Fenêtres sur court


Le geste, le court, la foule, les objets ou les joueurs eux-mêmes… Il y a mille façons d'aborder le tennis en images. Une diversité que l'on pourra retrouver lors de l'exposition Roland Garros à l'affiche qui, comme son nom l'indique, regroupe la totalité des affiches du tournoi international français (soit 41 propositions) réalisées entre 1980 et 2021 par des artistes comme Ernest Pignon-Ernest, Fabienne Verdier ou Pierre Alechinsky.

Parmi les pièces les plus intéressantes, citons celle de Joan Miró (reprise posthume de son tableau Street Singer qui, finalement, n'a rien à voir avec le tennis malgré la présence opportune de cette grosse boule jaune en plein milieu) mais aussi l'affiche déconcertante de Jaume Plensa en 2005 : « En noir et blanc, austère, fortement saturée, elle a été très critiquée et très incomprise à l'époque. L'artiste avait en fait décidé de traiter l'alternance de bruit et de silence caractéristique de Roland Garros », relate Emmanuelle Le Coq, chargée de développement culturel à la mairie de Seyssins. Plus pop et minimaliste, Eduardo Arroyo choisit en 1981 de représenter Björn Borg de dos, reconnaissable entre tous à sa coiffure cernée d'un bandeau. La dernière affiche en date, signée du jeune artiste Jean Claracq, évoque sans surprise la crise sanitaire qui a vidé les tribunes sportives. Quant à celle de 2022, on ne la connaît pas encore…

Roland Garros à l'affiche du 13 au 28 janvier au centre culturel Montrigaud (Seyssins), en partenariat avec le TRACé d'Échirolles, du mar au ven de 14h à 18h, sam de 10h à 17h, entrée libre


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Aux tribuns en devenir