Festival de la Résistance

ECRANS | Entretien / La présidente de l’association du Centre Culturel Cinématographique, Pierrette Amiot, fait le point sur sa situation à l’aune de ses 40 années d’existence. Propos recueillis par FC

| Mercredi 28 mars 2007

Quelles volontés animent la célébration de ce quarantenaire ?Pierrette Amiot : On a voulu travailler avec différents partenaires, pour consolider des liens et tenter de toucher un autre public, aller à sa rencontre. On a essayé de mélanger des projections de films relativement récents au Club et au Méliès, et de classiques dans la Salle Juliet Berto, avec L'Atalante de Jean Vigo, qui est tout de même le film étendard des ciné-clubs. La programmation demeure fidèle à ce qu'on a l'habitude de faire. Où en est la crise financière qui vous menace ?On avait sonné la sonnette d'alarme l'année dernière et les collectivités y ont répondu. On a eu une hausse de la subvention municipale, et la création d'une subvention du Conseil Général dont on nous promet une reconduction en 2007. On remercie notre public et donc nos adhérents, pour leurs aides financières et psychologiques, qui sont très loin d'être négligeables. Ça équilibre nos frais généraux, qui restent importants. Les coûts de location des films ont augmenté, les coûts de transport aussi aux dernières nouvelles, il y a de moins en moins de copies 16MM en circulation… Est-ce que la loi régissant les ciné-clubs est adaptée au contexte actuel ?La législation date de la fin de la dernière guerre. Elle a été modifiée, elle est moins restrictive qu'à ses origines – le but était à la base de ne pas concurrencer le cinéma commercial. On peut désormais avoir certains films un an à peine après leur exploitation, la vente de places a été facilitée… Pour la communication, nos contraintes légales nous vont bien, ça collerait plutôt à nos limites budgétaires. Notre gestion a toujours été rigoureuse, mais là ça devient critique, on est de toutes les économies. Comment vous sortir la tête de l'eau ?On continue à traquer la moindre économie. On va essayer de solliciter d'autres collectivités, et de chercher d'autres partenaires privés qui nous apporteraient une aide financière. Et poursuivre notre politique de programmation aussi longtemps que possible.

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Clash Contre le Cinéma

ECRANS | Le Centre Culturel Cinématographique (CCC), ciné-club grenoblois historique, entame la saison dans une conjoncture morose, avec la somme de ses bonnes volontés comme principal atout. Le point avec Pierrette Amiot, présidente de l’association. Propos recueillis par FC

François Cau | Dimanche 11 septembre 2011

Clash Contre le Cinéma

Petit Bulletin : Vous attaquez l’année sans salarié, et avec un budget en baisse…Pierrette Amiot : L’an dernier, on fonctionnait au total avec 7500 euros. On n’a pas subi une très grosse réduction de budget, mais on a quand même une diminution des aides publiques. Le plus embêtant, c’est qu’avec nos subventions, ça fait longtemps qu’on n’a plus les moyens d’avoir un poste ne serait-ce qu’à mi-temps. Jusque-là, on fonctionnait avec des emplois aidés, ça allait bien, on a eu des personnes pendant deux ans. Mais depuis janvier, les emplois aidés ne sont pris en charge qu’à hauteur de 70%, ce qui n’est pas assez pour nous, d’autant que ce n’est plus que sur six mois. Autant de frais et de turn-over, on ne peut pas se le permettre. Ça reste notre problème le plus grave, ça fait beaucoup de travail pour des bénévoles si on n’a pas quelqu’un qui assure la permanence. Si on arrive à venir à bout de cette question, on continuera à exister doucettement comme avant, avec toujours les mêmes problèmes de coût de location des films, le pire étant le transport qui augmente tous les ans et qui coûte vraiment très cher. Mais vous bénéficiez toujours de l’accès au catalogue de

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