Un Moi(s) de cinéma #4

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo

Christophe Chabert | Lundi 2 mars 2015

Au sommaire de ce quatrième numéro :

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson
Selma de Ava DuVernay
The Voices de Marjane Satrapi
Hacker de Michael Mann
À trois on y va de Jérôme Bonnell

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Kittin : rupture et renouveau

Soirée | Un nom de scène raccourci (aux oubliettes le "Miss"), un nouvel album ("Cosmos") franchement emballant qui tranche radicalement avec ses précédentes sorties discographiques... Autant de raisons de se (re)pencher sur Kittin, de passage ce samedi 16 février à la Belle électrique pour un set longue durée de 4h.

Damien Grimbert | Mardi 12 février 2019

Kittin : rupture et renouveau

Le parcours artistique de Kittin est, aujourd’hui, largement connu – surtout à Grenoble, ville qui l'a vue naître en 1973. La découverte des premières raves à l’orée des années 1990 et le choc émotionnel qui l’accompagne, les premiers pas dans le deejaying alors qu’elle est encore étudiante aux Beaux-Arts, sa collaboration prolongée avec The Hacker (un autre Grenoblois de renom) et leur amour partagé pour les sonorités synthétiques sombres des années 1980… Surtout, en 1998, le duo sort deux morceaux emblématiques, 1982 et Frank Sinatra, qui, aux côtés du classique Space Invaders are Smoking Grass du Hollandais I-F, vont amorcer le phénomène électroclash et assurer aux deux artistes un succès international. Trois ans plus tard, c’est la sortie de leur bien intitulé First Album, et le départ de Kittin pour Berlin. Une période faste pendant laquelle la DJ enchaîne les dates à n’en plus finir, sort un mix-CD hautement acclamé (Radio Caroline Volume 1, en 2002), suivi d’un premier album solo très réussi,

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Surgeon, techno sans concession

MUSIQUES | Samedi soir, la Belle électrique proposera un plateau électro de haut niveau, avec donc Surgeon, mais aussi The Hacker, Lucy et Maxime F.

Damien Grimbert | Mardi 4 octobre 2016

Surgeon, techno sans concession

Si l’on n’aborde pas forcément toutes les soirées techno de la Belle électrique avec le même enthousiasme, force est de reconnaître que celle de ce samedi affiche un line-up absolument irréprochable. En tête d’affiche, le vétéran de la techno britannique Surgeon, 25 ans d’activité au compteur, jouera en format live pour son premier passage à Grenoble. Artiste aux influences versatiles, puisant aussi bien dans la noise et l’indus que l’IDM, l’ambient et la bass music, Anthony Child de son vrai nom affiche depuis ses débuts un amour immodéré pour les sonorités dures, les rythmiques martiales et les expérimentations en tout genre. Père spirituel de toute la nouvelle scène "noise techno" qui sévit en Angleterre depuis cinq ou six ans (Karenn, Truss, Perc…) et première partie improbable de Lady Gaga lors de son dernier passage à Birmingham, il sera en bonne compagnie aux côtés de l’Italien Lucy. Fondateur de l’excellent label Stroboscopic Artefacts en 2009, ce dernier est quant à lui l’auteur d’une techno sombre et rituelle flirtant avec l’expérimental, mêlant influences dub et velléités psychédéliques. Pour compléter ce plateau d

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The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

MUSIQUES | Rendez-vous ce vendredi 3 juin pour la soirée des 19 ans du mythique club grenoblois.

