Cannes 2014, jour 2 : Girls power

ECRANS | "Bande de filles" de Céline Sciamma (sortie le 22 octobre). "Party girl" de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (sortie le 3 septembre). "White bird in a blizzard" de Gregg Araki (sortie non communiquée)

Christophe Chabert | Jeudi 15 mai 2014

Deuxième jour à Cannes, et déjà l'école buissonnière hors de la compétition. Il faut dire que le jeudi est traditionnellement le jour de l'ouverture des sections parallèles, et comme elles sont assez alléchantes cette année, on peut très bien remettre à plus tard la projection du dernier Mike Leigh (2h30 sur le peintre Turner, c'est vrai qu'en début de festival, c'est sans échauffement).

C'est un hasard, mais il est réjouissant : les femmes ont pris le pouvoir dans les trois films vus aujourd'hui, et notamment dans ce qui constitue le premier choc de Cannes, le nouveau film de Céline Sciamma, Bande de filles (photo). Après Naissance des pieuvres et Tomboy, Sciamma confirme qu'elle n'est plus très loin d'être une de nos grandes cinéastes, et ce troisième opus démontre une inéluctable montée en puissance qui n'est pas sans rappeler celle d'un Jacques Audiard. Avec qui elle partage une intelligence du scénario et de la mise en scène, mais surtout l'envie de faire émerger conjointement des héro(ïne)s et des comédien(ne)s qui vont hanter longtemps l'esprit du spectateur, via des trajets de fiction puissants et authentiquement contemporains, au sens où ils interrogent explicitement notre monde et ses recoins sociaux.

C'est très exactement ce que raconte Bande de filles, en suivant le parcours de Meriem, black banlieusarde prise en étau entre son rôle non avoué de chef de famille (la mère travaille, le père n'est pas là, les benjamines poussent) et un frère qui n'intervient que pour la sermonner ou lui flanquer des roustes. Après avoir échoué pour la deuxième fois à entrer en seconde "normale", elle tombe sur trois autres filles à la lisière de la marginalité qui assument fièrement une identité faite de féminité exacerbée — elles sont belles, lookées et sapées — mais aussi une certaine virilité leur permettant d'échapper au machisme ambiant. Elle incorpore la bande et, entre soirées alcoolisées et festives dans une chambre d'hôtel, bastons de rue avec le gang d'en face et glande dans les kebabs et les rues de sa cité, Meriem s'affirme à son tour, se transforme physiquement et gagne un nouveau nom : Vic.

Mais le patriarcat rode, et si on pense un temps que Meriem réussit à gagner l'estime et le respect des mâles lâches et brutaux qui l'entourent, ce n'est qu'un leurre. En pure héroïne, cependant, elle ne cèdera aucun terrain, retournant au combat en véritable guerrière, bravant humiliations et insultes pour conserver cette dignité chèrement acquise.

La mise en scène de Sciamma est au diapason de l'énergie de son héroïne et de ses camarades, osant le lyrisme, la violence et la stylisation, que ce soit lors du match de football américain qui ouvre le film, les séquences de free fight au féminin ou simplement cette façon de filmer les corps et les visages frontalement, avec une charge érotique et émotionnelle incroyables. Impossible de taire ici le nom de la comédienne qui incarne Meriem : Karidja Toure ; elle est simplement renversante de naturel, de force et de beauté — extérieure mais aussi et surtout intérieure — et elle impulse une énergie vitale au film jusqu'à son dernier et sublime plan. Une actrice est née, en même temps qu'un personnage qu'on n'oubliera pas de sitôt.

Bande de filles est aussi une œuvre qui clame d'un bout à l'autre le retour à un nécessaire girl power, c'est-à-dire un vrai féminisme où il ne s'agit pas tant de prendre fait et cause pour les femmes, mais de les remettre au centre de tout, de leur rendre la parole (et quelle parole !) et l'action qu'on voudrait leur confisquer.

Sans faute

Deux filles (et un garçon) fraîchement sortis de la Fémis (prestigieuse École nationale supérieure des métiers de l'image et du son à Paris) sont derrière Party girl, leur premier long présenté à la surprise générale en ouverture d'Un certain regard, qui retrouve ici son rôle dé défricheur après plusieurs années à aligner des grands noms recalés en compétition pour sa soirée de Gala (Van Sant, Sofia Coppola, Manoel De Oliveira). Disons-le, pour une première œuvre, la maîtrise est impressionnante, et les trois réalisateurs se sont constitués ici une sacrée carte de visite sur le mode "comment faire de la fiction avec une réalité documentaire". Pas n'importe laquelle : une danseuse de cabaret sexagénaire nommée Angélique, qui vit à la frontière entre l'Allemagne et la France et décide, sur un coup de tête et un gros coup de scénario, de raccrocher les bas pour se mettre à la colle avec Michel, retraité bourru et gentil, trop gentil. Les choses s'accélèrent et Angélique et Michel choisissent de se marier. Ce qui oblige à réunir une famille un peu décomposée : quatre enfants, dont deux sont proches d'Angélique, un autre a "réussi" à Paris et une dernière a été placée dans une famille d'accueil.

