De la rouille dans le moteur

ECRANS | Le Top 2012 de la rédaction et de nos lecteurs consacre deux films français, ce qui n’est pas forcément à l’image d’une année cinéma où le bon cinéma est venu de partout : des indépendants américains, du cinéma d’animation ou des cinéastes hors la loi. Bilan détaillé. Christophe Chabert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 décembre 2012

En près de six ans de Top Flop, on n'avait jamais vu ça : un quatuor français en guise de vainqueurs et de perdants de notre référendum. Côté winners,  De rouille et d'os de Jacques Audiard et Holy Motors de Leos Carax ; côté losers,  Un plan parfait de Pascal Chaumeil et Stars 80 du tandem Langmann / Forestier. À signaler que votre Top Flop est, niveau réalisateurs, similaire à celui de 2009, où Un prophète avait fini 1er du top, et à celui de 2008 avec Astérix aux jeux olympiques premier du flop.

Mais revenons à l'Hexagone, puisque c'est lui qui est mis à l'honneur : il y a un côté trompe-l'œil dans ce double sacre, tant l'année n'a pas forcément été faste en matière de cinéma français. Dans les près de 200 films sortis (ce qui représente quasiment un film sur deux !), produits ou majoritairement coproduits par la France, peu trouveront leur place sur les étagères de nos DVDtèques, et beaucoup ont déjà disparu des mémoires. 2012 a ainsi vu s'effondrer quelques fausses valeurs, dont le soutien inconditionnel (ou presque) de la presse nationale ne suffit plus à masquer la vacuité. On pense bien sûr à Olivier Assayas et son Après mai, mais aussi aux époux Klotz et leur horrible Low Life ; on pense aussi à Alain Resnais, dont les derniers films avaient déjà suscité un accueil poli mais distant, et qui, avec Vous n'avez encore rien vu, a surtout provoqué un ennui indescriptible.

Dans le cas de Leos Carax, on pensait sardoniquement avant de l'avoir vu qu'Holy motors allait faire le même effet : absent des écrans pendant treize ans (à l'exception de son segment pour le film Tokyo !), il a en définitive surpris son monde en se replaçant comme un cinéaste purement contemporain, capable de faire un cinéma unique dont on a abusivement dit qu'il était à clé et simplement autoréférentiel. Pourtant, Carax est un créateur d'images et d'univers qui peuvent s'apprécier sans considération extérieure, à condition toutefois de se laisser aller à une anti-structure aux antipodes du cinéma sur-scénarisé et par conséquent très formaté qui sévit ici, mauvaise imitation des méthodes pratiquées aux États-Unis.

Désastreux !

C'est bien à cela qu'on a assisté aussi cette année : des hi-concepts movies à la française, complètement nuls à force de vouloir se reposer uniquement sur un savoir-faire (pas toujours vérifié d'ailleurs) et des formules commerciales reposant sur le pitch, le matériau adapté ou les stars. Stars 80 en est l'exemple le plus flagrant, grand vide de mise en scène ne visant que le karaoké des spectateurs ; les suites avouées (2 days in New York,  La Vérité si je mens,  Pamela Rose, Astérix et Obélix : au service de sa majesté) ou les recyclages vite fait des succès précédents (Nous York, Un plan parfait,  Main dans la main, Télé Gaucho) montrent aussi que le grand problème actuel du cinéma français se situe autant dans la production, où la rentabilité et le marketing prennent le pas sur un vrai travail de production exécutive, que du côté des créateurs, à qui on laisse carte blanche alors que tout devrait conduire à retoquer leurs projets.

Que dire lorsque l'on doit se farcir des daubes colossales comme Ma première fois, Mes héros, Ma première étoile (où l'on condamne les titres avec des pronoms possessifs), Mince alors !, ou Arrête de pleurer Pénélope ! (où l'on déconseille les titres avec des points d'exclamation à la fin) ? Que le cinéma français est loin de toute volonté exportatrice, se contentant de fournir une consommation purement locale qu'il faut, en tant que critique, se farcir stoïquement en attendant une bonne surprise au milieu — exemplairement, L'Air de rien, meilleure comédie et meilleur premier film français de l'année, hélas passé trop inaperçu.

Heureux !