Damien Grimbert | Mardi 31 mai 2016

The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

Histoire de fêter en beauté son 19e anniversaire ce vendredi 3 juin, le Vertigo a fait appel à deux vétérans chevronnés de la scène électronique française : le Grenoblois The Hacker et le Marseillais David Carretta (en photo). Amis de longue date et collaborateurs fréquents, les deux artistes ont émergé à peu près à la même période – deuxième moitié des années 1990 – et sorti leurs premiers EPs sur le même label – International Deejay Gigolo Records, mené de main de maître par l’Allemand DJ Hell. De quoi forger des liens solides, d’autant que leurs principales influences musicales puisent à peu de choses près dans les mêmes sources 80’s : EBM, techno et indus pour la dimension sombre, les atmosphères troubles et les rythmiques martiales, et new wave, él

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The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

MUSIQUES | À l’occasion de sa soirée carte blanche prévue ce samedi à la Belle électrique, on a été discuter avec le Grenoblois The Hacker de DJ Hell et I-F, les deux artistes qu’il a choisi d’inviter à jouer à ses côtés. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 1 décembre 2015

The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

À quand remonte votre rencontre avec DJ Hell ? The Hacker : 1997. C’est l'un des premiers DJs que j’ai entendu mélanger pas mal de styles dans ses sets, il ne jouait pas que de la techno ou de la house, mais aussi du disco, de la new wave, des vieux trucs des années 1980… Ça a été une sorte de révélation pour moi, parce qu’en même temps, ça restait vraiment cohérent. Et quand il nous a signés avec Miss Kittin sur International Deejay Gigolo Records, le label qu’il venait de monter, ça a vraiment été un moment décisif pour notre carrière, parce que le mélange d’électro et de new wave qu’on faisait n’était pas du tout à la mode à l’époque. Il a été le premier à croire en nous. C’est quelqu’un qui m’a inspiré musicalement, mais surtout qui m’a permis de gagner en confiance, de me décomplexer en tant que DJ. Et I-F ?

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À trois on y va

ECRANS | Entre vaudeville et étude des indécisions sentimentales, Jérôme Bonnell livre sa vision du triangle amoureux dans un film qui ne manque ni de charme, ni de sincérité, mais de rigueur dans sa mise en scène et son scénario. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 24 mars 2015

À trois on y va

Charlotte vit avec Micha, mais elle aime en secret Mélodie. Or, Mélodie va tomber amoureuse de Micha, tentant de dissimuler cette aventure à Charlotte. Le triangle amoureux est-il un triangle isocèle ou équilatéral, à partir du moment où se retrouvent abolies les barrières de sexe et de genre ? La réponse à cette équation est dans le dernier film de Jérôme Bonnell, qui pourtant n’a que faire des mathématiques. Son cinéma reste obstinément dans le viseur d’une tradition bien française héritée de la littérature et du théâtre, avec cette petite musique qui lui sert de style depuis Le Chignon d’Olga jusqu’au Temps de l’aventure. Il y aura donc des amant(e)s dans le placard – ou sur le rebord de la fenêtre – comme dans tout bon vaudeville qui se respecte ; et si le téléphone portable et les SMS font ici figure de portes qui claquent, cette mise à jour n’occulte pas les ressorts boulevardiers du scénario. Plus originale est la matière humaine que pétrit Bonnell : celle de ses jeunes acteurs, en particulier Anaïs Demoustier, qui semb

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Hacker

ECRANS | Ce devait être le grand retour de Michael Mann après le décevant "Public enemies", mais ce cyber-thriller ne fait oublier un scénario aux enjeux dramatiques faibles et aux personnages superficiels que lors de ses scènes d’action époustouflantes et novatrices. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 17 mars 2015

Hacker

Pour son retour au cinéma après six ans de silence (et une série HBO avortée, Luck), Michael Mann s’est fixé un défi à la hauteur de sa réputation : filmer les flux du cyberespace et la manière dont cette mondialisation des données affecte le monde réel. Hacker va donc défier David Fincher, l’autre grand cinéaste numérique du XXIe siècle, sur son terrain de prédilection, et il le fait d’abord en matérialisant les circuits informatiques qui relient un cyberpirate à une centrale nucléaire chinoise, provoquant une catastrophe aux conséquences géopolitiques inattendues. En effet, la police chinoise doit pactiser avec le FBI américain pour retrouver l’auteur de l’attaque, qui pourrait avoir des liens avec un ancien hacker purgeant une peine de prison, à qui l’on accorde donc une gracieuse liberté conditionnelle le temps de l’enquête. On sent que Mann se plaît à amener son cinéma vers de nouveaux territoires, que ce soit celui des effets spéciaux numériques ou celui de l’empire capitaliste chinois avec ses villes polluées et ultratechnologiques. En revanche, il ne trouve de moyen pour les faire se rejoindre qu’un "action man" bodybuildé et prompt

