Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

ECRANS | C'est parti pour une nouvelle saison de cours de cinéma à destination des adultes. Première étape avec "Docteur Jerry et Mister Love" de Jerry Lewis.

Vincent Raymond | Lundi 21 septembre 2015

Si Le Méliès effectue une rentrée décalée (et tardive), il la fait sous la houlette d'un sacré professeur : Jerry Lewis. C'est en effet avec Docteur Jerry et Mister Love (1963), variation burlesque et bariolée sur le roman de Stevenson avec Jekyll et Hyde, que débutent (le 23 septembre) les cours de cinéma du matin à destination des adultes.

Un mercredi par mois à 9h, une œuvre est projetée puis « disséquée » par un spécialiste avant qu'un échange avec la salle ait lieu. Dix films variés composent la saison 2015-2016, formant un cycle titré Les temps changent (1963-1983), dans lequel la fantaisie fantastique de Jerry Lewis a toute sa place ! Car au-delà de la métamorphose de son personnage de Julius Kelp (savant contrefait et inventeur d'une potion le transformant en séducteur), le cinéaste adresse une mise en garde très lucide à ses contemporains, alors au plus chaud de la Guerre froide.

Derrière son maquillage, ses irrésistibles pitreries et sa mise en scène impeccable empruntant ses cadrages à l'expressionnisme, Lewis réactualise par l'image les mots de Rabelais (« science sans conscience n'est que ruine de l'âme »). Et démontre que la « magie » chimique alliée à la vanité humaine ont de ravageurs effets, en premier lieu sur les apprentis-sorciers…

Notez que si l'horaire du mercredi matin vous est peu favorable, d'autres cours-projections se déroulent sur le même principe mensuel le jeudi à 20h, mais autour d'un autre cycle : France/États-Unis, 10 films à redécouvrir. Premier rendez-vous le 24 septembre avec Lumière d'été de Jean Grémillon (1943).


Docteur Jerry et Mister Love

De Jerry Lewis (1963, ÉU, 1h47) avec Jerry Lewis, Stella Stevens...

De Jerry Lewis (1963, ÉU, 1h47) avec Jerry Lewis, Stella Stevens...

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Le professeur Kelp est un professeur de chimie, très maladroit. Ses cours sont plus distrayants qu'instructifs. Secrètement, il prépare un élixir grâce auquel il se transforme en crooner séduisant, sûr de lui, répondant au nom de Buddy Love. Ce double n'a pas la gentillesse, ni les bonnes manières du professeur. Très vite, ce dernier a du mal à le maîtriser


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Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

ACTUS | Le Méliès et la Ville de Grenoble se lancent dans la réhabilitation du Pavillon sud de la Caserne de Bonne pour en faire « un laboratoire de l’éducation à l’image ». Ouverture prévue en 2020.

Alice Colmart | Lundi 10 juin 2019

Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

« L’Atelier Méliès fera le lien entre la Caserne de Bonne et le quartier Hoche » expliquait lundi 3 juin Maud Tavel, adjointe en charge du patrimoine municipal grenoblois, à l’occasion de la signature du "protocole partenarial" liant la Ville de Grenoble et le Méliès. Une officialisation publique après la sélection du cinéma associatif en décembre 2018 dans le cadre des "Gren’ de projets", dispositifs de la Ville visant à confier la gestion de certains bâtiments municipaux à différents acteurs locaux. Édifié en 1883, libéré par l’armée en 1994 et réaménagé en 2008, le Pavillon sud (à l’entrée de la Caserne de Bonne, au 54, boulevard Gambetta) mis à disposition aura pour mission « de participer à une éducation populaire au cinéma et de renforcer les actions du Méliès, cinéma de la Ligue de l’enseignement de l'Isère » précisait alors Marco Gentil, directeur adjoint du cinéma art et essai, lors de la conférence de presse. Trois en un Le pavillon de 140m2, accessible à tous, se découpera en trois espaces, dont une "fabrique", « espace consacré aux nouve

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Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

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Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

ECRANS | Du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet, le cinéma fête ses cinq ans d'installation dans le quartier de la Caserne de Bonne ainsi que ses 50 ans d'existence. On détaille le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Lundi 26 juin 2017

Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

Il y a cinquante ans, le cinéma le Méliès ouvrait à Grenoble, rue de Strasbourg. Une petite salle de 96 places à la programmation exigeante. Il y a cinq ans, le cinéma le Méliès déménageait à la Caserne de Bonne et s’installait dans des locaux flambant neufs de trois salles qui lui donnent aujourd’hui un petit côté multiplexe art et essai. D’où l’idée de fêter ça sur cinq jours, avec notamment un documentaire sur les deux Méliès (Le Nouveau monde, jeudi 29 juin à 20h30) ou encore une conférence intitulée « la ligue de l’enseignement et le cinéma : une histoire de l’éducation par et au cinéma » (vendredi 30 juin à 18h). Car le Méliès est un cinéma qui fait partie de cette association d’éducation populaire et qui, à ce titre, défend « des valeurs de citoyenneté, d’engagement, de laïcité, de pluralité » comme nous l’assure son directeur Bruno Thivillier. Un anniversaire « pour ne pas oublier le passé » donc, même s’il sera surtout tourné vers l’avenir « pour faire un point d’étape après cinq ans d’activité ». Plusieurs avant-premières de films très attendus seront proposées comme le documentair

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Le Méliès baisse certains prix

ECRANS | Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

Le Méliès baisse certains prix

Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les enfants pour les films jeune public de moins d’une heure (ces programmes sont fréquents pour les spectateurs dès 3 ans). Désormais, les grands paieront 5 euros au lieu de 7. Autant d’économies qui pourront être investies dans le goûter ou, pourquoi pas, une prochaine place de cinéma…

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Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 cinéma

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

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Sorties pour tout le monde

ACTUS | Se cultiver lorsque l’on est en fauteuil n’est pas toujours évident. Pourtant, la ville la plus plate de France tire son épingle du jeu. Reportage. Martin Bartoletti

Aurélien Martinez | Mercredi 10 octobre 2012

Sorties pour tout le monde

Grenoble est deuxième ! Pas pour la qualité de son air, ni pour ses facilités de circulation. Mais elle est douée dans l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. L’Association des paralysés de France l’a classée juste derrière Nantes, où l’on respire mieux d’ailleurs. Beaucoup d’efforts ont été réalisés sur les lieux culturels. Pour Hervé Buissier, responsable du service Déplacement-Accessibilité de la Ville, le point fort reste la MC2 : « En 2003, les travaux entrepris à la Maison de la culture ont permis de rendre plus accessible le site. » Ces aménagements ont même valu à la capitale de l’Isère le prix "vivons ensemble la cité". Au "paquebot", on sort donc vraiment ensemble. L’ambiance "chacun de son coté" a disparu, mettant fin à la frustration que pouvaient ressentir deux amis séparés lors d’un spectacle, par le simple fait que l’un marche et l’autre non. Du côté des concerts et des bibliothèques Que les mélomanes qui préfèrent bières et décors moins feutrés se rassurent, les salles de concerts de la Ville sont aussi très bien équipées. La Bobine dispose d’un accès à 100%. Toilettes comprises. Même un de leur studio d’enregistrement est acc

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Le Méliès à flot

ECRANS | C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa (...)

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

Le Méliès à flot

C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa programmation, toujours à l’affiche en cette rentrée !). D’ailleurs, le programme de ces trois jours (21, 22 et 23 septembre) se veut le reflet de sa politique axée sur l’art et essai, le cinéma de recherche, le cinéma de patrimoine et les films jeune public. Ainsi, dès vendredi, ce sont les troisièmes aventures de Kirikou (Kirikou et les hommes et les femmes) qui seront projetées en avant-première et en présence de Michel Ocelot. Suivront, toujours à destination des plus jeunes spectateurs, l’avant-première du Jour des corneilles, film d’animation français sous influence Miyazaki et qui est aussi la dernière prestation (vocale) de l’irremplaçable Claude Chabrol, et 10, 11, 12 Pougne, recueil de courts-métrages présentés au Méliès par son co-réalisateur Antoine Lanciaux. Le dimanche matin, le Méliès proposera un cours de cinéma autour du chef-d’œuvre "indien" de Jean Renoir, Le Fleuve