Si tous les comédiens jouent ici leur propre rôle, jamais à l'écran on ne voit autre chose que des poussées fictionnelles, des scènes très bien écrites et plutôt bien interprétées — la direction d'acteurs est pour le moins bluffante — dessinant là encore un très beau portrait de femme, dont la marginalité devient rapidement une évidence : on peut être vieille et désirable, avoir eu une vie disloquée et rester profondément équilibrée, laisser sa famille dériver et malgré tout être entourée de torrents d'amour. La forme même du film est un bel écrin pour Angélique : en scope et avec une caméra à l'épaule discrète, les trois cinéastes filment toujours à la bonne distance, mettent du conflit dramatique là où il faut et ne sombrent jamais dans le misérabilisme social.

Sans faute, donc, mais cette perfection a son petit revers : on aimerait parfois que Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis tombent la garde et révèlent le making-of de leur film, plutôt que d'en cacher avec virtuosité la fabrication. Qu'est-ce qui, dans cette histoire, relève du vrai et du faux ? Les situations sont-elles entièrement inventées ou sont-elles juste rejouées devant la caméra ? On devrait s'en foutre, mais pas totalement. Car à force de rendre invisible son dispositif, Party girl se teinte d'une nuance de soupçon : soit l'ensemble est totalement fictionnel, à l'exception des personnages, soit on recrée leur vie à l'écran et ils servent de caution d'authenticité au trio, lui évitant dans les deux cas de franchir le pas d'un cinéma documenté mais plus documentaire, où l'effet de réel remplacerait ce réalisme de l'effet.

Gregg is back

Terminons avec un petit plaisir un peu égoïste : celui d'avoir pu découvrir, au Marché du film, le nouveau film d'un de nos cinéastes préférés, Gregg Araki. On l'attendait dans l'une ou l'autre des sélections, mais son White bird in a blizzard, sans doute trop modeste pour aller se mesurer aux "gros" films de la compétition, devra se contenter de buzzer dans les couloirs du Palais. C'est, il est vrai, un petit film, mais qui poursuit une belle lancée, synthétisant la gravité mélancolique de Mysterious skin et la fantaisie baroque de Kaboom. Et c'est aussi la confirmation d'une grande actrice en devenir : Shailene Woodley. On l'avait laissée dans la SF teenage de Divergente, on la retrouve ici en adolescente libre dans sa tête et dans son corps — très dénudé — s'envoyant en l'air avec le boy next door, traînant avec sa copine black obèse et son pote pédé et, plus embêtant, faisant face à la disparition soudaine et inexpliquée de sa mère — Eva Green, qui réapparaît dans des flashbacks sous influence Douglas Siirk, où elle est d'une renversante cinégénie. Dans les deux cas, Woodley fait des merveilles, contournant les canons hollywoodiens de la beauté pour imposer quelque chose de beaucoup plus précieux : une vitalité et une apparente absence de complexe qui lui permettent de fouiller sans peine les tréfonds de ses personnages. Attention : Jennifer Lawrence a une concurrente très sérieuse au titre d'actrice de l'année !

Le film ne cherche donc pas tant à élucider le mystère qu'à accompagner, deux années durant, cette adolescente qui se retrouve avec un vide existentiel qu'elle tente de combler en allant voir une psy, en élaborant quelques projets d'émancipation et en se rapprochant d'un flic quadra plutôt tranquille niveau mœurs. Cette petite comédie humaine possède une étonnante fraîcheur, même si quelques scènes oniriques rappellent que la douleur n'est jamais très loin, enfouie sous une couche de neige et de glace qui ne demande qu'à fondre lorsque l'occasion se présentera.

On découvrira ainsi que les parents vivaient depuis longtemps dans une indifférence polie, la mère réduite au statut de femme trophée et d'épouse ménagère et le père, de son côté, faisant le grand écart entre son apathie domestique et son charisme au travail. Le twist final, imprévisible, donnera encore une autre dimension à ce couple mal assorti, anti-modèle de l'ado bien décidée à prendre sa vie en main et à voler de ses propres ailes. C'est elle, l'oiseau blanc dans le blizzard, avançant tant bien que mal contre le vent glacé. Girl power, encore et toujours !

