Gabrielle

ECRANS | De Louise Archambault (Canada, 1h44) avec Gabrielle Marion-Rivard, Alexandre Landry…

Christophe Chabert | Jeudi 10 octobre 2013

On se fait peut-être des idées, mais on a le sentiment que la vie sentimentale des personnes handicapées est devenue une tarte à la crème sur les écrans depuis quelques années… Gabrielle, en tout cas, n'apporte pas grand-chose au sujet, se contentant de répéter en boucle que les handicapés aussi ont le droit d'être amoureux et d'avoir une sexualité sans avoir à subir ni tutelle, ni regards inquiets.

Le film est terrassé par sa quête de justesse – au détriment de tout élan romanesque ou de tout parti pris de mise en scène –  mais aussi par le sempiternel Bisounours style de nos voisins québécois, cette chantilly de bons sentiments qui finit toujours par dégouliner de partout. C'est qu'il ne faudrait surtout pas déranger quiconque, et le film se choisit l'unisson comme camouflage à son désir d'unanimisme : la chorale du centre reprend du Niagara et du Charlebois en attendant de pouvoir interpréter dans un concert live les tubes de l'auteur de Je reviendrai à Montréal… Qui avait au préalable adoubé ses "choristes" dans une séquence émotion filmée comme de la télé-réalité… Comme son compatriote Starbuck, Gabrielle est un film vraiment trop poli pour être honnête.

Christophe Chabert


Gabrielle

De Louise Archambault (Fr, 1h44) avec Gabrielle Marion-Rivard, Mélissa Désormeaux-Poulin...

De Louise Archambault (Fr, 1h44) avec Gabrielle Marion-Rivard, Mélissa Désormeaux-Poulin...

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Gabrielle et Martin tombent fous amoureux l'un de l'autre. Mais leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l'entendent car Gabrielle et Martin ne sont pas tout à fait comme les autres...


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"Des horizons..." : la terre dans tous ses états avec Gabrielle Baëcile

Exposition | Céramiste de formation, Gabrielle Baëcile propose, à la Théorie des Espaces Courbes, un parcours sensible inspiré par le matériau qu’elle a l’habitude de travailler et auquel elle a souhaité rendre une forme d’hommage : la terre.

Benjamin Bardinet | Mercredi 27 novembre 2019

Centre d’art associatif et indépendant, la TEC invite les artistes à déposer des dossiers dans lesquels ils développent des propositions qu’ils n’ont pas eu encore l’occasion de concrétiser ou de mener à terme. Celle de Gabrielle Baëcile consistait en une série d’œuvres jouant des qualités de la terre, un matériau qu’elle a l’habitude de façonner et de contraindre dans le cadre de son activité de céramiste. Installée dans le Gard, l’artiste a profité de ses séjours en Isère pour collecter dans la région des terres aux qualités diverses (couleur, texture...) dont l’origine nous est systématiquement indiquée. L’exposition prend tout à la fois la forme d’une installation jouant des particularités architecturales du centre d’art et d’un parcours qui nous sensibilise aux différents états de la terre, élément aussi fortement symbolique qu’essentiel. Granules et monticules L’ensemble s’ouvre sur une série de monticules de granules de terre au-dessus desquels sont suspendus des tamis contenants les blocs nécessaires à leur confection. Un premier geste qui nous permet d’éveiller notre sensibilité aux qualités chromatiques de la terre brute. Plus loin, c’es

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Isabelle Huppert en neuf rôles marquants

ECRANS | Alors que sort ce mercredi sur les écrans "Elle", film du revenant Paul Verhoeven ("Basic Instinct") dans lequel elle tient le premier rôle, on s’intéresse à Isabelle Huppert, actrice qui illumine et torture le cinéma français depuis plus de trente ans. La preuve par neuf. Aurélien Martinez et Vincent Raymond

La rédaction | Mardi 24 mai 2016

Isabelle Huppert en neuf rôles marquants

Les Valseuses (1974) Si la carrière de cette jeune fille bien née (dans le très huppé XVIe arrondissement de Paris) débute doucement au début des années 1970 avec des seconds rôles chez Nina Companeez et Claude Sautet, on la retrouve dès 1974 à l’affiche d’un drôle de film aujourd’hui devenu culte : Les Valseuses de Bertrand Biler. L’espace de quelques minutes, elle incarne Jacqueline, « pauvre petite chérie de 16 ans qui n’a pas encore baisé » comme s’en inquiète Miou-Miou. Depardieu et Dewaere la réconforteront à leur manière. Violette Nozière (1978) 1978 est l’année de la première collaboration entre Isabelle Huppert et le réalisateur Claude Chabrol. Sept autres suivront – Madame Bovary, Merci pour le chocolat, L’Ivresse du pouvoir… Un Chabrol qui lui permettra ainsi d’obtenir son premier Prix d’interprétation cannois à 25 ans avec ce drame dans lequel elle incarne une fille convaincue d’empoisonnement et de parricide : un rôle intense comme elle en a

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En direct d’Italie

ARTS | Photos / Sur des murs oscillant entre l’orangé et le vermillon, le musée Hébert expose les photographies prises par l’épouse du peintre lors de leurs séjours en (...)

Laetitia Giry | Vendredi 8 juin 2012

En direct d’Italie

Photos / Sur des murs oscillant entre l’orangé et le vermillon, le musée Hébert expose les photographies prises par l’épouse du peintre lors de leurs séjours en Italie. Instantanés effectués entre 1888 et 1893, ils manifestent un goût pour le réel, pour l’activité humaine autant que pour les lieux de vie. Paysannes aux champs, femmes au lavoir, places vides ou pleines… Gabrielle Hébert saisit les regards et les attitudes comme la superbe des pierres. Elle le fait avec une liberté nouvelle à l’époque, libérée grâce aux évolutions de la technique du temps de pose jusqu’alors imposé. Rapidité, naturel : les maître-mots de la série étonnent par leur contemporanéité. Sous verre, est montré un appareil d’époque, alors qu’au bout de la salle trônent quelques objets (dont un costume de paysanne) ramenés par Hébert. Une exploration des plus agréables, aux atours de documentaire, ponctuée par des textes intéressants. À l’étage, dans le cabinet des dessins, sont visibles des illustrations dessinées par le fameux Joost Swarte, inspiré par les jolis jardins du musée. Un regard naïf et précis qu’il est bon de croiser. Italiens pittoresques, 1888-1893, et J

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