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Selma

ECRANS | Avec cette évocation du combat de Martin Luther King pour la reconnaissance du droit de vote des noirs dans les états du sud américain, Ava DuVernay réalise un honnête film à oscars, qui ménage la chèvre didactique et le chou romanesque avec un certain sens de la nuance. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 10 mars 2015

Selma

Dans l’offensive hivernale du cinéma inspiré d’une histoire vraie ou d’un personnage célèbre et destiné à récolter des (nominations aux) oscars, Selma faisait figure d’outsider face aux brontosaures Imitation game et Une merveilleuse histoire du temps. Pourtant, le film d’Ava DuVernay ne démérite pas et s’il s’avère plus linéaire que l’évocation d’Alan Turing, il est nettement moins académique que l’imbitable ménage à trois autour de Stephen Hawking… Tout est ici question d’angle : plutôt que de se lancer dans un biopic étouffe-chrétien du pasteur Martin Luther King, le film resserre sa focale autour d’un combat précis et symbolique de son engagement, celui de la ville de Selma, en Alabama, représentative du déni de représentation fait aux noirs dans les états du sud, en particulier leur droit à voter lors des élections. Reconnu par la loi mais bloqué dans les faits par les autorités en place, il devient le cheval de bataille de Luther King et de s

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The Voices

ECRANS | Marjane Satrapi s’exile aux États-Unis pour s’approprier une commande de film d’horreur à petit budget qu’elle transforme en comédie sanglante et cinglante à l’esprit très 80’s. Sympathique même si l’affaire peine à tenir la longueur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 10 mars 2015

The Voices

Il faut imaginer ce que The Voices aurait pu être si Marjane Satrapi ne s’en était emparé pour lui faire subir une torsion toute personnelle : un de ces films d’horreur pour ados comme il s’en produit à la pelle, où l’esprit de sérieux n’est qu’une façade pour masquer le cynisme mercantile. Le film raconte comment un schizophrène tout juste sorti de l’asile, suivi de près par sa psychiatre et tenu en laisse par une puissante camisole chimique, finit par craquer son vernis de ravi de la crèche et retomber dans ses pulsions homicides. D’entrée, Satrapi repeint son univers aux couleurs irréelles d’un arc-en-ciel de bonheur, quand bien même celui-ci napperait un paysage d’usines et de banlieues branlantes ; l’effet Prozac contamine une mise en scène qui choisit l’option humour noir et transforme le minet Ryan Reynolds en une parodie de lui-même, sourire extatique figé perpétuellement sur son visage de puceau imberbe. Lorsqu’il rentre chez lui après une journée à bosser et à tenter de séduire la belle secrétaire de son entreprise (Gemma Arterton, parfaite incarnation du charme canaille de la "girl next door british") plutôt que de nourrir son cha

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Le mystère Pynchon

CONNAITRE | Ses romans étaient réputés inadaptables, tant ils foisonnent d’intrigues, d’énigmes et de tours de force défiant toute logique figurative ; Thomas Pynchon, qui cultive le secret mais redouble, à 74 ans, de créativité et de culot, vient pourtant d’être porté à l’écran par Paul Thomas Anderson… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Le mystère Pynchon