Mais du côté de Hollywood, les choses n'ont pas forcément été grandioses non plus. Si Skyfall et The Dark knight rises ont trouvé d'ardents défenseurs, on peut aussi objecter qu'ils marquent un certain essoufflement de l'idée de blockbusters “adultes“, plus sombres et complexes que l'ordinaire des divertissements fabriqués à Hollywood. C'est toujours mieux qu'un Ghost rider, un épisode 3 tardif de Men in black ou, pire du pire, un dernier volet de Twilight ; mais on peut aussi leur préférer des films qui ont choisi de miser sur un nouvel optimisme, mélange de lucidité face à la gravité du monde et de foi dans la bonté retrouvée de leurs personnages.

En cela, le Cheval de guerre de Spielberg était sans doute en avance, un peu vite associé à un divertissement Disney alors que son approche du monde était avant tout celle d'un long chemin de l'obscurité vers la lumière. Idem pour Cameron Crowe et son très beau Nouveau départ, qui répondait en mode sincère à la mélancolie sarcastique de The Descendants d'Alexander Payne — autre bon film de l'année, cela dit. On pourrait presque y ajouter L'Odyssée de Pi de Ang Lee, qui trace le même sillon en y ajoutant une fantaisie technologique et expérimentale inattendue.

Aventureux !

Hollywood n'étant pas la totalité de l'Amérique, c'est du côté du cinéma indépendant que l'on a trouvé quelques-unes des plus belles révélations de l'année. On pense bien sûr à Benh Zeitlin et ses Bêtes du Sud sauvage, mais aussi à son prédécesseur comme vainqueur de Sundance, Sean Durkin, et son très beau Martha Marcy May Marlene. Sans oublier Jeff Nichols, dont le Take shelter était sorti la première semaine de janvier, et qui aurait fait un parfait concurrent au titre de cinéaste de l'année si la sortie de son tout aussi génial Mud n'avait été repoussée de décembre à avril.

Deux cinéastes américains bien aimés, enfin, se sont illustrés en 2012 : Wes Anderson, qui récolte une fois de plus une quasi-unanimité avec Moonrise kingdom ; et Steven Soderbergh, dont le cas ne cesse de s'épaissir. Auteur de deux films cette année (Piégée et Magic Mike), dont les projets pouvaient sembler ô combien impersonnels au départ (un thriller d'action, une comédie de mœurs autour d'un groupe de strip-teaseurs !), mais qui ont fait preuve d'une grande maîtrise de la mise en scène et, surtout, d'un artisanat cinématographique revenu à ses fondamentaux : une actrice ou un acteur comme point de départ, un tournage léger avec une équipe technique réduite, un montage rapide, et énormément d'idées au milieu. Depuis que Soderbergh ne cherche plus à occuper le centre du cinéma américain (l'époque Traffic / Ocean's eleven), il en est le plus grand franc-tireur, son expérimentateur le plus audacieux mais aussi le plus discret.

Diversement accueillis, les nouveaux opus de Coppola, Eastwood, Burton (fois deux, dans son cas) et Fincher montrent toutefois la puissance de feu des auteurs du cinéma américain, entre classicisme, modernité et expérimentations.

Animés !

Autre grand vainqueur de l'année : le cinéma d'animation. La production explose, mais la qualité aussi. Trois films ont fait figure de modèles au cours de l'année 2012 : Rebelle, Les Enfants-loups, Ame et Yuki et Ernest et Célestine. Trois films d'une folle ambition — le Pixar, sous-estimé, proposait le scénario le plus surprenant et complexe de l'année, le film de Hosoda imposait son réalisateur comme le meilleur successeur de Miyazaki, avec son univers propre et des thématiques extrêmement adultes, et Ernest et Célestine remplissait parfaitement son rôle de fantaisie pour petits tout en glissant de forts appels politiques aux grands — trois propositions très différentes ayant un point commun étonnant : ils envisagent le genre au féminin, que ce soit par le prisme d'une princesse qui ne veut pas se conformer aux obligations de son rang et de son sexe, une mère de famille cherchant à offrir l'éducation appropriée à des enfants partagés entre leur nature et leur culture, ou une petite souris qui remet en cause un ordre social.

Osés !