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Le changement dans la continuité

ACTUS | « Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le changement dans la continuité

« Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à un cinéma différent... Au fil du temps, il a pris des formes variées, le côté patrimonial est devenu aussi très important. Et c’est au milieu des années 80 qu’il a pris appui sur un cinéma plus directement dans le champ commercial, du côté du cinéma art et essai. » Voilà comment Bruno Thivillier évoque la ligne éditoriale de son cinéma. Un cinéma doté de trois labels de qualité : recherche et découverte, jeune public, et patrimoine et répertoire. Des labels qui concordent avec l’esprit de la Ligue française de l’enseignement, qui porte le projet du Méliès (tous les employés du cinéma – même le directeur – sont salariés de l’association). La Ligue a ainsi vu le jour en 1866, avec le but de lutter pour une école gratuite, laïque et obligatoire. En 1925, le projet est redéfini, autour de l’idée de l’éducation des individus tout au long de leur vie. La Ligue française de l’enseignement crée alors des sections spécialisées dans tous les domaines des loisirs : le sport, les vacances, et donc la culture.

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Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

ACTUS | Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être rapidement livrés), mais l’ambiance était bel et bien posée : le nouveau Méliès est spacieux et classieux, avec un hall gigantesque, un espace bar cosy, un kiosque-librairie, et de nombreuses baies vitrées donnant sur l’extérieur. De quoi changer diamétralement des anciens locaux rue de Strasbourg, et même des autres cinémas grenoblois à taille humaine, plus labyrinthiques et usés (des travaux de rénovations sont ainsi prévus au Club). Ce nouveau Méliès est doté de trois salles de cinéma. Une de 133 places, baptisée En attendant le bonheur (film d’ Abderrahmane Sissako). Une de 150 places, s’autoproclamant fièrement Le Nouveau monde, à l’image du long-métrage de Terrence Malick. Et enfin, une plus grande de 241 places, logiquement prénommée Le Voyage dans la Lune, œuvre phare de Méliès. Des salles pour deux d’entre elles doublement équipées en 35 mm et en numérique, pour pouvoir diffuser tout type de film – notamment ceux du répertoire qui n’ont pas de copie numérique. À noter au

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Le Méliès rebat les cartes

ACTUS | Le samedi 23 juin, veille de la fête du cinéma, ouvrira le nouveau Méliès, qui abandonnera ainsi son unique écran rue de Strasbourg pour trois salles spacieuses en pleine Caserne de Bonne. Un déménagement et un agrandissement attendus de longue date, qui vont quelque peu redéfinir le paysage du cinéma d’art et d’essai à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès rebat les cartes

Quartier de Bonne, entre Championnet et les Grands boulevards. Ce qui n’était encore il y a dix ans qu’une caserne à l’abandon est aujourd’hui une mini-ville un peu Playmobil, avec ses immeubles flambant neufs, son centre commercial lounge, son parc design... Et maintenant son cinéma art et essai doté de trois salles ; soit le Méliès, cinéma associatif situé auparavant rue de Strasbourg. Un projet de déménagement et d’agrandissement dans les cartons depuis un petit bout de temps, comme l’explique Bruno Thivillier, directeur des lieux. « On avait besoin de grandir, nous qui avions un outil un peu obsolète, datant de 1967, avec une seule salle de 96 fauteuils... L’idée est née en 2002. La première venue sur le site, c’est 2003. À l’époque, c’était encore vraiment la Caserne de Bonne, avec des bâtisses militaires, des écuries... C’était sauvage, il y avait un terrain de foot, plein d’herbes folles. J’ai alors rédigé un projet d’agrandissement, que l’on a présenté aux élus de Grenoble, et au directeur de l’entreprise qui avait la maîtrise du site. La Ville a alors pris du temps pour le valider et le lancer [la première pierre a été posée à l’été 2010 – NDLR],

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Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

ECRANS | Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 25 avril 2012

Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle unique à trois salles, quartier de Bonne. Et l'on connaît déjà l'un des évènements d'inauguration du nouveau bâtiment: le 20 juin, on pourra assister à un ciné-concert exceptionnel avec le groupe H-Burns, sur le film BadLands de Terrence Malick. Ça donne envie!  

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