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Le festival est bientôt fini et pourtant, aujourd’hui, il a semblé commencer. Sa compétition, jusqu’ici sans surprise, s’est emballée et les auteurs sont allés là où on ne les attendait pas. À commencer par Michel Hazanavicius et son The Search, qui fait donc suite au triomphe de The Artist. Inspiré d’un film de Fred Zinneman, The Search voit le cinéaste s’aventurer dans la Tchétchénie de 1999, au début de l’offensive russe, prétextant une lutte anti-terroriste alors qu’il s’agissait surtout d’aller restaurer l’ordre contre les tentations séparatistes. Son prologue, tourné en DV par un soldat inconnu, se conclut par le massacre d’une famille sous les yeux de leur enfant, caché à l’intérieur de sa maison. C’est une première belle idée de mise en scène : le regard du gamin à la fenêtre, tétanisé par la mise à mort de ses parents, et son contrechamp cruel, celui de leur bourreau en vue subjective. Le film s’attache ensuite à suivre en parallèle quatre personnages : l’enfant en fuite, recueilli par Carole (Bérénice Bejo), ch

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Cannes 2014, jour 7 : Du côté de la Quinzaine…

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Christophe Chabert | Mercredi 21 mai 2014

Cannes 2014, jour 7 : Du côté de la Quinzaine…

Comme prévu, la présentation de Deux jours, une nuit des frères Dardenne a électrisé la Croisette et beaucoup séchaient encore leurs larmes dix minutes après la fin de la projection du matin — on n’ose imaginer ce qui va se passer ce soir. Ayant été particulièrement indiscipliné pour suivre la compétition cette année, on ne se hasardera à aucun pronostic concernant le palmarès final ; mais bon, si les Dardenne repartent avec une troisième palme, établissant ainsi un record en la matière, on ne criera pas au scandale. Comme on avait vu le film il y a déjà quelques temps, cela nous a laissé le loisir d’aller voir un peu de quel bois se chauffait la Quinzaine des réalisateurs, sachant qu’on y avait déjà vu deux de nos films préférés du festival — Bande de filles et Les Combattants. Depuis qu’Edouard Waintrop en a pris les rênes, cette sélection traditionnellemen

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Cannes 2014, jours 5 et 6 : L’insoutenable lourdeur des auteurs

Ce lundi, présentation de Maps to the stars de David Cronenberg. Demain, ce sera au tour de Deux jours, une nuit des frères Dardenne. Deux films qui volent très au-dessus d’une compétition atone et informe, qui ne réserve dans le fond aucune surprise sinon celle-ci : ne pas avoir envie de la suivre de près comme on l’avait fait les cinq années précédentes. Cronenberg et les Dardenne font la différence sur un point très précis : ils ne cherchent à aucun moment à se situer au-dessus du spectateur et se contentent de l’accueillir à bras ouverts dans leurs films respectifs, l’un sur le mode de la farce caustique et jubilatoire, les autres sur le ton du suspens social débouchant non pas sur une résolution classique, mais sur une quête bouleversante de ce qui reste de noble dans l’être humain. Postures arty grotesques Ce matin, c’était donc au tour de Bennett Miller et de son Foxcatcher (photo) de se conformer très exactement à ce que l’on pouva

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Cannes par la bande (de filles)

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Christophe Chabert | Mardi 20 mai 2014

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On ne sait vraiment pas par quel bout prendre ce drôle de festival de Cannes, compressé à cause des futures élections européennes, et dans lequel se télescopent en compétition gros films longs et parfois assez lourds à digérer et cinéma daté et has been, sinon carrément inepte. Pour l’instant, ami lecteur, réjouis-toi, les deux meilleurs films vus sont aussi ceux qui sortent cette semaine dans les salles françaises : Deux jours, une nuit et Maps to the stars. Il faut reconnaître toutefois qu’en ouvrant sa sélection avec ce navet indiscutable qu’est Grace de Monaco, déjà mort et enterré une semaine seulement après son arrivée sur les écrans, Thierry Frémaux n’a pas vraiment fait démarrer le festival du pied droit… On reviendra donc en détails la semaine prochaine sur la compétition, et on préfèrera lister ici les quelques découvertes faites au gré des sélections parallèles. Les combattantes Lesdites découvertes ont été marquées par l’émergence de figures féminines fortes et absolument contemporaines, comme dans la formidable comédie Les Combattants de Thomas Cailley, dont l’accueil enthousiaste lui promet déjà une bel

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Cannes 2014, jour 4 : Aux armes !

