnie Les mille Printemps sur la question de l’altermondialisme. « Raconter l’histoire de ces enfants du XXIe siècle qui décident de tout plaquer, ayant grandi sous l’ère de la mondialisation et du capitalisme, et ayant en tête les menaces écologiques et tous les enjeux politiques qu’elles sous-tendent. » Nous essaierons de le voir avant son passage par Villard-Bonnot, dans le cadre de la programmation de l’Espace Aragon, afin de vous en parler ensuite.

Vendredi 16 juin à l’Espace Bergès (Villard-Bonnot – programmation hors les murs de l’Espace Aragon) ; de 9, 50€ à 20€

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