Carrés décadrés

La jeune photographe Marion Massip est l'invitée de la galerie Ex Nihilo. L'occasion d'un accrochage de clichés au format carré, souvent regroupés en diptyques ou triptyques.


Une chouette découverte que nous propose la galerie Ex Nihilo avec l'exposition de la (jeune) photographe (et touche-à-tout)  Marion Massip. Dès l'entrée le visiteur est embarqué dans un accrochage dynamique et aéré, rythmé par des petits formats carrés que la photographe a associé en diptyques ou triptyques. Certaines associations, relativement formalistes, sont assez immédiates : dans un triptyque, des graffitis nerveux contrastent avec des murs monochromes qui emplissent la quasi-totalité de l'image. D'autres associations, plus poétiques et pleines de malice, sont laissées à l'interprétation du spectateur : deux femmes dont les chevelures envahissent l'image se susurrent un secret, tandis que dans la photographie adjointe, le voile d'un rideau laisse apparaître la clarté du jour au travers d'une fenêtre.

Ça pourrait partir dans tous les sens, mais Marion Massip témoigne d'un goût pour les dé-cadrages inventifs et les délicats jeux chromatiques qui confèrent une subtile cohérence à l'ensemble de sa production. Une exposition pleine de légèreté dont on ne s'étonnera pas que son autrice soit également illustratrice et écrive quelques poèmes. Des ouvrages en consultation permettent de s'en faire une idée.

Bulle d'erre (Marion Massip)
Á la galerie Ex Nihilo jusqu'au 28 décembre


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