Enfin, on ne peut finir ce bilan sans parler du plus réjouissant : la formidable cinéphilie dont vous faites preuve et qui vous a permis de hisser en haut de votre Top des films qu'on n'attendait pas si haut. On pense en particulier au génial Bullhead, un premier film flamand qui n'a pas remporté un immense succès en salles, mais qui semble promis à devenir une œuvre culte. On y découvrait un immense acteur, Matthias Schoenaerts, qui éclaboussait de son talent trois mois plus tard De rouille et d'os de Jacques Audiard, grand film dont on a pu craindre qu'il fut un peu écrasé par sa présentation à Cannes — il n'en est visiblement rien.

De même, la sixième place du Killer Joe de William Friedkin montre que la qualité d'un film ne se mesure pas au nombre de ses entrées, et qu'une œuvre aussi virulente, violente et provocatrice peut aussi séduire le public. À l'heure de l'aseptisation généralisée des écrans, c'est un signal fort et extrêmement stimulant.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

Continuer à lire

PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

Continuer à lire

PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

Continuer à lire

PB d'or 2015 : théâtre et danse

SCENES | Cette année, deux spectacles de théâtre nous ont fait un bien fou. Et un ponte de la danse a dû faire ses cartons.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : théâtre et danse

Le PB d’or des spectacles grenoblois qui font du bien : Rue des voleurs (Bruno Thircuir) et Mon frère, ma princesse (Émilie Le Roux) Que ce soit avec le roman Rue des voleurs de Mathias Énard (sur un jeune ­Marocain qui finira à Barcelone) ou la pièce jeune public Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon (sur un gamin de cinq ans qui veut simplement porter des robes), deux metteurs en scène grenoblois (Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies et Émilie Le Roux des Veilleurs) ont, cette année, embrassé avec finesse des thèmes sociétaux forts pourtant sujets aux crispations et aux délires les plus dingues – la question des migrants pour l’un et celle des études de genre pour l’autre. En a résulté deux spectacles dépassionnés et, surtout, passionnants qui illustrent parfaitement comment des artistes peuvent défendre un discours humaniste et intelligent simp

Continuer à lire

PB d'or 2015 : cinéma

ECRANS | De cette année de cinéma, on a retenu un chef-d’œuvre charnel et une escroquerie familiale.

Vincent Raymond | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : cinéma

Le PB d’or du film le plus fantas(ma)tique : Love de Gaspar Noé Le fait qu’un groupuscule obscurantiste ait pleurniché auprès des tribunaux pour restreindre sa diffusion en réclamant que lui soit infligée une interdiction aux moins de 18 ans en raison de « scènes de sexe non simulées » (noooon ? pas possible dans un film qui s’appelle Love et qui traite d’une relation charnelle) confirme son statut de chef-d’œuvre. Car accuser Love d’outrage aux bonnes mœurs (comme Les Fleurs du mal ou Madame Bovary en leur temps) équivaut à décerner à Gaspar Noé un légitime brevet d’auteur classique contemporain. La moindre des choses : le cinéma qu’il propose s’attache à renouveler son médium, à dépasser ses contraintes et susciter des ressentis inédits chez les spectateurs. Love explore le champ de l’intime et de l’amoureux en utilisant des codes visuels du cinéma sensuel et la 3D autour d’un récit dramatiquement complexe, bannissant symétriquement l’hypocrisie de la représentation et la complaisa

Continuer à lire

Awards 2014 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 cinéma

L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque le premier volume est arrivé sur les écrans. De fait, on ne peut pas dire que Nymphomaniac ait fait l’unanimité, loin de là… Mais de tous les films de 2014, il paraît avec le recul (et l’arrivée, imminente, de sa version intégrale en DVD, celle souhaitée par l’auteur et qui lui donne sa pleine puissance opératique) le plus synchrone avec une certaine idée d’un cinéma authentiquement contemporain. Relecture très libre des Mille et une nuits, Nymphomaniac déploie pour raconter l’histoire de Joe, nymphomane autoproclamée, un dispositif où chaque chapitre est un nouveau mode de récit, et chaque récit une petite machine à produire de la figuration et de l’émotion. Drôle, cruel, violent et, bien sûr, pornographique, il s’affirme aussi comme une synthèse remarquable de tout le cinéma de Lars von Trier, mais dans une humeur moins dépressive qu’

Continuer à lire

Le Top Flop 2014 des lecteurs

ECRANS | Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 des lecteurs

Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike Jonze 5. Dallas buyers club de Jean-Marc Vallée 6. Only lovers left alive de Jim Jarmusch 7. Interstellar

Continuer à lire

Le Top Flop 2014 du PB

ECRANS | Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 du PB

Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au langage de Jean-Luc Godard 5. Gone girl de David Fincher 6. Leviathan d’Andreï Zviaguintsev 7.

