En mai fais ce qu'il te plaît

ECRANS | De Christian Carion (Fr, 1h53) avec Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, August Diehl…

Vincent Raymond | Mardi 3 novembre 2015

Animé par le désir de raconter la débâcle et surtout l'exode de 1940 dans son Nord d'origine, Christian Carion avait lancé un appel aux « dons d'anecdotes » sur Internet pour densifier son scénario et lui conférer plus d'authenticité humaine. On ne saurait dire si la récolte a été bonne ; en tout cas, le résultat tient bien du puzzle.

Autour d'un fil à peu près net (la transhumance d'un village entier mené par son maire), les péripéties s'entrechoquent comme des perles baroques formant collier. Certains épisodes (presque des sketches) portent la signature très reconnaissable de l'auteur de Joyeux Noël : une fraternisation franco-germano-écossaise dans une cave, par exemple.

Mais l'ensemble manque de liant et surtout de souffle épique. La musique d'Ennio Morricone (eh oui, rien que ça) aurait pu pallier ce défaut ; malheureusement, elle semble comme empruntée, contrainte par un cadre riquiqui (non, ce n'est pas du 70mm), dans l'impossibilité de se déployer en thèmes amples sur des séquences démesurées. Cela sent l'occasion ratée…


En mai fais ce qu'il te plait

De Christian Carion (Fr, 1h54) avec August Diehl, Olivier Gourmet...

De Christian Carion (Fr, 1h54) avec August Diehl, Olivier Gourmet...

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Mai 1940. Pour fuir l'invasion allemande, les habitants d'un petit village du nord de la France partent sur les routes, comme des millions de Français. Ils emmènent avec eux dans cet exode un enfant allemand, dont le père opposant au régime nazi est emprisonné à Arras pour avoir menti sur sa nationalité. Libéré dans le chaos, celui-ci se lance à la recherche de son fils, accompagné par un soldat écossais cherchant à regagner l'Angleterre...


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"Mon garçon" : surprenant Guillaume Canet, même si...

ECRANS | de Christian Carion (Fr., 1h23) avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Olivier De Benoist…

Vincent Raymond | Mardi 19 septembre 2017

Brusquement rappelé à ses devoirs lorsqu'il apprend la disparition de son fils, un père divorcé et absent mène en parallèle de la police une enquête aussi désespérée que désordonnée. Malgré son désespoir et ses entorses à la loi, ses efforts le mènent à une piste. Sera-t-elle la bonne ? Familier ces dernières années de lourdes fresques historiques, Christian Carion ose ici un dispositif plus expérimental rappelant démarche de Steven Soderbergh pour Full Frontal : il dirige un comédien (Guillaume Canet) tenu à l’écart du scénario (ainsi que de l’ensemble de l’équipe) histoire de miser sur sa spontanéité d’individu plutôt que sur son "métier" d’interprète – le tournage en six jours dans les hauteurs du Vercors ajoutant à son conditionnement psychologique. La démarche, ambitieuse et louable, donne lieu à de surprenantes envolées de Canet qu’on ne supposait pas être aussi physique (sortir de sa zone de confiance, ça a du bon ) ainsi qu’à des séquences difficiles à soutenir pour qui est en empathie avec son personnage. Dommage que l’intrigue policière, bien linéaire, manque de quelques chausse-trapes et fausses pistes : l

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