ECRANS | "The Rover" de David Michôd (sortie le 4 juin). "The Disappearance of Eleanor Rigby" de Ned Benson (date de sortie non communiquée). "It follows" de David Robert Mitchell (date de sortie non communiquée). "Les Combattants" de Thomas Cailley (sortie le 20 août).

Christophe Chabert | Dimanche 18 mai 2014

Cannes 2014, jour 4 : Aux armes !

S’ennuie-t-on au cours de ce festival de Cannes ? Oui, un peu, beaucoup parfois ; alors à la guerre comme à la guerre, on ose ce que l’on n’avait jamais osé jusque-là : laisser tomber la compétition, et se promener à travers les séances des sections parallèles, pour espérer y trouver des films stimulants, différents, bref, autre chose que de l’art et essai formaté, long et plombé. À ce petit jeu, The Rover, présenté en séance de minuit, repousse les limites de la bizarrerie. De la part de David Michôd, réalisateur d’Animal kingdom, rien ne laissait présager un tel virage ; si son premier film était puissant et abouti, il s’inscrivait dans un genre codifié — le film de gangsters — et sa mise en scène cherchait avant tout une forme d’efficacité sans refuser pour autant d’apporter de réelles innovations. Avec The Rover, Michôd fait exploser toutes les catégories et signe le premier film post-apocalyptique beckettien, que l’on pourrait réduire à ce pitch : deux hommes, l’un à moitié idiot, l’autre impavide, recherche

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Cannes 2014, jour 3 : Films d’horreurs

ECRANS | "Captives" d’Atom Egoyan (sortie le 1er octobre). "Relatos salvajes" de Damian Szifron (sortie le 17 septembre). "Mr Turner" de Mike Leigh (date de sortie non communiquée). "Winter sleep" de Nuri Bilge Ceylan (sortie le 13 août).

Christophe Chabert | Samedi 17 mai 2014

Cannes 2014, jour 3 : Films d’horreurs

Vendredi confession : on ne la sentait pas trop, sur le papier, cette compétition. Trop de cinéastes mal aimés, trop de films trop longs, trop d’outsiders sortis du chapeau… Cette troisième journée est venue confirmer nos craintes et y a ajouté un autre facteur : une programmation au bas mot catastrophique dans l’ordre de présentation des films qui a sérieusement amoindri l’impact de ce qui était pourtant l’événement du jour, la projection du Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan, dont on parlera à la fin de ce billet. Disons-le clairement : pourquoi avoir placé le film en séance unique en plein milieu de l’après-midi plutôt qu’à la place de ces deux navets que sont Captives d’Egoyan et Relatos salvajes de Damian Szifron ? À cause de sa durée fleuve — 3h15 ? Sans doute, mais on a envie de dire qu’il vaut mieux, quand les années sont si manifestement pauvres en œuvres dignes de figurer dans la Ligue 1 de Cannes, limiter le nombre de films qu’en envoyer autant au casse-pipe comme de vulgaires hamburgers dans un fast food. L’impression de gavage n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui et aussi cruelle, testant notre résistance physique et notre capa

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Cannes 2014, jour 1 : Grace de M...

ECRANS | "Grace de Monaco" d’Olivier Dahan (en salles depuis mercredi). "Timbuktu" d’Abderrahmane Sissako (pas encore de date de sortie)

Christophe Chabert | Jeudi 15 mai 2014

Cannes 2014, jour 1 : Grace de M...

C’est donc reparti pour un tour de Cannes, et bon, disons-le tout de suite, ça a très très mal commencé. Avec la présentation en ouverture du Grace de Monaco d’Olivier Dahan, on sonde déjà les profondeurs du néant cinématographique. Il faut remonter à loin pour trouver une séance de gala aussi foireuse (Da Vinci Code ? Fanfan la Tulipe ?). Les producteurs de ce truc peuvent remercier Thierry Frémaux d’avoir donné un généreux coup de pouce à un film en perdition depuis des mois, en particulier depuis la brouille ouverte entre le réalisateur et Harvey Weinstein, à qui on donne plutôt raison d’avoir refusé de présenter cette version au public américain. Quoique, à moins de le retourner intégralement, on voit mal comment on peut sauver l’affaire du naufrage dans lequel il s’enfonce quasi-instantanément. Déjà, l’angle choisi pour cette bio a de quoi faire hurler : comment Grace Kelly a choisi de renoncer définitivement à sa carrière au cinéma pour endosser les habits de princesse monégasque, à la faveur d’un incident qui opposa la famille royale à De Gaulle, décidé à mettre fin à l’exil massif des capitaux qui avait lieu là-bas. Dah

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