Continuer à lire

Awards 2014 expo

ARTS | L'award de l'expo la plus geek : À quoi tu joues ? Depuis juin dernier, la Casemate (le centre de culture scientifique grenoblois) s'est transformée en (...)

Charline Corubolo | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 expo

L'award de l'expo la plus geek : À quoi tu joues ? Depuis juin dernier, la Casemate (le centre de culture scientifique grenoblois) s'est transformée en temple du jeu vidéo dans lequel néons lumineux et manettes revisitées ouvrent une faille spatio-temporelle au cœur de la technologie. Cette « expo-à-jouer » dévoile des moteurs de recherche ultra high-tech comme le minitel, des jeux très XXIe siècle comme le Pac Man pédalo, et plein d'autres surprises. Sans conteste la meilleure manifestation sur la culture geek à Grenoble cette année, qui se prolonge jusqu'au 26 juillet, juste avant l'arrivée de Marty et Doc. L'award de l'expo contemporaine qui casse trois pattes à un canard : The Blackbird must be flying &

Continuer à lire

Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

Continuer à lire

Awards 2014 musique

MUSIQUES | L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 musique

L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la seizième édition du Cabaret frappé – non, ce n’était pas celui de Tricky ! Octobre 2014 : les Innocents, groupe culte des années 90 à la musique intemporelle, se reforment en mode duo et passent par la Source de Fontaine. Novembre 2014 : le "pop father" Étienne Daho enflamme littéralement la MC2. Trois exemples qui ont une fois de plus confirmé (ou démontré à ceux qui l’ignoraient) que

Continuer à lire

Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

Continuer à lire

Awards 2013 cinéma

ECRANS | L'award du meilleur film : Gravity d’Alfonso CuarónDepuis Les Fils de l’homme, on savait que Cuarón était un visionnaire… Avec Gravity, il l’a démontré au-delà de (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Awards 2013 cinéma

L'award du meilleur film : Gravity d’Alfonso CuarónDepuis Les Fils de l’homme, on savait que Cuarón était un visionnaire… Avec Gravity, il l’a démontré au-delà de toutes les attentes, créant un spectacle cinématographique inédit tout en prolongeant ses obsessions d’auteur, réussissant à la fois une œuvre intimiste et immersive, simple et ouverte sur l’infini. Par ailleurs, le cinéaste mexicain a inventé une sorte de blockbuster minimaliste ; on est curieux de savoir quelles leçons Hollywood tirera de cette expérience…  L'award du pire film : Tip Top de Serge Bozon C’est devenu une habitude : l’award du pire film de 2013 revient à une grosse arnaque, qui déguise son incompétence derrière de la fausse légèreté. Il n’y a rien de plus lourd, pourtant, que ce

Continuer à lire

Le Top Flop de la rédaction 2013

ECRANS | Top 10 1/ Gravity d’Alfonso Cuarón2/ Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Coen3/ Mud de Jeff Nichols4/ Spring breakers d’Harmony Korine5/ L’Inconnu (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Le Top Flop de la rédaction 2013

Top 10 1/ Gravity d’Alfonso Cuarón2/ Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Coen3/ Mud de Jeff Nichols4/ Spring breakers d’Harmony Korine5/ L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie6/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche7/

Continuer à lire

Le Top Flop des lecteurs 2013

ECRANS | Top 10 1/ Django unchained de Quentin Tarantino2/ Gravity d’Alfonso Cuarón3/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche4/ Mud de Jeff (...)

