Le cinéma Art et Plaisirs de Voreppe se la joue ciné-club

ECRANS | Premier étape du cycle "Regards Croisés" pour cette année : "La Porte du Paradis", chef-d’œuvre maudit de Michael Cimino.

Vincent Raymond | Lundi 7 septembre 2015

On ne peut imaginer formule plus simple, ni plus conviviale : un classique du 7e art, un spécialiste de l'analyse filmique pour un propos de présentation et l'animation d'une discussion à l'issue de la projection. Confié aux bons soins du documentariste Laurent Huyart, le cycle "Regards Croisés" du cinéma Art et Plaisirs de Voreppe programme quatre œuvres immanquables d'ici la fin de l'année. Et c'est le chef-d'œuvre maudit de Michael Cimino, La Porte du Paradis (1980), qui ouvre les festivités ce vendredi 11 septembre à 19h30.

Connu pour être l'une des rares incursions d'Isabelle Huppert outre-Atlantique, ce faux western monumental porté par Kris Kristofferson dépeint une Amérique à la fois épique et tragique, se bâtissant dans l'oppression et la honte. Une vérité qui déplut, et qui contribua sans nul doute à la mise à l'index de cet opéra de pellicule, considéré comme responsable de la faillite de la société United Artists. Un clou supplémentaire dans le cercueil de l'ancien Hollywood, celui des "tycoons" fondateurs.

Notez déjà les rendez-vous suivants : Le Cercle rouge où Jean-Pierre Melville déguise à nouveau un film de samouraïs en polar parisien (16 octobre) ; Les Croix de bois de Raymond Bernard, adapté de Dorgelès, idéalement projeté à la veille des commémorations de l'Armistice de 1918 (6 novembre) ; et Mais qui a tué Harry ?, invraisemblable leçon d'humour noir distillée par un Hitchcock à son apogée, dans un Vermont automnal et flamboyant, avec une délicieuse révélation : Shirley MacLaine (27 novembre).

La Porte du paradis, vendredi 11 septembre à 19h30, au cinéma Art et Plaisirs (Voreppe)


La porte du paradis

De Michael Cimino (ÉU, 3h40). Projection en VOST, suivie d'une rencontre avec Laurent Huyart, analyste filmique

De Michael Cimino (ÉU, 3h40). Projection en VOST, suivie d'une rencontre avec Laurent Huyart, analyste filmique

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