Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

Aurélien Martinez | Mercredi 25 avril 2012

Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d'une salle unique à trois salles, quartier de Bonne. Et l'on connaît déjà l'un des évènements d'inauguration du nouveau bâtiment: le 20 juin, on pourra assister à un ciné-concert exceptionnel avec le groupe H-Burns, sur le film BadLands de Terrence Malick. Ça donne envie!

 

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La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

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Jour & Nuit 2019 : notre sélection d'artistes à ne pas manquer

Festival | Huitième édition pour le festival Jour & Nuit de l’association MixLab, qui se déploiera comme l’an passé pendant trois jours dans et autour de la Belle électrique (dont cette dernière est gestionnaire). L’occasion de faire le point, avec la subjectivité qui nous caractérise, sur les artistes à ne surtout pas manquer entre jeudi 5 et samedi 7 septembre. Par Stéphane Duchêne et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 3 septembre 2019

Jour & Nuit 2019 : notre sélection d'artistes à ne pas manquer

H-Burns Bim ! À peine sorti au printemps dernier le Midlife d'H-Burns que déjà l'on dégainait le qualificatif trompe-la-mort : Midlife serait « le meilleur album » du sieur Renaud Brustlein, après Kids we own the summer (2017) et Night moves (2015). Soit l'affirmation est un tantinet marseillaise (la sardine, le Vieux-Port, tout ça), soit notre Drômois préféré continue sans relâche(ment) l'ascension qui lui fait office de carrière, comme on jogge mollement le dimanche matin à l'heure des croissants. Il faut bien admettre que la vérité est sans doute proche de la deuxième hypothèse. Midlife, s'il évoque subliminalement une crise de la quarantaine, n'en est pas moins l'un de ces bijoux égarés entre pop et folk, mélancolie (Actress, Sister…) et bonheur braque (Crazy ones en tête) sur un terrain où les merveilles mélodiques poussent comme du chiendent. Du grand H. Vendredi 6 septembre sur la grande scène The Psychotic Monks Pou

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Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

ACTUS | Le Méliès et la Ville de Grenoble se lancent dans la réhabilitation du Pavillon sud de la Caserne de Bonne pour en faire « un laboratoire de l’éducation à l’image ». Ouverture prévue en 2020.

Alice Colmart | Lundi 10 juin 2019

Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

« L’Atelier Méliès fera le lien entre la Caserne de Bonne et le quartier Hoche » expliquait lundi 3 juin Maud Tavel, adjointe en charge du patrimoine municipal grenoblois, à l’occasion de la signature du "protocole partenarial" liant la Ville de Grenoble et le Méliès. Une officialisation publique après la sélection du cinéma associatif en décembre 2018 dans le cadre des "Gren’ de projets", dispositifs de la Ville visant à confier la gestion de certains bâtiments municipaux à différents acteurs locaux. Édifié en 1883, libéré par l’armée en 1994 et réaménagé en 2008, le Pavillon sud (à l’entrée de la Caserne de Bonne, au 54, boulevard Gambetta) mis à disposition aura pour mission « de participer à une éducation populaire au cinéma et de renforcer les actions du Méliès, cinéma de la Ligue de l’enseignement de l'Isère » précisait alors Marco Gentil, directeur adjoint du cinéma art et essai, lors de la conférence de presse. Trois en un Le pavillon de 140m2, accessible à tous, se découpera en trois espaces, dont une "fabrique", « espace consacré aux nouve

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Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

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Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

ECRANS | Du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet, le cinéma fête ses cinq ans d'installation dans le quartier de la Caserne de Bonne ainsi que ses 50 ans d'existence. On détaille le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Lundi 26 juin 2017

Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

Il y a cinquante ans, le cinéma le Méliès ouvrait à Grenoble, rue de Strasbourg. Une petite salle de 96 places à la programmation exigeante. Il y a cinq ans, le cinéma le Méliès déménageait à la Caserne de Bonne et s’installait dans des locaux flambant neufs de trois salles qui lui donnent aujourd’hui un petit côté multiplexe art et essai. D’où l’idée de fêter ça sur cinq jours, avec notamment un documentaire sur les deux Méliès (Le Nouveau monde, jeudi 29 juin à 20h30) ou encore une conférence intitulée « la ligue de l’enseignement et le cinéma : une histoire de l’éducation par et au cinéma » (vendredi 30 juin à 18h). Car le Méliès est un cinéma qui fait partie de cette association d’éducation populaire et qui, à ce titre, défend « des valeurs de citoyenneté, d’engagement, de laïcité, de pluralité » comme nous l’assure son directeur Bruno Thivillier. Un anniversaire « pour ne pas oublier le passé » donc, même s’il sera surtout tourné vers l’avenir « pour faire un point d’étape après cinq ans d’activité ». Plusieurs avant-premières de films très attendus seront proposées comme le documentair

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L'été en pente douce avec H-Burns

MUSIQUES | On a des principes au PB : dès qu'H-Burns passe près de chez nous (ici à la Belle électrique jeudi 6 avril), on écrit sur lui. Et ce même si son dernier album nous a un peu moins convaincus...

Stéphane Duchêne | Mardi 4 avril 2017

L'été en pente douce avec H-Burns

On avait laissé le Français H-Burns au bord d'une route nocturne qui, fantasmant la ruée vers l'Ouest, semblait de son propre aveu – il le chantait – ne mener nulle part. C'était avec Night Moves (2015), album d'autant plus réussi, déroutant et déchirant qu'il faisait suite au sonique Off The Map (2013), fabriqué avec le mage-bricoleur Steve Albini. On le retrouve, ce Renaud Brustlein tant défendu dans ces pages, à peu près au même endroit et dans la même humeur. Il y a dans Kid We Own The Summer​ (titre magnifique) quelque chose de la même mélancolie à l'œuvre sur Night Moves, quelque chose de l'idée d'une fuite et d'une route sans fin qui voudrait échapper à quelque démon. Ici celui de l'amour (I wasn't trying to be your man, qui donne envie de prendre la route de nuit pour retrouver l'être aimé, We could be strangers). On retrouve aussi cet espèce de flamme springsteenienne (The kin

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Le Méliès baisse certains prix

ECRANS | Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

Le Méliès baisse certains prix

Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les enfants pour les films jeune public de moins d’une heure (ces programmes sont fréquents pour les spectateurs dès 3 ans). Désormais, les grands paieront 5 euros au lieu de 7. Autant d’économies qui pourront être investies dans le goûter ou, pourquoi pas, une prochaine place de cinéma…

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Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

ECRANS | C'est parti pour une nouvelle saison de cours de cinéma à destination des adultes. Première étape avec "Docteur Jerry et Mister Love" de Jerry Lewis.

Vincent Raymond | Lundi 21 septembre 2015

Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

Si Le Méliès effectue une rentrée décalée (et tardive), il la fait sous la houlette d’un sacré professeur : Jerry Lewis. C’est en effet avec Docteur Jerry et Mister Love (1963), variation burlesque et bariolée sur le roman de Stevenson avec Jekyll et Hyde, que débutent (le 23 septembre) les cours de cinéma du matin à destination des adultes. Un mercredi par mois à 9h, une œuvre est projetée puis « disséquée » par un spécialiste avant qu’un échange avec la salle ait lieu. Dix films variés composent la saison 2015-2016, formant un cycle titré Les temps changent (1963-1983), dans lequel la fantaisie fantastique de Jerry Lewis a toute sa place ! Car au-delà de la métamorphose de son personnage de Julius Kelp (savant contrefait et inventeur d’une potion le transformant en séducteur), le cinéaste adresse une mise en garde très lucide à ses contemporains, alors au plus chaud de la Guerre froide. Derrière son maquillage, ses irrésistibles pitreries et sa mise en scène impeccable empruntant ses cadrages à l’expressionnisme, Lewis réactualise

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Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

MUSIQUES | Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou sœur) de l'événement ; les cautions soulisantes que sont le Grenoblois Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres n'ont plus l'âge de la conduite accompagnée mais dont la pop reste fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (consulter nos archives le concernant) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française