Jusqu’à sa mort, J. D. Salinger faisait figure de grand romancier américain invisible. Dorénavant, il n’y a plus que Thomas Pynchon pour occuper ce titre, à une différence (de taille) près : si Salinger a conjointement cessé de publier en même temps qu’il se retirait hors de tout espace public, Pynchon, lui, paraît atteint d’une frénésie créative en constante accélération, ce qui lui fait un point commun avec un autre artiste cultivant le secret, Terrence Malick. Bref, Pynchon n’est pas du genre à apparaître dans les grands raouts littéraires genre fêtes du livre, ce qui explique en partie sa notoriété très relative par rapport à certains de ses confrères – au hasard : Banks, De Lillo ou Paul Auster. Ce déficit tient aussi à la complexité de son œuvre, pas facile à domestiquer mais qui a su créer une horde d’inconditionnels prête à se lancer dans les exégèses les plus folles, sinon à cartographier chaque roman pour en pister les ramifications. La France a découvert Pynchon en 1975 avec ce qui reste son chef-d’œuvre, L’Arc en ciel de la gravité. Au crépuscule de la Deuxième Guerre mondiale, les services secrets britanniques utilisent Tyrone Slothrop c

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"Inherent Vice" : polar pop, enfumé et digressif signé Paul Thomas Anderson

ECRANS | En adaptant "Vice caché" de l’immense Thomas Pynchon, Paul Thomas Anderson prouve, après "The Master", qu’il n’aime rien tant qu’aller à l’encontre de sa maîtrise, éprouvée et incontestable. De fait, ce polar pop, enfumé et digressif est un plaisir intense, où il est avant tout question de jeu, dans tous les sens du terme. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Quelque part dans les volutes de la Californie psychédélique au début des années 70, Doc Sportello semble sortir d’un rêve évaporé lorsqu’il voit surgir chez lui son ex-petite amie, Shasta Fay, qui lui annonce qu’elle est tombée amoureuse d’un richissime promoteur immobilier – marié – et dont elle soupçonne qu’on ourdit un complot contre lui. Sportello, qui exerce la fonction de détective privé, décide d’enquêter, moitié par amour envers cette fille qu’il n’arrive pas à s’enlever de la tête, moitié par curiosité professionnelle envers un monde bien éloigné de celui de la contre-culture "beatnik", adepte de drogues et de nonchalance cool, dans lequel il baigne. Raconté comme ça, le point de départ d’Inherent Vice rappelle inévitablement les romans noirs de Raymond Chandler, ainsi que ses relectures iconoclastes par Robert Altman (Le Privé) ou les frères Coen (The Big Lebowski). Sauf que Paul Thomas Anderson n’adapte pas l’auteur du Grand Sommeil, mais un autre immense romancier américain, Thomas Pynchon. Et si

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Les soirées de janvier

MUSIQUES | Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en (...)

Damien Grimbert | Mardi 13 janvier 2015

Les soirées de janvier

Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en format live s’il vous plaît) les compositions de son très réussi nouvel album Love/Kraft, sorti en deux temps au printemps et en septembre. Soit une techno martiale teintée de réminiscences électro et new wave mais également d’une pointe d’électro-pop et d’italo-disco dans sa deuxième partie, portée par des atmosphères mélancoliques et de splendides mélodies rétro-futuristes qui font forte impression. Également présents à ses côtés, deux DJ/producteurs parisiens de référence signés sur son label Zone (Maelstrom et Djedjotronic, pour sa première date grenobloise sauf erreur de notre p

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Rentrée ciné 2015 : l’Amérique au firmament…

ECRANS | Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas : de janvier à juin, c’est le retour des super auteurs du cinéma américain avec des films qu’on dira, par euphémisme, excitants. À l’ombre de ces mastodontes vrombissants, une poignée de cinéastes d’ici devraient leur donner le change. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

Rentrée ciné 2015 : l’Amérique au firmament…

Les Wachowski, Clint Eastwood, Alejandro Gonzalez Iñarritu, Paul Thomas Anderson, Michael Mann, Tim Burton, George Miller, à qui on ajouterait bien James Wan et Josh Whedon : le premier semestre 2015 se pose en miroir inversé du dernier semestre 2014. Fini le renouvellement générationnel, les cinéastes du monde entier qui arrivent à une forme de maturité créative, les francs-tireurs décidés à faire trembler le cinoche mainstream ou son frère jumeau, le world cinéma… Certes, il y en aura quelques-uns d’ici à fin mai ; mais ce sont bien les super-auteurs américains qui risquent de faire la pluie et le beau temps sur l’actualité cinématographique d’ici là. Après un mois de janvier en forme de tour de chauffe, ce sont donc Larry et Lana Wachowski qui ouvrent le bal avec leur Jupiter ascending le 4 février – que son distributeur français a, de manière particulièrement débile, rebaptisé Jupiter : le destin de l’univers. Après la fresque spatio-temporelle de Cloud Atlas, génial puzzle d’une a

