"Faites le mur" : le festival de street art envahit le Club

ECRANS | Le film du street artist Banksy sorti en 2010 est reprogrammé ce jeudi pour une séance spéciale présentée par Jérôme Catz, boss du Grenoble Street Art Fest.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Faites le mur ! n'a rien d'un documentaire convenu – mais venant de Banksy, éminent spécialiste du détournement des signes, codes, symboles et images à travers l'art urbain, on n'en espérait pas moins. Maniant la critique acerbe et le sarcasme caustique à travers ses pochoirs ou interventions (voir sa récente parodie macabre de parc d'attraction, le glaçant Dismaland), l'activiste masqué s'intéresse ici à la trajectoire d'un fan du street art, Thierry Guetta, vidéaste compulsif accroché aux basques des bombeurs, qu'il convainc de se lancer à son tour dans la création artistique. Devenu Mr. Brainwash, le pataud Guetta rencontre un succès insensé : le milieu branchouille étasunien s'emballe pour ses réalisations quelconques, à la naïveté touchante.

Chance du débutant, ou absence totale de sens critique, de goût de ce public qui doit sa légitimité à l'épaisseur de son portefeuille ? Banksy tourne cette ascension comme une farce, ridiculisant les emportements d'un “marché” sans aucune prise avec le réel, et les Trissotins gravitant dans ses arcanes. Si le titre français est astucieux, n'oublions pas qu'en anglais, Exit through the giftshop fait référence à ces pancartes pousse-au-crime et vide-gousset pullulant aujourd'hui dans les musées : "la sortie s'effectue par la boutique".

Proposée dans le cadre du festival Street Art de Grenoble avec la complicité de Spacejunk, la projection de ce film sorti en 2010 sera présentée par Jérôme Catz, boss de la galerie Spacejunk et organisateur du festival.

Faites le mur !
Au cinéma Le Club, jeudi 23 juin à 18h30


Faites le mur

De Bansky (Ang, 2010)

De Bansky (Ang, 2010)

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Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

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PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : bonus

Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

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Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

Alice Colmart | Jeudi 5 juillet 2018

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

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La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Festival | Quatrième édition déjà pour le Grenoble Street Art Fest, que son boss Jérôme Catz (le fondateur du centre d’art Spacejunk) présente comme le plus grand d’Europe sur le sujet – rien que ça, oui. Avec toujours l’idée de faire de la ville un musée à ciel ouvert – une carte des œuvres réalisées (plus de 80) lors des trois premières éditions vient d’ailleurs d’être éditée en partenariat avec l’Office du tourisme. Et sinon, que verra-t-on à Grenoble et dans l’agglo entre le 1er juin et le 1er juillet ? Réponses.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Des fresques Forcément, pendant un festival dédié au street art, des œuvres sont dévoilées, augmentant ainsi le patrimoine légué par les précédentes éditions (84 murs pérennes ont été investis depuis 2015 assure le festival). De nouvelles fresques seront réalisées tout le mois de juin par différents artistes, et notamment des grosses stars comme le Polonais Sainer et son muralisme XXL, le Portugais Pantónio ou encore le Français Veks Van Hillik – à qui l’on doit des œuvres déjà remarquées à Grenoble, dont le fameux renard à Chavant. Niveau chiffres, les artistes s’attaqueront cette année à 18 murs monumentaux, 13 de taille moyenne et 7 petits, dans plusieurs quartiers grenoblois (Championnet, centre-ville, Berriat, Île Verte, Villeneuve…) et 3 autres villes de l’agglo (Fontaine, Saint-Martin-d’Hères et Pont-de-Claix – l’ambition métropolitaine est clairement

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

ARTS | Du mercredi 7 au dimanche 25 juin, on a rendez-vous à Grenoble et dans l'agglo pour la troisième édition du festival qui monte, qui monte...

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

Douze jours en 2015, dix-neuf en 2017 : le Grenoble Street Art Fest prend de l’ampleur au fil des ans. Et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter au vu de l’ambition affichée par son fondateur Jérôme Catz : inscrire Grenoble comme une place forte du street art en Europe – voire plus ? Une ambition qui prend donc forme édition après édition, modifiant ainsi l’ADN de la ville avec des fresques parfaitement intégrées dans le paysage urbain – comme dans le quartier Championnet, épicentre de la première édition du festival, qui en regorge littéralement, ou comme cet immense renard peint l’an passé sur la façade arrière de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (quartier Chavant) par l’artiste Veks van Hillik, sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques du festival.

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

Grenoble mise sur son festival de street art

Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

ARTS | Depuis mercredi 10 juin, le Grenoble Street Art Festival a envahi la ville entre fresques murales, expositions et animations diverses. Une manifestation qui se veut avant tout « pédagogique », avec une portée artistique dont la réussite se trouve surtout dans les murs de Spacejunk. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 12 juin 2015

Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

Avant même de débuter, la première édition du Grenoble Street Art Festival, organisée par le centre d'art Spacejunk, faisait polémique. Diverses considérations politiques, notamment concernant l'annulation de plusieurs festivals et l’accord d’une subvention à celui-ci par la Ville de Grenoble, étaient au cœur du débat. De notre côté, on attendait surtout de découvrir l'aspect artistique de la manifestation. On a d’abord assisté à l'envahissement progressif (et toujours en cours) de l’espace urbain, notamment du quartier Championnet et du Chorus, espace éphémère le temps du festival, par des fresques murales, dévoilant aux yeux de tous la complexité de cet art et l'impressionnante technique dont font preuve les artistes. Puis il y eut les vernissages des trois expositions phares de l'événement : celle de l'Ancien musée de peinture, celle de la Nunc ! Gallery et celle du centre d’art Spacejunk. Un rendu fidèle à la

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Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Un street art festival « à vocation pédagogique »

Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu’est le street art en matière de mouvement artistique et d’histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique. Avec l’idée de mettre en avant une forme d’art pas encore légitimée comme elle le devrait ? Bien sûr. C’est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s’appelait pas street art ; il n’y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C’est un mouvement qui a donc 50 ans d’histoire et qui s’enrichit toujours, exactement comme l’art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l’art

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Faites le mur !

ECRANS | De Banksy (Ang-ÉU, 1h26) documentaire

François Cau | Jeudi 9 décembre 2010

Faites le mur !

Figure insaisissable et mystérieuse (on ne connaît ni sa véritable identité, ni son visage) du street-art, Banksy est connu pour ses actions d’éclats, notamment l’œuvre qu’il a créée sur le mur de Gaza. Faites le mur ! ne devait pas être un film de Banksy, mais un film sur Banksy réalisé par un Français installé en Californie, Thierry Guéta, vidéaste amateur et compulsif ayant décidé d’immortaliser la démarche des street-artists. Finalement, les deux vont échanger leur place : Guéta se lance dans la création graphique, Banksy récupère ses rushs et les complète par un documentaire sur ce type bizarre devenu totalement illuminé et mégalo. Autant le dire tout de suite : Faites le mur ! ressemble à un immense canular, un fake génial façon Orson Welles, mais présenté avec un tel sérieux que le doute subsiste après la projection. Peu importe le degré de véracité du film, en fait… Car Banksy, qu’il invente la réalité ou qu’il se contente de la remonter, nous plonge dans des gouffres d’interrogations fertiles sur ce qu’est un artiste. Pour lui, c’est le geste, et pas l’œuvre, qui compte ; sa gratuité est sans prix, et c’est le monde de l’art qui finit par lui donner une valeur, quitte à tr

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