Christophe Chabert | Vendredi 20 décembre 2013

Le Top Flop des lecteurs 2013

Top 10 1/ Django unchained de Quentin Tarantino2/ Gravity d’Alfonso Cuarón3/ La Vie d’Adèle : chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche4/ Mud de Jeff Nichols5/ L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie6/ Alabama Monroe de Felix Van Groeningen7/

Continuer à lire

Awards 2013 bonus

ACTUS | L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 bonus

L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle incontournable des nuits grenobloises située au bout du cours Berriat, se voyait contrainte par la préfecture d’arrêter d’organiser des soirées jusqu’à cinq heures du matin. Branle-bas de combat du côté des associations programmant dans le lieu, qui déplorent que l’on tue les cultures s’exprimant la nuit. « La législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque » déplorait dans nos colonnes Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage. Un article qui a explosé nos compteurs de fréquentation du site, celui-ci circulant notamment de façon virale sur les réseaux sociaux (faut dire qu’on résumait plutôt bien la situation !). Comme tous ceux de nos confrères d’ailleurs, qui ont eux aussi suivi l’affaire de près. Moralité : dans l

Continuer à lire

Awards 2013 musique

MUSIQUES | L’award du meilleur single made in Grenoble : Instant T de Peau En juin dernier, la Grenobloise Perrine Faillet, alias Peau, sortait le beau clip de (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 musique

L’award du meilleur single made in Grenoble : Instant T de Peau En juin dernier, la Grenobloise Perrine Faillet, alias Peau, sortait le beau clip de son single Instant T annonçant son second album – Archipel, qui fait suite à Première mue. Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de son univers musical (proche de celui d’une Émilie Simon). Et une voix en français, presque susurrée par moments, qui offre une innocence aérienne à cet Instant T. Un petit bijou dont on reparlera plus longuement en mars prochain à l’occasion du concert que donnera Peau à la Bobine, où elle sera accompagnée sur scène d’Olivier Depardon à la guitare et de Damien Litzler à la batterie.    L’award de la soirée de l’année qui a failli tomber à l’eau : celle des 20 ans du Petit Bulletin Mercredi 18 septembre, 17h. Dans une heure, nous allons fêter nos 20 ans place Vict

Continuer à lire

Awards 2013 expo

ARTS | L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 expo

L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop conceptuelles, celle consacrée au printemps dernier à l’artiste allemand Anselm Reyle était une réussite éclatante. À la fois puissant, ludique et accessible, le travail coloré de Reyle se trouvait magnifié par l’habile scénographie jouant avec l’obscurité et tranchant ainsi avec le kitsch assumé des œuvres présentées. Un très bon choix d’Yves Aupetitallot, le directeur des lieux, qui a permis aux Grenoblois de découvrir cet artiste dont la cote est proprement hallucinante – en 2007, il a par exemple vendu 192 000 dollars une toile estimée 25 000.

Continuer à lire

Awards 2013 théâtre

SCENES | L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 théâtre

L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et réunie autour du metteur en scène Aurélien Villard fait son nid dans le milieu grenoblois, toujours guidée par l’envie de proposer un théâtre généreux et non intimidant. On a souvent pu la croiser à l’Espace 600, qui la soutient depuis longtemps, mais aussi à l’Amphidice (sur la fac) ou au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye (Aurélien Villard vient de ce village isérois). Pourquoi un award maintenant du coup ? Parce que 2013 est véritablement l’année du décollage pour les Gentils, grâce à leur création La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui vient d’être produite par le Théâtre nouvelle génération de Lyon – et non par une structure grenobloise, mais bon ! Un acte de professionnalisation (avant, c’était en mode débrouille, alors que là, tout le monde est payé) qui ouvre de nouvelles voies à ces saltimbanques adeptes du théâtre chanté et,

Continuer à lire

Votez pour les Petit Bulletin awards

ACTUS | PB awards, troisième édition. Dans notre numéro du 25 décembre, nous reviendrons sur l’année culturelle écoulée. L’occasion de décerner nos traditionnels PB awards (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 décembre 2013

Votez pour les Petit Bulletin awards

PB awards, troisième édition. Dans notre numéro du 25 décembre, nous reviendrons sur l’année culturelle écoulée. L’occasion de décerner nos traditionnels PB awards dans toutes les rubriques (ciné, théâtre, musique, expo...). Et comme l’an passé, nous vous donnons aussi la parole. Outre notre traditionnel Top / Flop cinéma, livrez-nous vos impressions sur l’année culturelle qui s’achève. Quel concert vous a retournés ? Quel spectacle a été une claque pour vous ? Quelle expo mettriez-vous en top ? Et quelles sont vos déceptions ? Pour cela, deux possibilités : commentez cet article, ou écrivez-nous à pbawards@petit-bulletin.fr Nous publierons vos meilleures remarques dans notre numéro spécial PB Awards.