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Uriage : ici les voix

MUSIQUES | Zoom sur la nouvelle édition du festival Uriage en Voix, qui s'offre notamment l'excellent H-Burns.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 septembre 2015

Uriage : ici les voix

Bien campée sur la queue de la comète que constituent les festivals d'été dans la région, Saint-Martin-d'Uriage donne chaque année, et pour la 14e fois, de la voix avec un éclectisme non feint et à vrai dire parfois déroutant. On retrouve ainsi tous azimuts Grand Corps Malade et les Fatals Picards, aussi moqués qu'acclamés, du cabaret électro-swing avec Lamuzgueule (un nom en guise de programme) et la rockeuse Julie Bally, une fille du cru se bâtissant une solide réputation en écumant les scènes locales avec sa guitare et dont le style n'est pas sans nous rappeler – on n'est pas à une lettre près – les belles inflexions du groupe Belly de Tanya Donelly il y a une vingtaine d'année. Mais, alors que l'année dernière, c'est Jean-Louis Murat qui tint qualitativement le haut de l'affiche, c'est cette fois H-Burns (un autre local) qui risque de faire le plus de bruit. Un H-Burns dont on ne cesse ici de vous vanter les exploits, parce qu'il a du talent à revendre mais aussi, et surtout, parce qu'au fil d'une discographie impeccable, il a fait passer le rock par tous les états possibles du post-rock période Don't look back (son ancien groupe) à l'Americana pop de son dernier

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La carte blanche et le territoire d'H-Burns

MUSIQUES | Après avoir atteint une sorte de Graal rock en allant enregistrer un "Off the Map" aride et plein de rugosités rock dans l'antre chicagoane du mythique Steve Albini, H-Burns a, avec "Night Moves", ouvert en grand ses écoutilles mélodiques en direction d'une Californie dont le territoire semble s'étendre à l'infini. Pour fêter ça, la Belle électrique lui donne carrément carte blanche. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 21 avril 2015

La carte blanche et le territoire d'H-Burns

H-Burns aurait-il la bougeotte ? À l'écoute de son œuvre discographique, on aurait plutôt tendance à le penser lancé dans la quête d'une place dans le monde que sans doute, et c'est tant mieux, il ne trouvera jamais – ce qui revient un peu, certes, à avoir la bougeotte. On avait ainsi laissé le Drômois du côté de Chicago, aux mains du rigoriste à salopette Steve Albini pour le très sec (forcément) Off the Map, arrachant aux passages les frusques folk auxquelles il nous avait plutôt et plus tôt habitués. Mais une fois tombé de la carte, H-Burns en a ouvert une autre, délaissant les rigueurs venteuses de Chicago pour la brise californienne et, au fond, la brisure. Et c'est assez logiquement que Renaud Brustlein s'est tourné, pour orienter son contre-pied, vers un producteur à même d'enrober de la plus belle des manières des compositions qu'on n'avait guère imaginé habitées d'une verve si mélodique : Rob Schnapf, co-producteur du Mellow Gold de Beck et des meilleurs Elliott Smith, mais choisi au départ pour ses travaux avec AA Bondy. Bande-son D'emblée, Night Moves nous déroute, dans tous les sens

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Burning Man

MUSIQUES | Si l’on n’a pas parlé mille fois d’H-Burns en ces pages, alors on en n’a pas parlé une fois. Moins parce que Renaud Brustlein est quasiment devenu un ami (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 24 janvier 2014

