Entre fascination et consternation

Les marques de l'homme sur l'environnement : le photographe Nicolas Coutable nous invite dans ses Paysages Pluriels, une exposition à voir à la Plateforme jusqu'en février.


Fasciné par les environnements industriels de la ville de Dunkerque dont il est originaire, le photographe Nicolas Coutable a développé peu à peu une sensibilité à l'égard de la manière dont l'activité humaine modèle, transforme et détériore les paysages. Au fil des années et de quelques résidences à travers le monde (en Norvège, en Colombie, au Nicaragua) il a réalisé de nombreux clichés questionnant les traces de cette inexorable activité. Rassemblant un ensemble d'images assez esthétique, l'exposition articulée en quatre parties (les paysages naturels, l'artificialisation des sols, les flux de circulation et les manières d'habiter les territoires) interroge mais ne pose aucun jugement péremptoire sur la situation dont nous sommes tous en partie complices et dépendants. Ainsi, entre fascination et consternation, Nicolas Coutable fait le constat des réalités paysagères générées par le capitalisme mondialisé. Les hangars désaffectés, les épaves de navires, la circulation incessante des supertankers, l'urbanisation galopante, les brise-lames au pied des falaises de Fécamp... sont autant d'éléments que le photographe nous invite à observer avec attention, comme pour essayer d'apprendre à lire ce qui se trame derrière.

Paysages pluriels. Nicolas Coutable à la Plateforme jusqu'au 25 février ; entrée libre

 


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