Continuer à lire

Le Top / Flop de la rédaction

ECRANS | Les dix meilleurs et les dix pires films de 2012 selon la rédaction du Petit Bulletin.

Christophe Chabert | Jeudi 20 décembre 2012

Le Top / Flop de la rédaction

Le Top 10 de la rédaction 1. Holy Motors de Leos Carax 2. Moonrise Kingdom de Wes Anderson 3. Cheval de guerre de Steven Spielberg 4. Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin 5. Cosmopolis de David Cronenberg 6. Kill list de Ben Wheatley 7.

Continuer à lire

Le Top / Flop des lecteurs

ECRANS | Les dix meilleurs et les dix pires films de 2012 choisis par nos lecteurs

Christophe Chabert | Jeudi 20 décembre 2012

Le Top / Flop des lecteurs

Le Top 10 des lecteurs 1. De rouille et d’os de Jacques Audiard 2. Bullhead de Michael R. Roskam 3. Amour de Michael Haneke 4. Moonrise Kingdom de Wes Anderson 5. Holy Motors de Leos Carax 6. Take shelter de Jeff Nichols 7. Killer Joe de William Friedkin 8.

Continuer à lire

Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 cinéma

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

Continuer à lire

Awards 2012 bonus

ACTUS | L’award de la meilleure une mensongère : le n°860 Pour illustrer notre dossier d’octobre dernier sur la faible place accordée aux femmes dans le monde (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 bonus

L’award de la meilleure une mensongère : le n°860 Pour illustrer notre dossier d’octobre dernier sur la faible place accordée aux femmes dans le monde culturel, on s’est creusé la tête. Pour finalement arriver à cette image guerrière qui en jetait en couverture. Que ceux qui ont pensé qu’un troisième Kill Bill sortait sur les écrans nous pardonnent.   L’award de la meilleure insulte : « Petit Bulletin, petite putain » Le Petit Bulletin est lu : on en a souvent la preuve grâce à vos réactions enflammées qui nous parviennent par lettres, mails ou sur les réseaux sociaux. En septembre sur Facebook, on est ainsi tombés sur la logorrhée d’une association qui nous reprochait (à tort en plus) de ne pas avoir causé de son événement. Avec, lovée au sein de la longue discussion multipartite, cette insulte emplie de poésie et d’amour envers la gent féminine. Du coup, on l’a affichée dans nos bureaux, et on la regarde chaque fois que l’on a

Continuer à lire

Awards 2012 expo

ARTS | L’award de la meilleure exposition : Philippe Cognée au Musée de Grenoble Le Musée de Grenoble est un joyau local (voire plus), dirigé par un Guy Tosatto qui (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 expo

L’award de la meilleure exposition : Philippe Cognée au Musée de Grenoble Le Musée de Grenoble est un joyau local (voire plus), dirigé par un Guy Tosatto qui sait concevoir des expositions intelligentes sur des figures passionnantes de l’histoire récente de l’art. La dernière en date, visible jusqu’au 3 février, met en avant l’œuvre singulière de Philippe Cognée, peintre français qui s’inscrit dans la lignée d’artistes comme Gerhard Richter, exposé quant à lui en 2009. Un travail précieux très habilement mis en espace. Étaient également en lice pour obtenir ce (prestigieux) prix : Marc Desgrandchamps au Vog, Kimura au Musée Hébert (jusqu’au 6 janvier 2013), et

Continuer à lire

Awards 2012 théâtre

Théâtre | Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 théâtre

Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art dramatique doit y être pour quelque chose !), nous avons une poignée d’excellents comédiens. Émilie Geymond et Julien Anselmino sont de ceux-ci. Elle, interprète franchement désopilante et toujours juste, que l’on a pu voir cette année grimée en vieille dame pour un solo joué en septembre lors de la soirée de présentation de saison du Tricycle, ou en avril sur la scène du Théâtre 145 en maîtresse de maison débordée dans Une souris grise (mise en scène de Grégory Faive). Lui, comédien vu cette année dans le spectacle Lys Martagon d’Émilie Le Roux, et que l’on croisera en janvier prochain au Tricycle dans la nouvelle créa