Burning Man

Si l’on n’a pas parlé mille fois d’H-Burns en ces pages, alors on en n’a pas parlé une fois. Moins parce que Renaud Brustlein est quasiment devenu un ami de la famille Petit Bulletin – à force – que parce que le Valentinois est devenu source de grande fierté locale. Fierté qui ne peut que croître d’album en album, qui avait déjà atteint ce qu’on pensait être des sommets à l’occasion de son album avec Chris Bailey, et qui est encore monté d’un cran avec Off the Maps. Un album avec lequel H-Burns a moins cherché à nous perdre et à se perdre, à sortir de la carte, qu’à retrouver des racines musicales. Le groupe s’est ainsi fait larguer au-dessus de Chicago, sur le studio-labo du contremaître Steve Albini, ce moine-soldat de la production qui, on ne va pas vous resservir la fable, a façonné tout un pan du son rock des années 90 (PJ Harvey, Pixies, Nirvana…). Expérience réussie, on l’a déjà dit, mais qui vaut sans doute moins pour cette production impeccable que par la qualité du songwriting rocailleux et belliqueux, à l’os tout en touchant à une forme de sophistication, pour lequel H-Burns semble n’avoir que très peu de concurrents de ce côté-ci de l’Atlantique. Ce n’est sans

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Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 cinéma

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

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Sorties pour tout le monde

ACTUS | Se cultiver lorsque l’on est en fauteuil n’est pas toujours évident. Pourtant, la ville la plus plate de France tire son épingle du jeu. Reportage. Martin Bartoletti

Aurélien Martinez | Mercredi 10 octobre 2012

Sorties pour tout le monde

Grenoble est deuxième ! Pas pour la qualité de son air, ni pour ses facilités de circulation. Mais elle est douée dans l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. L’Association des paralysés de France l’a classée juste derrière Nantes, où l’on respire mieux d’ailleurs. Beaucoup d’efforts ont été réalisés sur les lieux culturels. Pour Hervé Buissier, responsable du service Déplacement-Accessibilité de la Ville, le point fort reste la MC2 : « En 2003, les travaux entrepris à la Maison de la culture ont permis de rendre plus accessible le site. » Ces aménagements ont même valu à la capitale de l’Isère le prix "vivons ensemble la cité". Au "paquebot", on sort donc vraiment ensemble. L’ambiance "chacun de son coté" a disparu, mettant fin à la frustration que pouvaient ressentir deux amis séparés lors d’un spectacle, par le simple fait que l’un marche et l’autre non. Du côté des concerts et des bibliothèques Que les mélomanes qui préfèrent bières et décors moins feutrés se rassurent, les salles de concerts de la Ville sont aussi très bien équipées. La Bobine dispose d’un accès à 100%. Toilettes comprises. Même un de leur studio d’enregistrement est acc

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Le Méliès à flot

ECRANS | C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa (...)

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

Le Méliès à flot

C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa programmation, toujours à l’affiche en cette rentrée !). D’ailleurs, le programme de ces trois jours (21, 22 et 23 septembre) se veut le reflet de sa politique axée sur l’art et essai, le cinéma de recherche, le cinéma de patrimoine et les films jeune public. Ainsi, dès vendredi, ce sont les troisièmes aventures de Kirikou (Kirikou et les hommes et les femmes) qui seront projetées en avant-première et en présence de Michel Ocelot. Suivront, toujours à destination des plus jeunes spectateurs, l’avant-première du Jour des corneilles, film d’animation français sous influence Miyazaki et qui est aussi la dernière prestation (vocale) de l’irremplaçable Claude Chabrol, et 10, 11, 12 Pougne, recueil de courts-métrages présentés au Méliès par son co-réalisateur Antoine Lanciaux. Le dimanche matin, le Méliès proposera un cours de cinéma autour du chef-d’œuvre "indien" de Jean Renoir, Le Fleuve

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Cartes en mains

MUSIQUES | Le groupe H-Burns revient avec un quatrième album encore plus grand et plus majestueux que les précédents : "Off the map" (sortie janvier 2013). Un hors-carte qu’il chante hors-temps : le concert de la rentrée en somme, dont on a discuté avec le songwriter et chanteur du groupe, Renaud Brustlein. Propos recueillis par Laetitia Giry