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« Je déteste la monotonie »

MUSIQUES | Dix ans après la sortie de "Rêves Mécaniques", The Hacker est de retour avec "Love/Kraft", nouvel album en deux parties dont la première moitié est désormais disponible en digital (la seconde arrivera à la rentrée, en même temps que la sortie physique de l’album). Entretien avec un artiste toujours autant passionné. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 29 avril 2014

« Je déteste la monotonie »

Pourquoi ce choix d’une sortie en deux temps ? The Hacker : Pour plusieurs raisons. C’est un album un peu particulier pour moi, plus difficile que les autres ; je m’y suis repris à plusieurs fois, j’ai souvent changé l’ordre et la direction des morceaux… Du coup, autant le présenter d’une manière moins traditionnelle que les autres. Et puis l’un des thèmes de l’album, c’est la dualité qu’il y a dans ma musique, qui a toujours eu un côté un peu dur et agressif, et un côté plus soft et mélodique. C’est aussi pour ça que je voulais le présenter en deux fois avec une première partie plus rentre-dedans, assez dancefloor, et une seconde qui sera plus soft. Et, plus généralement, je me demande si le format album est encore viable aujourd’hui vu la manière qu’ont les gens d’écouter de la musique : ils vont plutôt écouter deux ou trois morceaux vite fait que l’album dans son intégralité... Ces derniers temps, on vous a vu faire un mix italo-disco pour l’émission Overdrive Infinity de Teki Latex sur Daily

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Les soirées de février

MUSIQUES | Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, (...)

Damien Grimbert | Mardi 4 février 2014

Les soirées de février

Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, placée sous le double signe de la musique balkanique et des bazars forains d’antan. Au programme, des Dj-sets orientés balkan beat par le Barcelonais Grounchoo (photo) et les locaux du BSP Crew (Little Tune, Matt Tracker et DJ Akor), mais également trois spectacles visuels signés par les Lyonnais de Freaks Factory : Lady Dada (show burlesque), Erica Jolibellule (hula-hoop) et E Kartel Perf (fakirisme). Le tout sous l’égide de la mystérieuse femme à barbe Jessica Morrigan, qui jouera le rôle de maîtresse de cérémonie tout au long de la soirée. Histoire de rajouter encore un peu à l’ambiance, précisons que les déguisements insolites seront les bienvenus… Balkan Beat Circus, samedi 8 février au Drak-Art

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Success story

MUSIQUES | À l’occasion de son passage par le festival Jour & Nuit, on a rencontré le Grenoblois The Hacker, histoire de faire avec lui un retour sur vingt ans de musiques électroniques. Propos recueillis par Régis Le Ruyet

Aurélien Martinez | Lundi 16 septembre 2013

Success story

Do it yourself « 1993, c’est l’année où après la new wave, je flashe sur la techno. Avec mes potes, je découvre les raves party, et c’est la vraie révélation. ». Nîmes, Montpellier... : le groupe organise ses week-ends en fonction des rassemblements. Et comme rien ne bouge à Grenoble, il va prendre les choses en main dans un climat plutôt répressif. « La techno avait mauvaise image, faisait peur. Nous n’avons pas eu à attendre les free party et les technival pour que nos soirées soient interdites. C’était complètement disproportionné, nous ne demandions rien à personne, et nous avions les CRS, les flics pour une fête dans un bar. » Good Life et Miss Kittin Arrivé de Valence, Kiko ouvre en 1995 sur les quais Ozone Record, un shop exclusivement techno. Après le label Ozone monté par Kiko et Oxia, The Hacker va créer avec Oxia en 1998 Good Life. En parallèle, il travaille avec Caroline, alias Miss Kittin, sur un style complètement différent mélangeant la musique de son passé new wave à l’expérience de la techno. Dj Hell, le boss du label Gigolo, va craquer tout de suite dessus alors qu’en France, personne n’en veut. « Tout se passe

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Made in Grenoble

MUSIQUES | 25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une (...)