Continuer à lire

Awards 2012 musique

MUSIQUES | L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 musique

L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains organisateurs de soirées à innover. Les tauliers de l’asso MixLab, qui géreront la nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles prévue pour 2014, sont de ceux-ci. En septembre dernier, pour leur festival Jour & Nuit, ils avaient investi divers lieux patrimoniaux emblématiques de Grenoble : le Muséum d’histoire naturelle, l’école d’art... Et surtout l’un des salons du Stade des Alpes, avec vue imprenable sur la pelouse vide via les tribunes. Des tribunes transformées ainsi en fumoir, d’où l’on pouvait se reposer entre deux sets électro : classe. L’award du meilleur clip made in Grenoble : Le Topo des Monkey Theorem Présent sur leur premier album Instinct Primate, le morceau Le Topo du groupe grenoblois Monkey Theorem est agréable et efficace – on reste certes dans un rap très classique, avec néanmoins quelques ajouts groovy pertinents. Mais c’es

Continuer à lire

Les Petit Bulletin awards

ACTUS | Quel concert vous a retournés cette année ? Quelle pièce de théâtre ou de danse vous a scotchés à votre siège ? Quel film vous a emportés ? Quelle expo vous a émus au (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 décembre 2012

Les Petit Bulletin awards

Quel concert vous a retournés cette année ? Quelle pièce de théâtre ou de danse vous a scotchés à votre siège ? Quel film vous a emportés ? Quelle expo vous a émus au point de pleurer toutes les larmes de votre corps en sortant (oui, ne mentez pas, on sait que vous êtes des grands sensibles) ? N'hésitez pas à nous livrer vos retours sur l'année culturelle écoulée*, nous les lirons avec soin. Et nous publierons même les plus pertinents dans notre édition du 26 décembre, consacrée au PB awards. À vos claviers ! Et n'oubliez pas de voter pour notre Top flop cinéma. * Pour donner votre avis, rien de plus simple: il suffit de vous créer un compte, grâce au lien en bas de cet article (oui, ce lien-ci). En quinze secondes c'est fait ! Il ne vous restera plus alors qu'à poster votre commentaire. Et d'autres commentaire

Continuer à lire

Un plan parfait

ECRANS | De Pascal Chaumeil (Fr, 1h45) avec Diane Kruger, Dany Boon…

Christophe Chabert | Mercredi 24 octobre 2012

Un plan parfait

Le navet français de cette rentrée, ce n’est ni Les Seigneurs, ni Astérix, ni Stars 80, tous échappant peu ou prou à l’infamie, mais bien ce calamiteux Plan parfait. C’est une surprise car Pascal Chaumeil avait su, avec son très bon Arnacœur, revitaliser un genre (la comédie française) en lui insufflant charme et légèreté, et en misant sur un impeccable double duo d’acteurs (Paradis / Duris et Damiens / Ferrier). Un plan parfait tente de refaire le coup mais le casting est sa faiblesse la plus criante : le tandem Kruger / Boon n’est jamais crédible, elle peu à l’aise avec des gags il est vrai éculés, lui jamais émouvant dans la partie romantique. Quant aux deux seconds rôles comiques, ils ont été confiés à des comédiens dont la médiocrité et la vulgarité posen

Continuer à lire

Cannes, entre la panne et le moteur

ECRANS | Curieuse édition du festival de Cannes, avec une compétition de bric et de broc pleine de films d’auteurs fatigués, et dont le meilleur restera celui qui annonça paradoxalement la résurrection joyeuse d’un cinéma mort et enterré. Du coup, c’est le moment ou jamais de parler des nouveaux noms que le festival aura mis en orbite. Christophe Chabert