Laetitia Giry | Lundi 10 septembre 2012

Cartes en mains

Il me semble qu’il y a quelque chose de plus aérien et de plus tragique dans ce dernier album… Le ressentez-vous comme ça ?Renaud Brustlein: Difficile à dire… Il y a quelque chose de plus urbain sans doute. Par le choix tout d’abord d’aller enregistrer dans une mégapole d’Amérique du nord [Chicago – NdlR]. Aérien ? Oui, de façon métaphorique, car le processus d’écriture a été moins autobiographique que pour le précédent. Pour ce disque, mon approche a été plutôt "cartographique" si je puis dire. J’ai cherché à écrire sur les cheminements, les choix de route – bons ou mauvais –, et de situer les personnages comme des points clignotants sur des cartes satellite, aux destins croisés par accident, aux trajectoires ratées. Tragique ? Oui, pourquoi pas. L’album parle de perte totale de repères, du fait de ne trouver aucune place, sur aucune carte… J’imagine que c’est un peu tragique comme idée… On note une ouverture vers une instrumentalisation de plus grande ampleur (avec les cuivres par exemple). Vers quoi vouliez-vous faire tendre votre musique en faisant ce choix ?Les cuivres, c’est quelque chose que j

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Le changement dans la continuité

ACTUS | « Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le changement dans la continuité

« Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à un cinéma différent... Au fil du temps, il a pris des formes variées, le côté patrimonial est devenu aussi très important. Et c’est au milieu des années 80 qu’il a pris appui sur un cinéma plus directement dans le champ commercial, du côté du cinéma art et essai. » Voilà comment Bruno Thivillier évoque la ligne éditoriale de son cinéma. Un cinéma doté de trois labels de qualité : recherche et découverte, jeune public, et patrimoine et répertoire. Des labels qui concordent avec l’esprit de la Ligue française de l’enseignement, qui porte le projet du Méliès (tous les employés du cinéma – même le directeur – sont salariés de l’association). La Ligue a ainsi vu le jour en 1866, avec le but de lutter pour une école gratuite, laïque et obligatoire. En 1925, le projet est redéfini, autour de l’idée de l’éducation des individus tout au long de leur vie. La Ligue française de l’enseignement crée alors des sections spécialisées dans tous les domaines des loisirs : le sport, les vacances, et donc la culture.

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Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

ACTUS | Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être rapidement livrés), mais l’ambiance était bel et bien posée : le nouveau Méliès est spacieux et classieux, avec un hall gigantesque, un espace bar cosy, un kiosque-librairie, et de nombreuses baies vitrées donnant sur l’extérieur. De quoi changer diamétralement des anciens locaux rue de Strasbourg, et même des autres cinémas grenoblois à taille humaine, plus labyrinthiques et usés (des travaux de rénovations sont ainsi prévus au Club). Ce nouveau Méliès est doté de trois salles de cinéma. Une de 133 places, baptisée En attendant le bonheur (film d’ Abderrahmane Sissako). Une de 150 places, s’autoproclamant fièrement Le Nouveau monde, à l’image du long-métrage de Terrence Malick. Et enfin, une plus grande de 241 places, logiquement prénommée Le Voyage dans la Lune, œuvre phare de Méliès. Des salles pour deux d’entre elles doublement équipées en 35 mm et en numérique, pour pouvoir diffuser tout type de film – notamment ceux du répertoire qui n’ont pas de copie numérique. À noter au

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Le Méliès rebat les cartes

ACTUS | Le samedi 23 juin, veille de la fête du cinéma, ouvrira le nouveau Méliès, qui abandonnera ainsi son unique écran rue de Strasbourg pour trois salles spacieuses en pleine Caserne de Bonne. Un déménagement et un agrandissement attendus de longue date, qui vont quelque peu redéfinir le paysage du cinéma d’art et d’essai à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès rebat les cartes