Damien Grimbert | Lundi 18 février 2013

Made in Grenoble

25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une régularité métronomique sur les devants de la scène à l’occasion de grands raouts techno qui font désormais figure de tradition bien intégrée (et appréciée) dans le paysage local. À l’intention des nouveaux arrivants, récemment convertis aux musiques électroniques, distraits incurables et autres jeunes enfants en bas âge, présentons quand même ces grands anciens qui ont réussi à inscrire le nom de Grenoble sur l’atlas mondial de l’électro. D'abord Miss Kittin, sans doute la plus éclectique du lot, égérie électro-techno réputée dans le monde entier pour ses sélections irréprochables et ses vocalises glaciales au micro, auteur de deux albums solo, d’une bonne demi-douzaine de mix-CDs, et de deux autres albums encore aux côtés de The Hacker, dont l’inoubliable

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Les soirées du mois de février

MUSIQUES | Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 31 janvier 2013

Les soirées du mois de février

Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs grandie en pleine euphorie french touch 2.0, mais qui a eu l’intelligence de privilégier les chemins de traverse aux autoroutes encombrées de la grosse électro saturée. Puisant leurs influences dans les sonorités house, UK funky, tropical, footwork ou jersey club, ses divers EPs et remixes pour des labels comme Young Gunz, Moveltraxx, Southern Fried, San City High, Mental Groove ou encore Record Makers ont réussi à l’imposer comme un artiste à suivre, ce que son set du vendredi 8 février dans le cadre de la soirée Night In the Hood 2 ne devrait que confirmer. Organisée par Oscar et sa bande, cette dernière, qui le verra accompagné aux platines par Futurless et Arte William, sera également l’occasion de découvrir en live son dernier EP en date, Jet Lag, sorti en décembre dernier et préambule à un très attendu premier album prévu courant 2013 sur Sony Music et Moveltraxx. Night in the Hood 2, vendredi 8 février au

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Vision de nuit

MUSIQUES | Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux (...)

Damien Grimbert | Vendredi 14 septembre 2012

Vision de nuit

Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux couleurs musicales bien distinctes… Soul, funk, jazz, exotica, hip-hop, sonorités psyché et électro downtempo seront à l’honneur des DJs sets résolument orientés crate-digging du vétéran de Ninja Tune DJ Food (auteur au printemps d’un très réussi nouvel album, The Search Engine, sur le label londonien) et du Suisse Dimlite (qui avait impressionné beaucoup de monde avec la sortie en 2011 de son Grimm Reality chez les Californiens de Stones Throw Records). Rock dansant et tubes électro survitaminés constituent quant à eux la marque de fabrique de la star londonienne Erol Alkan, qui fera son retour sur Grenoble précédé du duo parisien Darabi et de leur langoureuse house music sous codéine. Petit prince de la scène nu-disco norvégienne, Prins Thomas devrait réussir à séduire sans problème les amateurs du genre, et sera accompagné pour l’occasion par le "versatile" I :Cube, moitié du duo Château Flight venu promouvoir son surprenant dernier opus « M » Megamix, composé de 24 morceaux distincts dépassant rareme

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Encore et toujours la rentrée…

MUSIQUES | Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de (...)