Aurélien Martinez | Vendredi 25 mai 2012

Cannes, entre la panne et le moteur

Comme il y a deux ans, le jour férié nous oblige à boucler avant la fin du festival de Cannes et la remise de la Palme d’or. Mais comme il y a deux ans, on a déjà hâte que l’affaire se termine, tant la compétition aura été laborieuse, et même parfois pénible à suivre. Surtout, sa diversité n’a pas été payante. En quelques heures, on pouvait passer d’un navet faussement personnel et vraiment putassier (le redoutable Paperboy de Lee Daniels, qui mérite des tomates après son déjà horrible Precious) à un sommet d’académisme moderniste à base d’acteurs inexpressifs, de dialogues séparés par d’interminables et grossiers silences et de plans sous tranxène sur des gars qui marchent dans les bois (le soporifique Dans la brume de Sergeï Loznitsa, qui mérite des œufs pourris après son déjà pontifiant My joy). Et on n’oubliera pas dans la liste le très Vogue Homme Sur la route de Walter Salles, où la beat generation est réduite à un clip publicitaire sur la mode des hipsters, ou encore le téléfilm de Ken Loach, La Part des anges, d’une fainéantise hallucinante que ce soit dans le déroulé de son scénario ou sa direction artistique inexist

Continuer à lire

Awards 2011 exposition

ARTS | L’award de l’expo blockbusterLe hors-les-murs du fameux et parisien Centre Pompidou sur Chagall et l’avant-garde russe (il ne fallait pas oublier la (...)

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Awards 2011 exposition

L’award de l’expo blockbusterLe hors-les-murs du fameux et parisien Centre Pompidou sur Chagall et l’avant-garde russe (il ne fallait pas oublier la seconde partie du titre, sous peine d’être terriblement déçu) a été l’un des grands évènements de l’année culturelle grenobloise – à l’image de ceux qui attirent les foules dans les grands musées parisiens. Il permit d’approcher au mieux l’univers foisonnant de l’artiste, et de contextualiser son art singulier à travers « un dialogue fertile » comme nous l’expliquait en mars dernier Angela Lampe, conservatrice à Beaubourg et co-commissaire de l’exposition. L’award de l’éléganceÉlégance et sobriété sont deux qualificatifs qui conviennent parfaitement à l’univers du peintre Jean-Frédéric Coviaux, que l’on a pu découvrir en février dernier à l’Espace Vallès de

Continuer à lire

Awards 2011 musique

MUSIQUES | Awards des claques lives inattendues : Zone libre et Peter Kernel Pas vraiment galvanisante sur CD, la réunion entre la rappeuse Casey et le guitariste (...)

François Cau | Vendredi 16 décembre 2011

Awards 2011 musique

Awards des claques lives inattendues : Zone libre et Peter Kernel Pas vraiment galvanisante sur CD, la réunion entre la rappeuse Casey et le guitariste Serge Teyssot-Gay a tout explosé sur la scène de la Bobine. La première s’est imposée comme une MC tonitruante, ravageuse, aux lyrics qui claquent comme autant de coups de trique bien sentis, le second a confirmé aux plus sceptiques que la réussite de Noir Désir lui devait énormément. La fusion entre hip hop et rock’n’roll a tenu tout du long, dans un équilibre incroyable de rage et de ferveur musicale. Tout aussi électrique, le set de Peter Kernel a également bousculé le public du Ciel dans ses doucereuses habitudes. Les compositions du génial White death black heart (l’un des albums de l’année, et pas uniquement à cause de l’adorable petit chat en couverture) ont été transcendées par ce trio de rock déviant, avec une énergie qui aura dévasté les hipsters les plus blasés. Sinon, Patti Smith a aussi tout défoncé

Continuer à lire

Awards 2011 théâtre

SCENES | L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 décembre 2011

Awards 2011 théâtre

L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert au printemps à la MC2, on n’en voit malheureusement pas tous les jours. Leur Notre terreur, relecture des derniers jours de Robespierre en s’axant sur l’exercice du pouvoir d’une poignée de révolutionnaires propulsée à la tête du Comité de salut public, fut un acte théâtral d’une très grande force, élaboré avec une méthode singulière nourrie d’improvisations. D’où, à l’époque, notre titre de Une on ne peut pluspéremptoire : « ça c’est du théâtre » ! L’award du lieu qui se cherche : Le Tricycle C’est l’idée qui avait occupé les théâtreux grenoblois pendant au moins un an : la volonté de la municipalité de co

Continuer à lire