Quartier de Bonne, entre Championnet et les Grands boulevards. Ce qui n’était encore il y a dix ans qu’une caserne à l’abandon est aujourd’hui une mini-ville un peu Playmobil, avec ses immeubles flambant neufs, son centre commercial lounge, son parc design... Et maintenant son cinéma art et essai doté de trois salles ; soit le Méliès, cinéma associatif situé auparavant rue de Strasbourg. Un projet de déménagement et d’agrandissement dans les cartons depuis un petit bout de temps, comme l’explique Bruno Thivillier, directeur des lieux. « On avait besoin de grandir, nous qui avions un outil un peu obsolète, datant de 1967, avec une seule salle de 96 fauteuils... L’idée est née en 2002. La première venue sur le site, c’est 2003. À l’époque, c’était encore vraiment la Caserne de Bonne, avec des bâtisses militaires, des écuries... C’était sauvage, il y avait un terrain de foot, plein d’herbes folles. J’ai alors rédigé un projet d’agrandissement, que l’on a présenté aux élus de Grenoble, et au directeur de l’entreprise qui avait la maîtrise du site. La Ville a alors pris du temps pour le valider et le lancer [la première pierre a été posée à l’été 2010 – NDLR],

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La maison Brûle

MUSIQUES | Juste avant l’enregistrement de son quatrième album, H-Burns se lance dans une nouvelle aventure musicale avec Chris Bailey, mythique chanteur des non moins mythiques The Saints. Portrait du “ministre du folk drômois“ à l’occasion de son passage à l'Ampérage cette semaine. François Cau

François Cau | Mercredi 28 septembre 2011

La maison Brûle

Avant de se faire connaître sous un pseudo (“la cendre brûle“) dont il est de bon ton de laisser le sens à l’appréciation de chacun, Renaud Brustlein a eu plusieurs vies. L’ado s’est chauffé les doigts dans un groupe de hard rock, le jeune adulte a squatté la cabine de projection et la programmation d’un cinéma de Romans-sur-Isère, l’éternel immature s’est consumé dans diverses formations valentinoises comme Don’t Look Back ou Fuck Me Baby, toujours prêt à donner de sa voix. L’un de ses atouts de taille, brisée quand il faut l’être, pivot d’une poésie que chacun réinterprète pour soi, claquant la langue anglaise sans ce côté éternellement forcé des frenchy prompts à bousculer les rimes pauvres pour les faire entrer dans un éther replié sur lui-même. Au travers de ses multiples expériences, Renaud a toujours oscillé vers l’esthétique folk comme repère essentiel. Dylan, évidemment, mais aussi Jason Molina, Josh Pearson ou, pour des collaborations occasionnelles, Syd Matters ; sans tourner le dos à l’indie-rock ou les ambiances lo-fi de Smog, Sparklehorse, Neutral Milk Hotel, Pavement ou Sebadoh. Du folk, il fuit les grands clichés incunables. L’évocation des grands espaces, le fan

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Sans même se noyer

MUSIQUES | Le cinquième et dernier opus de Syd Matters est simplement délicieux à écouter. Si, comme tous les autres, nous n’hésitons pas à nous complaire dans des (...)

François Cau | Vendredi 15 octobre 2010

Sans même se noyer

Le cinquième et dernier opus de Syd Matters est simplement délicieux à écouter. Si, comme tous les autres, nous n’hésitons pas à nous complaire dans des superlatifs et des assertions de ce genre, c’est que le groupe a atteint un tel niveau d’accomplissement musical, d’originalité débridée et corsetée à la fois, veloutée et ondoyante, parsemée de repères mélodiques à l’efficacité étourdissante, que chacun se sent légitime de balancer sa tonne d’adjectifs sans crainte du ridicule. Brotherocean, référence directe à la trilogie Frère Océan de Romain Gary, se fait l’écrin de morceaux ensorceleurs, à la dynamique pop brodée d’harmonies vocales en surimpression d’une toile instrumentale majestueuse et plus précise qu’une horloge (on pense à Hi life ou Wolfmother). D’autres titres s’offrent avec l’évidence du génie, puisant dans l’immédiateté de la reconnaissance sensorielle et ô combien personnelle : River sister réinvente l’arpège inextinguible pour mieux orner la voix sublime de Jonathan Morali, quand I might float accomplit le miracle de sembler provenir de notre propre conscience, usant du média musique avec une telle virtuosité qu’il s’efface pour engloutir l’auditeur. La présence

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