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Encore et toujours la rentrée…

Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de roue. Le Bar MC2, éternel point de chute des samedis soirs agités, repaire des technophiles locaux les plus exigeants mais aussi de jeunes freluquets en goguette à qui on devrait apprendre à boire, fief aussi éclectique que paradoxal d’un crew de DJs qui Détestent la Musique, bref, ce lieu de tous les possibles musicaux et festifs accueille pour sa première soirée une affiche des plus recommandables. En vedette à l’américaine, ou plutôt à l’italienne, un habitué de l’endroit en la personne de The Hacker, sommité électro qu’a priori rien ne fera jamais bouger de Grenoble, en dépit de son succès international jamais démenti. Quiconque fréquente ne serait-ce qu’un peu le milieu local de la nuit l’a vu un certain nombre de fois, mais on ne se lasse jamais de ses sets fiévreux, montées aux enfers électroniques dark prenant les dancefloors à rebrousse-poil pour mieux les dynamiter. A ses côtés, David Carretta (tout poitrail dehors ci-dessus), dont on garde toujours un excellent souvenir du Rodeo Disco, ne devrait rien faire pour calmer

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Rivières de beats

MUSIQUES | Grenoble, capitale européenne de l’électro ? Hey, pour une fois, grâce à la soirée Made In Grenoble 2 organisée ce samedi à la MC2 par Interface Electronics, on pourra presque le prétendre sans rougir… FC

François Cau | Lundi 2 novembre 2009

Rivières de beats

L’anecdote est éloquente : quelques années en arrière, Jérôme Safar, alors Adjoint à la Culture, se rend à Berlin, l’une des grandes plaques tectoniques de la culture électro. Sur place, il apprend, non sans stupéfaction, que la ville de Grenoble est considérée comme un lieu emblématique des sonorités techno, en grande partie grâce au succès désormais international d’artistes brillants (en tête desquelles se trouve le duo Miss Kittin & The Hacker) et à l’activisme forcené des organisateurs de soirées locales. Et la municipalité de prendre le train électronique en marche, tentant vaille que vaille de faire sortir ses militants des bois. En attendant, de pied ferme, la nouvelle salle de musiques actuelles grenobloise, dont l’un des axes sera la mise en valeur de ce nouveau patrimoine, l’un des projets les plus symboliques de cette reconnaissance locale pour le moins tardive fut l’organisation à la MC2, en octobre 2006, de la première soirée Made in Grenoble, avec le concours précieux de l’association Interface Electronics. Trois ans plus tard, les maîtres d’œuvre de cette célébration mémorable remettent donc le couvert, et ne font pas les choses à moitié. Casc

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Ensemble c’est two

MUSIQUES | Leur "First Album" avait durablement traumatisé son monde, assis leur réputation à l’international, et donné ses lettres de noblesse à la mouvance électroclash. Huit ans plus tard, "Two", le second album de Miss Kittin et The Hacker, surfe sans complexe sur d’autres esthétiques. Décryptage. François Cau

François Cau | Lundi 30 mars 2009

Ensemble c’est two

2001. La scène électro française vit tranquillement sur ses acquis, se repose nonchalamment sur les représentants proprets de ce qu'on a appelé, dans un élan d'inspiration à même de décoiffer le brushing de Bob Sinclar, la French Touch. Surgi de nulle part (enfin, de Grenoble, quoi), un duo frondeur, sexy en diable, baigné dans les sonorités électro pop des années 80 et armé d'une ironie létale impose un improbable mantra. To be famous is so nice, Suck my dick, Lick my ass. Le refrain de Frank Sinatra, redoutable single du First Album de Miss Kittin et The Hacker, hymne décalé à la fatuité jet-setteuse, entre dans les têtes des amateurs de techno pour ne plus en sortir. Là où tant d'autres auraient capitalisé sur cette soudaine reconnaissance jusqu'à ce que mort artistique s'ensuive, le tandem a alors d'autres aspirations, comme l'explique rétrospectivement Michel "The Hacker" Amato. « On avait signé en 1997 sur Gigolo Records en Allemagne, on jouait notre live depuis cinq ans, sans équipe, dans un état de stress permanent, à l'arrache complet. Quand la hype est arrivée en 2002, on était heureux mais passablement épuisés. Et les journalistes anglais

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Contre courant

MUSIQUES | Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals (...)

François Cau | Vendredi 27 mars 2009

Contre courant

Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals de la planète et sorti un nombre conséquent de productions en solo, le duo The Hacker / Miss Kittin nous revient plus conquérant que jamais avec son second opus. Celui-ci, à l'opposé de la tendance “minimale” actuelle, met en avant les influences et courants musicaux chers à nos deux compatriotes, tels que l'Italo-Disco, la New Wave, la Techno ou encore le Rock. Aux commandes, The Hacker étale tout son savoir-faire et son sens inné de la mélodie pour perpétuellement créer l'émotion – sa maîtrise des synthétiseurs n'est désormais plus à prouver. Entre les nappes atmosphériques et les puissantes basses, la Miss parvient à imposer son timbre de voix si charismatique, son flow se déverse de manière lancinante et mélancolique sur les onze titres de l'album. Dès lors l'alchimie opère parfaitement, créant une débauche d'énergie considérable qui devrait engendrer de belles suées sur des dancefloors enflammés. On peut citer les “tubesques” 1000 Dreams, Party in my head, Ray Ban, Suspicious minds

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Putain, dix ans

MUSIQUES | Entretien avec Michel Amato alias The Hacker à l’occasion de la sortie de X, anthologique CD - DVD reflétant l'essence matricielle de sa musique. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 26 mai 2008

Putain, dix ans

Petit Bulletin : Comment on élabore un disque comme celui-ci sans tomber dans la commémoration ?The Hacker : Déjà à la base, ce n’était pas quelque chose de planifié, une chose à laquelle on aurait réfléchi depuis super longtemps. En fait, c’était à l’occasion de la soirée qu’on avait faite à la MC2 il y a deux ans environ, où l’on s’est dit avec les gens de la scène électronique grenobloise (Oxia, Kiko, Miss Kittin, les gens d’Interface) : vu qu’on a une grande et belle salle, avec beaucoup de lumières, il y a moyen de faire de beaux lives, et ce serait bien de filmer le tout. Après, de mon côté, c’était la fin de la tournée de Rêves Mécaniques, l’album que j’avais fait à l’époque. Donc c’est vrai qu’il y a un petit côté bilan, on tourne la page et on passe à autre chose. Mais ce n’était vraiment pas réfléchi, ce n’était pas le but premier. Le tracklisting du CD suit vraiment Rêves Mécaniques, et les trois morceaux studio choisis pour clore le disque restent dans cette continuité artistique… Ils ont été sélectionné selon ce critère ?Il s’agit de titres qui étaient en Face B des singles de Rêves Mécaniques, disponibles unique

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L’homme de l’ombre

MUSIQUES | Ce lundi sort le nouveau CD mixé de The Hacker, “And Now”, près de 6 ans après sa précédente excursion dans le domaine. L’occasion de s’entretenir avec l’artiste, avant son passage au Vertigo aux côtés d’Oxia le dimanche 30 avril. Propos recueillis par Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 26 avril 2006

L’homme de l’ombre

Qu’est-ce qui t’a incité à sortir ce CD mixé maintenant ?The Hacker : Je me suis dit qu’il était tant d’en faire un nouveau, depuis le temps… Celui que j’avais fait avant commençait à dater, et puis il était essentiellement électro. Là, j’avais envie de faire un mix un peu plus varié, pour faire voir aux gens qui aiment bien ma musique que j’aime aussi d’autres trucs en techno. Le fait qu’Oxia et Miss Kittin en sortent chacun un à peu près en même temps, c’est une simple coïncidence ?Ouais, je crois vraiment. Il n’y a pas eu de calcul ni rien derrière. Tu avais une idée directrice, quand tu l’as conçu ?Le concept est très simple, premièrement c’est assez représentatif de ce que je joue en soirée, et puis, comme je disais tout à l’heure, l’idée était surtout de montrer une palette plus variée des types de musique que je peux aimer. Ça va donc de choses électro qui sonnent un peu eighties, à des choses actuelles, minimales, ou techno, plus dark, ou d’autres trucs encore genre Front 242. C’est un CD mixé sans l’aide d’ordinateur. Pourquoi ?C’est toujo

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